La FIN du Royaume-Uni ? L'Ecosse, l'Irlande du Nord et le Pays de Galles veulent partir !

In this French‑language monologue, Aldo Sterone returns to Mauritius after a stay in the United Kingdom and uses the occasion to deliver a sweeping critique of the UK's current state and its likely disintegration. He frames the United Kingdom’s identity as an "union" that is unraveling, pointing to an upcoming meeting in Cardiff of the leaders of Scotland (SNP), Northern Ireland (Sinn Féin) and Wales to discuss a post‑UK future. Sterone argues that the 10‑year aftermath of the 2016 Brexit vote has failed to deliver the promised economic sovereignty, instead producing stagnation, soaring inflation, deteriorating public services, and a privatized, market‑driven welfare system that burdens citizens. He draws historical parallels with the decline of the British Empire, citing recent losses such as Barbados becoming a republic, Hong Kong’s return to China, and the threatened loss of the Falklands. He highlights the growing independence movements in Scotland, Northern Ireland and Wales, noting poll data that suggest a 50/50 split in Scotland and near‑certain secession in Northern Ireland. Sterone also describes a wave of emigration of wealthy taxpayers, corporations, and even the country’s second‑largest taxpayer, attributing it to high taxes, poor public services, and a perceived internal “demon” destroying the nation from within. He concludes by urging those disillusioned with London’s governance to leave collectively and rebuild elsewhere, while acknowledging the uncertainty of the UK’s ultimate fate.
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Mes amis, bien le bonjour. Je suis de retour à l'île Maurice. Comme vous avez remarqué, pendant les quelques dernières semaines, j'étais au Royaume-Uni. Beaucoup de gens m'ont fait la remarque, mais qu'est-ce que tu fais au Royaume-Uni, toi qui habites à l'île Maurice? On m'a même fait le coup, j'ai visité la Corse et il y a des gens qui m'ont écrit en me disant, mais toi qui habites à l'île Maurice, qu'est-ce que tu fais en Corse? Mes amis, encore une fois, l'île Maurice n'est pas une île prison. On a le droit d'y vivre, on a le droit aussi de voyager. Ils nous laissent sortir, ils nous laissent revenir sans le moindre problème. Donc voilà, je suis de de retour. Et puis aujourd'hui, je voulais vous parler du Royaume-Uni qui est, qui est en train de s'effondrer en tant qu'union. Ça signifie, regardez le nom, Royaume-Uni. Et en fait, ça signifie toute la value proposition du Royaume-Uni, c'est l'union. C'est que bon, ben voilà, il faut que, il faut diverses régions qui n'ont pas toujours une histoire commune, qui ont même eu des guerres et tout ça dans le passé, ont décidé de s'unir pour former ce pays. Eh bien là, c'est très mis à mal parce que ce qui va se passer, c'est que demain le lundi, à Cardiff au Pays de Galles, on va avoir la rencontre de 3 premiers ministres: celui de l'Écosse qui représente le SNP, qui est un parti assez nationaliste, on a le Sinn Féin qui est le parti irlandais, n'est-ce pas, qu'on qu'on ne présente pas, lui aussi est un parti extrêmement nationaliste. On a aussi le Premier ministre qui est le Premier ministre des Pays de Galles qui lui aussi a ces tendances-là, mais en même temps il a peut-être un peu moins de représentativité. Mais en tout cas, grosso modo, ils vont se rencontrer pour parler de quoi? Un peu pour parler d'un destin qui sera post-Royaume-Uni. Ils disent même que Burnham, là le Premier ministre britannique actuel, eh bien, ça sera le dernier. Il n'y en aura pas d'autres, c'est fini. En fait, si tu veux, c'est pas demain, c'est pas demain que le Royaume-Uni va s'effondrer. Mais ce qui va se passer demain, c'est que, bon ben voilà, la légitimité du pays, la légitimité symbolique, le consensus autour du Royaume-Uni est profondément en train de s'effriter. Et c'est comme ça que ça commence toujours les effondrements. Si tu regardes, si tu regardes l'URSS, tu regardes la Tchécoslovaquie, la Yougoslavie, le Soudan, tu regardes tout plein de pays. En fait, l'histoire regorge de tout plein de pays où il y a eu d'abord une perte de consensus et puis par la