Comment Vaincre N'importe Quel Addiction Avec Ces 3 Stratégies

Dans cet épisode du podcast "Woke Up and Chose Violence", Alicia Marcelle Martine Bragalli, connue sous le nom d'Ali Braggs, partage son parcours de dépendance, de récupération et de transformation en entrepreneure et coach. Elle décrit les pièges courants après les compétitions de fitness, l'importance d'un suivi continu du coach, et comment elle a reconstruit son mental grâce à la psychiatrie, la psychologie, la lecture et l'influence de modèles inspirants. Ali expose trois piliers essentiels pour maintenir le changement durable : un environnement de soutien (les cinq personnes les plus proches), la demande d'aide et l'équilibre quotidien. Elle explique comment elle canalise la jalousie et la compétition comme moteurs de progression, et détaille son programme de coaching "T’as kiffé" ainsi que ses projets entrepreneuriaux (Tinky Fit, Jungle Gym, retraites en pleine nature). Le dialogue se conclut par des conseils pratiques pour éviter les rechutes, accepter l'imperfection et avancer pas à pas, tout en invitant les auditeurs à suivre ses réseaux sociaux.
Chapters
So hey you guys, ici Coach Li et Coach Sim pour un autre épisode de Woke Up and Chose Violence. On est direct AF, en direct du Fit Shack à Belleuil.
Yes! Alors aujourd'hui, nouvelle invitée, Allie Braggs. Comment ça va?
Salut tout le monde!
Comment ça va Allie?
Ça va super bien!
Good! Fait qu'Allie, propriétaire de Tinky Fit, entrepreneure, naturopathe. J'ai l'impression que je commence genre un épisode de Game of Thrones, genre Daenerys Targaryen, Mother of Dragons, pis comme je pitche tous ses titres.
J'ai beaucoup de chapeaux, c'est vrai.
Ben oui, c'est ça. Fait que, écoute, pour ceux qui te connaissent pas ou peu, est-ce que tu voudrais juste comme brièvement t'introduire?
T'es qui?
Tu viens d'où? Qu'est-ce que tu fais dans la vie?
Moi, c'est Alli Brags, mon vrai nom c'est Alicia Marcelle Martine Bragalli. Ça fait 10 ans que j'étudie dans le domaine de la santé. J'étais à l'université, je suis naturopathe comme tu viens de dire. J'ai fait des cours d'entraîneur aussi et tout. Donc je me suis beaucoup formée dans le milieu de la santé et j'ai comme mission d'aider les femmes à avoir un équilibre dans leur hygiène de vie, dans leur santé. J'ai aussi construit un gym dans la jungle en République Dominicaine avec mon fiancé. Exactement. Et j'organise aussi tous les ans des retraites dans la jungle en République Dominicaine.
Qui est très cool. Oui, vraiment très cool.
Ça implique quoi les retraites?
En fait, une retraite, j'aime ça le dire, le mot retraite on dirait toujours que ça fait comme namasté là, mais les gens qui me connaissent, je suis pas namasté.
Moi j'imagine une mamie sur sa petite chaise genre sur son perron en train de retraiter. C'est la retraite.
Il y a cette retraite-là, il y a des gens aussi que c'est très yoga dans leur tête, mais c'est vivre l'immersion dans la jungle. Donc on fait de la— on fait oui du yoga, on s'entraîne dans mon gym, dans mon gym dans la jungle comme j'aime le dire exactement. On fait du catamaran, du bateau, des excursions kilunaires, des grottes de chauves-souris. Donc on sait vraiment vivre l'immersion dans la jungle parce que je suis tombée en amour avec cette partie, cette partie de la République en fait, Samana que ça s'appelle, donc un endroit très sauvage. Il y a des éco-hôtels et tout, donc je veux faire vivre l'immersion dans la jungle à des femmes, à des hommes aussi. Pour se déconnecter en fait, se déconnecter du stress quotidien qu'on peut vivre dans les villes. C'est très cool.
Toi, c'est ça justement, tu vis dans la jungle, tu vis là-bas là. Là, tu es ici pour l'instant, mais sinon, moi quand justement quand tu m'avais approché il y a à peu près un an là, tu vivais là-bas là.
Exactement.
Qu'est-ce qui t'a attiré? Qu'est-ce qui a fait que tu as voulu aller vivre dans la jungle?
Moi, je suis vraiment d'un extrême à l'autre.
Je suis grosse fan de Tarzan.
Ah non, c'est ça, je sais plus si c'était vrai. J'ai mon Tarzan à moi.
Mais moi, je suis d'une extrême à l'autre. Je suis une fille de ville 100%. Mais j'avais besoin de déconnecter. Dans le temps, je travaillais 60 heures dans un gym par semaine, j'avais énormément de clients, j'y allais all in. Puis à un moment donné, ben, j'ai pété une dépression comme beaucoup, en même temps que le COVID est arrivé. Puis j'ai eu comme l'opportunité d'ouvrir mon gym là-bas. J'étais censée ouvrir un gym à Griffintown. On est parti juste avant la pandémie. Quand on est arrivé là-bas, la pandémie est arrivée. Une chance que j'ai pas ouvert mon gym là-bas, à Montréal en fait. Puis c'est là que Think Fit s'est créé, parce qu'il fallait que je mette mes clients en ligne. Ben oui, donc tu sais, dans Dans la vie, rien n'arrive pour rien. Fait que c'est comme ça que ça a commencé l'aventure.
C'est cool. Puis pour ceux qui connaissent pas, parce que Jess en parle, le mentionne régulièrement qu'elle travaille avec T'as kiffé, c'est quoi T'as kiffé? C'est quoi le principe?
T'as kiffé, en fait, c'est un programme de 90 jours. On aide les femmes à être équilibrées. J'ai ma belle Lili qui est avec nous, notre sex coach. On a une thérapeute émotionnelle aussi. Puis dans le fond, c'est pas une diète parce que souvent les gens, quand ils veulent se remettre en forme, veulent perdre du gras, ils pensent qu'on fait des diètes, la kéto ou autre. Mais on est là pour éduquer les femmes, c'est ça le plus important. Fait qu'on veut les éduquer parce que Les gens, ils ont essayé mille et une manières d'être en santé. Fait que j'ai des coachs avec moi qui les aident. On va autant parler des émotions parce qu'on sait que les émotions prennent une grande part.
Surtout au niveau des femmes.
Au niveau des femmes, c'est incroyable. Fait qu'on les éduque sur une période de 3 mois en fait pour qu'après ils soient capables d'affronter la vie de tous les jours puis être capable de savoir comment manger, quoi faire et maintenir une hygiène de vie.
Vraiment cool. Puis je dis vraiment cool pas juste parce que je fais le programme.
Ouais, c'est ça, elle est pas du tout biaisée là-dedans.
Pas du tout biaisée, mais dans le sens où ce que j'ai thème que tu dis et pourquoi, c'est parce qu'on parle souvent des programmes de Catherine Dujault, tu sais, les transformations physiques, contrepotent, sauf que dans notre cas de ce qu'on fait, c'est que c'est vraiment de la formation pendant 3 mois. Le programme, c'est un programme de formation pour leur apprendre comment avoir les bonnes habitudes de vie. C'est pas je te donne un plan, je te donne un entraînement pendant 3 mois pour que tu perdes du gras puis après ça tu fasses un rebound. C'est vraiment je veux optimiser toutes les habitudes de toute ta vie, pas juste au niveau de du fitness ou de ton corps physique, mais aussi au niveau de ton mindset, de ta santé mentale, de comment ça va.
Fait que, les femmes, elles savent pas, elles sont déconnectées de tout ça.
C'est comment ça fonctionne le sommeil, comment est-ce que tu peux optimiser ton sommeil, ton stress. Il y a des manières de justement l'optimiser ça aussi. Fait que de leur apprendre que c'est pas une fatalité comment qu'ils se sentent en ce moment, puis qu'ils vont pas non plus se sentir mieux en perdant. Oui, on a eu des résultats incroyables avec des filles qui ont fait des pertes de 50-60 livres en 3 mois. Il y en a une couple de 100 livres.
Mais c'est le progrès psychologique.
C'est ça, exact.
Les femmes, c'est des mamans qui font rien dans leur vie, puis finalement ça devient des entrepreneurs. Ils ont perdu 100 livres, ils ont changé de job, ils ont changé de chum. C'est incroyable parce qu'ils se retrouvent, deviennent la vraie version d'elles-mêmes en fait. C'est fou, vraiment. Voir l'évolution.
Ouais, vraiment. Les commentaires qu'on a là, je sais qu'on a l'air de voir le vrai amour parce que je suis tellement passionnée par ce qu'on fait, mais c'est parce que de voir justement les commentaires qui reviennent, c'est Moi, avec mes propres clientes que j'avais avant Individuelle, ce que j'aimais le plus, c'était vraiment quand elles me disaient nice, j'ai appris, comme j'ai redécouvert la vie, j'ai réappris que oui, je veux continuer de perdre du gras, mais c'est plus ça là mon objectif. Moi, ça là, ça c'est le plus beau commentaire que je peux pas avoir, d'une femme qui part de je veux perdre 15 livres à hey, je suis en train de devenir la version de moi-même qui va éventuellement avoir 15 livres en moins, puis c'est correct. It's a journey.
