
A French monologue questioning the Abraham and Isaac story. The speaker rejects traditional religious readings and argues the narrative reveals something troubling about blind obedience to authority, demanding we take human responsibility seriously instead of hiding behind divine will.
Bonjour mes amis. Vous savez, quand j'étais petit, j'étais extrêmement variable. Autant sur certains sujets je pouvais donner extrême satisfaction, autant sur d'autres j'avais du mal. Et je vois que, en devenant adulte, les sujets sur lesquels j'avais du mal sont toujours les mêmes. Alors par exemple, certaines histoires religieuses, comme celle d'Abraham, nous sont communiquées à l'enfance, dans l'objectif de nous transmettre un certain nombre de valeurs, j'imagine. Transmettre une sagesse, un petit peu... Peut-être que je confonds ça avec les histoires de ma grand-mère, je ne sais pas. Mais en tout cas, cette histoire d'Abraham, qui veut égorger son enfant, chaque année, j'y réfléchis et chaque année, j'en sors toujours avec le même étonnement. Et aujourd'hui, je pense que je vais aller plus loin que les années passées. Je pense que ce gars, Abraham, il faut bien que quelqu'un le sorte, était un type détraqué, je pense qu'il faut dire les choses telles qu'elles sont. Si aujourd'hui, quelqu'un, pour prouver sa foi, ou prouver son attachement à Dieu ou autre, commence à dire qu'il entend des voix qui lui disent d'aller tuer les enfants, je crois que c'est quelque chose qui serait extrêmement mal pris, même par les gens qui sont versés dans la religion. Je crois que la personne serait mise sous camisole et elle n'aurait pas le droit de s'approcher des gamins. Mais à l'époque, la société était différente, semble-t-il, mais je ne crois pas qu'elle était différente sur ses bases. Il a toujours été mal de tuer ses enfants, dans toutes les cultures, dans toutes les époques, à toutes les époques. Et ce qui se passe, c'est que... Ce qui est bizarre avec cette histoire, c'est que Abraham, obtient le consentement de son fils, Isaac, pour donc l'égorger. Après, il prend une arme blanche, et les deux vont vers un endroit isolé. L'enfant, extrêmement composant, ne doute pas un seul moment de l'état mental, de la santé mentale du vieux, et le suit. Et ce qui se passe, c'est qu'on nous dit que Dieu avait Quelque part, il ne voulait pas qu'un crime aussi horrible se passe. Et puis, qu'est-ce qu'il a fait à la dernière minute ? Il a remplacé l'enfant par une chèvre ou par un mouton. Pourtant, Dieu n'a pas l'habitude d'empêcher les crimes. en enlevant à l'humain l'objet du crime. C'est comme si tu voulais, je ne sais pas, combrioler une maison et au moment où tu fais rentrer la fausse clé dans la serrure, la maison disparaît ou elle est remplacée par, je ne sais pas, par un hangar vide ou un truc comme ça. Il y a plein de crimes horribles qui se passent. Et Dieu ne semble pas les empêcher. Il y a jusqu'à maintenant des enfants qui se font tuer, Dieu ne les remplace pas par des moutons ou des chèvres. Il y a des gens qui violent des enfants et puis Dieu ne remplace pas la dernière minute l'enfant par une chèvre, n'est-ce pas ? Donc, je ne comprends pas cette logique, la logique que cette histoire veut nous transmettre. L'homme, Si son humanité ne le sauve pas, si son humanité ne l'empêche pas de commettre des crimes, en particulier envers les enfants, ce n'est pas une divinité quelque part qui va physiquement s'interposer et l'en empêcher. Vous comprenez ? C'est la responsabilité de ne pas commettre des crimes, un comble à l'homme, pas à une divinité quelconque. Et je trouve que cet homme, cet homme qui a dû avoir beaucoup de problèmes avec les services sociaux de son époque. Je pense que ce n'est pas juste de le célébrer de cette façon-là. Ce n'est pas juste de raconter son histoire telle qu'on la raconte. Il a peut-être fait des choses bien le long de sa vie. Il paraît qu'il a vécu des siècles. Moi j'ai des livres qui parlent d'autres personnes qui sont restées, comme chez les musulmans, l'imam malek, il est resté celui qui a créé le malekisme. Il est resté, on dit, deux à trois ans dans le ventre de sa mère. Je pense qu'à l'époque, les calendriers, les montres n'étaient pas ce qu'ils sont aujourd'hui, n'est-ce pas ? Je pense que les gens y allaient un petit peu à l'aveuglette et puis ils donnaient peut-être leur sentiment sur le temps plus qu'une mesure réelle. Et je trouve que ce bonhomme ne doit pas être célébré. En tout cas, vers la fin de sa vie, évidemment, il a faibli. Il faisait n'importe quoi. Il faut bien le dire. Moi, si j'ai un enfant aujourd'hui, je ne vais pas lui raconter avec un sourire béat que