Attention aux prêts ruineux : ce qui est arrivé à Enrico Macias

Dans cette vidéo, Aldo Sterone raconte l’histoire d’Enrico Macias, chanteur français qui a perdu sa maison de la Côte d’Azur après avoir contracté un prêt de 35 millions d’euros auprès de la banque islandaise Landsbanki. Sterone décrit comment le chanteur, refusé par les banques françaises, a accepté une offre de « prêt gratuit » qui s’est avérée être un dispositif de financement structuré où seule une partie du capital était réellement versée, la maison étant mise en garantie. Lorsque Landsbanki a fait faillite en 2008, le liquidateur a réclamé le remboursement intégral du prêt, entraînant la saisie et la vente de la propriété. Sterone utilise ce cas pour illustrer les pratiques de prêteurs à gages, les clauses contractuelles opaques, la faiblesse de la protection juridique des consommateurs en France (comparée au Royaume‑Uni et à l’Espagne), et les conséquences à long terme (procédures judiciaires de 20 ans, perte de patrimoine). Il met en garde tous les profils – millionnaires comme salariés modestes – contre les arnaques basées sur des promesses de déblocage d’argent, de défiscalisation ou de lois « miraculeuses », et recommande son livre « Escrologie » comme guide de prévention.
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Mes amis, bien le bonjour. Le chanteur français Enrico Macias a perdu sa maison après 20 ans de bataille juridique contre une banque, tenez-vous bien, qui était fermée depuis très longtemps. Donc une banque morte d'outre-tombe va lui arracher sa maison. Il n'a rien pu faire, il a dû vendre la baraque, leur donner l'argent. La justice l'a exigé. Les Français sont très mal protégés contre ce genre de choses. Je vais vous parler de cette escroqueries qu'il a subies. Et le truc, c'est que honnêtement, que tu sois un millionnaire ou un petit retraité, que ton patrimoine s'exprime en milliers d'euros, en millions, ça change strictement rien si tu fais pas gaffe à certaines choses. En particulier en France, j'ai envie de dire, parce que la justice vraiment se met souvent du côté des banques. Eh bien, tu peux te retrouver plumé, ils peuvent te ruiner, peuvent te détruire ta vie, te prendre le fruit de toute une vie sans aucun scrupule, vraiment sans aucun scrupule. Dans ce livre, je parle de, je parle dossier où on s'est attaqué à des personnes vulnérables, à des personnes qui sont, qui ont des fois une pension, une pension de quelques centaines d'euros qu'ils doivent partager avec une banque cotée au CAC 40, d'accord? Juste pour te dire. Alors l'histoire de, l'histoire de, je suis aujourd'hui au Royaume-Uni, c'est un pays qui est gangréné de prêteurs, gangréné d'usuriers si tu veux. C'est ici, tu as des gens qui sont dans la pauvreté extrême qui vont emprunter des d'équivalent de 40 qui vont les emprunter à 1500 tu vois ce que je veux dire. À ce point-là, avec quelqu'un qui vient à moto chaque semaine à la maison pour leur prendre, pour prendre l'argent. Il y a des gens qui se sont retrouvés dans une situation de surendettement à partir d'un emprunt de l'ordre de 150 pour te dire, d'accord. Donc voilà, c'est, je connais cette espèce de, cette espèce de prédateurs sociaux. Donc ce qui s'est passé dans le cas qui nous intéresse c'est que des gens se sont rapprochés non pas seulement d'Enrico Macias, mais ils ont fait pratiquement toute la côte sud de la France, ils ont fait l'Espagne, ils ont fait le Royaume-Uni, ils ont fait beaucoup de pays en fait, mais c'est les Français qui ont morflé le plus. Je te raconte, l'idée est la suivante, tu en trouves ici, tu vas voir une publicité du genre débloquez l'argent qui dort dans votre maison, ou bien débloquez l'argent qui dort dans votre voiture. C'est comme si tu avais dans cette voiture, sous les tapis ou quelque part dans le moteur, de l'argent qui est coincé, puis eux ils peuvent le débloquer. En réalité, c'est tout simplement des prêteurs à gages. En réalité, tout simplement, tu engages, tu leur ramènes la carte grise de la voiture, ou bien tu leur ramènes l'acte de propriété de ta maison, et en retour de cela, ils te prêtent de l'argent, très souvent à un taux ruineux, tu vois, ou à des conditions qui sont