suite, bon ben voilà, à un moment donné, ça éclate. Ceci est renforcé par un contexte de crise parce que regarde, Si tu vois un petit peu il y a 10 ans, aujourd'hui on est en 2026, il y a 10 ans en 2016 on avait voté pour le Brexit, pour la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. Et à l'époque, qu'est-ce qu'on espérait? Qu'est-ce qu'on voyait à l'époque? On voyait que le Royaume-Uni va épouser un modèle économique et politique probablement similaire à ce qu'on voit aujourd'hui avec la Norvège et avec l'Islande, tu vois. Donc on a pensé qu'au bout de 10 ans, le Royaume-Uni serait un pays très riche, serait aurait pu prendre des décisions en toute souveraineté, en toute indépendance, renforcer sa résilience, sa résilience économique, sa résilience énergétique, sa résilience sur tous les plans, et puis devenir un pays qui rendrait jaloux les autres pays de l'Union européenne. Force est de constater, 10 ans plus tard, qu'on est plutôt devenu un épouvantail, qu'on est plutôt là. C'est un petit peu personnellement comme je le vois, en étant juste full disclosure, j'ai voté pour le Brexit. Mais comment je le vois aujourd'hui rétrospectivement, j'ai l'impression d'avoir, c'est comme si je prends ma fille de 8 ans et je lui dis, écoute, tout l'argent que je dépense pour toi, moi j'ai une autre idée, je vais te le mettre sur une carte bancaire, je te le donne, voici le code, tu es assez grand, tu gères toi-même. C'est exactement ça. On a l'impression que c'est un pays mature, on n'a pas l'impression qu'on a face à soi, quand on voit les décisions qui sont prises au jour le jour, on n'a pas l'impression que c'est un c'est un pays avec une grande tradition, c'est un pays qui a été un empire qui influençait l'humanité et tout ça. On a plus l'impression d'un pays qui est géré par des demeurés et qui est en guerre contre lui-même et que chaque matin ils se réveillent, ces gens, en se disant quelle est la pire décision qu'on peut prendre aujourd'hui. On a l'impression littéralement que Londres, que les gens qui gèrent le pays sont plus une force d'occupation. Que vraiment, que vraiment des gens qui sont là avec leurs qualités et leurs défauts. Ce que je vous dis là n'est pas bipartisan, d'accord? Je ne suis pas dans une logique de dire oui, bon, tu as les conservateurs, le Labour, et puis bon, les uns sont mieux que les autres. Ce n'est pas du tout ça. Ce n'est pas une question de gauche ou de droite, mes amis. C'est beaucoup plus profond que ça. C'est au-delà de la gauche et de la droite. Tu as l'impression que les gens qui sont là sont les ennemis de la nation. Tout ce qu'ils peuvent faire pour appauvrir le pays, tout ce qu'ils peuvent faire pour casser son économie, augmenter le chômage, rendre la vie de millions de gens misérables au jour le jour, rendre plus difficile leur accès à la médecine, plus difficile leur accès au travail, plus difficile leur accès au pain, ils le feront avec joie. Tu peux observer des décisions, tu prends, je sais pas moi, tu prends une période de temps de 365 jours, tu observes les décisions qui sont prises au quotidien, je te défie d'en trouver une qui va dans l'intérêt du Tous les jours, tu as l'impression qu'une force étrangère d'occupation est arrivée et qu'elle a décidé de détruire le pays, d'en faire un exemple. Donc voilà, juste pour te dire où nous en sommes, où nous en sommes aujourd'hui. Donc quand tu vois, quand tu vois tout ça, eh ben forcément, les velléités indépendantistes qui ont toujours existé, elles datent pas d'hier, eh bien s'en renforcer. Parce que ces gens, mets-toi à la place des Écossais, mets-toi à la place des Irlandes du Nord, Pays de Galles, Ils se disent, vu ces malades mentaux qu'il y a à Londres qui dirigent le pays, nous ce qu'on peut faire, c'est on est sûr que si on prenait notre destin en main, on irait, ça ira mieux et on pourra aller plus vite vers une résolution de nos problèmes. Si on reste là-dedans avec ces gens, on va couler tous ensemble, tu vois. Donc c'est ça un petit peu leur, c'est ça un petit peu leur idée. Et on peut que, on peut les comprendre, que les comprendre. Regarde, Quand la dernière reine a pris le pouvoir, je crois que c'était grosso modo