
Vidéo de réaction (commentaire parlé) à une séquence télévisée où une intervenante se présente comme « française musulmane » et s'en prend à Alain Finkielkraut (conclu par un "taisez-vous"). Le narrateur exprime de la tristesse et développe une critique en plusieurs volets: rejet de l'usage de l'étiquette "français musulman" (préconise la seule nationalité), analyse historique et politique du sunnisme comme allégeance politique, critique de l'influence des monarchies du Golfe et de la promotion du salafisme/wahhabisme, et dénonciation d'une culture de la haine et d'un déficit de mémoire (notamment sur l'esclavage). Le ton est polémique, réflexif et parfois moralisateur.
Bonjour mes amis, j'aimerais réagir à cette vidéo qui circule sur le net où il y a une sorte de débat, enfin débat si on peut appeler ça comme ça, entre M. Alaa Finkielkraut et une intervenante qui se présente comme une française musulmane et ça finit par M. Finkielkraut, taisez-vous. Je pense que le taisez-vous s'adressait également à Eric Zemmour même s'il n'était pas présent sur le plateau. Alors, Cette vidéo ou cette séquence a semblé cristalliser l'opinion sur deux pôles extrêmement différents. Certains pensent que cette femme est une héroïne. D'autres ont une opinion extrêmement critique sur son intervention. J'ai donc regardé. J'ai donc regardé cette vidéo. N'est-ce pas ? Et... J'en suis sorti triste. Je voulais dire des choses plus compliquées que ça. Finalement, je résume à ce mot. J'en suis sorti triste. Parce qu'envie d'arrêter la vidéo là et partir. Vous savez. Beaucoup de choses à dire. En France. On ne se présente pas. En français musulman. Il y a des français. Il y a des non français, c'est tout. Ma connaissance de ce pays, je ne suis pas français, auquel cas je ne me serais pas présenté comme français, je ne sais pas, français tiré, je ne sais plus quoi. Je ne me serais présenté qu'en français tout court. Les passeports français, contrairement aux passeports de beaucoup de pays, n'ont pas la religion écrite dessus, ni une présomption de religion. Ça, c'est le premier point. Dans la société française, on ne se définit pas par sa religion. Ça, c'était un point, je pense, extrêmement important que malheureusement, il me semble que seulement les musulmans ont du mal à comprendre. D'accord ? Je prends ici l'exemple en Angleterre. Je veux dire, il y a énormément de gens, énormément de nations qui se mélangent ici. Et seulement les musulmans ont cette tendance à se présenter par leur religion. Je veux dire, la religion n'entre pas dans le cadre « la mienne est plus grosse que la tienne », tu comprends ce que je veux dire ? Les gens, je vais te le dire assez vulgairement, les gens n'ont rien à foutre que t'as une religion, tu comprends ? Ça t'ouvre pas de droit que toi, tu sembles, tu annonces la couleur, que moi je suis en train de suivre une religion créée dans ce qui est aujourd'hui l'Arabie Saoudite il y a 1400 ans. Je veux dire, aller à la rigueur, je vais prendre le meilleur des cas. Je parle du meilleur des cas, bien entendu. Ça ne va te rendre ni plus sympathique, ni moins sympathique. Je veux dire, Finkelkraut ne s'est pas présenté comme français-juif. D'ailleurs, j'ai des doutes. Je ne connais pas sa biographie. Je ne sais pas s'il est juif, honnêtement. Il ne s'est pas présenté comme tel. Donc je m'en fiche, moi, que le gars, il respecte le shabbat ou il mange kashir ou autre. Ce n'est pas quelque chose, ce n'est pas une partie de sa vie ou de son intimité qu'il a voulu partager avec le public. Ce n'est pas quelque chose qu'il a mis dans l'équation. Les gens qui sont issus de l'immigration en France et de l'immigration surtout du Maghreb, ont du mal à comprendre ça, ont du mal à comprendre que ta religion, tu la gardes pour toi, ne te présente pas à la rigueur. Tu vas dans une, je ne sais pas, tu vas dans une mosquée ou tu es dans un contexte ultra religieux et quelqu'un te demande ta religion, tu veux te présenter par ta religion. Je peux comprendre parce qu'il y a, on va dire, un contexte. Tu n'arrives pas sur un plateau télé. Je suis français musulman. C'est quoi ce qui est écrit sur ton passeport? C'est écrit français musulman. Comment les gars? C'est par cette... C'est... Ah, j'ai pas envie que cette vidéo dure trois heures. Je vais te dire un truc, je vais te dire un