Podcast 91 : La médecine naturelle avec André Saine

In this French‑language episode of the "Vivre jusqu'à 180 ans grâce au biohacking" podcast, host Alicia Marcelle Martine Bragalli (Ali Braggs), a naturopath and author, welcomes André Saine, dean of the Canadian Academy of Homeopathy and a veteran of natural medicine. The conversation opens with a bold claim that biohacking could enable people to live healthily to 180 years, setting the tone for a series aimed at women interested in healthy aging, fat loss and natural remedies. Saine recounts his upbringing in his father’s natural‑medicine clinic in Montreal, the legal battles the clinic faced with the College of Physicians, and the unconventional therapies his father used (electro‑therapy, bee‑venom injections, nutrition, and early electro‑lysis for epilepsy and multiple sclerosis). He then describes his own educational journey – from a brief stint in chiropractic, through naturopathic studies in Toronto, a clinical year in Oregon, and finally a doctorate in naturopathy – highlighting the scarcity of formal training in the 1970s and the role of pioneering teachers such as Dr Bonhomme. The dialogue shifts to a historical overview of conventional versus natural medicine, critiquing 18th‑century “heroic” practices (bloodletting, mercury) and tracing the emergence of alternative modalities (mesmerism, Hahnemann’s homeopathy, orthopathie, hydrotherapy, chiropractic, osteopathy, and naturopathy). Saine explains the principles of homeopathy, gives concrete examples (bee‑venom, onion, Zincum Metallicum), and shares several dramatic case studies, notably the recovery of a man with ankylosing spondylitis after three homeopathic doses. A substantial portion of the interview is devoted to the BNS (Bilateral Nasal Specific) technique, a manual‑nasal method Saine claims can release blocked sutures, restore neural function after concussions, and improve cognition, mood and physical health. He describes the anatomy (six nasal meatuses, eight insufflations) and reports anecdotal successes, including a disabled equestrian patient who regained energy and screen‑time capacity. The episode concludes with Saine’s perspective on the future of naturopathy in Quebec: ongoing regulatory negotiations, the disparity between Ontario (over 2 000 naturopaths) and Quebec (23), and his optimism that regulation will allow the profession to flourish. Overall, the podcast blends personal narrative, historical critique, clinical anecdotes, and practical technique instruction to promote natural‑medicine approaches as viable pathways to longevity and well‑being.
Chapters
On s'est moqué des frères Wright lorsqu'ils affirmaient que l'homme pourrait un jour voler. Pourtant, ils ont prouvé que c'était possible et l'avion existe aujourd'hui. On a aussi ignoré Thomas Edison quand il disait qu'on pouvait créer une source d'énergie indépendante. Et pourtant, lui aussi il a réussi et l'ampoule fait partie intégrante de notre quotidien. Alors si moi je te dis qu'on peut vivre jusqu'à 180 ans en santé, est-ce que tu me croirais? Te voici dans Vivre jusqu'à 180 ans grâce au biohacking avec Ali Braggs, naturopathe et autrice du best-seller C'est toi la boss de ta vie. Ce podcast est destiné aux femmes qui veulent vieillir en santé, perdre du gras et garder une apparence jeune avec des remèdes et techniques naturelles. Chaque épisode révélera les nouvelles technologies ou astuces de biohacking données par moi ou un expert pour enfin obtenir obtenir des résultats durables sans bousiller sa santé. Prête à commencer à rajeunir? On y va! Salut tout le monde, ici Ali Braggs dans l'épisode 91 et aujourd'hui, j'ai l'immense privilège de recevoir un homme incroyable qui est mon professeur. C'est un des plus grands experts mondiaux en homéopathie et un véritable pionnier pionnier de la médecine naturelle. Il est diplômé en médecine, docteur en naturopathie en 1982. Il est également certifié en homéopathie et enseigne cette discipline depuis près de 40 ans. Doyen de l'Académie canadienne d'homéopathie, André a consacré sa vie à aider les gens atteints de maladies chroniques graves et à transmettre son savoir unique à travers ses écrits ses séminaires et ses recherches. Prépare-toi dans cet épisode d'aujourd'hui parce que tu vas voir comment l'homéopathie et le biohacking pourraient peut-être un jour vraiment nous permettre de vivre jusqu'à 180 ans. Et en passant, c'est l'homme qui m'a aidé à réduire mes migraines jusqu'à 70 et j'avais une discussion avec lui tout à l'heure et il me disait même que ça devrait être à 100 Donc reste jusqu'à la fin du podcast que tu vas avoir le secret de comment il a fait pour m'aider à réduire mes migraines. Je vous présente André Senne! Allô André!
Salut Alicia Marcelle Martine Bragalli Martine Bragalli Martine Bragalli Martine...
Oui merci de me recevoir aujourd'hui!
Ah t'es bienvenue chez la vie!
On est même dans sa clinique aujourd'hui c'est tellement impressionnant il y a beaucoup de bibliothèques, beaucoup de vécu, beaucoup de recherches je suis vraiment choyée d'être ici aujourd'hui!
C'est mon plaisir!
Pour commencer André moi ce que j'ai adoré de vous c'est votre histoire en lien avec votre— votre histoire en lien avec la médecine et tout votre passion puis j'aimerais ça que vous commenciez à un peu montrer aux gens de quel monde vous venez, d'où vient cette passion pour la médecine naturelle?
Bon, moi je suis né à Montréal, puis mon père avait une clinique. Mon père était médecin, mais il pratiquait la médecine naturelle, qui était contraire à la médecine conventionnelle. Alors c'est pour ça que toute sa vie, il a eu des problèmes avec le Collège des médecins. Mais finalement, il a toujours gagné. À la fin, il a gagné en cour d'appel. Parce qu'il était toujours poursuivi par le Collège des médecins. La dernière fois qu'il est allé en cour d'appel, ils ont dit, les juges ont dit au Collège des médecins «Laissez-le tranquille, envoyez même pas d'inspecteur autour de sa clinique, même pas autour de s'approcher.» En tout cas, alors moi je suis né dans une clinique qui, la nuit, le soir, devenait nos chambres à coucher. Les salles de traitement devenaient nos salles de coucher. Puis quand il pleuvait dehors, nous, je me souviens, quand on venait de l'école, on jouait toujours dehors. On était toujours, toujours dehors. Mais s'il pleuvait, Moi, je restais dans la clinique puis je suivais mon père. J'allais d'une salle à l'autre puis lui, il prenait comme 2 à 3 heures pour examiner un nouveau patient. Il y avait 5 infirmières dans la clinique. Il y avait 4 salles de traitement. Il y en avait une salle de traitement qui pouvait recevoir peut-être 8 à 10 patients à la fois. Ça, c'était la salle des femmes. Il y avait la salle des hommes, 5, puis là, il y avait 2 autres salles pour des cas particuliers. Alors, il pouvait recevoir comme peut-être une vingtaine, 20-25 patients à la fois. Il voyait 125 patients par jour. Mais ils étaient 3 médecins et 5 infirmières.
Wow!
Puis lui, mon père, quand il examinait un nouveau patient, c'était à 3 heures. Alors moi, je l'ai vu souvent examiner un patient. Puis quand je suis allé à l'école, puis il nous montrait comment examiner un patient, je savais déjà, je l'avais toute faite. Je l'avais toute vue. Mais j'ai vu des cas extraordinaires. Comme je me souviens, il y avait, quand j'étais jeune, je parle de peut-être 4 ans, Il y avait un homme qui est venu, je me souviens très vividement. Il est venu, il était couché comme ça. Il était dans une chaise roulante, il était penché comme ça. Puis je l'ai vu au cours du temps devenir droit. Il est sorti de sa chaise éventuellement, puis il a marché. Alors, mon père, lui, c'était le—
Puis c'est quoi de la médecine naturelle, traitée comment?
Lui, il disait aux patients vous allez changer votre nutrition. Si vous ne changez pas de nutrition, vous n'avez pas besoin de venir me voir. Vous devez faire de l'exercice tous les jours. Vous devez gérer votre stress. Puis mon père utilisait l'électrothérapie. Il était spécialiste là-dedans pour aider comme la circulation.
Les flux sanguins. Les flux sanguins, oui.
Puis surtout les gens qui avaient l'épilepsie ou la sclérose en plaques, il faisait une électrolyse au niveau du cerveau. Ça faisait un courant électrique qui est très, très, très bénéfique. Puis lui, c'était le seul qui le faisait. Éventuellement, c'était le seul au monde qui le faisait.
Est-ce que c'est légal de faire ça?
Ben oui.
Oui, ok.
Ça a été développé par un professeur de l'Académie de médecine. Alors, et puis lui était le spécialiste mondial de l'utilisation clinique du venin d'abeille.
Ok.
Alors, les abeilles là, pssht. Alors, lui, il utilisait le venin en injection. Puis juste pour donner une idée, un patient qui venait, C'est un peu homéopathique la vallée d'abeilles parce que ça crée une inflammation pour traiter quelqu'un qui a de l'inflammation. Alors, il y avait, comme j'y voyais là, il y avait un patient qui venait avec toute l'arthrite rhumatoïde puis ils pouvaient pas bouger leurs doigts, tout ankylosé. Allez, prenez une injection, j'en ai pas une là ici, disons on prend un crayon. Allez, prenez, disons ça c'est une injection. Il injectait pas, il faisait juste toucher avec l'aiguille, pénétrer. Puis le juste pénétrer, il y a comme gouttelettes qui restaient là. Il faisait comme ça avec le venin d'abeille. Le venin dans la seringue comme ça, comme si la personne recevait des piqûres d'abeilles, n'est-ce pas? Puis en quelques heures, ouh, ça venait tout enflé comme si ça avait été piqué par des abeilles, puis ça brûlait. Mais le lendemain, le patient Incroyable. Parce que le corps rééchelle l'inflammation aux veines en guérissant.