voilà, Abraham a voulu tuer son enfant. Et puis, c'était extraordinaire parce que ça a prouvé sa foi en Dieu. Je ne crois pas. qu'un dieu fondamentalement bon et fondamentalement raisonnable utiliserait une extrémité aussi odieuse, aussi horrible, pour demander de tuer son enfant, quoi. Demander de tuer son enfant pour prouver sa foi. Je veux dire, il aurait pu lui demander de le violer aussi pendant qu'il y était. Comprenez, c'est pas... C'est une histoire méchante, voilà. C'est une histoire méchante que je n'aime pas. C'est pas une histoire intéressante. Moi, si j'ai un enfant, il me parle de ça, je lui dis, écoute, c'est un taré qui a vécu il y a très longtemps. C'est même pas sûr qu'il ait vécu déjà. C'est un détraqué mental qui a tenté de... qui a tenté de commettre des crimes sur des enfants, et puis ça s'est pas passé, puis c'est tout. Puis s'il me demande pourquoi... pourquoi les gens célèbrent cela, je lui dis parce que c'est des cons. C'est ce que je vais lui dire. Je suis obligé d'être franc. On est obligé d'être franc aujourd'hui. Vous savez, parce que j'en ai ras-le-bol. On est un monde qui fout le camp, n'est-ce pas ? On est censé avancer. On est censé avoir plus de savoirs, avoir plus de technologies, plus de livres, plus de connaissances. Mais j'ai l'impression que plus on avance, plus la solution à nos problèmes se complique aussi. De sorte que peut-être aujourd'hui, nous ne sommes pas plus avancés que nous l'étions il y a 5000 ans. D'accord ? Parce que les moyens, on a plus de moyens, mais on a un problème de plus en plus compliqué. Mais ce n'est pas en célébrant ce genre d'histoire qu'on va avancer dans le bon sens en tout cas. Je suis désolé, je sais qu'il y a des musulmans, des juifs, etc. qui vont me dire, oui, mais bon, Abraham, tu n'as pas compris, mais excusez-moi, je vais vous le dire assez clairement, je suis peut-être niqué du cerveau, prenez-le comme ça. Mais il y a un truc, tu ne pourras pas me faire entrer dans la tête, tu ne pourras pas, tu peux toujours, c'est comme si tu prends, je ne sais pas, tu prends un morceau de porc par exemple, et tu parles, tu parles, tu parles, tu parles, tu mets de la salive, et à la fin, il devient kacher ou il devient halal, tu comprends ? Ok ? C'est ça. Parce que je vais te dire un truc, comment je réfléchis, comme ça qu'on se comprend bien. La salive, c'est le langage, tu parles, tu émets des choses qui vont dans l'air, puis c'est tout. L'objet, la chose, c'est du concret. Ce qu'on a de concret dans cette histoire, c'est un type qui veut égorger son enfant. D'accord ? Alors je te demande, kacher ou pas kacher ? Halal ou pas halal, ces musulmans ? C'est tout. Alors après, le reste, les histoires que tu peux me raconter, c'est de la salive qui vient se rajouter dessus. Ça signifie que si, par des explications, vous arrivez à me faire convaincre que c'est cachère ce qu'il faisait, on pouvait le faire absolument pour un morceau de porc. Posez une tranche de porc, n'est-ce pas ? Vous parlez, vous parlez, vous parlez, et puis à la fin, ce n'est plus du porc. À la fin, c'est autre chose, n'est-ce pas ? À la fin, c'est cachère. Je suis désolé, les gars. Je suis désolé. On a beau essayer de respecter, de comprendre, d'avoir un petit peu d'ouverture, mais c'est vrai que sur certaines choses, je pense que la leçon de cette histoire, c'est de ne pas avoir d'ouverture dessus. La leçon de cette histoire, c'est dire que le type est devenu un criminel, c'est dire que le type a vécu 800 ans, qu'il a toujours été quelqu'un de très pieux, de très droit, de très carré, mais qu'à la fin, il a tout ruiné en voulant tuer 100 enfants. Et qu'à ce moment-là, nous, on dit stop, on trace la ligne sur le sol, on dit non, il ne passera pas. Non, ça, c'est non. Voilà, je crois que c'est ça la leçon de cette histoire. C'est de ne pas se laisser aveugler. Tu peux pendant 800 ans faire ce que tu veux, mais si tu finis ça par un crime, on est obligé de regarder le crime. On ne peut pas dire, ah oui, mais puisque pendant 800 ans il faisait le bien, n'est-ce pas ? Il était à Sodome, Gomorre, par là, il allait accueillir les gens, il était sympa le gars, sa tente était ouverte aux 80 ans, moi je veux bien. Mais non, tu ne finis pas par buter ton enfant, d'accord ? Tu ne me dis pas, je voulais tuer le môme, non, non. Tu veux tuer le môme, moi ça ne rentre pas dans ma tête, tu comprends ? Et... Alors, peut-être le problème est en moi. OK, peut-être le problème est en moi, mais moi, Je ne peux pas accepter ça. Ça ne marche pas dans la tête. C'est tout. C'est tout. Il fallait bien que quelqu'un le dise.
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