truc. L'islam, l'islam, l'islam sunnite en particulier, je vous l'ai démontré sur énormément de vidéos et plein d'autres arrivent, est un islam qui a été pris en charge par l'école des califs, par l'école des ondes de pouvoir, on le sait. C'est une religion qui, de manière extrêmement suspecte, mais sur un piédestal, les gens de pouvoir, les hommes de pouvoir. Donc c'est clair que cette suspicion qu'on a au départ, quand on va aller chercher dans les textes de cette religion, on va voir que malgré tout, il semblerait qu'il y a eu à un moment donné une prise en charge extrêmement lourde par l'establishment politique de la religion musulmane et de là est né ce qu'on a appelé le sunnisme. Donc, le sunnisme, est une appartenance non seulement religieuse, mais c'est aussi une allégeance politique. C'est une allégeance politique, un establishment politique. D'accord ? C'est très important. C'est pour ça que d'ailleurs, que si on compare le soufisme, le chiisme, le sunnisme, il n'y a que chez les sunnites où le fait, où l'apostat est assassiné. D'accord ? Où la condamnation à mort de l'apostat est quelque chose qui est reconnu, c'est un lieu commun, même chez le musulman qui semble le plus modéré, le plus pacifique. Bien sûr, d'autres sont moins pacifiques, ils vont tuer réellement. Et c'est là que le musulman modéré, tu dis ça c'est pas l'islam. Pourtant il croit absolument à la motivation de l'assassin. Mais il dit c'est pas ça l'islam. On n'est pas dans une société musulmane. Le problème, je vais t'expliquer un truc. On est en train de nous éloigner de ce sujet, mais il est très important d'expliquer. Quand tu prends une chose et son contraire, quand tu prends deux opposés, normalement, ils ne rentrent pas dans une tête normale. Quand je rentre une information dans ma tête et je rentre quelque chose, une acceptance dans ma tête, Une fois qu'elle s'inscrit dans mes neurones, elle va automatiquement, par un biais qu'on n'a pas encore très bien compris, elle va bloquer les neurones qui contiennent l'information opposée. Donc la chose bloque forcément son contraire. C'est-à-dire ça qui est vrai ou bien ça qui est vrai. Dans la société musulmane, Les deux choses sont vraies, elles sont opposées, les deux sont vraies. Donc comment les faire rentrer là-dedans ? Tu te flingues, tu commets ce qu'on appelle un suicide mental. Ça signifie que tu détruis tes neurones et une fois que tu as détruit tes neurones, tu as détruit toutes tes connexions logiques et rationnelles. À ce moment-là, tu acceptes la chose et tu acceptes aussi son contraire. D'accord ? Voilà. Ça, c'est un point important. Je disais, dans la société musulmane, nous ne sommes pas à une dissonance près. D'accord ? Ça c'est le premier point. Deuxièmement. Le fait de balancer je suis musulman, à plus forte raison quand on est sunnite, ça veut dire tout simplement qu'on est en train de balancer une allégeance. On est aussi en train de balancer une allégeance politique. C'est pour ça d'ailleurs, je vous ai dit, je vous ai dit le truc de l'apostasie. Il y a une raison pour laquelle on tue l'apostat. Parce que si tu regardes, si le point était, si toute la question était de sauver son âme comme n'importe quelle religion prétend, promet, sauver ton âme, tu suis, tu suis mon dogme, tu suis ma religion, ma voix, et ton âme sera sauvée dans l'autre. C'est pratiquement l'équation de toutes les religions. Dans ce cas-là, on ne voit pas de raison pour laquelle on devrait assassiner quelqu'un qui ne veut pas sauver son âme, ou qui ne veut plus sauver son âme, ou qui ne veut plus sauver son âme de cette façon, ou qui ne veut plus sauver son âme aujourd'hui. Vous comprenez, ça n'a pas de sens. Ça n'a pas de sens du tout. que des gens, que la communauté et le devoir d'assassiner celui qui ne veut pas sauver son âme. Ça n'a pas de sens. Réfléchissez-y bien. Ça n'a aucun sens. Qui? Quel? Quand on observe les sociétés ou les pays ou les régimes, plutôt les régimes, je pense, et les régimes, beaucoup de régimes existent jusqu'à maintenant. Qui est tué? sans tuer les gens ou sans persécuter les gens qui font dissidence. Mais quel genre de dissidence ? Ce n'est pas une dissidence religieuse, c'est une dissidence politique. D'accord ? C'est là que si tu refuses de faire allégeance au pouvoir en place, on t'assassine. Dans beaucoup de dictatures, on