Analyse Présidentielles 2027 : Marine le Pen remet ENCORE le voile sur la table !

In this French‑language political commentary, Aldo Sterone examines Marine Le Pen’s persistent emphasis on banning the Islamic veil (and the related kippa issue) across multiple election cycles (2012, 2017, 2022, and 2026). He outlines the historical evolution of the proposal—from post‑Charlie Hebdo rhetoric to a 2017 Lebanon incident, to a 2022 police‑enforcement plan and a promised referendum—highlighting legal, constitutional, and practical obstacles. Sterone analyses polling data (IFOP, Harris, Ipsos) and actual election results, showing that the veil issue has not translated into electoral gains and may have contributed to Le Pen’s defeats. He argues that focusing on this symbolic cultural issue alienates moderate voters, risks a “cordon sanitaire,” and distracts from the core concerns of French citizens such as purchasing power, economic stagnation, unemployment, EU sovereignty, AI‑driven job fears, and security threats (e.g., Russia). He situates Le Pen’s strategy within a broader populist playbook, drawing parallels to Éric Zemmour and Donald Trump, and warns that similar rhetoric can erode credibility. Sterone discloses his personal opposition to the veil but stresses analytical separation from sentiment. The video concludes with a promotion of his book “Escrologie” and a call for subscriptions.
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Mes amis, bien le bonjour. Première vidéo d'une série qui va nous entraîner sur les élections de 2027, desquelles on va beaucoup parler durant les prochains mois. Aujourd'hui sera évoquée Marine Le Pen. Marine Le Pen qui, à chaque élection, parle du voile. Elle semble avoir une préoccupation très particulière pour le voile. On va voir un petit peu sa posture et si elle peut lui coûter la présidentielle, parce que assez systématiquement, elle sort ce sujet-là. C'est c'est une idée fixe littéralement depuis, depuis 2012. Alors juste full disclosure, personnellement je suis contre le voile, j'ai un avis négatif sur le voile. Néanmoins, je ne laisse pas mes sentiments venir perturber ou venir teinter mon positionnement politique, d'accord? Donc c'est deux choses complètement séparées. On fonctionne pas aux sentiments quand on fait de la politique. Donc aujourd'hui, j'aimerais parler justement de cette histoire de Marine Le Pen et j'aimerais vous raconter un petit historique qui va nous ramener jusqu'à jusqu'à maintenant, ce qui est en train de se passer. Alors j'ai pris quelques notes. En 2012, elle se proposait, c'est suite aux attentats de Charlie Hebdo, d'interdire le voile, d'interdire le voile islamique. Je vous montre l'image de laquelle nous parlons. Il s'agit pas ici du niqab ni du jilbab ash-Shar'i ni des trucs comme ça. Il s'agit vraiment de voile. Je vous montre un petit peu une photo ou deux pour que tout le monde soit d'accord de quoi on est en train de parler. Alors à l'époque, on lui dit et la kippa? Parce que tu sais, le truc c'est que comme elle visait un petit peu les musulmans, elle voulait pas dire le voile islamique, tout ça, donc elle cherchait un peu à dire les symboles religieux ostentatoires sur la voie publique et tout. Et donc on lui a dit et la kippa? Elle a dit oui, on interdit la kippa aussi. Alors voilà, en un coup elle s'est mise 2 communautés, la communauté juive, la communauté musulmane sur le dos. Et bien sûr beaucoup avaient dit à l'époque c'est inapplicable ce truc, tu vas pas sortir la police française dans la rue et puis commencer à verbaliser, demander aux gens leur religion, pourquoi ils portent tel ou tel accoutrement. Et d'autant plus que, si vous vous rappelez, il y avait une époque, je me souviens de Zemmour à l'époque où il était l'officier en tant que journaliste, je sais pas ce qu'il devient aujourd'hui, où il disait la République se vit à visage découvert et nous sommes une civilisation basée sur les visages qui se voient et tout. Quoique le voile dont nous parlons aujourd'hui laisse apparaître le visage, on parle pas du voile intégral encore une fois. Mais si vous vous rappelez de la période du Covid, hommes et femmes se sont retrouvés, n'est-ce pas, en