ruineuses complètement. Donc ce qui s'est passé avec, ce qui s'est passé avec Monsieur Enrico Macias, c'est c'est qu'il avait une maison dans la Côte d'Azur qu'il possédait depuis à peu près 1973. On arrive en 2007. En 2007, la maison a besoin de maintenance, besoin de— c'est une maison dans laquelle il a vécu, il a reçu beaucoup de gens, y compris des chanteurs, tout ça. Il avait des souvenirs avec son épouse et tout, et ses enfants. Et donc ce qui se passe, c'est qu'il veut la rafistoler. Et c'est des maisons, bon ben, si tu veux réparer ça, de le faire dignement, dans de bonnes conditions, ça coûte beaucoup d'argent. Donc le problème, c'est que les banques françaises refusent de lui prêter. Si une banque lui avait prêté à l'époque, on n'en serait pas là. Donc il refuse, les banques refusent de lui prêter. Donc qu'est-ce qu'il va faire? Il va se faire démarcher à un moment donné par justement des gens qui travaillent pour cette banque islandaise, Landsbanki, qui justement lui propose un deal. Nous, on te prête de l'argent, il y a pas de souci, mais mieux encore, on va te prêter de l'argent gratuitement. Voilà, c'est un argent qu'on te donne, tu nous rembourses jamais. Voilà, attention, ce genre de gens sont très convaincants, mes amis. C'est vrai, je vous le dis comme ça, tu sais que je parle d'escroquerie, tu sais tout ça, tu as un contexte. Si je te parle, tu sais que c'est une arnaque, d'accord? Donc automatiquement, dans ta tête, ça clique. Ah bah oui, c'est une arnaque, oui oui, c'est bien. Mais le jour où tu as le gars habillé en costume avec une voiture sérigraphiée garée devant la maison et et qu'il te parle de la loi Borloo et de défiscalisation et de succession et de machin, et en plus tu es sous pression parce que tu as un enfant qui est parti à l'université, ou que tu as le toit qui goutte, ou des trucs comme ça, là tu vas voir, tes défenses mentales ne seront pas aussi fortes qu'aujourd'hui. C'est pour ça que je suis aujourd'hui en train de t'aider pour le futur, d'accord? Donc qu'est-ce qui se passe? C'est des voyous, ils sont très très bons, mes amis, vraiment. Donc Ça marche comme ceci, on lui dit vous avez besoin de 9 millions, ben écoutez, il y a aucun problème, nous on vous prête 9 millions, voilà. Mais encore, qu'est-ce qu'on va faire? On va créer un dispositif qui fera que ces 9 millions seront gratuits, jamais vous n'allez rembourser, voilà. C'est de l'argent magique, voilà. Nous on est une grande banque, on est en Islande, on existe depuis 1885, ce qui est vrai, et puis on a accès à des réseaux, voilà. C'est comme le temps, comme en disant les Visiteurs, le temps est comme un fromage, il plein de trous. Et voilà, tu connais les couloirs du temps, c'est comme les couloirs de l'argent. Ben voilà, tu peux obtenir de l'argent gratuit. Voilà, il y a pas de raison que ce soit tout le temps les mêmes qui en profitent. Voilà, je disais, la situation c'est ceci: tu signes, on te prête 35 millions. Toi tu veux 9, nous on est généreux, on te prête 35. Voilà, 35. Ce qu'on va faire, on va te donner 9 millions tout de suite, le reste de l'argent, 25 millions et des poussières, ou 26 millions, On va le placer, on va mettre ça dans des placements fructueux, on va le faire fructifier. Le résultat net, c'est qu'au bout de 3 ans, 4 ans, ces 26 millions auront fait 9 millions de bénéfices. Les 9 millions qu'on t'a donnés, donc ces 9 millions vont se rembourser d'eux-mêmes. Nous, on ferme le dossier et puis voilà, au revoir, tu as eu 9 millions gratos. T'imagines, voilà, quand on est chanteur de son état, n'est-ce pas? Il n'est pas, il fait de la guitare, il chante, tout ça. C'est pas, c'est pas quelqu'un qui est très financier parce qu'il aurait constaté une anomalie dans le dossier. Regarde, une anomalie toute bête. Je te dis, voilà, tu as de l'argent gratuit, sans danger, on est une banque, tout ça, d'accord. Pourquoi, pourquoi alors j'exigerai ta maison en tant que collatéral? Pourquoi j'exigerai une hypothèque sur ta maison si on est en train de travailler avec quelque chose qui est sûr et certain, qu'il n'y a pas de risque? Pourquoi demander les papiers de la maison? Tu vois ce que je veux dire? C'est ça le problème, c'est qu'il a