t'assassine. Et là, si on réfléchit sous ce sens-là, si on dit qu'être musulman est une allégeance politique, effectivement, ne plus être musulman, c'est renoncer à une allégeance politique. Et c'est clair, là, qu'effectivement, dans ce système dictatorial, on peut bien comprendre que ça débouche sur un assassinat. La seule différence avec le système musulman, c'est que c'est un système qui a créé qui a créé une sorte de quelque chose d'ultra moderne. Je vous explique. Si toi, tu veux devenir dictateur dans un pays quelconque, dans une vie quelconque. C'est quoi la première chose que tu dois avoir? La première chose, la première chose en tant que dictateur? Tu dois trouver quelqu'un de confiance qui va fonder pour toi une police politique. Forcément, parce que si t'es dictateur, tu comprends bien que les gens seront insatisfaits. Et sur les millions de gens insatisfaits, il y aura toujours des gens qui seront plus insatisfaits que les autres et qui voudront te tirer la chaise sous le derrière, comme on dit. Donc, t'as besoin d'une police politique. Tu regardes, je ne sais pas, les nazis avaient la fameuse Geheimpolizei. Le Geheimstaatpolizei, c'était la Gestapo. Les autres, l'Allemagne de l'Est avait la Stasi. Les Soviétiques avaient le KGB. Je veux dire, c'est pas possible. Tu ne peux pas avoir une dictature si tu n'as pas avec une police. Excepté. excepté chez les califs. Ils ont décidé de faire un système de crowdsourcing. C'est quoi le crowdsourcing ? C'est je vais sourcer la chose, l'action ou le budget ou la tâche dans le public. C'est ce qui s'est passé. Ils n'ont pas créé formellement une police. secrètes, rien que pour les défendre. Non, ils ont laissé la meute s'en occuper. Ça signifie, si quelqu'un défie les ordres du calife, si quelqu'un critique le calife, ou si quelqu'un dit je ne suis pas musulman, c'est la foule qui s'en occupe. Parce qu'il a fait une dissidence politique et la foule va le... Et la foule, en plus, comme elle est très frustrée, n'est-ce pas ? Sous une dictature de type musulman, je veux dire, ta frustration, ça n'a rien à voir avec vivre sous le... dans l'Union soviétique. L'Union soviétique, c'est la joie et la bonne humeur à côté de ça. Tellement les gens sont nus, tellement les gens sont vidés, vidés, vidés économiquement, vidés spirituellement, vidés de tout. Il n'y a rien, on ne te laisse rien. Tu ne vaux pas plus intérieurement que le rocher qui est posé à côté. T'as rien. À ce moment-là, il reste la frustration. Et qu'est-ce qui se passe ? Effectivement, quand quelqu'un critique le calife, ils s'y mettent tous, un petit peu de sang et tout ça, un petit peu de cruauté. Bon, ça permet de passer le temps, d'accord ? Vous comprenez ce que je veux dire ? C'est ça, c'est pour ça qu'on voit régulièrement des... J'en étais où ? Je parlais de la vidéo, de la réaction de la dame à Finkielkraut. Donc, tout ça, tout ce détour, tout ce détour que j'ai voulu court, fait qu'il y a un côté malsain à associer, je suis française de nationalité, je suis français de nationalité musulmane, j'allais dire, à associer français et musulman, parce que musulman est une allégeance, français est une allégeance. Et le démarche d'esprit qui consiste à mettre français et musulman sur le même niveau est une démarche qui ne sera-t-elle qu'inconsciemment est en train de lier les deux sous une forme d'allégeance. J'ai une allégeance à la France et j'ai une allégeance aussi à l'islam, donc à l'establissement politique, politique de l'islam. D'ailleurs, il y en a qui sont beaucoup plus carrés que ça. Ils disent, moi, je ne suis pas français, je suis musulman. Pourtant, quelque part, on peut dire, oui, mais tu ne peux pas comparer une religion à une nationalité. Je veux dire, on n'est pas au même niveau de comparaison. Tu ne vas pas me dire, tu ne peux pas être français parce que tu es musulman. Oui, mais si tu prends L'islam en tant qu'allégeance, effectivement, effectivement, là, ça se tient. Je ne peux pas faire allégeance à la France. Je fais allégeance à un establishment politique islamique qui viendra un jour et qui nous sauvera tous et qui est géré par des califes qui passent leur nuit à pleurnicher. Leur nuit à pleurnicher, c'est pas de moi, c'est écrit dans les livres, dans les livres. Je vous donne, tenez, je vous donne Moussa Ahmed. Voilà, je vous