Fait que c'est comme l'homéopathie comme tu disais. C'est ça, c'est comme l'homéopathie. Puis on va parler après, c'est quoi l'homéopathie là?
C'est comme homéopathique, semblable à la maladie. Puis il y avait des résultats extraordinaires, les gens venaient de partout dans le monde pour venir le voir. D'ailleurs, j'ai eu un patient moi qui m'a dit une histoire longtemps après mon père est à mort. Comment il était devenu patient de mon père. C'est parce que son beau-frère était à la douane canadienne. Il était pas un douanier, aux douanes. Puis, il y avait quelqu'un qui venait de Suisse pour se faire traiter. Puis, la personne a dit «Pourquoi vous venez vous faire traiter? Vous avez pas de médecin en Suisse?» Il dit «Ah, parce que je viens voir le Dr Sen.» Il n'y a pas de Dr Sen. Le douanier a dit «Il pratique où celui-là?» Puis là, il a envoyé son beau-frère qui avait la la spondylite ankylosante, lui aussi il marchait comme ça. Il s'appelle Émile Loubier, je me souviens très bien. Puis ça, c'était un miracle. Mais c'est comme ça, c'est par un patient qui venait de Suisse. Alors, les gens venaient de partout dans le monde, puis il y a des médecins qui venaient de partout dans le monde aussi pour venir apprendre les techniques de mon père.
Puis vous, en tant que jeune, comment vous avez vécu ça? Est-ce que vous aimez ça, à l'âge de 4 ans, voir votre père faire ça, ou au début vous aimez pas ça?
Non, moi c'est comme si c'était naturel, je voyais, Je ne savais pas qu'il y avait d'autres formes de médecine. On ne sait pas quand t'es jeune. Mais après ça, j'ai appris que, comme mon père, il allait toujours en cours parce qu'il se faisait poursuivre par le Collège des médecins. Il ne pratiquait pas la médecine traditionnelle. Alors lui, il se défendait toujours, mon père.
Je me souviens que vous avez dit «On n'est pas un vrai naturopathe si on n'a pas été en prison.» Je l'ai adorée celle-là.
Mais tu vois, mon père, c'est un survivant des massacres arméniens. C'est un Arménien. Alors, il est venu ici, il était orphelin. Puis c'est pas le Collège des médecins qui était pour l'arrêter. Alors, comme je t'ai dit tantôt, il est allé jusqu'en Cour d'appel du Québec, la plus haute cour du Québec. Puis les juges, ils ont tous été du côté de mon père. Son avocat a dit J'ai jamais vu une cause si injuste dans ma vie. Puis celui qui a dit ça, il avait comme 73 ans. Puis avant ça, il était Il s'appelait Philippe Casgrain, il était le doyen de la faculté de droit à McGill, puis il a dit aux juges Toi, puis toi, puis toi, je vous ai enseigné le droit, n'est-ce pas? Les 3 juges disent Ben, il dit sacrement, j'ai jamais vu une cause si injuste que ça. Puis c'était fini. Alors finalement, mon père a eu raison contre le Collège de médecins, mais toute sa vie, il allait en cours. La médecine qu'il prescrivait, ce que je voyais, c'était la bonne médecine. Mais après ça, j'ai pris conscience qu'il y avait une autre forme de médecine, la médecine conventionnelle, qui était très dangereuse. Puis mon père, d'ailleurs, mon père gardait souvent des journaux dans lesquels il était. Puis il y avait une photo dans le Journal de Montréal de peut-être 1904.
Est-ce que vous avez encore les journaux?
Non.
Ah!
Non. Peut-être. Chez mon frère. Mon frère gardait la maison, peut-être. Puis il y avait un... Ça se peut, ça se peut que ça soit encore là. Je me souviens de la première page du Journal de Montréal Le Dr Sen est contre la vaccination.
Pour vrai?
Oui, oui. Les années 60. Parce que lui trouvait ça dangereux. Il voyait des patients qui étaient—
C'est un conspirationniste qu'on dit là.
Pas que conspirationniste, c'est qu'il voyait qu'il y avait des gens qui venaient— Mal, seuls. Non, non, qui avaient perdu leur santé à la suite de la vaccination. Puis il y avait des moyens naturelles pour aider aux gens à surmonter les maladies infectieuses. Par exemple, lui, il était toujours fier qu'il n'avait jamais fait d'amidalectomie à une personne, à un enfant. Il dit moi, j'ai jamais fait ça parce que quand les gens venaient avec des enfants avec les amygdales inflammées.
Moi, je les ai faites enlever, justement.
Lui, il dit on traitait la personne, puis ça partait, puis ils gardaient leurs amygdales. Il disait toujours «On a les amygdales parce que le bon Dieu voulait qu'on ait des amygdales.» Exact.
Ça fait partie du système immunitaire aussi, on en a besoin.
Exactement. Alors moi, j'ai vécu là-dedans, puis mon père était médecin, mon frère était médecin, mon cousin était médecin, ma sœur était médecin, mes tantes étaient médecins, mon oncle était médecin. Wow! Il y avait beaucoup de médecins. Quand on est dans une réunion de famille, il y a beaucoup de médecins.
Ça doit faire des beaux parties, ça.
Mais comme ma sœur, et puis là mon père voulait que j'aille en médecine. Moi j'étais le 7e de 8, alors il y en avait 9 qui m'avaient précédé. Et puis quand je voyais ma sœur qui était allée à l'Université de Montréal, qui avait fait 5 ans de médecine, puis qui pratiquait, qui est venue pratiquer avec mon père, elle pratiquait pas ce qu'elle avait appris. Elle avait passé 5 ans de, peut-être plus, puisque peut-être elle a fait une résidence, je me souviens pas, mais elle a passé 5 ans ou plus apprendre quelque chose qu'elle apprend des sciences de base qu'elle ne pratiquera jamais. Alors moi j'ai dit non, je n'irai pas en médecine. Alors j'ai cherché pour voir s'il y avait une profession alternative, pas la médecine parce que je ne pensais même pas que ça pouvait exister une profession alternative. Mon père était médecin alternatif, mais je ne pensais pas qu'il existait une profession.
Ça aurait été bien qu'il ouvre son école.
Ouais, peut-être. Mais il était déjà occupé à traiter les gens. Et puis, j'ai pensé à étudier la philosophie parce que j'aimais beaucoup la philosophie, mais quand j'ai regardé qu'est-ce qu'ils enseignaient à la faculté, c'était plus comme de la théorie, ça n'a pas intéressé. Puis, j'ai pensé aussi à être ingénieur forestier, mais là, je vais travailler pour une compagnie, ça ne m'intéresse pas parce que moi, j'étais toujours intéressé par la nature, attiré par la nature. Et puis, je ne trouvais pas d'avenue après le cégep, alors j'étais allé décider d'aller vivre dans le bois. J'ai vécu 3 ans dans le bois en Gaspésie, j'ai construit mon chalet, un sauna. C'est encore là, il existe toujours le chalet. Puis quand j'étais en Gaspésie, parce que j'étais enfant d'un médecin, les Gaspésiens, il y avait beaucoup de gens là-bas qui ne savaient ni lire ni écrire. Et puis, ils se fiaient beaucoup à moi pour des conseils de santé. Une fois, ils avaient un petit garçon, il s'appelait Denis, il avait 10 ans, qui saignait de l'oreille. Alors, les parents sont venus me voir pour que j'amène Denis à l'hôpital. Pourquoi moi? Parce que j'étais fils de médecin, puis si le médecin parlait, eux autres, ils allaient comprendre. Le père, il s'appelait Fidim, puis la mère s'appelait Martienne. Puis le père, quand il m'a vendu sa terre, il a signé avec un X. Il n'était jamais allé à l'école. Alors là, il voulait que j'amène son garçon Denis à l'hôpital qui était à près de 25 milles de chez nous. C'était en plein milieu de la péninsule, c'était à Murdochville. Alors je l'amène là, il y avait une salle d'attente, il devait y avoir peut-être 50 personnes dans la salle d'attente. Puis finalement, je vois le docteur. Et puis là, il me reconnaît parce que moi je faisais du sucre d'érable, j'avais recommencé la tradition de faire du sucre d'érable en Gaspésie. Les vieux avaient tout arrêté ça, ils avaient acheté du sucre blanc. Puis moi, j'avais recommencé la tradition. Puis là, ils se mettent les deux pieds sur le bureau, ils s'allument une cigarette, puis ils me parlent de faire le sucre d'érable, parce que lui, il venait de la région de Québec, puis il avait connu les érablières, puis faire le sucre d'érable, mais pas à l'ancienne comme moi je faisais dans le bois. Alors, elle était intéressée à peut-être s'acheter une terre pour faire ça. Puis là, pendant ce temps-là, pendant qu'il fumait sa cigarette puis il me demandait des questions, il avait écrit une prescription pour l'enfant, pour Denis. Il y avait 3 médicaments. Un analgésique, un antibiotique puis de la Tiva. Pour calmer l'enfant.
