
A French-language YouTube monologue reacting to a recent killing in London. The speaker (informal, opinionated) contrasts the attacker’s claimed grievance with his upbringing in England, argues that England’s multicultural segregation fosters identification with imagined homelands, and classifies the attacker as a "moderate" Islamist within a wider typology—warning that such figures can presage more extreme, less-rational violence. The piece mixes anecdote, sociological interpretation, and psychological speculation.
Bonjour tout le monde, voilà, je suis venu vous parler, je fais cette vidéo à la demande pour vous parler de cette tuerie qu'il y a eu à Londres. Alors... Je vous apporte 2-3 commentaires à ce sujet-là. D'abord, le premier point, je vous invite à regarder la vidéo sous-titrée, si nécessaire, de ce tueur qui parle au public et qui explique que je suis désolé, presque désolé de commettre ce genre de crime, mais chez nous, il se passe pareil. Chez nous, nos femmes voient ceci, voient cela, et tout, on meurt, blablabla. Il part dans son discours victimeur. Et en fait, on a du mal à concilier ce discours-là avec le fait que le type, ce qu'on apprend plus tard, soit né, grandi en Angleterre. Donc comment quelqu'un qui est qui est né en Angleterre, qui est grandi en Angleterre, puisse se référer donc à une société, à un pays qui ne peut qu'être imaginaire. Donc ça, c'est un point très important à relever là-dedans. Mais en fait, l'explication de cela tient dans le fait que l'Angleterre est un pays, comme ils disent, multicultural. C'est imprononçable. Je ne sais pas pour vous, mais moi, je n'arrive pas à prononcer cette horreur-là. Donc, en fait, c'est un pays multiculturel. Alors, multiculturel veut dire qu'il n'y a plus d'Angleterre en tant que telle, mais ce qui se passe, c'est qu'il y a un certain nombre de communautés, c'est-à-dire, c'est des communautés, vous pouvez pratiquement diviser le pays quartier par quartier, maison par maison, comme vous voulez, où il y a des gens qui se réfèrent à une culture ou un pays d'origine, ou une pseudo-culture d'origine, en fait, parce qu'il faut bien voir que les choses glissent un petit peu dans leur tête. Et le gars, par exemple, vit et grandit ici, mais il se réfère toujours au Nigeria. Peut-être qu'il n'a jamais été au Nigeria de sa vie, mais il a une vision du Nigeria. Puis il est plus attaché à cette vision du Nigeria qu'à une vision commune en Angleterre, parce que cette vision commune n'existe pas, parce que chaque communauté vit à part et chaque communauté a ses propres préoccupations. Voilà, ça c'est un point très symptomatique de ce qui s'est passé là. Deuxième point important, c'est que cet islamiste là, Alors je sais que ça va vous exposer le cerveau, ce que je vais vous dire là, mais c'est un islamiste de type capable de passer à l'acte, mais il est modéré. C'est un modéré, ce que vous avez vu, le type avec son hachoir et les mains pleines de sang, c'est un modéré dans son style. C'est un modéré dans le sens où si le gars t'arrête à un faux barrage, et si tu jures sur la tête de ta mère et de tes enfants que tu ne travailles pas pour l'État, ni pour la police, ni pour l'armée, il te laisse partir, tu comprends. Alors s'il n'avait pas été modéré, il t'aurait tué quand même. En fait, ce qui se passe, c'est... le gars, donc, il tue une personne, donc il commet une violence, et cette violence obéit à une certaine rationnelle, donc il rationalise la violence dans sa tête, Il l'applique donc sur une personne en particulier, mais dans son monde à lui, dans sa vision à lui, il n'est pas en train de commettre de la violence de manière indiscriminée. C'est-à-dire que quand le public s'approche de lui, quand il y a des femmes qui s'approchent de lui pour lui parler, le gars, il répond, on stimule lui, il leur parle, il ne les tue pas, il ne les attaque pas. Pourtant, il était armé, il aurait pu tout à fait les tuer, mais il ne les tue pas. Le mec, par exemple, ce n'est pas du genre à poser une bombe dans le métro. Vous voyez ce que je veux dire ? c'est pas sans genre, parce que toujours lui, dans sa lecture à lui de sa violence, c'est un type qui est modéré, donc il commet la violence de manière très précise et très logique dans sa tête à lui, bien sûr. Et en fait, à une époque, j'avais travaillé sur une sorte de classification des islamistes. J'étais arrivé, je crois, 20 ou 25 catégories, certains sont très très semblables, mais légère différence des fois qui