prenez Moussa Ahmed, qui est qui est le Ahmad Ibn Hanbal qui a fondé l'école, l'une des quatre écoles de laquelle vont déboucher les salafistes, les wahhabites, etc. C'est une école très importante, c'est une école qui a beaucoup de cash derrière, donc c'est une école qui est en train de prendre complètement les esprits. Prenez son livre, le fondateur de cette école-là. Tenez, lisez juste les 100 premières pages et prenez un stylo et soulignez le mot pleurer. Et vous allez voir, vous allez rire. C'est... Enfin, Ce que je cherche à démonter... Cette dame en question, si elle écoute ma vidéo, il ne faudrait pas qu'elle... Je ne suis pas en train de lui attribuer... Elle n'a pas dit tout ce que je suis en train de dire. Moi, je suis en train de vous démonter un certain nombre de mécanismes psychologiques qu'on retrouve énormément dans la société musulmane, qu'ils s'appliquent à elle ou pas. Je m'en fiche, je ne la connais pas assez pour faire ça. Je ne suis pas en train de faire de la médecine foraine non plus. Mais juste, je vous explique un certain cheminement d'esprit. Donc... Ça, c'était un point important que je voulais souligner, cette histoire d'allégeance. En France, on est français uniquement. Si on commence par devenir français par le vouloir, on a une chance de le devenir. Ici, il y a des Indiens, beaucoup sont de religion hindoue, de religion bouddhiste ou autre. Ils ne se présentent pas comme des Anglais bouddhistes. Ils ne se présentent pas comme ça. Ils sont Anglais point à la ligne. Quand on est à ce niveau-là de discussion, quand on est dans ce plan-là, tout le reste, tout le reste s'efface. On n'est pas en train de parler de religion. C'est pareil. Si tu vas dans une mosquée, tu vas dans une mosquée, une rencontre de mosquée, puis quelqu'un à la mosquée te demande quelle religion tu suis ou quelle école tu suis, tu ne dis pas je suis un musulman salafiste français. Je veux dire, le français, là, il semble un petit peu comme un cheveu dans la soupe. Parce que tu es en train de parler d'un certain nombre de doctrines religieuses pures. Pourquoi tu rajoutes dedans une nationalité ou autre ? D'accord ? Ça, c'est un point que je voulais évoquer. Deuxième point que je voulais évoquer. C'est la personne se sent... La personne se sentait, il y avait ce discours de... La presse, on a mauvaise presse. Oui mais on a mauvaise presse parce que la presse ne fait que révéler nos actions, en quelque sorte. J'arrête pas de vous le dire, le jour où on aura 25 prix Nobel, je veux dire, la presse en parlera, t'inquiète pas. Il faut... L'arabe au musulman, malheureusement, ou le musulman fait vivre dans l'ego. Parce qu'il fait vivre dans l'ego, mais un ego mélangé à une sorte de frustration absolument extraordinaire. Parce qu'en même temps que t'as une religion, n'est-ce pas, comme je disais au début de la vidéo, qui te laisse suggérer que les portes du paradis sont ouvertes à toi, En même temps, quand tu regardes l'état de ta société, t'es loin d'arriver à la même conclusion. Donc ça crée une dissonance, donc t'es obligé de vivre avec ça, être le meilleur au monde, enfin le meilleur de l'univers. Je veux dire, même Dieu a créé les musulmans et il a dit « Putain, j'ai jamais vu des gens pareils, c'est incroyable, il est dépassé, lui-même est dépassé ». Enfin, il n'a pas été dépassé par les musulmans en général, ça c'est la sortie de moi, il a été dépassé par Omar bin Al-Khattab, deuxième calife. Ça, c'est vrai. Ce que je vous raconte, ce n'est pas une connerie. Je l'ai prit chez Ibn Taymiyyah. Attendez, j'allume la lumière, je viens vous raconter. Vous savez... Venant du tiers monde, j'ai cette tendance des fois à exagérer, j'ai cette tendance à exagérer, mais il ne faut pas croire toujours que les images que j'utilise, des fois, elles peuvent sembler excessives, mais des fois, je vous assure, elles sont en deçà de la réalité. Je disais, entre parenthèses, que dans le dogme sunnite, il y a, dans Ibn Taymiyyah, quand il raconte au sujet du deuxième calife Omar ibn al-Khattab, Omar ibn al-Khattab al-Adawi, il y a un truc extraordinaire, il y a une première version qui dit que qui dit quoi ? Il dit que Omar a deviné les intentions divines par trois fois. Il a deviné les intentions divines. Quand t'es calife, je veux dire, c'est pas que tu devines les intentions divines, tu