Ça là, c'est le plus bel accomplissement parce que moi, dans les gyms là, moi j'étais une folle dans le gym. Mais oui, avant, là, je les faisais pleurer. Il y en a qui vomissaient. Moi, je tapais des mains quand elles vomissaient. Là, aujourd'hui, je repense à ça, j'ai juste une crainte. Les clientes, ils pleuraient, ils étaient plus capables. OK, ils perdaient beaucoup de poids, mais finalement, rebound après un mois.
Mais c'est parce que ça, selon moi, c'est un des très bons, un des très bons indicatifs d'un d'un bon coach versus un excellent coach, n'importe quel coach est capable de donner un plan qui va te décrisser, qui va te mettre à terre, qui va te faire vomir, qui va te raquer. Comme c'est pas difficile de faire un plan comme ça, mais c'est pas tous les coachs qui sont capables de te faire progresser. C'est pas tous les coachs qui sont capables de te faire apprendre. Apprendre, c'est une super grosse partie, surtout si quelqu'un qui s'en va faire une compétition de fitness, de bodybuilding, peu importe, Je trouve ça important d'apprendre, mais ce n'est pas une nécessité. Tu as juste besoin d'exécuter le plan qui est devant toi et tu vas être capable de te rendre sur stage. Sauf que si tu es capable d'apprendre, pour la grande majorité des gens qui ne veulent pas en faire une carrière, il faut que tu saches comment faire, il faut que tu saches comment t'en sortir. Moi, c'est une affaire que je dis toujours à mes clients moi, dans notre coaching, je vais vouloir t'éduquer. T'éduquer, j'ai l'air d'un professeur qui va faire comme tu n'as pas fait ton devoir. Mais je veux dire, je veux que tu apprennes là-dedans parce que si jamais il arrive quoi que ce soit et que nous deux on ne peut plus se suivre et que tu n'as plus de plan, je veux pas que tu sois complètement perdu puis que tu aies aucune idée quoi faire.
C'est ça l'affaire, puis c'est ça, là on a changé le programme, c'est un petit peu ça qu'on va faire. Faut arrêter de toujours les prendre par la main, sois autonome, pose tes propres questions, va faire tes recherches aussi, comme un élève à l'école pareil, c'est comme ça.
Vraiment, puis c'est ça qui revient beaucoup aussi dans les personnes qui demandent d'avoir de l'aide, c'est que de ce que je vois, c'est que les femmes sont souvent, ah, ils ont peur des programmes en fait parce qu'elles sont comme Ça fait tellement de fois que j'essaie d'en faire puis à chaque fois je reviens au point de départ parce que t'as rien appris. Tu as exécuté quelque chose que quelqu'un t'a dit de faire mais t'as rien appris là-dedans. Tu le sais même pas, tu as pas compris qu'est-ce que tu faisais. Tu comprends pas pourquoi tu as mangé telle affaire. C'est ça qui est plus important si tu veux l'avoir à long terme. Fait que comme tu dis, c'est important de les rendre autonomes pour qu'ils se rendent jusque-là.
Oui, puis on en parlait dans le podcast avec Martin justement quand il a fait ce qui est rendu comme, pour vrai, on a comme parti un trend avec ça. Il y a bien du monde qui nous tag là-dedans en ce moment, mais tu sais comme Si j'ai un client qui m'appelle à un moment donné puis qui me dit Il y a plus de piment vert, je peux-tu prendre des piments rouges?
T'es pas un poivron de l'Olympia.
T'es pas un poivron de l'Olympia, mais tu sais, comme, mais tu sais, son point c'était comme moi si j'ai un client qui m'appelle pour me dire ça, tu sais, là c'est parce que c'est un client qui avait ramassé d'un ancien coach. Mais il était comme pour vrai, moi si un de mes clients m'appelle puis me pose une question de même, j'ai échoué en tant que coach.
Tout à fait.
Comme je ne t'ai pas éduqué là. Tu es encore dans ton mindset de comme ben il faut que je sois hyper restrictif pour avoir des résultats quand c'est tellement pas ça.
Moi, j'étais comme ça avant quand je faisais mes compétitions de fitness. J'appelais mon coach en pleurant. Je me souviens, un moment donné, j'avais acheté une bavette au cheval au lieu de viande hachée de cheval, puis je l'ai appelé en pleurant parce qu'il n'y avait pas d'épicerie ouverte. Puis il a tellement ri de moi. Tu sais, je commençais, j'étais comme oh mon Dieu, là, je vais tout manquer, je vais pas gagner ma compé à cause de ça.
Mais c'est ça, tu as déjà fait de la compétition, toi. Qu'est-ce que tu veux nous parler de ton parcours personnel au niveau du fitness? Comment tu t'es rendu là-dedans? Commencer les compés, pourquoi? C'était quoi ta vie avant?
Moi, j'ai fait 4 ans de compétition environ.
Oh!
J'ai commencé— Oh! Je savais que tu en avais fait, mais je savais pas que 4 ans. J'ai commencé, en fait, tout a commencé à l'âge de 18-19 ans. Ben là, c'est un petit peu le sujet qu'on va parler. Avant, moi, j'étais une toxicomane. J'ai commencé à consommer à l'âge de 12 ans. Ça a parti avec un joint. Ça a été après avec des pilules, des champignons, puis ça a fini avec de la poudre. Fait que j'étais quand même très intense dans ma consommation. C'était le parcours classique. C'est ça, je m'assurais à ça en fait. C'était beaucoup les amphétamines moi qui étaient mon addiction. Je suis une grande intense.
C'est ça que j'allais dire, t'es comme Ali, elle est tout le temps dans le fond.
Moi, fallait que je sois tout le temps dans le fond. Puis j'étais une décrocheuse. Moi, j'étais vraiment, je vois, je rencontre les gens qui m'ont rencontré au secondaire puis ils en reviennent pas. Moi, j'étais la emo avec le maquillage là, je faisais des fuck you à tout le monde, je volais, je mentais. J'envoyais chier le monde, j'étais vraiment une tabarnak. On a le droit de s'accuser.
C'est pas woke up and chose peace. C'est ça.
Puis j'étais une punk, j'avais des dreads, je traînais dans les rues, je traînais avec n'importe qui. Puis mon frère c'est un bodybuilder, puis à l'âge de 19 ans, mon frère m'a dit Hey, ça te tente-tu de venir t'entraîner? Puis je m'avais jamais entraînée de ma vie, puis je riais, j'étais comme Ok, pourquoi pas? Fait que lui il travaillait au Med Gym à Montréal-Nord, fait que je me suis inscrite au Med Gym, j'étais toute contente, j'ai dit Let's go! Fait qu'il m'a entraînée, puis j'ai la photo qu'il m'entraîne la première fois parce que mon frère, c'est ben un gars, il était dans les débuts là Instagram, Facebook et tout. Puis la photo que moi avec mes dreadlocks roses que je m'entraîne, j'étais habillée toute multicolore là, je manquais d'attention là dans cette période-là. Puis—
On note qu'aujourd'hui, elle porte du noir.
Que je dirais ça.
Puis après 3 mois, j'ai fait ma première compétition de fitness. Après 3 mois? 3 mois, j'ai fait ma première compétition de fitness. Puis pendant ce temps-là, ben oui, je consommais, j'étais dans la drogue. Ça a été comme la première décision. Je dis toujours qu'on est à une décision de changer son futur et ça a été la première décision, cette décision-là qui m'a fait changer de parcours un petit peu. C'est sûr que j'ai pas arrêté de consommer comme ça, mais ça a été la première décision de me dire hey, faut que je m'entraîne. Fait que s'il faut que je m'entraîne, faut que je dorme, faut que je mange parce qu'il faut que j'aie des muscles. Puis moi, je voulais être la meilleure. Fait que mon frère m'a dit Hey, on t'inscrit à une compétition de fitness. J'ai dit Let's go! Avec mes dreads, j'ai défilé en bikini sur un stage pour la première fois. J'ai fini 6e, j'ai fini 6e, c'était ma première.
Après, on rappelle, 3 mois après.
Mais on s'entend, Alicia Marcelle Martine Bragalli, tu as quand même tout le temps eu à peu près ce physique.
J'ai tout le temps été petite, je suis quand même chanceuse. Puis on s'entend, bikini, tu cotes un peu, tu as une belle prestance. Mais j'avais pas tant de fesses, mais tu as un peu de prestance, pardon. Ça passe super bien. Puis moi, j'avais des dreads sur le stage, des dreads roses. Hey, je me faisais remarquer partout là. Le monde pensait que c'était une joke, puis les gens riaient de moi bien sûr parce qu'ils me disaient «Alicia, qu'est-ce que tu fais là?» Fait qu'au début, c'était un peu bizarre, je consommais, je faisais ma poudre le soir, j'allais au gym le jour. J'avais un drôle de mode de vie, mais j'ai fait ma compétition après 3 mois. Un pre-workout, c'est un pre-workout. C'est ça, exactement ça, c'était exactement ça.
Ceci n'était pas un conseil.
Après 3 mois, ma compétition, puis là ça a fini que j'en ai fait pendant 4 ans pour finalement que j'ai eu ma première place à mon championnat en fait régional. J'étais très fière, j'ai fini après au provincial, puis c'est à partir de ce moment-là que j'ai trouvé que c'était trop dur parce que c'est sûr que commencer les compétitions fitness m'a créé d'autres problèmes. Fait que là c'était là un petit peu l'anorexie parce que moi je voulais être très mince tout le temps. Fait que là moi la fin de semaine je bingeais La semaine, je consommais, je m'entraînais, fait que j'étais dans une extrême à l'autre tout le temps. Puis mon parcours a comme commencé là.