début des années 50, on est en train de parler de 1952, eh bien le Royaume-Uni était quand même l'empire sur lequel le soleil ne se couche pas. Il faisait toujours, le soleil était toujours quelque part dans le ciel là sur un des territoires de l'Empire britannique, littéralement. Littéralement, si tu regardes au moment où elle a quitté ce monde, n'est-ce pas, le Royaume-Uni était l'empire sur lequel le soleil ne se lève pas, tu vois. Déjà, tout a été perdu, tout est parti. La dernière en date, les Barbades, ils ont décidé de devenir une république. Ils ont dit bon, nous, notre passé colonial, tout ça, on veut s'en débarrasser. Le souverain britannique n'est plus le chef d'État chez nous. Bon débarras, on enlève son blase et sa photo des places publiques et des billets de banque. Et puis au revoir, deviens une république. Et il est parti, Charles, à l'époque était prince, il est parti pour célébrer avec eux, juste pour te dire quoi. Donc 97, Hong Kong est revenu à la Chine. Aujourd'hui, ils sont sur le point aussi de perdre les îles Malouines, tu vois. Les îles Malouines, l'Argentine dit bon, c'est à nous. À l'époque, il y a eu guerre et tout ça, puis le Royaume-Uni avait pu manu militari défendre les îles. Aujourd'hui, un pays endetté, un pays qui n'arrive pas à aligner 2 soldats, je veux dire, si demain Milei décide d'aller envahir les Malouines, bon bah, il obtiendra une protestation ferme de la part de Londres. Ça, ça n'ira pas, ça n'ira pas beaucoup plus loin. Même le parapluie américain, ça signifiait à une époque les États-Unis étaient quelque part presque officieusement le garant un petit peu de l'intégrité de ce territoire. Vis-à-vis des velléités argentines et tout. Là, Trump, bon voilà, il est en train de dire aux Britanniques, je vais dire, si les Argentins le veulent, why not, d'accord? Donc maintenant, maintenant réellement, la situation est en train de s'accélérer. Donc ce qui peut, ce qui pourrait se passer, donc demain c'est pas techniquement l'effondrement définitif du Royaume-Uni, ce n'est pas vrai, mais demain tu peux te dire que c'est Voilà que c'était une date symbolique qu'on regardera un jour en arrière et on dira voilà, c'était le début de la fin. En termes de pronostics, si on regarde aujourd'hui les intentions de vote, les sondages, tout ça, le SNP en Écosse c'est fifty-fifty. Ça signifie si demain l'Écosse organise un référendum d'autodétermination, honnêtement personne ne pourra prévoir le résultat. Ils peuvent se prononcer pour rester comme pour partir. Mais quel que soit le résultat, ça se passera à un cheveu près parce que vraiment c'est fifty-fifty. Si on regarde l'Irlande du Nord, c'est pratiquement garanti qu'il parte. Si jamais, c'est pratiquement une lettre à la poste. Le Pays de Galles, s'il y a un référendum demain, probablement il resterait. Probablement il resterait. Mais voilà, juste pour te dire que la famille royale risque de finir avec Londres et grandes banlieues quoi, comme comme territoire. C'est vraiment triste de voir ça, mais encore une fois, ce n'est pas un pays qui a un ennemi extérieur, OK? C'est pas, c'est pas un ennemi de l'extérieur qui est venu, c'est vraiment les démons intérieurs qui sont en train de détruire le pays. Parce qu'il y a quand même pas mal de potentiel au Royaume-Uni, il y a vraiment de quoi faire beaucoup de très belles choses, mais ce n'est pas le but aujourd'hui. Aujourd'hui, quand les dirigeants se réunissent, ils vont te parler de de l'Ukraine, ils vont te parler de wokisme, ils vont te parler de climat et des choses comme ça. Et cela de gauche ou de droite, pareil. Il y a personne qui se préoccupe de la population britannique. Il y a personne qui se réveille le matin en disant qu'est-ce que je peux faire aujourd'hui pour améliorer leur sort, pour améliorer leur quotidien, pour améliorer leur pouvoir d'achat, pour améliorer leur sécurité, pour améliorer leur potentialité de trouver de l'emploi. Non, pas du tout, c'est pas une préoccupation. Aujourd'hui, ils se lèvent en se disant aujourd'hui combien de missiles on a offert à l'Ukraine ou des choses comme ça. Qu'est-ce qu'on est en train de faire pour le climat? Qu'est-ce qu'on fait pour capturer le