les précèdes, t'es un dieu toi-même. Mais il y a une autre version dans Binti Meya qui explique que Dieu a suivi trois fois les pensées d'Omar bin al-Khattab. Ça signifie que Dieu a créé cet humain Et puis cet humain a pensé des choses que Dieu n'avait pas pensées, puis Dieu a dit, putain, c'est extraordinaire ce qu'il pense. Je vais faire ça, je vais le faire. Vous comprenez ce que je veux dire? Ça, c'est ce qui se passe quand t'as un establishment politique qui prend en charge la religion. Ça signifie que ils prennent des imams, ils prennent des gens comme ça, des sheikhs et tout ça. et il leur lâche du cash. Tu comprends la tentation ? Pourquoi ? Dans toutes les religions du monde, je suis parti pour la nuit. Donc là, on est tranquille ici. Si vous devez partir, prendre un vol ou autre, juste faites-le maintenant et vous coupez après. Je vous explique un truc. Je vous explique un truc. C'est que depuis toujours, l'establishment politique a eu cette tentation de prendre en charge la religion des gens. Et ça, ce n'est pas seulement chez les musulmans, sunnites ou autres, c'est chez tout le monde. Même l'église anglicane a été créée pour une histoire de divorce. Le Vatican ne peut pas accepter un divorce d'un roi. Ils ont séparé l'église de Rome. Ils ont créé leur propre église. Donc tu comprends, même le sceau, les cuissons de la reine portent Dieu est mon roi. Dieu est toujours du côté des gens de pouvoir. Dieu aime les gens qui sont au pouvoir, quand par hasard. Donc je disais que ça a toujours été une tentation des gens de pouvoir de prendre en charge la religion. Pourquoi ? Parce que ça leur permet de contrôler les gens même dans leur conscience. D'autant plus qu'à l'époque, pour cette prochaine époque où il n'y avait pas la télé, où il n'y avait pas l'internet, il n'y avait pas les médias de masse et tout ça, je veux dire, la religion, l'homme de base était très religieux et si tu pouvais le choper par la religion, tu avais le contrôle absolu et total sur lui. Voilà, c'est tout. Et ce phénomène-là, si Si dans les pays arabo-musulmans, il y avait plus de gens qui lisaient des livres ou qui s'intéressaient à l'histoire d'autres peuples ou d'être nombrilistes, ils auraient vu que... Je t'en ai dit l'après-midi l'an dernier. Je veux dire, c'est chez tout le monde, ça. C'est arrivé chez tout le monde. Mais chez eux, ça a atteint un stade... Ça a atteint le stade de la maladie, littéralement. Je veux dire... OK. J'ai envie de vous dire, j'ai envie de vous dire que ces califs arabo-musulmans qui géraient ce qu'on appelle aujourd'hui l'Arabie Saoudite ou environ il y a 1400 ans, ils sont morts. D'accord ? Si vous les preniez pour des divinités, j'ai envie de vous dire qu'ils sont morts, ils s'en finissent. Ça vous rappelle quelque chose ? Certains musulmans, je ne vais pas le détailler, mais ce que je viens de dire là, c'est un double sens que certains peuvent comprendre. Je vous expliquerai en tout cas. Enfin, toujours est-il que je dis et je redis donc que les humains ont depuis toujours fait des choix. Indépendamment, je ne vais pas rentrer dans le détail de savoir quel choix est plus valorable qu'un autre, ce n'est pas ça la question. La question, c'est que les humains ont défendu ces choix avec leurs griffes. Les humains ont voulu imposer ces choix en un certain endroit où eux, ils étaient concentrés. D'accord ? C'est très simple. Et les uns et les autres n'ont pas eu le même choix. Et le résultat, c'est qu'il y a eu des guerres pendant des générations qui ont fini par tracer des lignes par terre qu'on appelait des frontières. Et ces lignes qu'on appelle des frontières ont englobé les gens par affinité, en général. Enfin, tu me diras, les Hutus et les Tutsis, ils n'ont pas été englobés par affinité, mais je te répondrais que c'était des frontières artificielles, créées par une sorte de décolonisation rapide où on a pris des règles et on a commencé à tracer des frontières un peu n'importe comment. Ça, c'est autre chose. Mais ce que je cherchais à dire, c'est qu'une frontière, c'est pas fait pour des ânes. Une frontière, c'est fait pour des humains. Et à l'intérieur de cette frontière, les humains ont voulu exprimer leur choix, leur choix de société, leur choix socio, comment on dit, leur choix religieux, leur choix de langue. Et la frontière a servi à délimiter