OK, fait que les compétitions t'ont amené des troubles alimentaires?
M'ont amené des troubles alimentaires, parce qu'au début, je consommais quand j'étais plus jeune, à l'âge de 12 ans, pas parce que je me trouvais grosse, mais je pense que j'étais à la recherche de sensations extrêmes, d'attention. Puis tu sais, j'en parle souvent dans des podcasts, j'étais comme un peu dans un monde imaginaire quand je consommais, tu sais. Je me sentais bien, je me sentais belle, je me sentais en confiance. Pis quand j'ai embarqué sur les stages, je me souviens la première fois que j'ai embarqué sur un stage, j'ai pas consommé, pis je me suis tellement sentie bien, je me suis tellement sentie en confiance, je me suis dit hey, tu peux te sentir de même sans prendre de la drogue! Fait que j'ai commencé à faire des liens dans ma tête. J'ai pas arrêté de consommer cette année-là, ça je vous le dis là, ça s'est pas fait comme ça, mais j'ai commencé à comprendre qu'il y a une autre façon d'aller chercher une sensation, tu sais. Fait que c'est c'est là que le bien-être, je le recherchais, mais d'une autre façon que prendre de la poudre.
Tu as eu un petit déclencheur, un petit déclencheur.
Ça a pas été le déclencheur, mais ça a été un petit déclencheur, je veux dire.
All right. Puis qu'est-ce que ça, c'est une affaire que je trouve cool que tu amènes, par exemple, parce qu'il y a bien, tu sais, ça c'est quelque chose que j'ai entendu relativement fréquemment, plus de chez les filles, mais l'idée de ah, je veux me mettre en shape, fait que je vais aller faire une compétition. Mais tu le fais pas ta compétition parce que tu as envie de tout gagner, tu as envie de compétitionner, tu trouves que le sport il est cool. Tu fais la compétition parce que dans ta tête c'est ce qui va te donner une structure. Sauf que quand tu as pas déjà une bonne structure à la base puis que tu sais pas exactement qu'est-ce que tu fais, ça peut tellement t'amener trop loin à l'extrême que là tu perds le contrôle. Puis justement comme tu dis, là tu en as développé des problèmes, tu en as développé des troubles alimentaires.
Tout à fait, je pesais 97 livres sur le stage, je me trouvais grosse. Aujourd'hui je regarde ça, je suis comme, il y a, tu sais, ça C'était néfaste, c'est très néfaste.
Puis quand justement tu dis que tu as un moment particulier parce que tu t'es rendu compte que tu avais développé un trouble alimentaire, je dirais que c'était oui, c'était pendant mes autres compétitions.
Plus les années allaient, puis plus je me voyais, tu sais, j'étais clean toute, ben clean, je mangeais bien toute la semaine. Rendu à la fin de semaine, je bingeais comme une folle, je reconsommais pour perdre ça. Fait que mon corps, je le voyais pas, puis J'ai comme tellement développé un pattern là-dedans, là, puis ça a duré comme des années, là, ça. Puis je m'en rendais pas vraiment compte, tu sais. Ça a été difficile. Puis là, quand j'ai lâché les compétitions, là, je me suis inscrite à l'université, mais j'avais encore ce trouble-là. Fait qu'en allant à l'université, moi, j'étais une décrocheuse à l'école, j'ai fini mon secondaire sur le cul, là. Puis j'ai dit non, moi, je m'en vais faire le bac en kinésiologie, je m'en fous. Moi, je vais être entraîneur, je vais être meilleur que tout le monde, là. J'ai eu ma première place, what's next? Fait que là, je me suis dit let's go, kinésiologie, étudiante libre. J'ai commencé à faire Mais là, moi, là, c'est, on passe du coq à l'âne là, mais moi je travaille aussi dans un hôpital psychiatrique. J'étais concierge 40 heures semaine, je ramassais de la marde, j'étais malheureuse. Fait que je consommais pour oublier. Le soir, j'entraînais des gens dans un gym temps plein. La fin de semaine, j'allais dans, j'allais à l'université. J'ai fait ça des années. Toi, dormir, non. Fait que je carburais à l'amphétamine tout le temps. C'était incroyable. Fait que l'université, ça m'a causé ça aussi, le stress de performance, de toujours— Fait que j'ai tout le temps été bien dans la performance, moi, puis c'est ça que mes troubles venaient de là aussi. Je pense qu'on n'est pas tout seul, je suis pas tout seul à avoir ce trouble-là. Je le vois avec les clientes.
Vraiment pas, ça touche tellement beaucoup de femmes, puis je pense beaucoup de personnes en fait, mais les femmes surtout qui—
Je te dirais trouble alimentaire, c'est 80-90% des femmes, par exemple.
C'est incroyable. Pis jamais j'aurais cru pouvoir me sortir de ça. Pis je me souviens avant, j'aidais encore mes clientes, mais j'aidais mes clientes pis j'étais un petit peu dans ce pattern-là. Mais aujourd'hui, je vous le dis, je suis 100 réglée de ça, je suis tellement fière.
Et je confirme qu'Alicia Marcelle Martine Bragalli cuisine très, très bien.
Mais ça a été long pis même moi, à un moment donné, je me suis dit est-ce que c'est possible de pas avoir ce trouble-là en tant que femme? Sincèrement, il y a des années, je me le demandais. Je me disais est-ce que c'est possible? Pis je vous dirais que là, ça fait 1 an ou 2 que je commence à me dire OK, là, je mange une pizza, je bois un verre, puis je vais pas pleurer là, puis j'ai pas envie d'aller me sniffer une ligne là parce que j'ai mangé une pointe de pizza là.
Non, non, c'est ça. Ça a été quoi le parcours entre justement développer les troubles alimentaires puis finalement on en ressort et là comme c'est 100% réglé?
Ça a été long, ça a été vraiment long. Tu sais, moi, un autre sujet, moi quand, mané, j'ai fait une psychose, moi c'est là que j'ai eu un genre gros déclencheur. Mon gros déclencheur, c'est que j'ai fait une psychose, puis une psychose que je me parlais tout seul.
Après que tu étais, ça c'est dans le temps que tu étais à l'université C'était en tant que coach.
Exactement. J'ai fait une psychose puis là j'ai dit là c'est assez parce que j'étais tout le temps sur speed, je prenais de la poudre, je buvais, je m'entraînais comme une folle, mon corps je le poussais comme ça se peut pas.
T'as fait ça combien de temps?
Encore un autre 3 ans parce que—
Oh boy!
Oh ouais, ça fait environ 4-5 ans là, je suis allée consulter, je suis allée en désintox en fait parce que j'ai pas eu le choix parce que c'est ça, j'ai fait comme une psychose puis je suis virée sur le top. Puis moi ce que je vous dis là, À partir du moment que je me suis entraînée, j'ai comme changé de gang d'amis. Mais tous mes nouveaux amis, ils savaient pas que je consommais. Personne savait que je consommais.
Puis je suis pas mal sûr que t'avais pas envie de leur dire non plus.
Non, j'étais bien trop fière.
Ben oui, tu le savais pas.
Moi, j'étais pop de terre. Puis tu sais, je trouve ça drôle parce que souvent, je fais des entrevues à la radio, je fais des podcasts, puis mes parents, j'ai jamais eu leur discussion avec mes parents. Mes parents, ils pensent que c'est pas vrai. Mes parents, ils croient pas que j'ai consommé. C'est aussi intense que ça. C'est une histoire que tu racontes comme si c'était un marketing. Ma mère, elle m'a même dit l'autre fois, elle a dit ma sœur, elle dit tu dis ça pour ta carrière, là, pour genre— ce qu'on a jamais dit, discussion-là. Puis je l'ouvre tout le temps en podcast, fait que je me dis à un moment donné on va l'avoir, tu sais, parce que maintenant j'ai plus honte de le dire.
Tu as déjà eu honte d'en parler?
Ah oui, oui, oui, parce que j'avais des clients, c'est mes clients, j'avais des clients, puis j'ai jamais moi-même des troubles. Puis tu le sais, si on en a parlé la semaine passée dans le team, quelqu'un qui a un trouble peut pas aider les autres. Va t'aider toi avant d'aller aider les autres. C'est ça qui est important. Fait que c'est ça, j'ai fait une psychose, puis moi j'étais allée en désintox, puis j'ai décidé de consulter. Je me suis pas faite enfermer, mais j'y allais à des rencontres 3 fois par semaine. Puis moi, pour m'aider, qu'est-ce qu'ils ont décidé de faire? C'est ça, j'ai parlé. Qu'est-ce qu'ils ont décidé de faire? C'est de me prescrire du Vivance. Fait qu'ils ont dit ben, Madame Bragalli, ben on comprend que vous faites de l'amphétamine depuis l'âge de 13 ans environ. Ben, c'est comme si je m'avais autoprescrit des amphétamines, parce que du vivant, c'est des amphétamines. Fait qu'on dit sûrement tu as un TDAH, tu as un trouble de concentration.
Sûrement, sûrement.
Moi, on m'avait diagnostiquée bipolaire, trouble de personnalité. Mais moi, je suis allée les voir quand j'étais fucked up. Ben oui, c'est sûr que tu me diagnostiques.
C'est ça, ben oui.
Fait que parfait, commence le vivant. Fait que ça m'a aidé à comme moins consommer. Je vous dirais que c'est à partir de là, j'ai commencé à moins consommer. Mais qu'est-ce qui est arrivé, vous pensez?