engagé sa maison là-dedans. Alors attention, quand les— je dis pas que dans le cas précis ça s'est passé comme ça, mais ça se passe souvent comme ça. C'est que tu as le banquier, il te raconte un truc. Par exemple, il peut te dire c'est protégé par l'État, mais quand tu lis le contrat, c'est écrit que ton argent est en risque. Il peut te dire il y a pas de risque, alors que sur le contrat c'est écrit tu peux perdre l'intégralité de ton argent. Tu signes pour ta propriété, ils disent ah non, c'est juste une formalité, mais dans le contrat c'est écrit que tu peux perdre ta maison. Il de suite, tu vois. Donc si tu veux, le contrat est écrit en des termes compliqués, des termes financiers, c'est écrit petit comme une notice de médicaments, il y a beaucoup, beaucoup de pages, de sorte qu'on n'y comprend rien. Les gens, ils signent, signent, signent, signent et au revoir, d'accord. Donc voilà ce qu'il a fait ici, il hypothèque sa maison, il prend en réalité un prêt de 35 millions dont il ne reçoit qu'une partie. Il reçoit 9 millions, le reste, le reste va être gardé par le prêteur qui va l'investir comme il le souhaite. Mais attention, aux risques et périls d'Enrico Macias, aux risques et périls du client. Ça signifie, regarde, il aurait pris les 35 millions et puis les 26 millions, il les aurait foutus dans un truc en achetant de l'or par exemple. Effectivement, oui, rétrospectivement, on peut dire ça aurait multiplié plusieurs fois ces 25 millions, il serait à la tête de 100 millions aujourd'hui ou plus, même 150 millions, peu importe. Mais l'histoire, si tu la résumes, tu vas voir. Il s'endette pour 35 millions, il garantit ce prêt par sa maison, il n'en prend qu'une partie, il leur laisse le reste pour jouer avec eux-mêmes, mais à ses risques et périls. Ça signifie, si ça ne marche pas pour eux leur investissement, c'est lui qui doit payer. Tu vois ce que je veux dire? Voilà. Alors, 2007. Il contracte ce prêt 2007, c'était pratiquement minuit moins cinq parce qu'on arrive en 2008, c'est l'effondrement bancaire. Déjà en 2007, c'était la cata. Déjà 2007, ça se voyait, ça sentait le vinyle déjà, d'accord Donc 2008, les banques, beaucoup de banques s'effondrent. L'Islande refuse de sauver ses banques. Ils disent vous avez fait de mauvaises affaires. Bon ben voilà, vous coulez. Nous on s'en fout, d'accord Donc Landsbanki et d'autres banques islandaises vont couler. Mais alors attention, il y a un truc. Quand une banque s'effondre, eh bien les dettes que tu as chez la banque ne vont pas partir. Parce que tu peux te dire, bon voilà, ils m'ont prêté de l'argent, maintenant ils sont morts, donc c'est fini. Non, c'est pas comme ça. C'est que dans la banque qui s'effondre, il y a un liquidateur qui est nommé par la justice, et ce liquidateur va prendre les actifs de la banque et va chercher donc à les transformer en cash pour rembourser les créanciers de la banque. Donc qu'est-ce qu'il a le liquidateur? Il a par exemple, mettons que la banque possède des immeubles, elle possède des immeubles, une tour dans un, dans un, dans un, dans une zone genre La Défense, etc. Il va vendre la tour, à moins qu'il soit locataire, bon là c'est foutu. Mais si la tour c'est leur propriété, il va la mettre sur le marché pour la vendre, pour prendre l'argent. Si elle a un parc automobile, il va le vendre, et il vend les ordinateurs, les tables, ce qu'il peut, il va vendre tout ce qu'il peut. Et les créances, ça signifie les lettres ou les documents qui font que la banque a prêté de l'argent à des gens, ça c'est des actifs. Et lui, il va les transformer en cash. Donc ce qu'il va faire, il va dire bon, la banque a prêté 5000 € à celui-là, bon, on va lui envoyer une lettre recommandée. La banque a prêté 10000 à celui-là, on va lui envoyer une lettre recommandée aussi. Ah, celui-là, c'est 35 millions, quoi comme collatéral? Il y a sa maison comme collatéral, génial, on va lui demander de rembourser 35 millions. S'il les rembourse pas, bon bah nous, on prend la maison. Simple, tu vois ce que je veux dire. Donc le liquidateur est là quand la banque s'est effondrée, liquidateur qui a été défini au Luxembourg et qui a commencé justement à aller chercher des gens comme Enrico Macias. Il