République avec un truc sur le museau, d'accord. Donc ça, ce qui vient casser un petit peu le discours de la civilisation qui se vit à visage découvert. Donc 2012, interdire la kippa et le voile. On arrive à 2017, donc là on a une véritable, on est dans une logique là d'élection présidentielle, dans une campagne présidentielle. Et puis pareil, elle, elle annonce qu'elle veut interdire le, la kippa et le voile. Encore une fois, on aliène deux communautés. Ce qui se passe, c'est qu'elle voyage au Liban à ce moment-là, elle voyage au Liban, et puis elle voulait rencontrer le moufti. Voilà. Et puis à un moment, au moment de rentrer donc dans l'enceinte pour rencontrer le moufti, qui est bon, j'ai pas envie de vous dire c'est le pape des musulmans, c'est pas vrai. Il y a pas de, il y a pas un clergé universellement reconnu par tout le monde dans l'islam, donc c'est un peu plus diffus, je dirais. En tout cas, on lui présente un voile qu'elle doit mettre sur la tête. Elle refuse. Elle rencontre pas le moufti. Il y a un scandale. Le service des mouftis disent qu'on l'a averti la veille, qu'on lui a dit que c'était une condition et qu'elle n'avait pas donné suite et qui ne dit mot qu'ensemble. Donc, mais le lendemain, elle refuse de le porter devant les caméras et elle part et tout ça. Donc, il y a eu une scène, une scène un peu particulière. Néanmoins, quand on regarde le pape, par exemple, on voit qu'à diverses reprises, il rencontre Hillary Clinton. Il rencontre Madame Reagan, il rencontre Madame Bush et tout ça. Et à chaque fois, elle porte un petit voile comme ça sur la tête pour la symbolique. Je veux dire, dans toutes les religions, il y a ce genre de symbolique. Je comprends encore une fois qu'elle ne souhaite pas s'adonner à cette symbolique-là. Maintenant, la question, c'est que si on veut devenir président d'un pays, il y aura des moments où on doit marcher pieds nus, d'autres où on doit être dans un temple hindou, une autre fois dans un truc japonais, une autre fois en Chine, tout ça. Et avec des règles très particulières. Et Et je pense qu'il est important de montrer une sorte de flexibilité culturelle et par rapport à ces choses-là, c'est tout. Bon voilà, on va pas quelque part et on commence à, on commence à faire du foin, c'est pas grave. Néanmoins, le sondage IFOP pour Paris Match à l'époque, il l'a donné à 24,5% devant Macron. Ça, c'était pour le premier tour, d'accord? Donc on est en février, en février 2017. Ce qui se passe, c'est qu'elle part donc sur cette bataille du voile et en mars, donc un mois plus tard, eh bien l'institut de sondage Harris donne Macron devant Marine Le Pen, d'accord. Donc on a une radicalisation sur cette question et les médias parlent que de ça. Et là, on a Marine Le Pen qui recule et puis Macron qui va avancer. D'ailleurs, Macron qui avait traité cette mesure de complètement ridicule, voilà, il l'a traitée à plusieurs reprises de ridicule, grotesque, tout ça. On en parlera pour 2022. Donc Si on regarde à l'époque, en 2017, on a l'institut Ipsos qui donne, qui donne la prévision pour le deuxième tour, qui donne 62% pour Macron et 38% pour Marine Le Pen, qui est énorme, un delta, un écart énorme. Et finalement, dans la réalité, on finit avec 66% pour Macron au lieu des 62% prévus. Donc Macron fait plus que ce qui a été prévu, Marine Le Pen fait moins, donc elle passe de 38% qui a été prévu à 34%. Et honnêtement, quand on regarde les sondages au sujet des élections présidentielles en France. On réalise que ce n'est pas bon. Peut-être ceux qui sont donnés très longtemps à l'avance, genre un an à l'avance, comme ceux qu'on verrait potentiellement aujourd'hui, sont des sondages qui sont généralement assez précis. Quand on commence à s'approcher des dates, les sondages qui arrivent sont à quelques points assez précis, d'accord? Bien sûr, on peut toujours avoir des surprises un jour, mais les sondages, je sais qu'on critique beaucoup en ligne, on dit qu'ils sont orientés, tout ça, mais prenez les sondages qui sont donnés avant une date d'élection, dans les 10-15 avant. Et après, prenez le résultat des élections, comparez, vous allez voir que les instituts tombent relativement proches du résultat. Donc