Pourquoi?
Comme s'il était pas excité en fait.
Juste au cas.
Non, c'est parce qu'après j'ai appris que ce médecin-là, il prescrivait la Tilva à tous les patients. Tous les patients. Tous les Gaspésiens qui venaient le voir recevaient de la Tilva. Puis 10 ans. Incroyable, hein? Puis après ça, j'ai appris plusieurs années plus tard, peut-être 20 ans plus tard, que le petit gars, il était encore sur la Tilva.
Oh my God!
Non, pas parce que moi je l'avais acheté puis je lui avais donné, mais plus tard, il est allé voir le médecin Moi, j'étais pas là. Puis le médecin, il lui a re-prescrit de la Tyvan, puis là, il a été sur la Tyvan. Il a été, ça lui a pris longtemps, longtemps pour sevrer de la Tyvan.
Mais c'est un gros sevrage quand tu veux arrêter, oui.
Oui, puis lui, peut-être il y a 15 ans, il avait commencé peut-être, je sais pas là, mais j'ai su plus tard, puis j'avais quitté la Gaspésie pour les études.
OK, vous êtes retourné aux études par la suite en quittant le bois?
Ben moi, quand j'étais dans le bois, puis là j'ai dit Puis là, le médecin avait écrit sa prescription. Puis j'ai dit Vous ne l'avez même pas examiné. Il saignait de l'oreille. Ah, bon, OK, OK. Là, il sort son otoscope, il regarde. Il n'a pas changé la prescription, il m'a donné la prescription, puis tout ça. C'est parce que j'ai dit— Puis il avait fumé sa cigarette. Ce n'est pas une belle image, la médecine. Non, vraiment pas. Surtout Lativa, qui ne regarde pas dans l'oreille. Pis il fume sa cigarette. Bon. Alors moi je me suis dit si je reste en Gaspésie, il n'y aura pas de soins, il n'y aura personne pour donner des soins de santé. Puis, à cette époque-là, on avait une terre en Ontario, pis mon frère m'avait demandé d'aller sur la terre pour couper du bois. Il dit tu pourrais-tu venir avec un bûcheron? Pis je t'emmène à Fedim, qui est un bûcheron. Je suis allé avec lui en Ontario pour couper du bois sur la terre de mon père. Et puis là, mon frère, il m'a vu que je me déboîtais souvent l'épaule. Puis il fallait que quand je me déboîtais l'épaule, là je perdais tous les sens dans le bras, dans la main. Il fallait que je me tire l'épaule vers le bas pour qu'elle rentre. Puis là, il fallait que j'attende parce que je pouvais même pas bouger les doigts. Wow! Pendant peut-être 2 ou 3 minutes, c'était mort. Il y avait plus de chose. Puis ça arrivait une fois par jour à peu près. Pis c'est arrivé au moins pendant 3 ans, les 2 épaules. Alors avant d'aller vivre dans le bois, je me suis fait opérer l'épaule gauche, pis elle est jamais sortie depuis ce temps-là. L'épaule droite, je voulais pas la faire parce que le chirurgien dit «Tu vas être comme ça pendant 3 semaines.» Tu vas être comme ça pendant 3 semaines. Fais-en une, tu reviens dans 3 mois, on va faire l'autre. Je suis jamais retourné. Mais quand mon frère m'a vu que je me déboîtais l'épaule, il dit «Pourquoi tu vas pas en chiropraticien?» Ah, c'est quoi ça? Et là, il m'a fait voir un chiropraticien, j'étais vraiment dans le bout de la ferme, puis j'étais là juste pour 2 semaines, je l'ai vu 2 fois, puis le chiropraticien a dit si tu fais attention, elle sortira jamais ton épaule. J'ai dit lui, il connaît pas son affaire parce qu'elle sort tous les jours, en moyenne une fois par jour, des fois 2 fois, 3 fois, mais en moyenne une fois par jour depuis 3 ans. Ça fait plus de 1000 fois qu'elle est sortie. Elle est jamais sortie.
Wow!
Puis ça, c'était en 60 et 13 à peu près, 114. Ça n'est jamais sorti à l'époque. Jamais, jamais, jamais. C'est extraordinaire quand même. Et puis quand j'ai décidé, là je me suis intéressé à la chiropratie parce que dans le bureau du chiropraticien, il y avait une petite brochure puis c'était marqué qu'il y avait comme des principes que j'ai trouvé ça bien intéressant. C'est qu'il y a des causes aux maladies. Oui, ça c'est vrai. Mon père parlait toujours de ça. Puis c'est la cause qu'il faut affecter. Là, j'entendais mon père parler. Puis, c'est le corps qui se guérit lui-même. Ce n'est pas le médecin qui guérit, ce n'est pas le docteur, ce n'est pas le chiropraticien, c'est la vie dans le patient qui guérit. Alors, je dis il a raison. Puis, la troisième chose, c'est que pour la chiropratique, c'est s'il y a une interférence au niveau de l'influx nerveux, il va avoir une fonction qui ne marchera pas au bout de cette ligne-là. Puis, dans mon cas, c'était vrai. Dans mon cas, l'épaule, miraculeusement, n'a jamais débarqué. Jamais, jamais depuis. Et puis, j'ai su que c'était mieux parce qu'au printemps, ça c'était à l'automne, comme au mois d'octobre, puis au printemps, je me promenais le long d'un lac, puis j'ai pris une pierre, puis je l'ai lancée. Boum! Pis là, j'ai dit, c'est la première fois en 5 ans que je lance quelque chose. Parce qu'avant ça, je lançais comme ça. Parce que si je faisais ça, elle serait déboîtée. Pis là, j'ai dit, c'est vrai, elle s'est pas déboîtée depuis le mois d'octobre, c'est extraordinaire. Pis je dis, ok, je vais aller étudier la chiropratie, je vais aller voir qu'est-ce que ça a l'air. Je me suis inscrit, ils m'ont accepté.
Où vous êtes allé?
À Toronto.
Toronto.
Alors, je suis parti avec un sac à dos pis des bottes de bois. Puis en autobus, puis j'étais arrivé là-bas, je connaissais personne. J'étais arrivé juste avec mon sac à dos. Puis là, j'ai trouvé un appartement, puis là, j'ai étudié.
Est-ce que votre père était encore vivant à ce moment-là? Il était pour que vous soyez chiropraticien?
Il était pas contre. Il connaissait pas tellement la chiropratie, mais après, je l'ai référé à un chiropraticien qui a réglé un problème de sciatique qu'il avait, puis c'est devenu son ami. Son ami de personnel. Alors, il a bien aimé la chiropratie. Alors, une semaine dans le cours de chiropratie, les professeurs s'introduisent. Puis, un professeur, il s'appelait Joseph Bonion, il écrit son nom Joseph Bonion, DC, qui veut dire chiropraticien, puis il met MD avec HOM en parenthèse. Je ne savais pas ça voulait dire quoi. C'est des lettres que je connaissais. Je connaissais MD, DDS, dentiste. ND.
Je rêve au ND.
Je connaissais pas ça. Alors, après le cours, je m'assois à la cafétéria. Je sais pas qui a initié, c'est-tu lui qui s'est assis devant moi, ou c'est moi qui me suis assis devant lui. Mais je suis assis devant le Dr Bonhomme à la cafétéria après son premier cours. Et puis je dis «Dr Bonhomme, ça veut dire quoi ND?» Là, il m'explique. Ah, je dis «C'est intéressant.» J'ai dit C'est quoi HOM?
Mais ND, on peut le dire, c'est docteur naturopathe qu'on peut dire?
Docteur en médecine naturopathique.
C'est ça, puis HOM?
HOM, c'est homéopathie. Alors, il s'est spécialisé en homéopathie, c'était sa spécialité. Alors, il dit, quand je lui demande c'est quoi l'homéopathie, il dit C'est un peu compliqué. Il dit Viens voir comment je pratique, puis tu vas peut-être mieux comprendre. Il dit je pratique le mardi soir, puis jeudi soir à telle place, puis le samedi. Une ou deux semaines plus tard, je vais à son bureau, c'était comme après les heures de salle de soirée, il était comme 7 h, j'arrive là, il y a une salle d'attente vide. Je savais qu'il y avait quelqu'un dans le bureau, puis je l'attendais parler. Puis je m'assois dans la salle d'attente, Puis il y avait une petite brochure, c'était marqué The National College of Naturopathic Medicine. Le collège de médecine naturopathique national. Wow! J'ai dit Hey, ça c'est ça que je cherche. La médecine naturelle. Un médecin de médecine naturelle. Tu apprends toute la médecine, mais juste— Comme mon père. Comme mon père. Mais à l'école. Tu vas à l'école pour apprendre ça. Ah, j'ai dit Ça c'est génial. Puis là, la porte éventuellement s'ouvre, il laisse partir la patiente. Là, il m'invite. Puis, il y avait une autre patiente qui était venue entre-temps. Elle est venue s'asseoir. Il l'a invitée. Je ne me souviens pas qu'est-ce qu'elle avait son problème. Il l'a vu pendant 10-15 minutes. Il a prescrit un remède. Puis là, le prochain patient, c'était un homme d'à peu près 42 ans. C'est un dermatologue qui avait de l'eczéma. C'est tellement drôle, OK. Qui a eu de l'eczéma toute sa vie.