y avait pas que lui, c'est lui, c'est, on va dire, il est devenu la figure de proue de cette histoire, mais il y a des centaines de personnes en France qui ont été flouées de la même manière. Et en France, l'histoire, c'est que, quelle horreur, c'est que chaque fois qu'il y a une histoire comme ça, beaucoup de Français partent dedans pour tout simplement parce qu'ils sont ils n'ont pas de— beaucoup de Français n'ont pas de connaissances financières avancées. Ils sont sous pression de leur État, pression fiscale, etc. Donc ils cherchent toujours, ils cherchent toujours une échappatoire. Et du moment qu'une échappatoire est proposée, souvent par des escrocs, ils s'enfoncent dedans. Donc ce qui s'est passé, c'est que Monsieur Enrico Macias se retrouve responsable des 35 millions. Les 9 qu'il a pris pour rénover la maison Merci. Voilà, la banque lui dit merci d'avoir rénové la maison qui est de facto la propriété de la banque. Et puis il doit rembourser l'autre argent qui a été perdu, l'argent qu'il a même pas pris en réalité, l'argent qu'il leur a laissé. Oui, mais sauf que l'argent, eux-mêmes ils peuvent se défendre en disant l'argent ils l'ont pas bouffé, les 26 millions qu'il n'a pas pris. Lui, il est sorti de la banque avec 9 millions, mais il a pris 35 millions, lui a prêté 35 millions. Les 26 millions de son bon gré. Il nous les a laissés, on les lui a mis sur un portefeuille d'investissement, etc., qu'on a géré pour lui en lui expliquant les risques. Et il a même signé des documents disant qu'il connaît les risques et il sait qu'il peut tout perdre. Tu vois ce que je veux dire? Alors le truc, c'est que les gens qui se retrouvent dans ce genre de cauchemar, mes amis, non seulement ils perdent leur argent et leur propriété et tout ça, Mais ils vont perdre des décennies de leur vie parce que je t'assure que les histoires comme celle-ci, quand les personnes se retrouvent prises dans le système, c'est 10, 15, 20 ans de procédure judiciaire, 20 ans d'avocat, de recommandé, d'être le matin à 8 heures au tribunal de grande instance avec son cartable sous le bras, avec ses machins, attendre pendant des heures à l'audience, aller acheter un café à la machine dans le couloir, dire bonjour au gendarme. Je vais dire vingt ans de ça, ça devient beaucoup. Tu vois les avocats vieillir, tu vois les juges partir à la retraite, se faire remplacer, etc., etc. J'ai vu des gens dans ces situations de près, bien plus de près que ce que j'ai envie de te dire. Donc ce qui se passe, c'est avec le temps, avec le temps, ben c'est voilà, résultat tombe un jour. Et dans le cas le volet français, parce que cette histoire de Lance Banky, il y a plusieurs volets le volet britannique, le volet français, le volet espagnol. Dans le cadre par exemple du volet espagnol, les envoyer balader. Les banques islandaises et leur machin, la justice espagnole considère, et on comprend, même la justice britannique d'ailleurs qui est souvent orientée vers les banques, mais je dois être juste, elle défend très très souvent les consommateurs vers la banque parce qu'elle considère que la banque, bon d'accord, vous n'êtes pas à égalité, tu vois ce que je veux dire. Parce que la justice française fait comme ceci, elle considère que l'anti-banquier et Enrico Macias sont à pied d'égalité. C'est deux justiciables qui arrivent, ils ont une différence sur un contrat, on va trancher. La justice britannique ne le voit pas comme ça. La justice britannique dit, lui c'est un chanteur, c'est un individu, c'est un particulier, vous vous êtes une banque, d'accord? Donc en tant que banque, on comprend que vous avez ce qu'il a signé et tout, ça on comprend, on nie pas, la signature est valable, elle n'est pas forgée, elle n'est pas fausse, etc. Personne discute ça. Mais par contre, vous auriez dû mieux savoir. En tant que banque, vous auriez dû savoir. Vous étiez quand même bien placé que lui qui est chanteur pour savoir que ce que vous lui proposiez, c'était quand même quelque chose de risqué, quelque chose de ruineux. D'accord? Vous-même, vous l'aurez pas signé. D'accord? Oui ou non? Vous lui faites signer à vous. Donc vous saviez que même si c'est carré sur le plan du droit, vous saviez que vous lui