je disais, on arrive en 2022, on est à 3 jours avant le premier tour, et là elle annonce que— elle ressort cette carte encore une fois— le voile, si on le porte, c'est une contravention et Et puis voilà, on va punir celles qui portent le voile. Donc on renvoie la police dans la rue, on va punir le voile. Donc plus tard, Macron, qui était en train de jouer son siège, il y a une femme qui lui pose la question, elle lui dit, qu'est-ce que vous en pensez? Il dit, il y a aucun pays au monde qui ne le fait. Est-ce que vous voulez être le premier pays sur la planète à interdire le voile dans la rue? Voilà, c'est— et donc elle propose, Marine Le Pen à l'époque, parce qu'on lui dit c'est inapplicable, on lui dit, ton sujet c'est inapplicable parce qu'après se pose la question, il y a des il y a des femmes qui disent oui, mais les personnes âgées, des femmes qui sont ni musulmanes ni rien, mais qui portent le voile depuis toujours, qui portent un fichu ou un voile, on en fait quoi? Et là, voilà, elle dit oui, on saura les reconnaître. Donc ça veut dire clairement, on va avoir une sorte de police religieuse. Donc on est dans un pays dit laïque, mais finalement, on va demander à la police d'aller interroger la personne, de quelle origine, l'appeler comment. On va avoir des choses comme ça. Il faut savoir que Quand tu lances, quand les politiques lancent des mesures absurdes, ça finit dans l'application dans la rue avec une application encore plus absurde. Et on aura des dossiers de ce genre, une enquête religieuse littéralement sur le trottoir pour savoir si la personne est d'origine musulmane, elle est née où, ses parents sont nés où, c'est quoi son patronyme, est-ce que ça sonne rebeu, tout ça. Vraiment, c'est ce qu'on lui dit. Et là, elle déclare que, et même sur la constitutionnalité, oublie. Donc qu'est-ce qu'elle déclare? Qu'elle veut faire un référendum. Qu'elle veut faire un référendum sur le voile. Donc là, on est réellement dans un, dans un emballement quelque part. Tu réalises qu'on est sur un emballement sur une question qui devient une mono-préoccupation. Et après, il y a aucune limite. Bon ben, si c'est pas, si je peux pas le faire parce que constitutionnellement ça colle pas, je ferai un référendum. Si le référendum ne passe pas, je sais pas, je sors l'armée, je sais pas, je me débrouille. Il faut que je trouve le moyen de, elle a pas dit je sors l'armée, mais on se comprend, c'est c'est de la rhétorique. Donc on sent un emballement. Donc le second, le second tour, donc on a le second tour, 8 jours avant, elle est dans un marché dans le Vaucluse, elle est prise à partie justement par une femme voilée. Les journalistes sont là, ça cause et tout, et ça crée un scandale. Et les médias ne parlent que de ça avant le deuxième tour. Et Marine Le Pen va perdre, bien entendu. Va perdre le deuxième tour et c'est Macron qui entamera un second mandat de président de la République française malgré donc une impopularité qui était déjà à son comble à la fin du premier mandat. Donc pour vous dire, elle a perdu face à Macron, ça signifie, pardon, tu aurais perdu face à quelqu'un on va dire de balèze, de fort, de populaire, moi je veux bien, mais perdre face à Macron, il faut le faire quand même. Donc Je vais vous dire un truc. Quelque part, elle part d'un calcul. Elle part d'un calcul qui est faux. Voici le calcul. Le calcul, c'est que de toute façon, le vote islamique, elle l'a pas. De toute manière, les musulmans sont très rares à voter pour elle. Donc de toute façon, si elle va les aliéner, c'est gratuit. Je veux dire, c'est bon, c'est gratuit. Je leur rentre dedans, je fais plaisir à mon aile la plus radicale ou la plus dure. Et puis de toute façon, ça me coûtera rien sur le plan électoral. Une première manière de voir les choses. Autre chose qui est gratuite, c'est que quand très souvent, lorsqu'elle sort des mesures, on va lui dire, mais Madame Le Pen, vous allez faire comment pour les financer? Et qu'elle n'a aucune idée sur comment elle va financer. Au moins ça, c'est facile à financer. Ça peut même s'autofinancer si on soumet effectivement les contrevenantes à l'amende là sur-le-champ, à la verbalisation. Effectivement, on n'a pas