OK. Wow, le dermatologue.
Il a insisté au moins 3 fois, si c'est pas 4 fois. Je crois pas à l'homéopathie. Non, non, je ne crois pas, Docteur Bonhomme, à l'homéopathie.
Je suis assise devant vous, mais je n'y crois pas.
J'y crois pas, mais vous avez vu 2 de mes patients que vous avez guéris complètement de leur eczéma. Mais je ne crois pas à l'homéopathie. Il voulait vraiment que le Docteur Bonhomme comprenne qu'il ne croyait pas à l'homéopathie.
Ses antibiotiques n'ont pas marché, je pense.
En tout cas, le Docteur Bonhomme fait une entrevue d'à peu près 1 heure et quart, à peu près, si je me souviens bien. Puis là, après ça, il m'invite d'aller dans une antichambre juste à côté. C'était comme sa pharmacie. Puis, il y avait 2 murs avec tout un meuble comme en chêne avec tous des petits tiroirs. Là, il ouvre un petit tiroir, il prend un petit bout de papier, puis il écrit Zinco Metallicum 10M Alors, c'était du latin. J'avais appris le latin, j'ai dit Ah bon, finalement, ça va servir.
Ça va servir à quelque chose.
Oui. Puis là, il prend, il ouvre un autre tiroir, il prend une poudre, il met une petite poudre, à peu près la moitié d'un un petit pois vert, les petits pois secs, la moitié de ça, une petite poudre, il met ça dans l'enveloppe, il la ferme d'une façon très systématique, puis là, il va voir le patient. On retourne dans la salle, il donne au patient, il dit vous allez prendre le petit sachet, vous allez l'ouvrir, mettre la poudre dans un verre d'eau, brasser vigoureusement, vous allez prendre une cuillerée, puis vous allez revenir dans 6 semaines. Une cuillerée de cette petite poudre-là. Ça veut dire qu'il prend Un millième de la, non pas un millième, un cinq centième de la petite poudre. Puis, j'étais pas là quand il est revenu, mais j'ai trouvé ça extraordinaire. Mais il y avait un étudiant de deuxième année qui s'appelait Bob, qui allait voir souvent le Dr Bodian pour apprendre l'homéopathie de lui. Puis Bob a vu le dermatologue quand il est revenu comme 6 semaines plus tard, il était dans le bureau, puis il me l'a conté. Il dit Tout son examen amplifié. Partout où il y a eu des examens dans sa vie, ça amplifiait. Excepté la paume des mains et la plante des pieds, il y avait eu des examens partout. Puis c'est tout parti petit à petit. Puis quand, le 6e semaine, c'est tout parti. Il dit Pour la première fois de ma vie, j'ai une peau de bébé. Il avait dit. Puis là, moi c'est ça. Alors ce soir-là, non seulement j'avais découvert ma profession, la médecine naturopathique, par la petite brochure, mais ma spécialité, l'homéopathie. Puis tout de suite, j'ai appliqué pour aller étudier en Oregon, mais pour certaines circonstances, j'ai fini mon cours de chiropratie. Puis après ça, je suis allé en Oregon, puis ça a été une bonne chose.
OK, vous avez fini votre chiropratie. Je pensais que vous l'avez pas fini. OK.
Oui, parce que moi j'ai appliqué, puis ils disent Ben, tu peux pas venir avant l'année prochaine. C'était déjà le mois d'octobre, c'était peut-être la fin octobre. Ils ont pas de session qui commence au mois de janvier. Si tu veux venir au mois de septembre l'année prochaine. Alors, j'ai appelé puis ils m'acceptent pour septembre de l'année d'après. Par contre, moi, je décide de ne pas y aller parce qu'il aurait fallu que je recommence toute ma première année. C'est parce qu'en Oregon, ils étudiaient l'anatomie puis la pathologie en même temps. Ils allaient par système. En disant, à l'automne, vous faites le système cardiovasculaire. Il faisait l'anatomie, l'histologie.
C'est bien, je trouve, faire ça comme ça.
Nous, on faisait séparé. Le diagnostic puis la thérapeutique, tout d'un bloc. Puis il fallait par bloc. Alors moi, en première année, j'ai fait juste l'anatomie. Puis la pathologie, c'était en deuxième année. Il faisait comme les sciences de base, microbiologie, histologie.
Comme on fait à l'école.
Oui, en première année. Alors il aurait fallu que— non, ça aurait été impossible de transférer. Il fallait que je finisse mes sciences de base. Alors là, j'ai fait 2 ans, puis là, j'étais prêt à y aller. Mais j'ai dit Hey! J'apprenais l'anglais passé avec Dr. Bonhomme. J'utilisais mes mains, puis j'aimais ça. Puis j'ai dit Je vais faire une année clinique. Une année clinique pour utiliser mes mains, puis après ça, je vais aller là-bas. Puis là, après 3 ans, il restait 9 mois. J'ai dit Je suis bien tanné.
Oui, c'est ça, tant qu'à.
Puis j'utilisais tellement la nutrition quand j'étais à l'école de chiropraxie, Que quand il y avait un examen, disons d'anatomie, moi j'étudiais la nutrition. Puis les autres, mes collègues, étudiaient l'anatomie parce que moi je l'avais écouté dans la classe. Ou je savais, mais j'étudiais la nutrition pour moi-même. Jusqu'à un tel point que quand on était en 4e année puis on avait un cours de nutrition avancée au Collège de Québec-Ouest, les étudiants sont allés voir le doyen pour que j'enseigne moi la nutrition. Mais je n'ai jamais enseigné, par contre. Mais ça a été une bonne chose parce que quand je suis arrivé en Oregon, on m'a demandé là-bas éventuellement d'enseigner les manipulations. Puis pendant que j'étais étudiant, j'étais professeur à plein temps. J'enseignais tous les cours. Wow! J'ai bien du fun. Et puis j'étais bien chanceux parce que quand je suis allé en Oregon, un naturopathe de l'Ontario qui était aussi médecin, il s'appelait Léo Roy, il m'a dit «Oh, t'es bien chanceux d'aller étudier là-bas, Il dit «Sois sûr d'apprendre du docteur John Bastyr.» Je dis «C'est qui ça John Bastyr?» Il dit «C'est le meilleur.» C'est le meilleur médecin au monde. C'est ça qu'il m'avait dit, je me souviens. Il était Canadien-Français Léo. Il était dans l'Ontario. Il dit «C'est le meilleur médecin au monde.» Wow! Puis, il connaissait mon père, mon père le connaissait. Alors, j'avais comme une petite introduction. Mon père venait à une conférence en Alberta. Puis, Dr. Bastien était là, puis ils s'étaient connus. Alors, quand je suis allé en Oregon, la première semaine, Dr. Bastien nous donne un cours sur l'endocrinologie. Puis, je vais le voir, puis je dis, à la pause, je dis «Y a-tu quelqu'un?» Lui, il venait de Seattle, puis nous, on était à Portland. Il y avait 3 heures de différence de voiture. Il avait conduit. Puis, j'ai dit «Y a-tu quelqu'un qui...» Parce qu'il devait nous donner un autre cours dans l'après-midi. J'ai dit «Y a-tu quelqu'un qui...» qui va vous inviter à aller luncher. Non? Il dit moi je connais une bonne place, c'était une place qui faisait des, comment ça, des Moyen-Orient, du hummus, du baba ghanoush. J'ai une place à côté, je peux vous amener. Alors là, c'est là que je lui demande, je dis peux-tu que j'y aille avec toi? Il dit ah, t'apprendras rien André, il y a rien à apprendre. C'est parce que j'ai appris plus tard que Il y avait une étudiante 11 ans avant moi, peut-être pas 11 ans, peut-être 7 ans avant moi, qui avait fait un internat avec le Dr Basset puis avait volé ses livres.
Wow!
Puis elle était bien la marde par rapport à ça. Mais finalement, je l'ai convaincue d'aller apprendre avec lui. Puis là, toutes les semaines—
Vous avez appris du meilleur.
Bien oui, toutes les semaines, j'allais à Seattle de Portland pour aller apprendre avec lui. Puis ça a été vraiment— Moi, j'ai été très, très chanceux parce que j'ai appris Comme la dernière génération des vieux là. Parce que mon école, c'était la seule à l'époque de médecine naturopathique. Puis en 1973, je pense qu'il y avait un étudiant qui avait gradué. Ça tenait juste par un petit bout de fil notre profession.
Comme une goutte.
Non, un petit bout de fil qui tenait la profession. Mais ça, c'était en juin, il y avait un étudiant qui a gradué. Mais en septembre, Il y avait comme 45 hippies qui étaient sortis du bois puis qui sont venus étudier.
Ça, c'est la photo que vous nous avez montrée en cours.
Oui, c'est ça. Alors, il y a 45 étudiants qui sont venus. Je le lis dans un autre livre ici. Qui sont venus pour l'étudier puis les professeurs, ils croyaient pas. Il y avait un étudiant en 4e année puis il y avait 6 professeurs. Wow! Il y avait plus de professeurs que d'étudiants. Mais là, la professeure était comme sauvée. Pis là, elle a beaucoup, beaucoup, beaucoup grandi depuis. Maintenant, il y a plusieurs écoles.