Devenir accro à ça.
Vivance. Fait que là, on monte mes doses. Ça marche pas, faudrait monter ma dose. On monte ma dose, on me rend la dose la plus haute, 60 mg. Qu'est-ce qui se passe? Hey, j'étais rendue là, je vous le dis, je prenais 2 vivances par jour, j'allais chez un gars, j'achetais du Ritalin. Fait que là, j'étais rendue là sur tout ça là en même temps. Fuck up, fuck up la fille.
Puis, mais parce que ça c'est des drogues légales, ça il y a pas de stress.
Pis c'est ça, moi dans ma tête je me disais ah ben c'est pas si pire là, c'est légal, c'est le médecin qui me l'a prescrit. Mais sincèrement, la vivance me faisait plus d'effet que mon speed que je m'achetais, sérieusement.
Pis comment tu as réagi quand ils t'ont donné des diagnostics de bipolarité, de troubles de personnalité? Comment tu as pris ça?
Ah moi j'ai rien voulu savoir. Moi le psychiatre il me dit là va falloir que tu prennes des antidépresseurs parce que ça a pas d'allure que tu continues continue comme ça. Puis moi, j'ai envoyé chier là. Donne-moi le vivant si tu veux là, parce que je sais, moi je faisais des recherches sur Google, mais je dis non, j'ai jamais touché à ça, j'ai jamais voulu toucher à ça. Puis je remercie le ciel d'avoir eu cette conscience-là, parce que eux, pour eux, j'avais vraiment un trouble, jamais j'allais m'en sortir.
Comment ils ont évalué ça? Ils faisaient passer des questionnaires, des tests, puis tout pendant que tu étais fucked up.
Mais oui, c'est ça, je veux dire, comment tu peux te baser sur des réponses dans l'état que tu étais là?
Mais en même temps j'allais les voir, puis moi j'avais des clients, je travaillais puis j'allais à l'université. Fait qu'en même temps, pour eux, j'avais pas tant un problème parce que les gens qui étaient fonctionnels, parce que quand j'allais là-bas, j'avais des gens à côté de moi qui étaient comme ça puis qui avait l'air de rien, tu sais. Excusez-le. Moi, j'étais toujours bien parue pareil, ça a pas paru, tu sais.
Tu avais plus tes dreadlocks là?
Non, j'avais plus mes dreadlocks à ce moment-là. J'avais juste les dents cassées. Comme je l'ai dit, je me suis refait les dents. Je ressemble plus à la même là, pareil là. Des fois je mets des photos après, j'avais l'air quand même maganée, mais je me soignais pareil, tu sais. Fait que ça a été long, ça a été vraiment long que finalement j'ai refait un petit cours aussi avec le Vivance. Ça a continué, puis un moment donné j'ai craqué, j'ai vraiment craqué. Puis ça part moi-même, sincèrement. J'allais aux rencontres, mais j'y allais pour moi, j'allais vraiment pour moi parce que les je trouvais pas que j'avais l'aide que j'avais besoin vraiment, c'était pour parler, puis j'ai fini par couper mes doses, couper mes doses de Vivance par moi-même. J'ai décidé de le faire par moi-même, puis aujourd'hui j'en reviens pas.
Puis est-ce que tu avais essayé d'en parler avec ton médecin, diminuer tes doses?
Non, non, je voulais pas, je voulais pas, je voulais le faire par moi-même parce que quand on m'oblige à faire quelque chose, moi je suis un peu comme ça, tu sais, c'est là que je suis pas capable, je sais pas, c'est mental là.
Same girl, same.
Ben c'est ça, faut que je le fasse par moi-même, puis non, je suis genre Pis c'est incroyable parce que j'ai tellement de la drive aujourd'hui, mais je suis clean, je suis naturelle, je vais me prendre du café, c'est tout.
Je confirme qu'Alicia a vraiment tout le temps beaucoup de drive.
Fait que c'est un méchant parcours, mais ça fait de moi aujourd'hui une crise de bonne coach parce que maintenant je vois des femmes qui me disent qu'elles ont des problèmes d'attention, des problèmes de concentration, pis qui me parlent de tout ce que le médecin a prescrit. Pis genre, j'ai aidé tellement de femmes là à arrêter ça, à les couper, puis je suis tellement fière parce que C'est tout le temps la seule manière que les médecins donnent. Ils ne vont jamais parler d'alimentation, ils ne vont jamais parler d'entraînement. Ils ne vont jamais parler de façon holistique pour aider les gens à être en santé. C'est incroyable, ça me rend en tabarnak parce que moi si je les aurais écoutés, je serais peut-être sous antidépresseurs encore. J'aurais peut-être plus de business, je n'aurais pas construit un gym dans la jungle. Ça me fait capoter puis j'en suis tellement fière parce que je le dis, j'en suis la preuve que ça existe parce que j'étais une tabarnak d'accro. J'ai été accro toute ma vie à quelque chose.
Tu passes pas à travers ton chapeau.
Non, c'est ça.
Tu es pas juste quelqu'un qui a tout le temps une vie parfaite, en santé.
Non, non, non, tu l'as eu facile.
Ah, c'est donc, tu sais, tu prends quelque chose parce que tu le fais.
Exactement. Puis aujourd'hui, j'ai pas— c'est pour ça qu'aujourd'hui je suis capable d'en parler, parce que j'ai passé au travers. Mais si j'aurais pas sorti de ça, encore là, je l'aurais nié, je pense, parce que si t'es pas fière, tu sais, quand— ben non, syndrome de l'imposteur, on l'a déjà assez. Non, c'est ça.
Mais ça, c'est une affaire que je trouve très cool. Il y a deux choses là-dedans. Un, je trouve ça très cool que tu en parles ouvertement de ce background-là, parce que ça c'est une affaire qu'on a dit quand même quelques fois, mais comme les gens, s'il y a quelqu'un qui te découvre aujourd'hui, mettons il y a peut-être plein de personnes en écoutant ce podcast-là qui vont découvrir c'est qui Ali Braggs aujourd'hui, il y a peut-être plein de personnes qui auraient pu juste voir ton tag sur Instagram, ils s'en vont voir ton profil, ok elle a 55 000 abonnés, elle a un gym en République, elle coach des business, elle est en shape, ok mais comme elle a tout cette fille-là, tu as aucune idée de par quoi elle a passé. C'est quelque chose qu'on essaie de rappeler aux gens le plus possible. Tu sais, don't judge a book by its cover. Comme, à un moment donné, il y a beaucoup plus qui s'est passé en arrière. Puis l'autre affaire, justement, mais c'est le côté, tu sais, de pousser le côté médicament vraiment beaucoup sans jamais adresser le pourquoi on s'est rendu là en premier lieu. Ça peut tellement avoir plus d'impact négatif que d'impact positif finalement, parce que tu règles jamais la source. Moi, j'arrête pas de dire, tu sais, si tu mets un plaster sur un bobo, mais tu continues de fesser sur le bobo, tu vas continuer d'avoir mal. Fait que comme, à un moment donné, tu as beau donner un médicament pour patcher, si on regarde pas son alimentation, puis qu'elle mange comme la marde ou pas, qu'elle dort pas, qu'elle est stressée à côté, mais comme, c'est pas ta vivance qui va changer quelque chose.
Totalement.
Puis qu'elle fait pas ce qu'elle aime de sa vie non plus.
En plus.
C'est comme tu disais, tu travaillais ton 40 heures à l'hôpital, elle était pas heureuse dans le travail que tu faisais.
Je suis pas mal sûr que tu voulais pas faire ça de ta vie.
C'est ça, puis c'est tellement pas toi, tu sais, te connaissant comme tu dis, tu as tellement de drive, tu es tellement quelqu'un qui a besoin d'avoir des défis, d'avoir justement du challenge dans sa vie que T'étais juste vraiment pas alignée avec ce que tu devais faire dans la vie.
Mais je pense que j'ai eu besoin de passer par là. Je me souviens, je ramassais de la marde sincèrement au plafond, puis je me disais un jour, un jour je vais le montrer au monde.
OK, attends, faut que je pose une question. Comment tu fais pour chier au plafond?
Regarde, les passants, ils faisaient caca, puis ils le prenaient dans leurs mains, puis ils le lançaient.
OK, cool, cool, cool. Non, ça fait pas partie de mes loisirs. You do you là.
Ali pendant ses pauses. J'adore, moi aussi je veux essayer, mon Dieu, je veux qu'elle fasse moi ramasser la bière.
Ben c'est ça, je veux dire, au moins ça va, je vais avoir participé au projet, je sais pas.
Quand tu développes déjà des relations avec tes patients, avec le monde avec qui tu bandes, mais ouais, sur ce, mais non, c'est ça, fait que tu sais, tu étais juste vraiment paniqué, puis comme tu dis, ce que j'ai aimé c'est que On le voit beaucoup avec les clientes qu'il y en a beaucoup qui partent avec des médicaments puis qui soit ils ont la volonté de, mais ils savent tout le temps je sais pas par où commencer. Puis tu sais de ce qu'on voit puis comme toi tu le fais, tu le fais par toi-même. Mais comme tu dis c'est que si tu étais, tu aurais eu l'option facile parce que selon les gens c'est ça l'option facile, de continuer à juste écouter ton médecin comme si c'était Dieu, de continuer à juste prendre tes médicaments Pis ne pas accomplir la vie que tu avais envie de réaliser, juste rester dans ta zone de confort. Pis qu'est-ce que toi, c'est parce que je sais que tu as une drive naturelle, mais qu'est-ce qui fait que genre tu t'es dit ça là? Parce qu'on dit tout le temps «choose your heart», fait que tout est difficile. Je veux dire, ce que tu as fait, te sortir de ça, c'était pas facile.