permet de mettre quelqu'un dans une catégorie ou dans l'autre. Je ne peux pas vous la détailler maintenant parce que j'ai acheté des glaces et puis il fait chaud, il faut que j'aille à la maison. Qu'est-ce que je voulais vous dire encore ? Ces islamistes-là, violents, et qu'on peut encore qualifier de modéré dans cette échelle-là, nous sommes absolument dans une échelle de folie complètement invraisemblable, mais il faut vraiment bien la faire rentrer dans sa tête pour comprendre, c'est que ces islamistes-là augurent généralement l'arrivée d'islamistes non modérés, c'est-à-dire des gens capables de combattre des atrocités, tuer des hommes, femmes, enfants, bébés, tout ça, tout le monde. Et ça, c'est généralement dans le futur. Pourquoi je dis ça ? Je dis ça parce que je me base un petit peu sur les cycles. sur les cycles de violences islamistes qui a eu lieu en Algérie, qui a eu lieu dans d'autres pays. C'est toujours comme ça que ça arrive. Toujours on n'arrive pas avec des tueurs rationnels et puis après on arrive à progressivement des tueurs de moins en moins rationnels jusqu'au moment où ça n'a plus de sens du tout pour personne. Jusqu'au moment où même les islamistes américains commencent à ne plus rien comprendre. Tu comprends ? C'est un peu ça l'idée. Dans sa vision du monde, cet islamiste-là, mais alors là, bon, ils sont presque pratiquement tous dans toutes les catégories, ça c'est transcatégorie, ça transcende, on va dire, les catégories, partagent tous cette vision-là. Ils voient le monde par groupe. Alors je vais te dire, pour que tu me comprennes, je vais te dire comment ça marche. Par groupe. Genre, le mec, sait, confusément, il ne saurait pas citer de nom, de date ou de lieu, mais il sait que, par exemple, un soldat russe a tué un musulman en Tchétchénie, ok ? Il se sent, lui, par exemple, né en Angleterre et grandi en Angleterre, tout à fait, tout à fait, on va dire, autorisé ou tout à fait entitled, comme on dit en anglais, tout à fait autorisé à aller prendre quelqu'un dans la rue et le tuer. Pourquoi ? Parce qu'il a la vision de groupe. Pour lui, le monde se divise en deux grandes catégories. Il y a les musulmans, il y a les non-musulmans. Dans ce groupe-là, dans ce groupe des non-musulmans, il y en a un, quelque part, qui a attaqué un musulman. D'accord ? Donc, quelqu'un dans l'autre groupe a attaqué quelqu'un dans mon groupe. Pour se venger, ils peuvent prendre n'importe qui de ce même groupe-là. Alors le problème des groupes, c'est que chez eux, c'est extrêmement large. Le groupe, c'est pas le supporter du PSG. C'est des groupes dans lesquels tu peux foutre pratiquement la moitié de l'humanité. Il y a A, il y a B, il y a D, il y a un groupe de musulmans et assimilés, il y a un groupe de non-musulmans et assimilés, et c'est tout ce qu'il y a sur Terre, il n'y a rien d'autre. J'allais presque dire peut-être une catégorie spéciale pour les juifs, mais non, je vais les laisser encore dans le groupe des non-musulmans. Et en fait, le problème, c'est que ces personnes-là ont une pulsion de violence. Parce que l'histoire du soldat russe qui tue le gamin en Tchétchénie, en fait, c'est du foutage de gueule complet, le plus souvent. C'est-à-dire que le mec s'en fout de la Tchétchénie, il ne saurait même pas la situer sur une carte, soyons honnêtes. Mais par contre, Ça reste, si vous voulez, ça reste une sorte d'argumentaire extrêmement tenu, extrêmement faible qui est utilisé pour justifier une violence. Mais la violence ne vient pas de là. La violence, à mon avis, est une violence plus psychopathe qu'autre chose. Voilà, mais il lui faut quand même une sorte de justification, on va dire, qui vient à travers une lecture des conflits de ce monde, une lecture de l'histoire, une lecture des situations géostratégiques mondiales, des forces géostratégiques, dans lesquelles la personne sent qu'elle est capable ou qu'elle doit prendre position en tant que particulier, n'est-ce pas ? Et venir intervenir là-dedans par de la violence. Mais en réalité, tout ça, c'est du foutage de gueule, parce que toute cette justification, toute cette pseudo-justification, c'est juste. Pour la façade, mais la motivation profonde reste plus de nature psychopathe qu'autre chose. C'est très freudien. Nous allons dans une direction extrêmement, extrêmement freudienne. La glace va fondre. Je dois rentrer à la maison, mais je vous détaillerai ça dans une prochaine vidéo. A bientôt.
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