Pourquoi il y a autant de guerre entre la médecine conventionnelle et naturelle ou chronique?
Ça fait longtemps.
Ça part de où selon vous?
Ça part de la médecine du 18e siècle. On appelait ça la médecine héroïque. En fait, ça vient un peu plus en avant. Il y avait Francis Bacon qui était un philosophe, un scientiste britannique au 17e siècle, il a dit «Le rôle du scientifique, c'est plus d'étudier la nature, d'observer, mais de contrôler la nature.» Puis si tu extrapoles ça à la médecine, c'est-à-dire de contrôler la maladie.
C'est fou.
Alors, la médecine de plus en plus, elle devenait agressive. Puis ils ont appelé ça la médecine Héroïque. Alors, c'est-à-dire, on saignait les patients, on mettait des sangsues, on les brûlait.
C'est pas la maniaque aussi, vous disiez? À l'arsenic?
Non, le mercure.
Le mercure.
On leur donnait du mercure par le rectum, par la bouche. Si tu regardes comment le premier président américain a été tué, c'est par la saignée. Mozart est mort par la saignée. Beaucoup de personnes de la famille de Napoléon sont mortes par la saignée. S'il y avait la grippe, on meurt pas de grippe quand t'es jeune. L'empereur de l'Empire romain, il est mort à 42 ans, il avait un problème digestif puis il est mort.
Mais pourquoi les gens ont tant—
Il saignait les gens jusqu'à 65 ou 70 de leur sang. Mais si quelqu'un perd 40 de son sang, c'est garanti qu'il va mourir. Presque garanti qu'il va mourir. Mais il saignait les gens jusqu'à un point que c'est certain qu'ils allaient mourir.
Pourquoi les gens croyaient à ça selon vous?
C'était la théorie, c'était si une saignée «Ne fonctionne pas, faites une autre saignée.» Alors ça, c'est la médecine héroïque. Puis, ils brûlaient les gens, puis ils leur donnaient des doses toxiques de mercure. Ils donnaient tellement de mercure que quand ils arrêtaient de donner du mercure, c'est quand la personne était mercurialisée. Une personne mercurialisée, c'est quand ils perdaient leurs dents. Quand les dents commençaient à tomber, puis toutes les gencives étaient enflées, ça saignait.
C'était un peu trop.
Non, non, il disait, Ils sont saturés, ils n'en ont assez.
Oh my God!
Oui. Mais ces gens-là qui étaient mercurialisés, quand ils mouraient, ils faisaient une autopsie, ils trouvaient, il y a eu des cas, ils l'ont rapporté dans la littérature, il y avait une tasse pleine de mercure, du pur mercure qui était enquisté dans le foie. Wow! C'est ça, le foie, il—
Il était engorgé.
Non, le foie, il prenait le mercure puis il le mettait comme dans un kyste pour le sceller. Mais c'était du mercure pur, qui était comme une tasse de mercure pur. C'est pour ça que les gens avaient pris beaucoup, beaucoup, beaucoup de mercure.
Mais au fil du temps, ça n'a pas fait peur des gens de dire Mon Dieu!
Mais c'est ça. Là, il a commencé à y avoir des alternatives. Les gens ont dit, certaines personnes, parce qu'il y a toujours des révolutionnaires, alors des gens qui ne sont pas de bon sens. Mais comme aujourd'hui, les gens ne se révoltent pas contre la médecine traditionnelle, n'est-ce pas? Mais c'est une médecine qui est folle, qui est absolument Le contraire de ce que devrait être la médecine. Les gens ne le voient pas, ils pensent que c'est le meilleur que la science peut offrir. Puis les médecins, ils le disent eux-mêmes, ils disent «Nous, on pratique le meilleur de ce que la science nous dit.» Puis la médecine alternative, eux autres, ils ne sont pas scientifiques, ils ne connaissent rien. Mais en fait, c'est tout le contraire. C'est comme la plus grosse illusion qui peut exister en science, ce serait le fait que les médecins croient qu'ils pratiquent une médecine qui est bonne et scientifique, mais quand pourtant les faits montrent qu'elle est très, très dangereuse, puis c'est pas scientifique. C'est vraiment pas scientifique. OK, alors, il y a eu des alternatives qui se sont développées contre la médecine conventionnelle. La première, ça a été Mesmer avec le mesmérisme, de guérir avec les mains. Mais il était pas bon brosseur, ça s'est développé, mais pas jusqu'à aujourd'hui.
Même moi, j'ai de la misère à y croire. Ouais, c'est quelque chose que j'ai appris avec vous là.
Puis, mais pas longtemps après, peut-être une dizaine d'années après, après Mesmer, ça a été Hahnemann. Non, un peu plus longtemps.
Vous allez nous parler de lui là.
Hahnemann, c'est en 1890 qu'il a commencé à développer l'homéopathie.
Ça fait 200 ans, c'est plus que 200 ans, 235 ans.
Alors, il a développé l'homéopathie, puis ça, ça a été vraiment tout un système Hahnemann était un bon professeur, il écrivait beaucoup, clairement.
C'est un vulgarisateur.
Non, c'était pas vulgaire ça, c'était un révolutionnaire. Un révolutionnaire qui connaissait très très bien l'histoire de la médecine. Il connaissait tellement bien l'histoire de la médecine qu'il pouvait lire presque toute la littérature en histoire de la médecine. C'est-à-dire qu'il pouvait lire le latin, le grec, l'espagnol, l'italien, l'anglais, le français, l'allemand, mais il pouvait aussi lire des langues qui étaient utilisées pour l'histoire de la médecine comme l'arabe, l'hébreu, le chaldéen, l'araméen. Toutes des langues anciennes. Mais ça veut dire qu'il voulait lire toute l'histoire de la médecine, puis il a eu accès à deux bibliothèques, deux grandes bibliothèques qui avaient les textes en arabe, qui avaient encore les textes en en chaldéen, puis en araméen. Alors lui, il pouvait les lire, puis il a pu comprendre toute l'histoire de la médecine. Puis en comprenant l'histoire de la médecine, il a vu les fautes de la médecine, puis aussi les grands principes de la médecine. Puis c'est lui qui a créé la plus grosse révolution en médecine. Après ça, il y a eu d'autres qui ont créé des révolutions, comme il y a eu aux États-Unis un autodidacte, Thomson, qui a développé la médecine botanique. Il y a eu Preschnitz en Allemagne qui a développé l'hydrothérapie. Il y a eu Jennings aux États-Unis qui a développé l'orthopathie, c'est-à-dire l'hygiène de vie. C'est-à-dire lui traitait les gens, il leur donnait des mie de pain, des boules de mie de pain qui étaient colorées, mais c'était de la mie de pain. Puis il leur disait «Là, vous arrêtez les produits laitiers, la viande, tous les produits animaux, puis vous allez manger telle, telle chose.» C'était une diète vegan, parce qu'il interdisait tous les produits animaux, une diète vegan, puis il les faisait jeûner. Puis là, il dit Vous allez prendre cette petite boule, la boule bleue, 2 par jour. Mais c'était de la mie de pain qui était colorée avec des colorants naturels.
Un placebo.
Un placebo. Puis après 20 ans de pratique comme ça, il avait tellement une bonne réputation qu'il n'y avait aucun médecin de médecine traditionnelle qui pouvait pratiquer dans son comté. C'est-à-dire, pense si au Québec, disons, on était dans un comté, il y aurait un médecin de médecine naturelle, puis il n'y aurait aucune autre forme de médecine parce que tu ne pourrais pas survivre. Tellement qu'il était bon. Tellement qu'il était bon, les gens le savaient. Alors, après 20 ans de pratique comme ça, il a décidé de publier un livre puis de révéler qu'il donnait de la mie de pain, mais son approche de diète végétalienne et d'un régime de vie qui correspondait aux lois de la nature fonctionnait très, très bien. Puis, il a développé toute une école de pensée. Après ça, il appelait ça l'orthopathie. Ortho, c'est droit, pathie, maladie. Mais c'est pour dire qu'en vivant une vie saine, la santé va venir spontanément. Puis, il a eu raison. Puis il y en a d'autres qui ont dit On va associer ça avec l'hydrothérapie. Ça a bien fonctionné l'hydrothérapie.
On en a parlé de l'hydrothérapie dans un podcast.