C'est la chose la plus difficile que j'ai faite de ma vie.
Tu aurais trouvé ça par contre plus difficile de rester là-dedans que d'essayer quelque chose?
Tout à fait, tout à fait. Mais je me disais, je peux pas arrêter parce que hey, je vais à l'université, j'ai des clients, comment je vais faire? J'ai dormi pendant 2 semaines et demie, 3 semaines. Je dormais tous les jours, tous les jours. Depuis l'âge de 12 ans, mais mettons depuis l'âge de 13 ans, j'étais stimulante.
Oui, ton système nerveux devait avoir besoin d'un break.
J'étais fucked up. J'ai des photos, j'avais de l'acné comme ça se pouvait pas. J'étais folle, j'étais folle parano. Puis je vais revenir sur tes clients aussi. C'est incroyable comment des fois tu demandes aux clients, puis souvent ça vous est arrivé aussi, Pourquoi tu prends ce médicament-là? Puis des fois, ils savent pas. Ils savent même pas qu'est-ce qu'il fait le médicament. C'est incroyable quand même ça, que les gens, ils posent pas les questions. Ils ont une confiance aveugle envers les médecins. Mais je pense que plus qu'en ce moment, notre génération, je pense qu'on est en train de casser ça, par exemple, que peut-être les gens se remettent plus en question, qu'il y a d'autres solutions. Puis on est là pour ça. On est ces gens-là qui vont faire un changement. Puis j'aurais aimé ça peut-être, moi, quelqu'un me le dise plus tôt, tu sais. Mais j'ai tout le temps eu cette intelligence-là Que malgré que je suis une rebelle, malgré que je suis une tabarnak, malgré que je volais, je mentais, je consommais, j'ai tout le temps une conscience de faire la bonne chose quand même. Je suis chanceuse de l'avoir eu et maintenant je peux partager le message. Et vous aussi, je pense que vous le faites tous les jours.
Oui, et ça c'est quelque chose qu'on avait parlé avec Martin aussi justement, le fait de peu importe, nous autres on le voit plus dans un contexte de suppléments souvent que les coachs vont donner parce que god, qu'il y en a qui donnent des listes de suppléments interminables. Pis quand les clients après ça, ils arrivent au shop santé parce que non mais je disais au shop santé parce qu'ils allaient voir Martin mais comme ils arrivent au magasin de suppléments après ça pour aller les chercher. Au Big Check? Ouais, c'est ça. Les commis sont genre ok, mais pourquoi tu prends telle affaire? Je sais pas.
Tout le temps.
Ils en ont aucune idée. Les coachs leur expliquent pas. Fait que tu sais, comme les gens, ceux qui écoutent, you guys, comme si vous vous faites donner une liste de suppléments par votre coach ou un médicament par votre médecin, peu importe, c'est votre droit. Et vous devriez poser la question pourquoi est-ce que je devrais prendre ça? Parce que tout ce qui se retrouve sur ton plan, sur une prescription, est là pour une raison, ou du moins devrait l'être. Si ton coach te marque genre 18 suppléments puis il est juste capable de t'en expliquer 3, ben il y a peut-être une raison pourquoi tu devrais enlever ce supplément-là ou juste aller voir un autre coach.
Pour ton médecin aussi. Sais-tu s'il y a autre chose qui prescrit vraiment beaucoup, qui est banalisé, mais c'est les pilules contraceptives. Tous les moyens de contraception. Moi, je me souviens que tout le monde les prend en continu.
Oui, oui, en continu. Mais pourquoi? Ben, je veux pas mes règles. Mais pourquoi? Mais pourquoi?
C'est comme, de un, pourquoi tu veux pas tes règles? Puis de deux, moi, quand j'étais allée vraiment plus jeune, à l'âge de comme 16 ans, Dieu sait que tes hormones sont pas— tu sais, 16 ans, c'est pas un âge où est-ce que tes hormones sont en train de se balancer.
Tout est très stable à cet âge-là.
Oui, c'est ça, tout est très stable à cet âge-là. Mais puis j'étais allée dans le bureau de mon médecin, puis ça c'est il y a 10 ans, c'était normal de prendre la pilule contraceptive. Fait que moi je vais là-bas, j'ai pas de relation sexuelle.
Mais tu fais comme les autres.
Mais je suis rendue à l'âge où est-ce qu'il faudrait que je prenne la pilule contraceptive. Pourquoi? Aucune idée d'eux, quoique peut-être éventuellement j'ai besoin d'être contraceptionnée parce que des condoms ça existe pas.
Contraceptionnée! J'adore ce mot!
Il faut que je prenne la pilule contraceptive, je suis rendue là dans ma vie, puis c'est normal là, c'est une étape pour moi qui était normale. J'arrive dans son bureau puis il est comme Laquelle tu veux? Je suis comme Mais c'est toi qui es médecin, c'est laquelle qui est meilleure pour moi? Ben je sais pas là, il y a celle-là, celle-là, celle-là qui sont bien populaires, on peut essayer celle-là. Littéralement, ma réaction, j'étais comme Comme un pocheur.
Ouais, vraiment.
Laquelle tu veux? Pour vrai là, à ce jour, c'est encore la phrase que je fais Laquelle tu veux? Mais je sais pas. Puis à un autre moment donné, je suis allée voir mon médecin aussi parce que justement je filais pas bien. Je me sentais encore dans le bout du secondaire, tu sais, je pensais que j'étais en dépression. Que je suis allée le voir puis bon, mais on va te mettre ces antidépresseurs aussi direct. Puis je suis comme, c'est fou, ça me tente pas tant.
C'est tellement fou, ça me fait tellement de quoi entendre ça.
Puis c'est parce que j'ai 16 ans, comme j'ai 15-16 ans, je suis ultra vulnérable, mes hormones sont dans le tapis, je suis consciente de rien, je connais pas la vie, je connais pas ça la santé, tu es supposé être la personne qui est là pour me guider puis me dire ok non tu sais tu es peut-être pas, tu as 16 ans tabarnak, tu es pas en dépression là, genre on va faire quelque chose là. Puis au lieu de me dire ça puis de m'accompagner puis de faire comme non tu sais est-ce que tu aimes ce que tu fais, est-ce que tu aimes à l'école, as-tu des amis, as-tu des passe-temps, des loisirs, on peut-tu faire quelque chose là? Non tout de suite bon ben on va donner des antidépresseurs vu que tu es en dépression. C'était fou, j'étais comme, puis moi aussi j'ai tout le temps été comme toi, j'ai jamais aimé ça prendre des médicaments. Fait qu'à un moment donné, j'ai commencé la pilule puis j'ai fait comme, puis il y a aucune pilule qui m'a faite, j'ai essayé, puis j'avais essayé, j'ai tous les moyens de contraception, mais j'avais essayé tous les moyens de contraception possible puis il y en a aucun qui me faisait, mon corps réagissait mal tout le temps, j'allais pas bien, j'avais tous les symptômes que tu peux t'imaginer qui sont fucked up, je les avais tous, trop faim, inflammée, ballonnée, dans ma tête ça allait pas justement, J'ai tout essayé, puis non, je me suis pas dit ah, c'est pas fait pour moi je me suis dit faut que je trouve lequel qui est fait pour moi parce que j'ai pas le choix d'en prendre un On est tellement mal éduqués là-dessus, là, comme tu dis, on pense qu'il faut avoir ça, tu sais. Pour moi, il y avait pas, il y avait pas d'option de je peux ne pas prendre de contraception c'est ma responsabilité de prendre des contraceptifs, comme c'est obligatoire. Si je fais pas ça, mais mon Dieu, je peux pas faire d'enfant.
Non, non, le condom existe là.
Ben oui, non, c'est ça. Hey, pour vrai là, puis comme là ça va donner peut-être un petit peu plus personnel, mais on est rendu à l'épisode 29, on est rendu là, OK.
29, félicitations!
J'adore! On va bientôt célébrer nos 1 an.
Ah!
Ok, excuse-moi. Non, c'est ça, à un moment donné, je me souviens, j'avais commencé à dater une fille puis comme elle m'avait dit à un moment donné qu'elle était comme, tu sais, juste pour que tu le saches, je prends pas de méthode de contraception. J'étais comme, ok.
Qu'est-ce que je dois faire?
Non mais c'est ça, tu sais, comme elle me disait ça puis on aurait dit qu'elle s'attendait à ce que je fasse comme, ah ouais, mais là, qu'est-ce qu'on va faire, câline? T'sais, moi là-dedans, t'as-tu pensé à moi? Moi je suis comme, elle m'a dit ça, puis j'étais comme ouais, OK, puis ben comme j'apprécie que tu me le dises, on s'entend, mais je suis comme d'accord, comme c'était quoi la prochaine étape après cette conversation-là? Mais regarde, tu es comme ben ça te dérange pas? Pourquoi ça me dérangerait? Chris, c'est ton corps, c'est un deal breaker, ça se sentait pas bien en plus de dire c'est pas qu'elle se sentait pas bien envers elle, c'est qu'elle avait, c'est qu'on est tellement dans un monde de comme Elle anticipait que je sois comme, ben là, franchement, comment, moi j'étais comme, ben écoute, on va faire quoi si tu prends pas de contraception pour pas attraper de bébé? Pour pas attraper des bébés, parce que les bébés tombent souvent du ciel comme ça pour nous à les attraper. Mais il y a tellement de bébés morts autour d'elle.