un creuset dans lequel ces choix sont exprimés, sachant que juste au-delà de la frontière, on peut trouver d'autres peuples tout aussi honorables qui ont fait des choix complètement différents. Les Algériens ont guéroyé contre la France pour pouvoir avoir leur choix chez eux. Si les choix français, les choix algériens ou les choix maghrébins étaient compatibles, si ces choix étaient proches, s'il y avait un moyen de vivre ensemble, ça aurait marché pendant les 130 ans, ça aurait été tenté. Je veux dire, on n'en serait pas arrivé à la guerre, on ne serait pas arrivé à tout ça, si les choix de vie étaient compatibles, si les deux cultures étaient admissibles l'une dans l'autre. On n'aurait même pas remarqué en Algérie, on n'aurait même pas remarqué qu'il y avait des Français. Vous reprenez ? Mais les Algériens ont lutté pendant longtemps. Une guerre sanglante, une guerre qui a fait beaucoup de morts dans les deux camps, une guerre qui a qui représente un lourd passif aujourd'hui entre les deux pays et qui a permis aux Algériens d'exprimer leur différence à l'intérieur d'un creuset délimité par des frontières et on l'appelle l'Algérie. L'existence même de cette guerre et le chemin que les choses ont pris nous sert de démonstration que ces deux choix, que le choix français et que le choix algérien ne sont pas des choix on va dire qu'ils peuvent se mélanger facilement. Maintenant, il y a eu en France des apprentis sorciers. Des apprentis sorciers qui ont voulu créer une forme de diversité ou qui ont voulu continuer, on va dire, l'expérience qui n'a pas marché au Maghreb ou en Afrique. Ils ont voulu la continuer en métropole. Je veux dire, ça, c'est le problème des gens qui ont des idées fixes. Tu comprends ? Ils ne peuvent pas lâcher. Au bout d'un moment, ça foire, ça foire, mais le gars, il ne veut pas lâcher. Donc, qu'est-ce qu'ils ont fait ? Ils ont créé des migrations de leurs anciennes colonies vers la France. Mais comment ça s'est terminé, la relation avec les anciennes colonies ? Il y a au moins une présomption. que si tu prends des pans des anciennes colonies, tu les ramènes en France, je présume que tu vas avoir exactement la même équation historique que tu as eue avant et que la fin ne va pas être heureuse. D'accord ? Donc... Voilà le problème. Ça, c'est un vrai problème. D'un côté, les deux cultures, on le sait, ne sont pas miscibles, ne se mélangent pas et ne peuvent pas se mélanger. Elles vont toujours au clash. D'un côté, on a les Français d'ancienne date, ou les Français de souche, si vous voulez, qui disent, c'est notre pays, nous étions là avant, nos grands-parents, nos grands-parents étaient là. Ou bien d'autres disent, je suis venu hier, regardez Manuel Valls. Manuel Valls, je crois même pas qu'il est né en France. Mais il ne s'identifie pas comme premier ministre espagnol. D'autres sont venus et ont dit, je suis arrivé de pays qui ne parlait peut-être pas la même langue que la France, qui n'avait pas les mêmes références sociales que la France, mais parce que j'ai voulu rester en France, je me suis immédiatement adapté à ce pays-là. De l'autre côté, les français d'immigration récente, qui sont en majorité des musulmans, disent nous on se reconnaît dans l'islam. L'islam prend une place de plus en plus importante dans leur tête. Ce n'est pas une découverte spirituelle des dernières minutes, parce que la charge spirituelle dans l'islam sunnite, permettez-moi de douter, c'est une religion que Je veux dire, je l'ai étudié plus que nécessaire. J'ai grandi dedans. J'arrive pas à croire que quelqu'un, par une simple démarche comme ça du Saint-Esprit, n'est-ce pas, arrive à trouver un ajustement spirituel à travers cela. Je veux dire, tu vas pas trouver un ajustement spirituel à travers une religion créée par des hommes de pouvoir pour leur culte à eux. Je veux dire, c'est pas possible, ça me semble un petit peu... Ça me semble un petit peu far-fetched, ça signifie chercher trop loin, c'est pas possible. Ce qu'il se passe, je vous l'explique. Quand il y a, j'ai la parole haute aujourd'hui, quand il y a plusieurs doctrines sur un terrain et que ces doctrines sont en train de... en compétition, toujours, hein, du moment qu'il y a deux choses sur le même plan et elles sont en compétition, forcément. qui réussit, qui gagne. On dit que c'est le meilleur qui