Oui, oui. Puis alors, ça a bien fonctionné l'hydrothérapie avec l'orthopathie. Puis il y en a d'autres qui ont décidé de prendre l'hydrothérapie puis le combiner avec l'homéopathie. Mais Hahnemann l'avait déjà fait, mais il y en a d'autres qui ont décidé de faire plus systématique. Alors ils ont combiné ça, puis il y en a qui ont combiné les 3, plusieurs disciplines. Puis ceux qui ont combiné le plus de disciplines, ça a été les naturopathes à la fin du 19e siècle. Mais juste avant que les naturopathes débutent, il y a eu les chiropraticiens puis les ostéopathes. Eux autres, ils ont développé la médecine manuelle comme dans la tradition de Mesmer. Mais à peu près 100 ans après, un peu plus de 100 ans après Mesmer, la médecine manuelle. Puis aujourd'hui, ça existe jusqu'à aujourd'hui. Puis après ça, tout de suite après, comme les ostéopathes, c'est en 92 à peu près. Les chiropraciens en '95, puis les naturopathes en '96. Alors à peu près en 5 ans, il y a eu 3 professions. En 1800? Pas 1900. T'avais 100 moins 3 ans. 97 ans de moins. En tout cas, peu importe. Alors ces 3 professions-là se sont développées, mais les naturopathes, eux autres, Ils ont décidé de— l'idée de la naturopathie, c'est d'assembler toutes les médecines naturelles en une profession. Et puis ça s'est développé pas mal aux États-Unis, ça s'est commencé aux États-Unis, mais en fait, les racines, c'était beaucoup en Allemagne. L'hydrothérapie en Allemagne, l'homéopathie en Allemagne. Alors la tradition était européenne Mais avec le système libéral américain, ça a pu se développer. Tandis que dans d'autres pays où il y avait un gros contrôle autoritaire de la médecine traditionnelle, ça ne pouvait pas se développer. Mais aux États-Unis, avec une politique plus libérale, plus démocratique, alors la médecine naturelle s'est beaucoup, beaucoup développée. Et puis là—
Et là, aujourd'hui, c'est le Québec qui n'accepte pas la naturopathie, en fait?
Ben, il n'a jamais accepté ici au Québec parce que la médecine la médecine, comme en France d'ailleurs, la médecine conventionnelle, elle ne permet pas aucune alternative. Comme en France, ils ne permettent pas aux acupuncteurs, ils ne permettent pas à aucune autre profession médicale de se développer. Même chose au Québec.
Puis où qu'on peut, par exemple, se développer? Où que ça se développe plus?
Tu veux dire apprendre?
Ouais, où que c'est plus—
Disons qu'il y a 6 écoles de médecine naturopathique accréditées en Amérique du Nord. Il y en a une à Vancouver, une à Toronto, une à Seattle.
C'est pas loin du Québec, c'est ça qui est incroyable.
Ben, il y en a 6 en Amérique du Nord. Puis, il y a l'école ici à Montréal, l'École d'enseignement supérieur de naturopathie du Québec. C'est une école, on pourrait dire, émergente. Elle essaie de de se développer malgré le système autocratique conventionnel. Ils essayent de percer, mais on va réussir un jour.
Vous croyez? C'est quoi vos souhaits, vous pensez dans l'avenir?
La médecine naturopathique va être réglementée au Québec. Moi, je suis président de l'Association des médecins naturopathes du Québec depuis 30 ans. On m'a fêté cette année pour 30 ans.
Bravo! On a besoin d'hommes comme vous.
Il n'y a pas d'autres personnes qui veulent prendre ma place, j'aimerais ça. Mais en tout cas, on est allé jusqu'au bout des négociations avec la Fédération des professions. Et puis là, ils sont en train de faire un renouvellement de toutes les professions. Puis en théorie, on va être inclus. Mais on ne peut pas se fier parce que, en tout cas, la Fédération nous a dit que notre dossier était complet. C'était un des meilleurs dossiers qu'ils avaient jamais eu. Et puis là, en ce moment, ils font un renouvellement de la loi sur les professions. Où est-ce qu'on va être? Est-ce qu'on va être inclus ou exclus? Mais nous, on n'arrêtera pas tant qu'on n'aura pas été inclus.
Parce que c'est quoi la différence dans le fond si on est inclus ou pas?
Ben, regarde, la différence c'est ça. Au Québec, on est 23 membres de l'association des médecins naturopathes. C'est-à-dire des personnes qui ont gradué d'une école accréditée. Il y en a 23. Il y a beaucoup de Québécois qui sont allés étudier comme moi, qui sont partis du Québec pour aller étudier, soit en Ontario ou dans l'Ouest canadien ou aux États-Unis, puis ils ne sont pas revenus. Ou s'ils revenaient, ils revenaient pour un mois, ils voyaient que le collège de médecins était omnipotent, alors ils partaient. Alors ils ne sont pas revenus. En Ontario, ils ont une école, ils ont une loi depuis 1925 en Ontario, ils sont plus de 2000 médecins naturopathes.
Wow!
Si chaque médecin naturopathe prend soin d'une communauté de 1000 personnes, ben eux autres ils ont 200 000 personnes qui voient des médecins naturopathes tous les jours en Ontario. Mais au Québec, on est 23. C'est vraiment une grosse, grosse différence. C'est ça la différence. Parce que les gens, ils viendront pas pratiquer ici. Mais si on a une réglementation, l'école ici, elle va exploser. Puis il y a beaucoup de gens qui vont venir au Québec pour pratiquer. Puis il y a beaucoup de gens qui vont venir étudier au Québec parce que c'est beaucoup moins cher pour étudier ici comparé aux États-Unis. Beaucoup, beaucoup moins cher.
C'est quoi la différence, ceux qui pratiquent en Ontario par exemple, dans leur pratique, si les gens veulent savoir qu'est-ce qu'ils font les naturopathes qu'on ne peut pas faire ici?
En fait, on ne sait pas qu'est-ce que mes collègues font. On ne sait pas parce qu'on n'a pas de réglementation. Mais mes collègues, ils ont appris beaucoup de pratiques qui seraient jugées comme pratiques de la médecine. Mais on sait pas.
Tu penses qu'il peut prescrire, exemple, les prises de sang?
En Ontario, disons, un médecin naturopathe peut faire des prescriptions, faire des injections, faire des intraveineuses.
Des chirurgies, vous m'avez dit aussi, non?
Oui, chez Jim Knoll, en Alberta, en Colombie-Britannique, la radiographie. Au niveau du diagnostic.
Alors, on peut diagnostiquer?
Oui. Alors, le médecin naturopathe, comme moi j'ai pratiqué en Oregon, le médecin naturopathe, c'est un médecin de famille. C'est un médecin spécialiste. Comme là, je regardais un de mes collègues, j'écoutais mes collègues hier parce que j'écris un livre sur le BNS.
Oui, on va parler de ça. On va finir avec ça après.
Il donnait une conférence là-dessus en 2010. Pis je voulais savoir comment il appelait son nom. Je savais pas si c'était Steve ou Steven. Alors j'ai dit «Mets son nom sur Internet.» C'est marqué spécialiste naturopathe en gastro-entérologie. Pis je me souviens, il y a 30 ans, il enseignait justement la gastro-entérologie. Mais tu vois, il y a des naturopathes comme moi dans ma classe, il y en a un qui s'est spécialisé en nutrition, mais en nutrition pour les femmes qui ont un cancer du sein. Juste ça. Un autre, Martin Milner, Lui était une année en arrière de moi. Il a développé un institut de cardiologie qui est un des plus importants dans l'Ouest américain. Un institut de cardiologie, puis c'est tout naturel.
Wow!
Puis les médecins, les compagnies d'assurances supportent son institut. Alors, j'en ai un autre, moi son père était dermatologue, il s'est spécialisé en dermatologie. Alors, les médecins naturopathes, il n'y en a pas un qui va pratiquer comme l'autre. Tout le monde va être différent. Alors, il y en a qui vont se spécialiser dans certains domaines comme j'ai dit ou dans une certaine discipline, l'homéopathie. Comme moi, je suis spécialisé en homéopathie, mais je fais beaucoup d'autres choses.
C'est quoi l'homéopathie? Je pense que les gens ne savent pas parce que même moi, c'est nouveau pour moi cette année vu qu'on l'étudiait un peu.
Ouais. L'homéopathie, c'est une médecine alternative qui a été développée par un Allemand qui s'appelle Samuel Hahnemann.
Hahnemann.
Et puis lui, c'est probablement le plus grand génie de l'histoire de l'humanité. Lors de son 250e anniversaire, on m'a invité pour faire le discours d'ouverture de son 250e anniversaire dans sa ville natale en Allemagne. Puis j'ai dit à ce moment-là, j'ai dit les historiens de la science et de la médecine, ils ne sont pas du même avis, ils ne savent pas, ils ne sont pas du même avis que la vraie histoire. Parce qu'ils disent que la plus grande découverte «En médecine, c'est la circulation du sang par...» Par... Comment il s'appelle? William... En tout cas, j'ai oublié son nom, mais ça n'a pas d'importance. «Puis la plus grande découverte en science, c'est la théorie du Big Bang.» Alors, j'ai dit «Hey, ça n'a pas de bon sens!» Parce que l'homéopathie, c'est vraiment la plus grande découverte dans l'histoire de l'humanité parce que ça permet... C'est une méthode naturelle de traitement qui est très efficace. Qui ne demande pas beaucoup d'énergie, pas beaucoup de ressources. Comme par exemple, si on prenait une plante, on pourrait prendre une plante pour traiter toute l'humanité, pour tout le reste de son histoire.
C'est-tu la rizuko?
Non, mais ce que je veux dire, ça ne demande pas beaucoup de ressources. Parce qu'une plante, on peut faire un remède qui peut être multiplié, le remède peut être multiplié ad vitam æternam. Il n'y a pas de limite à la multiplication du remède. On n'a pas besoin de prendre 1000 ou des millions de ces plantes-là, une c'est suffisant. Alors, Hahnemann a développé une méthode thérapeutique, pas juste une approche thérapeutique, c'est une approche thérapeutique qui est entourée d'une médecine naturelle qui est rationnelle. Il appelait ça rationnelle. Ça veut dire qu'il y a du gros bon sens. Le principe de base, c'est que le but principal du médecin, après la prévention, c'est de guérir le patient. C'est pas de soulager les symptômes ou—
Guérir la maladie, c'est guérir le patient.