Non, ok, ok, on s'en va plus loin.
Mais c'est ça, tu sais, j'étais comme, mais oui, il y a vraiment pas de stress, regarde, des condoms, ça existe, puis comme c'est pas censé être plus grave que ça. Fait que tu sais, comme je me souviens, je l'avais déjà vu passer à quelque part, je me souviens qui me l'avait envoyé, puis c'était comme un cartoon, mettons, comme d'une fille qui avait une conversation avec un gars, puis la fille qui était comme ah ben tu sais, j'utilise pas de moyen de contraception. Le gars, il était comme ok, mais comme moi, qu'est-ce que je fais? Puis la fille était comme n'importe un condom, câlisse. Comme c'est, ça paraît, les gars qui passent des commentaires là-dessus, ça paraît que c'est pas vous autres qui prenez des hormones puis qui Fuck le système, exactement.
Puis c'est tellement banalisé, tu sais, mon point c'était ça, c'est que autant au niveau des antidépresseurs que des hormones, les contraceptifs, c'est que c'est tellement banalisé par les médecins, banalisé par tout le monde. Puis pour les femmes qui ont déjà tellement de pression dans toutes les sphères de leur vie, le fait de ne pas prendre de contraceptifs ou d'essayer de vouloir une avenue autre que les antidépresseurs, si tu as pas de coach, de naturopathe, quoi que ce soit dans ton entourage, Ben, d'un, t'es pas consciente, puis de deux, t'as pas de solution. Il y a pas un médecin qui, dans le système de santé, il y a à peu près personne comme tu dis qui va te dire hey, ben peut-être qu'on pourrait avoir d'autres avenues, est-ce que t'es ouverte à, au lieu des médicaments, peut-être on va consulter un psychologue, on va voir avec elle est-ce que comme c'est circonstanciel, est-ce que c'est ton environnement qui fait que tu te sens comme ça présentement.
Mais j'ai jamais entendu un médecin qui faisait ça, sérieusement. Dans toutes les conversations que j'ai avec mes clientes, Je dis des choses, on dirait qu'ils sont étonnés. Je me dis, voyons, c'est fou.
Puis tu sais, comme nous on regarde ça aujourd'hui, puis dans notre tête c'est juste logique, comme on dirait qu'on— mais les gens sont—
il y a beaucoup de monde.
Puis tu sais, comme on s'entend, je pense que le côté holistique a sa place et le côté plus, disons, médical a sa place aussi, mais comme pour des raisons différentes. Mais les deux, on dirait qu'ils sont jamais capables de se rejoindre entre les deux. Pas jamais.
Peut-être moins, c'est ça.
Mais comme on dirait que les les deux ont tellement de la misère à se rejoindre entre les deux. Puis comme, tu sais, moi j'en connais quelques-uns, pas personnellement, on s'entend, mais comme j'en connais ou j'en suis quelques-uns des plus vraiment médecins, mais qui ont des approches plus holistiques. On parle justement de Dr Niedorowski souvent avec Matt Bouchard, puis comme qui ont des approches beaucoup plus comme OK, mais regarde, t'as pas besoin de médicaments, t'as besoin d'arrêter de manger des Oreos. Comme, à un moment donné, comme t'as besoin d'arrêter de manger des Oreos, t'as besoin de dormir, puis t'as besoin de faire quelque chose qui te passionne un peu dans la vie.
Mais l'hygiène de vie devrait être à l'école, on devrait apprendre comment être équilibré l'importance de la gestion de son stress, de son sommeil. On devrait, on en a jamais entendu parler. J'en ai entendu parler à partir du moment que j'ai étudié, même pas à l'université en kin, on parlait pas de ça. À partir que j'ai fait naturo avec Matt Bouchard. Mais avant ça, t'en entends pas parler. Même en fitness, t'en entends pas tant parler du sommeil. Moi, pour ma part, quand je faisais des compétitions, mon coach poussait pas le sommeil. C'est pas un mauvais coach, c'est un très bon coach.
Non, mais compétition, puis c'est ça.
Mais on s'entend. Du coup, aujourd'hui, je le sais que si on m'aurait dit Hey, dors mieux, genre est comme catché que ok, genre peut-être qu'il y a une autre option aux amphétamines.
Tu peux dormir aussi pour récupérer.
Puis ça peut tellement avoir un gros impact. J'en ai une cliente là, elle est post-partum, sa petite elle a 5 mois, puis elle vient de recommencer l'université en même temps pour être infirmière. Elle est déjà infirmière, mais bref, peu importe. Puis là, elle, ça paraît tout de suite. Elle, elle a une semaine de marde en termes de sommeil parce que sa petite la réveille beaucoup. Comme ça paraît, son poids soit il stagne ou elle remonte une petite affaire. La semaine passée, elle a super bien dormi. Chris, sa petite a 5 mois, fait déjà des nuits de genre 6-7 heures là. Et comme moi, j'en profite. La semaine passée, elle a eu une super bonne semaine en termes de nuit. Elle a droppé 3 livres de même juste parce qu'elle a pas fait plus de cardio, on n'a pas coupé plus les calories, elle a dormi.
Puis elle est plus forte dans son entraînement.
Elle a des entraînements plus puissants.
Pas besoin de fat burner ou de pre-workout. Pas Dors, dors. J'ai fait un podcast là-dessus hier, là. Arrêtez votre pilule magique, votre fat burner, votre pré-workout. Dors, va te coucher, puis lâche TikTok le soir.
C'est ça, lâche ton sel dans le club le matin.
Mais c'est ça, pour vrai, comme, tu sais, arrête d'essayer de chercher la pilule magique ou la diète parfaite aussi.
Parce que oui, l'alimentation va beaucoup t'aider, mais encore une fois, tu es pas un poivron rouge Olympia, là.
Non, c'est ça.
Parce que oui, mais c'est parce que tu sais même, mettons, quand on reçoit des messages, il y en a beaucoup qui sont comme, ils parlent qu'ils ont fait des diètes de yo-yo tout le temps, puis ils s'attendent à ce que, mettons, pour le programme, ça soit encore une autre diète, puis que genre pour perdre du gras, puis tu es comme, faut que tu apprennes à manger.
Quand tu vas faire ça pendant un an, tu vas regarder en arrière, tu vas faire, hey, j'ai donc bien du progrès sans m'avoir mis intense, puis j'ai pas eu envie de me gommer pendant un an. Je leur dis, ok, tu peux-tu faire ça, je peux-tu faire ça, je peux t'enlever tous tes aliments sur ta diète, sur ton alimentation pendant un mois, tu vas perdre 30 livres. Mais le mois d'après, tu penses qu'il va arriver quoi?
Ben oui, c'est ça, tu vas tout reprendre, tu vas aller te garrotter, tu vas retourner binge. Tu viens me voir parce que tu veux plus ça, tu veux arrêter d'avoir des, littéralement c'est des troubles alimentaires, à cause de ce genre de diète-là. Moi je te donne une solution où est-ce que tu apprends à bien manger. Oui, c'est plus long un petit peu, mais est-ce que tu veux maintenir ça ou est-ce que tu veux encore continuer à faire le yo-yo tout le temps?
Exactement, parce que je leur dis après le 3 mois du programme, dans Think Fit, mais c'est là que ça commence. C'est là que ça commence parce que tu as tout appris, on a été là, on t'a aidé, tu as tes outils, mais là c'est là que ça commence. Continue comme ça puis tu vas voir dans un an Hey, Colline, j'ai réussi dans le fond!
C'est drôle parce que je me suis fait poser la question cette semaine à un moment donné dans mon Q&A puis c'était quelque chose comme si j'ai déjà atteint des bons résultats puis que je suis à mettons 90 dans mon plan, je me laisse un comme plus ou moins 10 de lousse, mais j'aimerais ça avoir encore plus de résultats, qu'est-ce que je fais? Puis là, j'avais juste répondu ben ça c'est le bout où faut que tu te poses la question à quel prix est-ce que tu veux plus? Parce qu'à un moment donné, si tu es déjà à 90% sur ton plan, on s'entend, tu es très sharp. Puis de donner entre guillemets juste un 10% de plus, c'est très très très assidu. Tu te laisses peut-être un ou deux repas d'un peu plus loose dans ta semaine, sinon tu es vraiment très sharp. Fait que rendu là, à quel prix tu les veux tes résultats de plus? Si tu veux prendre un petit peu plus de masse musculaire, si tu veux cutter un petit peu plus, ça implique qu'il faut que tu coupes quelque part. Et à quel point est-ce que tu es prêt à couper ça? Puis ça se peut que ta réponse change. Ça se peut que pendant un bout tu dises ben regarde, je vais l'essayer, je vais le couper pendant, mettons, un mois, je vais voir si j'aime les résultats. Puis rendu là, un, est-ce que tu aimes les résultats? Puis deux, est-ce que tu aimes plus les résultats que ce que tu as coupé?
Mais c'est ça que j'allais dire, ton autre question c'est pour combien de temps tu veux ces résultats?
Mais c'est ton why qui doit être assez fort aussi. On s'entend, pourquoi tu le fais dans le fond? Pour une photo, ok cool, après ta photo tu veux continuer? Fais-tu une compé? Souvent la réponse c'est t'as raison, j'ai pas tant envie dans le fond.