besoin de trop réfléchir à comment financer cette mesure, d'accord? Mais, mais le problème, c'est qu'on peut avoir une sorte de paradoxe. Il y a souvent des paradoxes dans l'opinion. Le paradoxe des chiffres, c'est que si on demande aux Français, si on va voir les Français, sont les chiffres, ils sont 60, 65, 69. J'ai regardé beaucoup d'instituts de sondage pour ceux qui ont posé la question. Une bonne majorité de Français sont d'accord pour l'interdiction du voile dans dans la voie publique. Si on leur parle de kippa, peut-être ça sera un peu différent, mais voilà, grosso modo, vous avez compris. Donc quelque part, paradoxalement, on peut se dire que si on est cynique, par calcul politicien, c'est— prend pas de risque du tout. On voit pas où est le problème, tu vois. Présenté comme ça, tu vois, le raisonnement présent— ce raisonnement est faux, ce que je suis en train de te dire depuis tout à l'heure. Les chiffres sont vrais, mais le raisonnement, lui, a une faille. Je lui dirai que le problème, c'est que si on revient maintenant, si on recentre la question, si on regarde, si on regarde les instituts de sondage encore une fois et on regarde les chiffres, la première préoccupation des Français, c'est le pouvoir d'achat. Pouvoir d'achat arrive vraiment en premier. Maintenant, si on va faire de manière peut-être anecdotique, on va parler à des Français à droite à gauche, et Dieu sait que je le fais tout le temps, je donne même, je donne même mon WhatsApp et je parle à des milliers de Français, la préoccupation c'est quoi? C'est effectivement le pouvoir d'achat, le déclassement Ça rentre dans la même catégorie si tu veux. Si tu regardes selon l'institut Ipsos, la France, ça fait 3 ans de suite que son PIB est 2 points en dessous de la moyenne européenne. La moyenne européenne conventionnellement, c'est 100. On donne toujours 100 à la moyenne européenne. La France est à 98 depuis 3 ans, d'accord? Donc elle était légèrement au-dessus en 2019, elle est passée dessous depuis 2 ans, puis 3 ans, et ça continue à creuser. Donc la France est un pays plus pauvre que la moyenne européenne, moyenne qui inclut la Roumanie, qui inclut la Bulgarie, qui inclut la Grèce et des pays qui historiquement étaient en détresse financière. Et malgré l'inclusion de ces pays dans la moyenne, la France tombe en dessous, d'accord? Donc c'est très sérieux quand même, c'est un véritable déclassement qui a lieu aujourd'hui. La France, une bonne partie des gens qui me parlent sont inquiets d'une potentialité de Troisième Guerre mondiale, de conflit avec l'URSS, enfin avec la, excusez-moi, avec la, avec la Russie, tout ça. Donc ça, c'est une véritable inquiétude. Il y a pour les jeunes, il y a une inquiétude qui est liée au chômage, et pour leurs parents d'ailleurs, pas seulement aux jeunes. Il y a des, il y a des jeunes qui ont, qui ont 30 ans qui n'ont pas encore trouvé un travail pérenne, qui pourtant qui cherchent, qui ont fait des études universitaires, tout ça, qui se retrouvent à sauter d'un emploi précaire à un emploi précaire, d'un, d'un CDD en CDD et tout ça. Et on a même leurs parents, quand bien même ils sont pas jeunes, les parents sont quand même préoccupés par leurs enfants qui sont en train de galérer, qui ne vont pas pouvoir trouver une place socio-économique. Ça, c'est aussi une véritable préoccupation chez les gens. Il y a une partie des gens qui sont préoccupés par l'Union européenne, quoique j'ai du mal à estimer le pourcentage de ces gens-là, mais qui sont très inquiets de la perte de souveraineté, qui sont très inquiets de la perte des libertés individuelles, de l'emballement de l'Union européenne et de la mainmise de l'Union européenne sur les affaires franco-françaises historiquement, tu vois. Donc Voilà, il y a l'inquiétude liée à l'intelligence artificielle. Il y a beaucoup de jeunes qui ont peur, même moins jeunes, qui ont peur que l'intelligence artificielle leur prenne leurs emplois et tout. Tu vois, je suis en train de te parler de préoccupations réelles, de préoccupations sur lesquelles on peut fédérer du monde, peu importe que les gens soient de droite ou de gauche. Tu sais, le couple qui a peur parce que son enfant à 32 ans n'a jamais