carbone? Leurs préoccupations sont dans notre monde, tu vois ce que je veux dire? C'est voilà. Donc comme je vous disais, au lieu de finir avec un modèle post-Brexit qui serait un modèle Norvège-Islande, on se comprend, eh bien aujourd'hui on a un modèle qui est plutôt Allemagne de l'Est, quoi, DDR pour ceux qui s'en rappellent, ou la RDA. Voilà, c'est vraiment, on est dans cette logique et il n'y a pas de fin. Et c'est pour ça que ces gens disent partons quoi, partons, on a une chance. Regardez, ce qu'on voit c'est que des gens partent, des individus partent. Regardez, je vivais au Royaume-Uni, je suis parti parce que c'est devenu intenable. Je défie quiconque de vivre au Royaume-Uni sincèrement. Les seuls qui y vivent c'est probablement qui sont par exemple des fonctionnaires. Je sais que le fonctionnariat se porte très bien parce que c'est devenu aujourd'hui, le Royaume-Uni a plus de fonctionnaires qu'à l'époque où il gérait les 3 quarts de la planète, tu vois ce que je veux dire. Donc la bureaucratie crasse à tous les niveaux. Tu as aujourd'hui de plus en plus de gens qui se mettent à l'aide sociale, qui peuvent vivre parce que tout simplement c'est moins cher de se mettre à l'aide sociale, c'est même plus rentable que de vouloir travailler parce que les salaires se sont écrasés pendant que les impôts ont explosé, pendant que l'inflation a explosé. Encore une fois, attention, je sais que beaucoup de Français me regardent. Ne compare pas à la France parce qu'il y a un petit détail, pardon pour la référence, mais il y a un petit détail sur lequel j'aimerais insister par rapport aux Français parce qu'ils ne visualisent pas. Le Royaume-Uni n'a pas de service public, il n'y a pas de service public, donc Ce qui fait que si on augmente d'un point la fiscalité au Royaume-Uni et d'un point la fiscalité en France, au Royaume-Uni, elle sera ressentie beaucoup, beaucoup plus violemment par les gens parce que tout simplement tout se paye au privé très, très cher. C'est un pays en tant que service, tout a été vendu à l'étranger et donc les Britanniques, tout ce qu'ils doivent utiliser, que ce soit l'école de leurs enfants, que ce soit le cabinet médical, le dentiste, pratiquement tout a été vendu. Tu peux te garer dans un hôpital public et te retrouver à payer une rente. Tu vois, tu peux arriver avec un enfant qui a 40 de fièvre et tu dois trouver la machine et payer un ticket à 3 heures du matin pour payer une rente à l'hôpital, à l'hôpital devant le département des urgences. Tu payes cette rente à un hedge fund australien ou un hedge fund new-yorkais qui a acheté les parkings. Tu vois ce que je veux dire? C'est honnêtement, je vais peut-être vous le résumer brutalement. Le Royaume-Uni, c'est le pays où Karl Marx est devenu marxiste, d'accord? Il a pendu le Capital, Das Kapital, c'est un livre énorme, OK? Il faudra probablement un an pour le lire et peut-être probablement une vie pour bien le lire parce qu'il a vu la prédation de l'homme par l'homme au quotidien. Et je peux te dire, tu vas à Londres aujourd'hui, cette prédation même que décrivait Karl Marx, eh bien, elle est toujours là. Certaines apparences ont changé, mais sur le reste, c'est la prédation de l'homme par l'homme. Donc quand tu vis dans un endroit pareil, franchement, tu as qu'une seule idée, c'est dégager de là, vraiment. Et puis il y a aussi des grandes entreprises qui sont parties, de grosses boîtes qui décident de fermer au Royaume-Uni, celles qui peuvent pas s'exporter, celles qui peuvent pas partir ailleurs ferment. Les faillites, c'est le quotidien également. Il y a de très grosses fortunes qui sont en train de partir. On a le deuxième contribuable du pays qui est parti en Grèce parce qu'en Grèce ils ont fait une, sur le plan fiscal, ils vont installer, ils ont installé une flat rate. Ça signifie, ils ont dit tu payes 100 000€ pour solde de tout compte et puis voilà, tu viens. Donc ils ramènent, ils ramènent des multimillionnaires, des milliardaires à travers la planète. En plus, chez eux, il pleut pas autant qu'à Londres, je veux dire, il fait beau, tu as le ciel bleu, tu as de la nourriture de qualité, tu as très bonne qualité de vie, qualité de vie militaire