C'est comme je veux perdre 15 livres, pourquoi? Parce que je vais avoir plus confiance en moi puis me sentirais bien.
Mais tu peux le perdre dans un an ton 15 livres normalement, dans l'équilibre, dans la joie.
C'est ça, t'es pas obligé d'avoir envie d'être gagné pour perdre du gras. Pour combien de temps justement tu veux l'avoir? Puis moi c'est quelque chose que je me rends compte en en étant en prep aussi. Puis pourquoi j'arrête pas de dire que je le ferais pas à l'année? Parce que je préfère de loin mon équilibre à la shape que je sais que je vais avoir. Parce que les efforts qu'il faut que je fasse, puis encore là sont corrects, vu qu'on y va très très doucement parce qu'on a commencé de bonne heure, ça va, tu sais. Puis moi je suis déjà habituée d'avoir un bel équilibre de vie dans le sens que bien manger, je sais comment m'entraîner dans ma routine, ça va.
Tu es pas stressée quand il y a plus de poivron vert à l'épicerie?
Non, je suis stressée tout le reste du temps, par exemple. Oui, c'est un autre sujet. Mais c'est ça, mais Fait que je le sais que c'est pour un objectif là, mais je le sais qu'après le photoshoot, je vais recommencer à prendre un verre de gin ou 12 par semaine. Je vais recommencer à justement comme pas checker tant que ça mes quantités, de pas tout peser à la lettre parce que ça me gosse de peser tout le temps. Fait que parce que je le sais que je préfère de loin cet équilibre-là à la shape que je vais avoir. Puis don't get me wrong, j'adore la shape que je suis en train de bâtir. Tu es très belle en Merci beaucoup, j'adore la shape que je suis en train de bâtir, mais qu'est-ce que je préfère entre les deux? Moi je me vois cet été avec mes amis, mes occasions, ça me tente pas de leur dire oh non, je peux pas manger ça, oh non, faut que je fasse ça, oh mais là je peux pas, je peux pas aller à telle place parce que là je travaille, puis en plus dans mon horaire faut que je fasse mon workout puis mon cardio de 1 heure. Tu sais, j'ai pas envie de faire ça. Fait que faut que tu te demandes tu veux maintenir quoi comme équilibre de vie à long terme? Est-ce que tu veux— c'est correct d'avoir des objectifs précis, mais mais à long terme là, c'est quoi que tu veux?
C'est pas ça vivable.
Mais non, non, c'est ça, c'est pour ça je dis c'est correct de vouloir l'essayer.
Tu sais, mettons tu le sais pas, j'ai adoré ça, mais non, c'est ça.
Fait que tu sais, comme si un moment donné tu es comme j'ai envie de l'essayer de pousser la machine, c'est pour ça que nous autres on s'est dit regarde, on va y aller pour un photoshoot, on va y aller vraiment plus intense pour l'essayer, mais on sait pertinemment que c'est pour une date très précise qu'après son mois, 27 novembre, fait que Ouais, c'est ça, vous pourrez checker ça. Fait que c'est ça, fait que c'est comme, on sait très bien qu'après cette date-là, on va remonter. On sait très bien qu'on voudra pas maintenir exactement ça, on veut pas remonter nécessairement.
The flow is getting on.
Puis ça, c'est intéressant, faut faire attention, faut que vous soyez prêts. Puis toi, je sais que tu es prête, mais des femmes qui font des compés puis sont pas prêtes après, les rebounds, moi j'étais pas prête à ça. Hey, hein?
Hey, vas-y, parle-nous de ça.
Ben, câline, j'avais repris 20 livres, j'ai pesé 100 livres toute ma vie. J'allais dire, sur 97 livres, ça tombe bien. Ça fait du bien. Pour vrai, moi j'étais malheureuse là, j'étais pas prête. On me l'a pas dit là, quand j'ai signé le contrat, on m'a pas dit Hey, attention après. Ok, ouais, c'est ça, tu t'attendais pas à ça. Je recommence à manger comme avant, mais on s'entend, tu sais, pendant 4 ans là, pour vrai je l'ai fait. Moi quand j'ai décidé d'aller à l'université, je rentrais dans un dépanneur là, puis je suis comme Hey, j'ai le droit de tout acheter là. C'était de l'affaire. Pour vrai, je me sentais vraiment comme weird là, j'étais comme J'ai le droit pas tout prendre qui est là, tu sais. J'ai repris 20 livres de même.
C'est sûr, ton métabolisme il était plus où il était en début de course.
Dépression totale, j'étais rendue folle. Penser quoi, recommencer à consommer? C'est une roue. Fait qu'il y a des femmes qui sont pas prêtes à ça, puis les personnes font des diètes, ok, tu perds 30 livres, 40 livres, mais le jour que ton coach, t'as plus d'argent pour le payer ou tu décides d'arrêter, qu'est-ce qui se passe? Il barde. Puis il y a des femmes, des pressions.
Ah oui, c'est drôle parce que j'espère que ça lui dérangera pas que j'en parle, mais j'ai parlé à une femme dernièrement qui m'avait dit qu'elle avait déjà fait une compétition justement, puis suite à sa compétition, elle me dit j'ai juste pas eu de suivi de mon coach. Elle dit mon coach est comme parti en vacances pendant comme un mois, un mois et demi. Fait que pendant comme un mois, un mois et demi après là, zéro suivi post-compétition. Elle dit j'avais aucune idée quoi faire, comment m'arranger. Fait qu'elle dit j'ai tout repris là. Fait que moi je suis comme, tu sais, il y a le côté faut que tu prépares ton athlète mentalement à ce qui s'en vient. Moi je parle à du monde des fois qui me dit j'aimerais peut-être éventuellement faire une compète Day one, je suis comme avant même qu'on ait commencé à songer à peut-être, je veux que tu saches qu'est-ce qui t'attend pour la prep, mais je veux que tu saches qu'est-ce qui t'attend après aussi parce que le rebound sera pas facile non plus.
C'est vraiment pas facile.
C'est super important, mais comme les coachs, parce que je présume qu'il y a des coachs qui nous écoutent un peu là, faut que vous soyez présents, surtout les comme le mois avant-après là, faut que tu encadres ton athlète.
Je pense juste l'avertir que c'est ça qui va se passer.
Si, tu sais.
Puis moi, on me l'a pas dit ça, tu sais. Il m'a dit Hey, on va reprendre rendez-vous. J'étais comme Ouais, ouais. Tu sais, puis moi, je suis partie, ça a vrillé là.
Puis Alicia, tu as développé vraiment un très, très beau mindset à travers ces années-là. En même temps, oui, tu es allée à l'université en kin, puis oui, tu es allée aussi étudier en naturopathie, mais comment est-ce que tu as fait pour développer ton mindset à travers ça? Parce que je veux dire, tu es beaucoup, tu sais, tu es beaucoup dans le coaching, oui, mais coaching de vie aussi. Comment tu as fait pour partir de où est-ce que tu étais puis de développer le mindset pour arriver à je suis CEO, j'ai des compagnies en ligne, je me suis sortie d'un paquet d'affaires, puis non seulement ça, mais tu découvres une kind of nouvelle personnalité dans le sens où c'est tout si intense, mais tu es intense et inspirante en même temps.
Ben j'ai été beaucoup suivie, tu sais, psychiatre, psychologue, j'en ai fait beaucoup, beaucoup, beaucoup, ça m'a beaucoup aidé. Je dirais que les trucs qui m'ont aidé, je les applique avec mes clientes. Je me fais inspirer des plus grands. Moi, un trait de caractère que j'ai, je peux vous avouer, je suis une grande jalouse. Moi, je suis une grande jalouse, mais je l'utilise du bon terme, du bon sens dans le fond. Fait que toutes les femmes qui m'inspirent puis qui réussissent plus que moi, je vais aller tout le temps m'inspirer d'elles. Je vais aller voir ce qu'elles font, je vais acheter leur programme, je vais regarder ce qu'elles font, puis je vais aller chercher des techniques. Je vais— ils ont dit qu'ils ont lu ce livre-là, je vais aller le lire, tu sais. Fait que moi, ça, c'est quelque chose qui m'a beaucoup aidé. Puis aussi quelque chose qui m'a aidé, mais c'est mon fiancé Nick. C'est une des personnes qui m'a énormément aidée. Il a cru en moi. Je croyais déjà en moi, mais c'est une des personnes qui m'a vraiment poussée, qui m'a dit Hey, sors de ton hôpital là, puis tu vas voir qu'est-ce que tu peux faire. Tu sais, puis quand je l'ai rencontré, j'étais comme à la fin de tout ça. J'étais pas encore 100% guérie, mais je commençais. Puis il m'a vraiment beaucoup aidé à me pousser encore plus, tu sais. Je pense, j'avais, moi j'ai tout le temps été celle qui poussait les autres, puis moi on m'a jamais c'est poussé, tu sais. Fait que je pense que c'est une des personnes qui m'a beaucoup aidé, qui m'a apporté de la confiance que j'avais besoin. Puis pour vrai, j'essaie de me former toujours le plus possible, j'essaie de, tu sais, toi je t'admire beaucoup là, toi tu es toujours sur les podcasts et autres, puis ça j'ai dit tout le temps, moi je suis pas capable d'écouter les podcasts. Moi j'ai besoin de lire.
Moi c'est le contraire, je suis pas capable de lire, faut que j'écoute les autres.