gagne. Non, ce n'est pas le meilleur qui gagne. Non, ça, c'est dans une vision romantique du monde. Non, moi, je te dis qu'il gagne. Il gagne la doctrine qui a le plus de cash derrière. d'accord, qui a le plus de moyens derrière, qui a le plus de volonté politique derrière. Il y a un soutien béton. C'est celle-là qui marche. C'est comme les produits. C'est comme les produits, je ne sais pas, tu prends les savonnettes ou je ne sais pas, n'importe quel produit que tu fasses par la tête. Ce n'est pas toujours le meilleur qui a un succès commercial. Non, c'est celui derrière lequel il y a un effort de marketing énorme. Il y a des produits, nous les achetons. il y a 20% de produits, 80% de marketing, alors qu'il y a d'autres produits dans lesquels tu auras plus 80% de valeur de produits, peut-être 20% de marketing, mais tu ne les achètes pas parce que tu n'as même pas entendu parler d'eux, tu en prends, c'est ça le problème. Donc, l'islam, l'islam sunnite, en particulier sa branche salafiste, wahhabite, etc., hanbalite, C'est un islam qui est promu par les monarchies du Golfe, par l'Arabie Saoudite. Avec du gros argent derrière. Mais pourquoi ? Mais à votre avis, pourquoi ? Mais je les comprends, mon Dieu. Moi, j'aurais été saoudien, j'aurais promu cet islam-là. Je veux dire... Quand t'es un homme de pouvoir et que t'as une doctrine, t'as beaucoup de doctrines que tu peux soutenir, mais y'en a une en particulier qui dit que les califes sont même au-dessus de la justice divine. Je vous l'ai lit le livre écrit noir sur blanc. Quand t'as une doctrine qui garantit, qui dit que les califes vont directement au paradis, même Dieu leur dit... Même Dieu il pisse quand il les voit. Donc à ce moment-là, effectivement, effectivement, Effectivement, tu vas promettre quelle doctrine ? C'est celle-là bien entendu. Je veux dire, il ne faut pas être parfait sincère quand même. Enfin, donc, qu'est-ce que je vais raconter ? Je vais raconter donc... J'en reviens au prix Nobel. Je disais que si les musulmans veulent avoir une bonne presse, ils n'ont qu'à engendrer, ils n'ont qu'à engendrer des gens qui font parler d'eux positivement, voilà. Oui, je retrouve mon fil, pardon. Je retrouve mon fil. Mon fil disait que par l'expérience, par des expériences genre Frankenstein, n'est-ce pas ? On s'est retrouvé avec des sociétés qui se faisaient la guerre il y a peu de temps, sur une échelle historique, c'est rien du tout, c'est hier. Et qui aujourd'hui doivent vivre ensemble. Je veux dire, c'est pas pour être l'oiseau de malheur, mais bon, ça me semble un petit peu... Ça me semble un petit peu une idée difficile, difficile à matérialiser sur le terrain. Donc, les musulmans de France se sentent de plus en plus musulmans. Et par cette influence qu'ils reçoivent des ondes qui viennent donc du Golfe et qui arrivent jusqu'à chez eux, ce sont des ondes qui vont être déconnectées de plus en plus de leur pays, d'adoption, de naissance ou autre, et les connecter de plus en plus à un courant qui, là où il a été, n'a rapporté que la zizanie, le terrorisme, la pagaille et l'État social. Je veux dire, il faut choisir parce que soit tu veux devenir français, soit tu veux rejeter le fait que tu es français et puis t'attacher à... t'attacher aux doctrines des monarchies du Golfe. Le problème, c'est que s'il y a tuerie, ces monarchies ne voudront même pas t'accepter comme demandeur d'asile. Vous comprenez ce que je veux dire ? Les conseillers ne sont pas toujours les payeurs, comme on dit. Et ça, ça marche très bien dans ce cas-là. M. Finkielkraut a évoqué la haine du juif dans la société arabo-musulmane. C'est ça qui a fini par « taisez-vous ». Oui, la haine du juif est un lieu commun, je veux dire... Je n'arrêterai pas d'en parler, je ne vais même pas tartiner à ce sujet-là, je veux dire... C'est une haine, malheureusement, qui devient le générateur de toutes les autres haines parce qu'on apprend à l'enfant. L'enfant, moi, je crois que l'enfant n'est pas né pour haïr. L'adulte peut haïr quelqu'un précis ou avec lequel il a une expérience extrêmement négative ou quelque chose comme ça. Ce n'est pas un sentiment porteur. C'est un sentiment qui, pour moi, participe à désajuster les gens. Ce n'est pas un sentiment que j'encourage. Mais je peux comprendre que par un accident de parcours, quelqu'un en arrive à haïr des