trouvé un travail sérieux, honnêtement, que ce couple soit de gauche ou de droite, tu lui parles de cette problématique-là, il est réceptif. Et pour gagner une élection présidentielle, il faut ratisser au-delà de 5 ans. Il faut pas ratisser sur les convaincus. Il faut pas aller chercher sur des gens qui sont de toute façon, quoi que tu fasses, ils vont voter pour toi. Tu peux, tu sais, les gens qui sont radicaux sur quelque chose, sur une idée, tu peux flinguer un homme en plein jour à midi dans le dos sur les Champs-Élysées, ils vont voter pour toi de toute manière, d'accord? Ça changera rien. Donc ceux-là, c'est pas ceux-là qui sont intéressants parce que cela, c'est le cœur, on va dire, c'est le cœur de gens qui vont voter pour toi. Mais est-ce que les autres, est-ce qu'au-delà de ton camp, on va voter pour toi? Ça, c'est une question importante et c'est cette question qui détermine si tu vas être élu ou pas. Maintenant, le truc c'est quoi? Je viens de mentionner des préoccupations des Français et beaucoup de gens se reconnaissent là-dedans. La question aujourd'hui, combien de Français, quand ils vont aller, combien même ils approuveraient majoritairement l'interdiction du voile, mais combien sont mus par cette interdiction-là comme l'est Marine Le Pen? Ça signifie pour eux c'est une préoccupation centrale dans leur vie, c'est une préoccupation importante pour qu'ils aillent voter pour un candidat ou une candidate à l'élection présidentielle si elle leur promet qu'elle ferait son possible pour éliminer le voile dans la rue? Voici la vraie question en fait. Voici la vraie question. C'est pour ça que je vous disais, c'est un paradoxe quelque part. Ça fait pas bouger beaucoup de monde. Alors effectivement, oui, je peux comprendre que Marine Le Pen, elle, elle a le droit d'avoir ses préoccupations. Et si elle est préoccupée principalement par le voile et qu'elle va continuer à en parler pour les 20 prochaines années, pourquoi pas, c'est son droit. Qu'elle arrive à fédérer quelques personnes autour d'elle qui ont la même préoccupation, on comprend bien, mais tu ne vas pas ratisser suffisamment large avec ça pour ramener du monde vers toi. D'autant plus qu'elle est revenue sur énormément de ses fondamentaux. Par exemple, une époque, elle était anti-Union européenne et tout ça, puis après elle a réalisé que l'Union européenne est quelque part— si je suis cynique, je suis anti-Union européenne, vous me connaissez, mais si je suis cynique, si demain je devais créer un parti, le parti ne sera pas anti-Union européenne. Je te dis tout de suite, il faut être cynique en politique. Parce qu'être anti-Union européenne aujourd'hui, tu fais 1%, c'est très simple, il faut pas se leurrer. Autant les Français sont principalement, quand tu leur parles, sont tous eurosceptiques, autant cet euroscepticisme, pour le moment en tout cas, n'a pas une traduction, on va dire, correspondante dans les urnes, c'est tout. Donc il faut être piloté par les urnes. Si tu t'en fous des urnes et tu viens raconter ce que tu veux, bon bah voilà, tu utilises la campagne électorale de contribues, tu causes, tu parles, tu pèses sur le débat si tu as envie et tout, puis tu rentres chez toi, mais c'est tout. Mais tu ne seras pas élu, tu n'auras pas l'occasion d'exécuter ton programme. Donc elle est revenue sur sa posture qui était anti-Union européenne, donc avec elle, bon ben, la France se réalisera dans l'Europe. OK, si tu te réalises dans l'Europe, 70% de sa propre admission, le chiffre ne vient pas de moi, il vient d'elle, 70% de ses mesures, c'est ce qu'elle disait, 70% des mesures de son parti sont inapplicables dans le contexte de l'Union européenne. Parce que l'Union européenne prend de plus en plus de pouvoir, de plus en plus de légitimité, de sorte que 70% des mesures du Rassemblement national, c'est inapplicable. Et encore là, c'est la version gentille, je pense. Même, je suis plus proche, n'est-ce pas, je suis plus proche de 80-85% dans mon estimation des mesures inapplicables au sein de l'Union européenne. Par rapport aux Français qui sont inclus, qui sont inquiets par rapport à une potentielle guerre avec la Russie, qui sont inquiets par rapport aussi à