Moi elle me disait, on va t'inviter à un podcast, ok, mais moi j'écoute pas de podcast. Fait que là j'essaie en écouter, tu sais. Puis mon chum, il est pareil, tout le temps, tout le temps ses podcasts en train d'apprendre. Moi, je lis. Moi, j'ai besoin de lire parce que lire, j'ai le contrôle de ma lecture, que si, ok, ça c'est plate, je passe à l'autre. Puis fait que j'essaie juste tout le temps de, d'apprendre, toujours d'apprendre. Pour moi, tu sais, le syndrome de l'imposteur, il était très présent dans ma vie, toute ma vie je l'ai eu. Puis je vous dirais que là, je l'ai plus là, ça fait 2 ans que j'ai plus ce syndrome-là. Fait que pour moi, c'était important tout le temps d'être capable d'apprendre, de comprendre le monde. Puis le fait que j'ai réussi à passer au travers de ça, ça m'a aidé aussi à apporter de la confiance, que maintenant je le sais que je suis capable d'aider. Tu sais, j'ai des filles qui signent là, puis tu sais, je dirais pas non, mais j'ai des clientes qui rentrent qui me disent ouais, moi je consomme de la poudre, je vais arrêter. Tu sais, j'en ai une couple qui m'ont fait ça dans le programme, puis je suis comme ok, go! Mais tu sais, légalement, je sais que je suis pas psy, mais sincèrement, même moi en désintox, je l'ai appris, la meilleure personne qui peut t'aider, c'est quelqu'un qui l'a, qui a réussi passer au travers, tu sais. Fait que j'ai appris, j'ai appris avec le temps, avec l'expérience, tu sais. J'ai juste 29 ans, je sais que je vais encore apprendre. Puis c'est ça, c'est pas mal autour de ça.
Moi je trouve ça très cool. Puis tu sais, comme 3 affaires de ce que tu as dit que je pense que les gens devraient retenir là. Un, on en a parlé dans le dernier podcast aussi, juste avant d'amener le point pour la confiance, tu sais. La confiance que tu as actuellement, c'est parce que tu as passé à travers puis tu as fait les démarches toi-même nécessaires puis tu as accompli ces affaires-là. Tu t'es seté des objectifs objectifs et tu les as accomplis. Cette confiance-là n'est pas venue du jour au lendemain. Je suis pas mal sûr que si on retourne il y a 10 ans, c'était pas le même monde.
Pas pour rien je me gelais là, j'étais même pas capable de parler devant le monde quand j'étais jeune. J'étais tellement gênée.
Aujourd'hui, elle est qui donne des conférences. 5 novembre la gang, conférence d'Alicia Marcelle Martine Bragalli.
Point 1. Point 2, l'environnement dans lequel tu t'es mise. Bon là, tu as parlé de ton fiancé, mais comme je suis pas mal sûr que tu vas avoir une équipe, un entourage qui t'aide et qui te supporte et d'aller chercher les gens nécessaires pour t'entourer puis t'encadrer puis te permettre d'aller où est-ce que tu veux comme un moment donné, ça c'est quelque chose qu'on dit souvent aussi, mais comme l'entourage est toujours plus fort que la personne, l'environnement est toujours plus fort que la personne. Fait que si à un moment donné, que l'individu, c'est ça, tu sais, si à un moment donné tu fais juste t'entourer de gens qui sont pas dans le même mindset que toi, qui ont pas les mêmes objectifs, qui te même te retiennent parce que peu importe les raisons, tu avanceras jamais aussi loin que tu pourrais.
Exactement.
Encadrer des bonnes personnes, c'est super important. De 3, c'était comment, c'était quoi mon 3e point?
Non, mais on va y aller avec Ali. Ali, si tu avais justement toi aussi 3 points que tu aimerais laisser aux gens pour les inspirer?
Ben, il a dit un petit peu l'environnement, faites le ménage. Les 5 personnes qu'on côtoie le plus, on y ressemble le plus. Puis ça, j'ai tellement fait du ménage chez la personne, tu sais. Moi, je l'ai fait l'exercice, j'ai écrit les 5 personnes avec qui je me tiens le plus, puis j'ai écrit à côté pourquoi je suis avec ces personnes-là, qu'est-ce qui me rassemble de ces personnes-là. Si la personne m'inspire pas ou elle me tire vers le bas, j'ai pas dit ok, je l'ai pas appelé puis dire regarde, on se parlera plus là. Non, non, c'est ça, je calcule mon temps avec cette personne-là. Puis naturellement, au fil du temps, je me suis séparée de ces gens-là. Fait que ça, c'est un des conseils l'environnement, les gens autour de nous, c'est super important. La deuxième chose, c'est demander de l'aide. Ça, je le dis toujours, je finis toujours avec ça quand on parle de toxicomanie. J'ai demandé de l'aide, puis oui, j'ai C'est moi qui ai pris cette décision, qui ai fait le changement, mais il a fallu quand même que j'aille demander de l'aide. Même si t'as pas d'ego là. Même si la désintox m'a pas tant aidée, moi ça m'aidait dans ma tête de me dire regarde, je fais ce que j'ai à faire quand même, je vais aux rencontres. Ça me portait, ça m'aidait. Donc demander de l'aide, c'est super important. Soyez pas gêné, autant dans un objectif, il faut demander de l'aide. Puis la troisième chose, ben équilibre. Équilibre dans tout. On n'est pas parfait, faite. J'en ai eu des rechutes, j'en ai eu des rechutes, mais j'ai fini par amener, passer le temps puis dire regarde, je n'ai pas de rechute, j'en ai pas reu, puis je suis bien contente. Mais on en a toujours des rechutes en fait. Donc mon conseil numéro 3, c'est surtout tapez-vous pas sur la tête. On peut, on n'est pas parfaite, peu importe votre objectif. Vous voulez arrêter de boire, vous voulez perdre du poids, vous voulez être équilibré, vous voulez partir une compagnie, peu importe votre objectif, on n'est pas parfaite. Vous avancez tous les jours un petit pas à la fois, puis même si c'est 1% d'amélioration, mais à la fin de l'année Tu vas regarder en arrière de toi, tu vas dire hey, j'en ai du progrès! Parce que des gens, des fois, ils vont aller trop all-in, ils sont comme ah, je fais pas assez! Ah non, là j'ai mangé du chocolat! Hey, calme-toi là, hier là c'était moins bon qu'aujourd'hui. Même si c'est un petit pas à la fois, ne te tape pas sur la tête.
Ça m'est revenu mon troisième point, le troisième point que j'aimais beaucoup que tu avais dit, c'est tu es quelqu'un de jalouse ou tu es quelqu'un qui a peut-être la compétition. Puis tu sais, comme tant qu'à moi là, ce côté jaloux-là, slash avoir un ego, c'est pas obligatoirement une mauvaise chose quand tu l'utilises pour te primer, pour te motiver à, ok, moi cette personne-là, ça me fait chier qu'elle ait plus que moi, je vais aller, je vais faire les démarches nécessaires pour me rendre là. Pas l'utiliser en disant comme cette personne-là a plus que moi, ah ben moi je suis une merde, ah ben moi aussi, ah ben moi ça, c'est pas capable. Moi aussi, c'est drôle parce que je l'avais fait, j'avais tagué un gars avec qui je travaille il y a une couple de semaines dans une story, parce que j'étais comme, ah, je l'ai vu faire telle charge au deadlift pour genre 7 reps, ok, il faut que j'essaie de faire ça moi aussi, go! Puis juste parce que j'ai marqué quelque chose comme hashtag j'ai un ego démesuré, quelque chose comme ça. Tu sais, comme on s'entend, juge pas que j'ai un ego énorme, mais juste assez pour dire que moi je vois ça, mais un peu, c'est ça, juste assez que moi je fais ça, puis je suis comme, ah ouais, ok, moi aussi je vais faire ça, moi aussi je vais essayer de le pousser. Puis comme, tu sais, c'est de le voir d'un côté, comment est-ce que je peux utiliser ça pour me pousser encore plus loin, tu sais.
Il faut de la compétition parce que sinon on serait tous lazy là, on serait tous assis puis on ferait rien. Là, il en faut de la compétition, puis il faut se nourrir de ça justement. Puis je trouve ça inspirant parce que si quelqu'un est capable de le faire, ben tu es capable aussi, et même mieux.
Ça t'enlève rien. Exactement. Tout à fait. Va t'inspirer.
100%.
J'adore ça, Ali. Merci beaucoup d'avoir été avec nous aujourd'hui.
Merci de l'invitation, c'est vraiment apprécié.
J'aurais pris encore des heures et des heures, mais je sais qu'on est sur un clock, fait qu'on la laisse partir. Mais vu on est quand même proche. D'après moi, on va faire d'autres podcasts si elle vient dans le—
Si jamais les gens veulent te suivre, en apprendre un petit peu plus sur toi, sur Tinky Fit, où est-ce qu'on vous suit?
C'est Ali Braggs sur TikTok, sur Instagram, Facebook. Puis il y a le Tinky Fit, il y a le Jungle Gym. Fait que vous pouvez me suivre sur les réseaux, Instagram.
Ouais, cool. Ben merci beaucoup d'être descendu jusqu'à Beattown, vous autres. J'espère que vous avez apprécié. Si oui, likez, partagez, taggez-nous, ça nous fait toujours plaisir.
Merci!
Fait que sur ce, on se revoit dans un autre épisode la semaine prochaine de Woke Up and Chose Violence.
Bye tout le monde! Salut guys!
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