Le patient guérisse. Puis là, il donne— Puis la manière de guérir, c'est la manière qui va être la plus rapide, la plus douce, la plus efficace, avec le moins de ressources possible. Alors, il a développé une approche qui est très, très efficace. En utilisant toutes les substances qui peuvent exister dans la nature, que ce soit des plantes, des minéraux ou des substances animales comme des poisons, comme le venin d'abeille. Alors toutes les substances dans la nature peuvent devenir un remède homéopathique. Puis homéo veut dire semblable, pathique, maladie. Alors c'est lui qui a développé le mot homéopathie, le mot allopathie aussi. Allo, c'est différent de la maladie. Alors on donne un remède qui est différent des symptômes de la maladie. L'homéopathie, on donne un remède qui est semblable à ceux de la maladie. Comme on le disait tantôt pour le venin d'abeille, on a de l'inflammation, c'est rouge, c'est chaud. On prend le venin d'abeille, on pique la personne, puis ça devient encore plus chaud, plus rouge. On a utilisé une substance qui était semblable à la maladie, puis le corps réagit à ça en produisant une réaction de guérison. C'est extraordinaire.
Mathieu nous avait expliqué, exemple, que quelqu'un qui a des réactions allergiques On va donner par exemple un remède avec des oignons parce que ça peut, ça guérit. Juste pour que les gens comprennent bien.
Pour les gens, disons que quand vous coupez un oignon qui est fort, ou vous en coupez plusieurs, puis vous êtes juste en haut de l'oignon, il va y avoir des vapeurs qui vont vous monter, puis là le nez va commencer à couler, les yeux vont commencer à brûler, puis vous allez avoir un larmoiement qui ressemble à un rhume ou à une fièvre des foins. Ben, l'oignon pourrait être utilisé en dose homéopathique, en petite dose, pour traiter quelqu'un qui a la fièvre des foins, disons, ou un rhume.
C'est incroyable, moi je trouve ça incroyable.
C'est ça que j'ai, quand j'ai installé dans le bureau de mon professeur, puis avec le dermatologue, il avait donné Zincum Metallicum 10M. Alors c'est ça, c'était un remède.
Tu donnes une petite dose, pas de poison, mais une petite dose de quelque chose qui donne le même symptôme de ce que tu as.
Oui, c'est ça, qui pourrait donner le même symptôme, mais on le dose, on donne une dose Le remède est préparé de telle façon que ça va produire une réaction de guérison, mais ça ne va pas provoquer une maladie.
Comme un vaccin, mais pour le corps.
Un petit peu comme un vaccin. Le vaccin est donné, pas pour le vaccin, mais pour la réaction au vaccin. Alors, on réagit au vaccin en faisant des anticorps. Les anticorps vont nous protéger si on est exposé à ce microbe-là. Alors, un peu semblable, mais ici, c'est pas pour prévenir. Le remède homéopathique n'est pas utilisé pour prévenir, mais pour guérir.
Pour guérir, c'est ça.
Ouais.
C'est incroyable.
Ouais.
Et qu'est-ce que, c'est quoi les indications? Qu'est-ce qu'on peut guérir avec l'homéopathie?
Ben en fait, tout ce qui est guérissable, tout ce qui est relié à une maladie dynamique. C'est un peu compliqué à expliquer, mais tout, en fait, c'est l'ensemble des maladies qui peuvent être guéries, l'ensemble des patients qui ont une maladie qui est dynamique, c'est-à-dire qui est due à un déséquilibre de l'organisme. Si la personne a un problème, on dit un problème chirurgical, c'est-à-dire qu'il y a un endroit qui a été coupé, il y a besoin d'être cousu. Alors ça, c'est mécanique. Si quelqu'un fait une entorse, disons quelqu'un qui a une commotion cérébrale, alors il y a eu Ils peuvent être traités en homéopathie, mais s'ils ont une distorsion des os de la tête, là il faudrait savoir prendre un traitement mécanique. Alors, à part les problèmes mécaniques, structurels, puis chirurgicaux, tous les autres problèmes peuvent être traités avec l'homéopathie. Si on regarde ici la bibliothèque, il va y avoir une section sur la psychiatrie, sur l'obstétrique, sur la démence, la folie, la pédiatrie. La médecine vétérinaire, neurologique.
Puis vous, c'est quoi vos plus beaux cas que vous avez eu? Plus belles guérisons, s'il y a des gens qui veulent savoir.
T'as combien de temps?
Il reste pas tant de temps que ça, mais juste un cas peut-être.
J'ai donné un cours en 2019 à Chicago, c'était comme 50 cas, c'était 50 cas de guérisons miraculeuses. Alors, il y en avait 50, mais c'était 50 parmi plusieurs autres.
On en veut quelques-uns là, rapide.
Je peux en nommer peut-être 6 des guérisons extraordinaires. Je te disais, le monsieur qui est Émile Loubier, c'est une de mes plus belles guérisons qui est venue comme ça. Il marchait comme ça.
Pour ceux qui ne voient pas, c'est qu'il a le dos très très courbé.
Oui, très courbé. Il a une maladie qui s'appelle la spondylarthrose. Et puis lui, il venait du Nouveau-Brunswick et puis il avait fait seulement une 4e année. Puis à l'âge de 16 ans, il était aide mécanique. Puis il est tombé en amour avec une fille. Puis la fille a dit non. Il a eu une grosse, grosse, grosse peine d'amour. Puis à la suite de la peine d'amour, il a commencé à avoir des maux de dos, une inflammation. Puis du bassin, puis des épaules. Et puis là, il est allé voir les médecins puis ils ont dit Tu as une maladie qui s'appelle la la spondylite ankylosante, il n'y a aucun traitement pour ça. Puis c'est très, très, très, dans son cas c'était très douloureux. Il avait tellement de douleur qu'il dit «S'il y avait eu un revolver à mon chevet, je l'aurais utilisé des milliers de fois.» Parce que lui, il avait de la douleur 24 heures sur 24.
Horrible.
Puis à partir de 10 heures le soir, la douleur augmentait jusqu'à à peu près 4 heures du matin. Puis il décrivait ça comme si c'était des couteaux brûlant qui rentrait comme ça le long de la colonne vertébrale. La nuit, toutes les nuits. Ça, ça a commencé à l'âge de 16 ans. Moi, je l'ai vu à l'âge de 52 ans en 1979, à peu près, à 52 ans. Alors, ça faisait 34 ans, quelque chose du genre, qu'il avait ces douleurs-là. Puis, comme les médecins ont dit qu'il n'y avait pas de traitement, lui, il a décidé de trouver une manière de supporter la douleur. Alors, il a commencé à étudier la psychologie, il est arrivé avec Freud, Sigmund Freud, qui est très très très compliqué à lire. Et puis là, il a commencé à lire les écrits de Jung, puis là, les rêves, il se levait toutes les nuits pour écrire ses rêves. Puis, il ne s'est jamais guéri, mais il était devenu comme un saint. C'est-à-dire, il avait sublimé sa douleur, la douleur était toujours là, Mais il avait sublimé par Jung, puis quand il rentrait dans la salle de traitement, je me souviens, il rentrait dans la salle de traitement des hommes, puis les hommes, ils parlaient comme de la partie de hockey d'hier, puis lui, il arrivait comme ça, puis là, il déboutonnait sa chemise, puis sa chemise était rapiécée, il y avait des petites pièces rapiécées. Il était pauvre, pauvre, pauvre. Puis mon père, il chargeait pas un sou. Quand il rentrait dans la pièce, ça venait silencieux. C'est comme s'il y avait une aura autour de lui. Et puis là, mon père dit André, traite-le donc, Émile. Alors, je le traite, puis moi j'étais ici comme interne. Durant l'été, j'étais interne. Au lieu de faire mon internat durant l'été en Oregon, je l'ai passé dans la clinique de mon père. C'est bien mieux. Je le vois dans la clinique et puis j'étais là juste pour 3 mois. Alors, j'ai donné 3 doses de remède en 3 mois. Il a grandi comme 8 pouces.
Wow!
Là, il a grandi comme 8 pouces, toutes les douleurs étaient parties. Fini! Il avait eu 34 ans de douleurs, 24 heures sur 24.
Incroyable!
Parti en 3 mois. Puis, c'est jamais revenu cette douleur.
Wow!
Puis d'ailleurs, Émile, il est venu pendant au moins une vingtaine d'années, il venait dans la salle d'attente et même ici. Il venait dans la salle d'attente juste pour être là. Puis, je me souviens, il gardait 15 sous par mois, parce qu'il était sur l'assistance sociale, il pouvait pas travailler. Il gardait 15 sous par mois pour acheter une crème glacée à son neveu. 15 sous par mois. C'est vraiment de la très, très pauvre. Et puis, Je me souviens, il m'a dit «André, depuis que tu m'as traité là...» Parce qu'il revenait à la clinique. Quand je suis revenu l'été d'après, je le voyais encore. Il dit «Je trouve plus d'argent dans la rue.» Tu sais pourquoi? Parce qu'il marchait plus comme ça. Avant, il essayait de trouver de l'argent dans la rue. Là, il est rendu comme ça. Quand il traversait une lumière... Il voyait tout. Quand il traversait une lumière, Émile, il s'accotait sur un poteau comme ça pour regarder si la lumière tournait verte quand il y avait personne d'autre. Pis là, il marchait, il pouvait voir. Pis tous les deux, on était partis. Pis quand je suis reparti en Oregon, j'ai laissé une enveloppe parce qu'il avait lu tous les livres, toutes les œuvres de Jung, excepté un livre qui était trop cher pour lui. Pis quand je suis parti, j'ai regardé c'était combien le prix, pis je l'ai mis dans une enveloppe, pis je disais à la famille, quand je vais être parti, tu donnes ça à Émile. Il a acheté le livre.