faisiez prendre un risque dont il n'était pas conscient. D'accord? Donc Monsieur Enrico Macias, il aurait été espagnol. Sa villa, au lieu d'être à Saint-Tropez, aurait été, je sais pas moi, à Valence ou à Barcelone. Il aurait pas perdu. La banque aurait été déboutée, mais les banques en Espagne, elles ont été déboutées mais avec les bras d'honneur, je veux dire, de la part de la justice. Cassez-vous, quoi, partez avant qu'on vous arrête, quoi, juste partez, d'accord? Donc les banques dans des pays comme l'Espagne, même au Royaume-Uni ici, où la justice considère— la justice au Royaume-Uni a beaucoup de flexibilité d'interprétation du contexte. Elle veut pas juste regarder le contrat à la lettre, non. Elle va voir est-ce que le contrat a été signé de bonne foi, est-ce que qui a écrit le contrat, celui généralement celui qui écrit le contrat est défavorisé devant la justice britannique parce que c'est pas Enrico Macias qui a écrit le contrat, c'est la banque. Donc celui qui a écrit le contrat généralement vient en position de faiblesse déjà pour commencer. C'est toi qui as tout écrit, tu vois. L'autre il n'a fait que signer et puis on regarde le contexte global du contrat, on regarde la bonne foi et tout. Mais en France La justice n'a même pas voulu genre faire fifty-fifty, dire bon, il y a des torts partagés. C'est vrai que lui a emprunté de l'argent, il a été imprudent, il a été mal conseillé, mais en même temps, vous en tant que banque, vous avez quand même fait de la prédation, etc. Donc on peut essayer de couper la poire en deux. Non, même pas ça. Ils ont dit c'est 0% la faute de la banque, 100% la faute du client, et c'est le client qui a morflé, en l'occurrence Enrico Macias, d'accord? Et donc là, ce qui s'est passé, c'est qu'après 20 ans de lutte, donc 20 ans à ne pas bien dormir et tout, 20 ans c'est énorme dans une vie quand même. Eh bien, il se retrouve acculé à vendre parce que c'est définitif. Il doit vendre, l'argent sera pris par le liquidateur, par le liquidateur luxembourgeois. Donc il va vendre sa maison pour une banque qui n'existe même plus. Voilà, c'est atroce parce qu'il a eu le, il a eu quand même l'idée dans les années 70 d'acheter une maison à l'époque où Saint-Tropez n'était pas Saint-Tropez, c'était juste bon une plage sympa, pittoresque, voilà, c'est cool. Depuis, ça s'est valorisé de manière exponentielle. Bon ben voilà, au moment où c'est bien valorisé, c'est repris par une banque. Donc voilà mes amis, je voulais juste vous avertir sur ce genre de choses. Alors bien sûr, quelqu'un peut dire ouais mais moi de toute façon je suis pas millionnaire. Mais t'inquiète pas, t'inquiète pas, les arnaques il y a pour toutes les tailles, d'accord? Que tu sois millionnaire, il y a une arnaque, et que tu sois smicard, il y a une arnaque, d'accord? Les gens qui me contactent, ils sont arnaqués, ou je vois arnaqués, ou les grosses affaires Franchement, ça peut être une infirmière libérale, ça peut être un médecin, ça peut être un prof, ça peut être un instit, ça peut être un conducteur de bus. Il y a aucune limite. Des gens arrivent, vont te parler de défiscalisation, vont te parler de loi machin, vont te sortir des prospectus bien brillants avec des lois qui existent. Ils vont te parler d'une loi européenne qui existe vraiment, tu peux la googler. Ils vont te parler de dispositifs ministériels, d'arrêtés, de décrets, de machin, et tout ça existe. Tout ça existe. Ils vont te parler d'une banque qui existe vraiment, tu peux tout vérifier. Mais le narratif construit, il y a juste quelques petits détails que tu ne verras pas et tu vas signer en pensant que franchement c'est plus carré que ça. On fait pas, après c'est le cauchemar quoi, c'est le cauchemar. Tu pourras potentiellement aller à la tombe sans jamais avoir résolu ça, d'accord? Voilà, moi je le dis, je suis brutal mais je le dis, d'accord? Merci mes amis d'avoir écouté cette vidéo jusque, jusqu'ici. Mon livre Escrologie qui est quand même un sacré vaccin contre ces choses-là, escrologiques, et disponible sur Amazon. Et puis voilà, faites attention, faites circuler cette vidéo dans l'intérêt des familles. À très bientôt.
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