l'explosion de la dette et tout ça, parce qu'on va partir sur une économie de guerre et dépenser des milliards et des milliards, enfin comme les États-Unis, aller distribuer des milliards au complet, des milliards empruntés, n'est-ce pas? La France emprunte à 5% aujourd'hui, donc plus que la Grèce, n'est-ce pas? Donc on emprunte de l'argent sur les marchés, un argent de plus en plus coûteux, dans un pays ultra fiscalisé où l'État n'arrive même pas à faire face à ses obligations régaliennes. On va donner ça au complexe militaro-industriel pour qu'il nous donne des missiles. Je veux dire, les gens aujourd'hui ont d'autres priorités, pour être honnête. Le problème, c'est qu'elle, elle est partie aussi sur le discours otaniste. Donc ça signifie, si elle arrive au pouvoir, tout ce que vous entendez avec Macron et avec l'OTAN, avec le cette envolée avec l'OTAN et tout ça, ça sera pareil. Elle ira s'asseoir avec le Premier ministre britannique, le Premier ministre allemand, et ils continueront leur histoire comme avant, d'accord? Donc voilà un petit peu la situation. Ça signifie aujourd'hui, je ne vois pas des gens qui vont lui pardonner de ne pas parler du reste et de se concentrer uniquement sur cette histoire de voile. Elle veut vraiment que sa présidence soit la présidence du voile. D'accord, ou la présidence de la Kippa. OK, maintenant autre chose, tu peux me dire ouais mais Aldo, je suis sûr il y a des commentaires qui vont dire oui mais Aldo, voilà, c'est un peu malhonnête de dire qu'elle parle que de ça. Et les, elle a parlé d'autres choses, elle a parlé d'économie, elle a parlé de pouvoir d'achat et tout. Et j'en doute pas, j'en doute pas. Le problème, elle sert à la presse, elle sert à la presse ce que la presse a envie d'entendre. Et elle, donc la presse a envie de nourrir des scandales de ce type et elle, elle l'aide. Donc elle va balancer, elle a balancé en 2026 hier, au cas où je ne l'ai pas dit durant la vidéo, elle a dit qu'elle allait interdire le voile encore une fois. Et donc la presse va parler que de ça. Et en fait, elle passera toute sa campagne électorale à expliquer les modalités, à expliquer ce qu'elle veut vraiment, ce qu'elle veut pas, les choses qui seront possibles, les choses qui seront pas possibles. Est-ce que la kippa est incluse ou pas? Tout ça. Donc ce que va entendre l'électeur moyen, qui a des préoccupations que j'ai décrites dans la vidéo ci-jointe plus tôt, eh bien ce qu'il va entendre, lui, va entendre que des histoires de voile. Alors aussi anti-voile soit-il, c'est pas quelque chose qui va le, qui va le faire bouger outre mesure, d'accord? Ça, ça, ça je vous le dis tout de suite. Donc c'est un pari perdant. Et ce pari-là de voile a montré, a montré le fait que, a montré dans le passé que ça ne marche pas. Donc ce qui va se passer également, ça va encourager ce qu'ils appellent le cordon sanitaire ou le front républicain ou le barrage. Ça signifie, du moment qu'on parle de voile et donc de kippa ou de choses comme ça, bon, si elle dit non, la kippa n'est pas incluse, ça va créer le système à deux vitesses, etc. On va l'accuser d'être de mauvaise foi et tout. Si elle dit la kippa est incluse, donc on est plus égalitaire, Ça signifie on discrimine tout le monde à égalité à ce moment-là. Bon ben voilà, ça va ouvrir un merdier. On va parler d'antisémitisme, etc. On va dire bon ben on revient à faire du détail, on revient aux racines du Front national, etc. Bon, tu vois bien que cette posture-là crée encore une fois la possibilité et encourage la possibilité de créer ce qu'on appelle le fameux cordon sanitaire, donc, ou le barrage républicain. Pardon. Maintenant, pour finir, il y a encore quelque chose dont elle semble pas du tout tenir compte. Et ça, c'est pas seulement pour Marine Le Pen, ça, je pense, ça s'applique à Zemmour, ça s'applique à tous les gens qui sont, on va dire, à la droite du spectre. Même si honnêtement, je classe pas vraiment Marine Le Pen à la droite du spectre, mais bon, on se comprend. Il y a l'effet Trump qui est un effet pervers, c'est-à-dire que Trump est venu avec un discours Si on regarde son discours et ses promesses, si on, comment on les entend du côté européen, ça s'entend