C'est une belle histoire. Merci. J'aimerais ça qu'on parle maintenant de la technique BNS parce que là j'en ai parlé subtilement à mon audience et la technique BNS c'est ça qui m'a beaucoup aidé. Je pourrais dire à 70 ça m'a éliminé mes migraines.
Non mais tu as eu un traitement.
J'en ai juste eu un. Là il veut m'en refaire un autre.
Ben je suis pas obligé de t'en faire si tu en veux un deuxième.
À suivre, mais qu'est-ce que c'est? Explique-nous.
Quand les gens reçoivent un coup à la tête, les articulations, il y a 134 articulations au niveau de la tête puis du visage. Quand les articulations, regarde, si tu fais ça toi-même là, rentre tes doigts puis comme ça, regarde, ça rentre puis ça sort. Et pousse-les soudainement. Tire maintenant.
Oui.
Il ne veut plus s'ouvrir.
Oui.
OK. Les sutures au niveau du visage puis de la tête, c'est la même chose. Si on regarde, j'ai un crâne dans l'autre pièce, tu peux le voir. On voit, ça glisse comme ça.
Mais ça, le papillon, vous disiez?
Pardon?
Le papillon?
Non, le papillon c'est un os. Mais ça, c'est les sutures. Puis quand on reçoit un coup, ça les jamme. Donc on dirait que quand les sutures sont bloquées, le système nerveux ne fonctionne pas, puis il y a beaucoup, beaucoup de problèmes. Tout l'organisme peut ne plus fonctionner. Alors, qu'est-ce qui est commun à une commotion? Quand tu reçois une commotion, c'est tout de suite, tu sens que t'es sonné, t'as de la nausée, t'es étourdi, tu es confus. Au niveau cognitif, il y a comme un brouillard. Puis après, tu dors comme 10-12 heures par nuit, des fois 14 heures pendant un an, des fois 2 ans. Tu es plus fonctionnel au niveau cognitif. Comme là, j'en ai vu une hier. Elle était pas fonctionnelle quand j'étais dans le BNS. Alors, t'es plus fonctionnel, t'as plus d'énergie.
L'humeur aussi.
L'humeur est dépressive.
J'étais paranoïaque, premièrement.
C'est ça, tu peux être très anxieux, obsessif-compulsif. Au niveau émotionnel, Tout ne va pas bien. Au niveau cognitif, tout est embrouillé. Au niveau physique, les gens ont beaucoup, beaucoup de douleurs. Ils ont beaucoup de douleurs au cou, aux trapèzes, dans le dos, aux épaules. Beaucoup de douleurs aux mâchoires. Ils ont des sinusites, ils ont de l'acouphène. Tout peut être déréglé. Les pertes de goût, comme cette semaine, j'avais une personne qui a une perte de goût. Toutes les fonctions du corps peuvent être déréglées. Les menstruations peuvent être déréglées. La croissance chez les enfants. Alors, il y a 100 ans, les naturopathes, qu'est-ce qu'ils avaient décidé? Eh bien, ils essayaient de débloquer les os qui avaient été bloqués comme ça en allant par la bouche et par le nez. Mais rentre-toi un doigt dans le nez, tu vas voir, c'est compliqué.
J'avais fait ce test. On se rentre un doigt dans le nez.
Oui, mais ce n'est pas agréable. Puis aller dans la bouche puis débloquer des os, ce n'est pas agréable. Puis il y a 100 ans à peu près, ça c'est plus que 100 ans, c'est comme 120 ans, ils faisaient ça avec leurs doigts. Et puis là, il y a quelqu'un qui a décidé de rentrer un ballon dans le nez.
Mais qui est le premier qui a dit ça?
Je ne sais pas. Les gens, en médecine alternative, on est bien inventif. Oui! C'est comme au Québec, on a des patenteux. C'est ça, c'est un patenteux.
C'est un patenteux.
Un patenteux qui a dit, si on faisait une pression expansive, alors Ça a été vraiment génial. Vraiment, ça a été probablement la plus grande découverte en médecine manuelle. La plus grande découverte, c'est vraiment le ballon dans le nez. Parce qu'en une seconde, on libère la personne d'une commotion. Puis, les gens ont beaucoup de commotions. La première commotion qu'on a en général, c'est à l'accouchement. Qu'il y ait des forceps ou non, l'accouchement, c'est très difficile. On est comme ça là, puis Il y a une grande, grande pression. Alors nous, on fait ça.
Au bébé que vous avez eu?
Au bébé nouveau-né. J'en ai eu un il n'y a pas longtemps, il avait 4 jours. Puis, tu vois, il avait le front proéminent. Ça veut dire qu'il avait été déformé, puis le front avait monté. Puis là, j'ai fait le traitement, mais il est revenu 3 semaines après, à peu près il y a 2 semaines. Puis le front était tout beau. Alors, l'accouchement, c'est déjà difficile, mais Les enfants, ils se frappent la tête très, très souvent. Il y a à peu près une couple de mois, justement, j'avais une ostéopathe qui avait 2 enfants, 2 filles. Puis j'ai dit «Combien de fois par année, toi comme ostéopathe, tu as vu tes enfants se frapper la tête et dire ils ont besoin d'un traitement tout de suite de la tête, là, ils sont traités.» Elle dit «Au moins 2 fois par année jusqu'à l'âge de 5 ans.» Parce que j'ai demandé jusqu'à l'âge de 5 ans. Les enfants auraient à peu près 5 à 10 commotions par année d'après cette superbe. Puis la même journée, j'avais une famille avec 3 enfants, maman, papa puis 3 enfants. Un qui avait comme 18 mois, l'autre qui avait comme 3 ans puis l'autre qui avait comme 4 ans et demi. Puis j'ai dit aux parents, j'ai dit comment souvent ils se frappent la tête? Le père regarde sa femme tous les jours! C'est vrai, on se fait frapper la tête très très souvent puis des commotions qui serait diagnostiqué comme des commotions, les gens en oublient peut-être la moitié.
Oui.
Peu importe, les gens se font frapper la tête, même les traitements dentaires importants, ça change l'occlusion, puis ça fait beaucoup de pression au niveau de la tête. Alors, pour libérer les effets des commotions, dont on est tous victimes, cette technique-là, elle est tout à fait extraordinaire, c'est miraculeux, c'est Ça fait exactement l'opposé d'une commotion, mais c'est pas agréable. C'est pas agréable de mettre un brin d'herbe dans le nez, c'est pas agréable de mettre un ballon dans le nez, c'est pas agréable de faire gonfler le ballon. Mais comme hier, j'ai une patiente qui faisait partie de l'équipe équestre du Canada, elle, à chaque fois que je lui faisais une insufflation, elle faisait «Wow, ça fait du bien!» Parce qu'elle était handicapée avant. C'était son 3e traitement. En 3 mois, mais avant ça, elle n'avait pas d'énergie, elle était dépressive, elle avait beaucoup, beaucoup de douleurs, cognitif ça ne fonctionnait pas, elle ne pouvait pas faire de l'écran. Là, elle pouvait faire une journée de 12 heures d'écran. Pour quelqu'un qui était handicapé, c'est pas pire. Qui était handicapé il y a 2 mois. Alors, les gens reviennent de tous les effets des commotions. Alors ça, c'est l'aspect important de cette technique-là. BNS, ça veut dire bilateral, nasal, nasale spécifique. Ça veut dire que c'est très spécifique, certaines ouvertures, il faut que ça se fasse dans chaque méat du nez. Dans une narine, il y a 3 méats de chaque côté. Alors, il y a 6 méats. Il faut faire—
Je pensais que c'était 4.
Non, il y a 3 méats de chaque côté. Alors, on fait 6 insufflations, puis on finit, on en fait 2 autres à la fin.
Ah, c'est pour ça.
Ça fait 8, oui.
C'est pour ça que j'ai voulu enlever ça vite.
Mais alors ça, ça aide tous les gens. En fait, tout le monde a besoin d'un BNS parce qu'on a tous eu des commotions, tous eu des accidents à la tête ou au visage. Mais ça va aider aussi comme les nains.
Oui, c'est ça que vous disiez tantôt.
Les nains vont pousser parce qu'on va affecter la glande pituitaire. Ça va affecter les gens, mon professeur qui faisait ça, du matin au soir, juste cette technique-là, juste ça. Les gens venaient de partout des États-Unis, du Canada pour venir le voir. 80% de sa pratique, c'était des enfants qui étaient trisomiques. Pourquoi? Parce qu'avec cette technique-là, les enfants trisomiques, ils se développent naturellement le visage. Intellectuellement, au niveau cognitif, ils deviennent normaux. Puis ils grandissent, ils ont une grandeur normale, puis une démarche physique normale. Parce que les gens qui ont la trisomie,
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