indienne, qui fait que si tu vis là-bas, tu as plus de chances de devenir centenaire que si tu vivais à Londres. Je vais dire voilà, là il faut pas, il faut pas se mentir. Donc le deuxième contribuable du pays qui avait payé 330 millions de livres sterling d'impôts l'année dernière, il a décidé de partir parce que je vais dire, il peut tout à fait payer 330 millions d'impôts. Demain, il sort devant chez lui, il se fait trucider par des gens qui roulent en trottinette électrique. Il se fait trucider pour son téléphone ou pour sa Rolex. Et puis on le laissera mourant sur le trottoir. Et puis il ira à l'hôpital, on dira bon, on n'a pas de médecin ce soir, c'est la galère, l'ambulance est tombée en panne, on a mis un seau là parce qu'il pleut et puis l'eau coule à travers le plafond. Voilà où on en est là-bas. C'est, mais encore une fois, mes amis, ce qui est le plus, ce qui est le plus rageant dans cette histoire, ce n'est pas, c'est pas une crise, c'est pas une crise due à pas de chance, due à je sais pas. Non, c'est vraiment une volonté de détruire le pays. Je sais pas si ce message arrive à passer parce que beaucoup de gens ne le croient pas. Beaucoup de gens croient que c'est un concours de circonstances, le détroit d'Ormuz, machin Trump, la guerre économique, la Chine. Non, mes amis, il y a de ça, oui, il y a de ça, mais il y a autre chose. Et cette autre chose est encore plus puissante, plus forte, qui est la volonté de détruire le pays de l'intérieur. Et puis, comme je vous disais, donc on a des gens qui partent. Aujourd'hui, on a des régions entières qui veulent partir. Voilà, on a des régions linguistiques comme l'Écosse, ethnique, linguistique, l'Écosse, Irlande du Nord, tout ça, qui disent bon bah tout le monde est parti, nous au lieu de partir un par un, les Écossais, je les comprends, ils se disent Au lieu de rester là croisant les bras et voyant nos gens partir les uns après les autres, prendre l'avion et partir, il y en a un qui va à Maurice, il y a un autre qui va en Grèce, il y a un autre qui va aux Émirats, il y a un autre qui va je sais pas où. Au lieu de voir tout le monde partir, au lieu de voir nos entreprises s'effondrer pendant que l'inflation nous bouffe et la fiscalité et puis l'autoritarisme, qu'est-ce qu'on fait? On arrête l'hémorragie là. Et on essaie de partir tout en bloc. On essaie de s'éloigner de ces malades mentaux de Londres. On sort, on sort de là et on essaie de nous reconstruire. Et je comprends, c'est quelque chose que je veux bien entendre parce que c'est tout à fait logique. Il faut se mettre à leur place. C'est pas, c'est, je sais pas, je sais pas c'est quoi ce que nous réserve, ce que réserve l'avenir à ce pays. Moi, je souhaite que du bien à ce pays, à tous les autres d'ailleurs, pas seulement ce pays-là. Mais je vais dire, voilà, tu vois que les empires, quand ils se terminent, moi je le vois à l'œil nu, c'est vrai que ça fait, c'est effrayant. On dirait qu'ils sont habités par un démon intérieur qui les pousse vraiment à arriver à la fin de l'histoire. En fait, c'est incroyable. Et ça me fait peut-être réfléchir aux anciens, quand on pense à l'Empire grec, romain et d'autres et d'autres qui sont effondrés. On cherche toujours historiquement, quand on lit l'histoire, on cherche toujours des causes externes, on cherche toujours des choses qui sont venues de l'extérieur, n'est-ce pas, puis qui ont, voilà, causé le désastre. Mais en fait, on analyse pas suffisamment, je pense, la thèse que c'est à un moment donné, c'est à un moment donné de l'intérieur qu'un empire décide de s'arrêter là, décide que le train de l'histoire est arrivé au terminus. Et qu'il faut descendre, que c'est terminé. C'est une décision irrationnelle, c'est une décision qui est très difficile à intégrer mentalement, mais quand on la voit, on peut pas fermer les yeux, on peut pas nier ce qu'on est en train de voir. En tout cas, mes amis, merci d'avoir regardé cette vidéo. On va regarder un petit peu ce qui va se passer dans le futur, on va essayer de voir comment les choses vont se terminer. Voilà. OK, on se voit dans une prochaine vidéo, d'accord? Et à très bientôt.
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