comme des discours extrême droite, tu vois. L'immigration, fermeture des frontières, notre nation avant tout, on entube tout le monde, etc. Ça fait quand même extrême droite, d'accord. Il est arrivé, il a trahi tout le monde. Il a trahi son électorat globalement, il a trahi individuellement les gens qui l'ont, qui l'ont aidé, comme Candace Owens et d'autres, d'autres noms, d'autres ténors des médias américains et d'autres grands, grandes voix qui ont beaucoup sacrifié pour l'aider. Puis une fois qu'il arrive au pouvoir, bon ben voilà, aujourd'hui il joue au golf à Mar-a-Lago. Et puis ce qu'il fait, c'est qu'il donne des tuyaux aux milliardaires avec lesquels il joue au golf, et puis il se positionne sur la bourse, il fait du délit d'initié ouvertement. Il le vend même, 100 000 par mois, il te vend ses postures. Et en plus, comme c'est un arnaqueur, même 100 000 par mois, je suis certaine arnaque. Je suis sûr qu'il va te vendre des postures qu'il n'aura même pas prises et tu vas te faire entuber. C'est vraiment un escroc. Donc pour les Américains, c'est, c'est l'inflation, c'est le chômage, l'essence qui a explosé dans un pays qui est énorme et qui a de grosses voitures qui consomment beaucoup. Donc grosso modo, Trump a arnaqué tout le monde, même son histoire des tarifs. Il a mis des tarifs, ça a été considéré donc pendant des mois et des mois, les entreprises qui importaient comme Amazon, Apple et d'autres eh bien, ont augmenté leurs prix pour les Américains pour inclure les tarifs Trump. Trump a dit, je vais rembourser les Américains à hauteur de 2000 dollars, je vais leur envoyer un chèque. Il a menti, il n'a jamais envoyé de chèque. Par la suite, les tarifs ont été considérés inconstitutionnels. Donc on a remboursé qui? On a remboursé les grandes entreprises. Ça signifie, elles se sont fait l'argent 2 fois. Elles se sont fait l'argent en augmentant les prix aux consommateurs, donc pour récupérer les tarifs, et par la suite, l'État leur a remboursé. Et en plus, des gens de la famille de Trump, avant l'annulation des tarifs et le remboursement, avant que ce soit considéré inconstitutionnel, sont partis chez beaucoup d'entreprises et ont dit, on vous achète le droit de remboursement si jamais ça arrive un jour, à 10 centimes par dollar. Ça signifie, si vous avez payé 10 millions en tarifs, nous on vous donne 1 million maintenant pour solde de tout compte et on se débrouille. Si on arrive à les faire rembourser, on prend les 10 millions. Si on n'arrive pas, vous gardez les millions, nous on a perdu. Mais ils savaient ce qu'ils faisaient, ils savaient parce que c'est des insiders. C'est comme ça, c'est ça le système Trump. Donc aujourd'hui, quelqu'un qui vient parler de nation, de souveraineté et tout, même si vraiment Marine Le Pen n'en parle plus vraiment beaucoup, on entend surtout le voile, aura du mal à convaincre en Europe, aura du mal à convaincre qu'il ne va pas faire exactement comme le fait Trump. Donc Trump a vraiment ramené au niveau du caniveau ce discours-là, tu vois. Et il va falloir vraiment travailler beaucoup pour convaincre l'électorat. Donc voilà, mes amis, ça, on est bien sûr, on est avant les élections, on est longtemps avant les élections. Et bien entendu, quand les élections s'approcheront, en fonction des nouveautés, des positionnements des uns et des autres et tout ça, on pourra bien entendu affiner l'analyse. Donc merci d'avoir écouté jusqu'ici. Je vous montre mon livre Escrologie, Escrologie, disponible sur Amazon, format papier et au format au format Kindle également pour ceux qui préfèrent lire sur un iPad ou autre. Et puis on se retrouve dans la prochaine vidéo. Merci encore pour tous ceux qui me soutiennent, merci pour ceux qui commentent, ceux qui s'abonnent également. Abonnez-vous s'il vous plaît, c'est une manière pour vous de me prouver que vous aimez mon travail. Ça change rien sur les vues ou des choses comme ça, c'est pas piloté vraiment par les abonnements, mais au moins ça me permet de sentir que les gens apprécient mon travail. Merci encore et on va voir, on va continuer à observer et on se voit dans la prochaine vidéo. À très bientôt.
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