gens ou quelqu'un de précis ou autre. Mais qu'on apprenne à des enfants à haïr, ça je trouve ça terrible. Parce que le petit Algérien, il apprend pas à haïr les Juifs. Comment ça haïr les Juifs ? Après il apprendra à haïr les Kabiles, après il apprendra à haïr les Noirs, après il haïra les Espagnols, après il haïra les Chrétiens, après il haïra les Américains, après il haïra les chiites, après il haïra... les européens en général, après. Et en fait, il n'y a pas de chirurgie là-dedans. Ce n'est pas comme le bombardement du père Bush, le bombardement chirurgical. Il n'y a pas la frappe chirurgicale. Quand tu ouvres la boîte de Pandore de la haine et que tu commences à enseigner la haine à ton enfant, tu vas créer un petit monstre. Tu comprends ? Qui finira par haïr tout le monde. Il finira par te tuer. Un gars d'Isis, il a flingué sa propre mère. J'ai du mal à avoir pitié d'elle, sincèrement. Donc, je disais que... J'étais en train d'écrire un long texte sur ça. Sur la culture de la haine au Maghreb. Il y a une culture de haine absolument odieuse. Souvent, les gens qui auraient dû entendre les choses ne les ont pas entendus. J'arrive, je vous le dis ce truc, je vous le dis et je pars. Je vous donne un exemple. Les arabes musulmans ont fait d'esclavage, ils l'ont fait comme des cochons, c'est écrit partout, ils l'ont fait en masse. Les Américains, les Européens ont fait d'esclavage. C'est quoi la différence entre les deux ? La différence c'est que quand l'esclavage est évoqué dans les livres des américains, il est évoqué en des termes négatifs. Les enfants apprennent que c'était une mauvaise chose, que c'était quelque chose de mauvais, qu'il n'aurait pas dû être fait, qui ne doit pas se reproduire. Et aujourd'hui, il y a une insistance sur l'égalité, sur l'égalité des chances, sur l'égalité des droits, sur l'égalité même des gens extrêmement différents de toi. Il y a ça. Des fois, ce discours, je ne vous cache pas que des fois, et maintenant, je ne suis plus comme ça, j'en suis revenu. Il m'est arrivé il y a une dizaine d'années, par exemple, de penser ou d'avoir tendance à penser qu'on en faisait trop. Je me disais oui, les devoirs de mémoire, oui, mais bon, à un moment donné, il ne faut pas que ça devienne un culte non plus. Mais j'ai compris, j'en suis revenu de ce discours-là, j'ai compris. Parce qu'aujourd'hui, on constate par exemple que les petits arabos musulmans n'ont pas entendu parler de l'esclavage arabo-musulman. Jamais on n'a entendu parler. Que quand il s'agissait de leur enseigner dans les écoles, ça a été refusé par des têtes pensantes. et que les livres et le contenu auquel ils sont exposés souvent glorifient l'esclavage ou le normalisme. Aujourd'hui, nous sommes en 2016, qui a remis l'esclavage au goût du jour ? Ce n'est pas des Américains. Ce n'est pas des jeunes Américains qui ont été attrapés des esclaves sur les côtes africaines et ramenés aux États-Unis. Non, ils auraient été en prison s'ils avaient fait ça. D'accord ? Ce n'est pas des européens qui ont été acheter des esclaves pour les revendre. Non. Ce sont des arabos musulmans ou des gens associés ou juxtaposés à cette culture parce qu'ils se prennent pour des arabos, mais ils ne sont pas des arabos. Mais il faut savoir une chose, quand l'arabo te colonise, et qui te met sa babouche dans la gueule, tu dois deux choses. Tu deviens toi arabe. Tu deviens arabe. C'est ce premier point. Parce que nous, en Algérie, on a été envahi par 50 000 arabes. Et là, un pays de berbères devient... jour, lendemain, il devient arabe. Deuxièmement, c'est une chance. Tu dis que c'est une chance. Moi, au lycée, on m'apprenait que la France qui nous a envahis en 1830, c'était pas une chance. Mais les musulmans qui étaient venus avant nous envahir avec l'épée qui ont coupé la tête à nos ancêtres étaient une chance parce qu'ils nous ont ramené à l'islam. J'ai l'impression de vivre dans un monde fou. Enfin, je vous dis un truc. Je disais que ceux qui ont ramené l'esclavage en Syrie, en Irak aujourd'hui, existent, formés de bataillons de jeunes musulmans, partis de familles musulmanes, participaient à cela. Et plus les images odieuses d'esclavage apparaissent en ligne, plus on attrape des gens qui veulent les rejoindre parce qu'ils reconnaissent cela comme la voie, comme le chemin, comme la vérité. qu'on leur a enseigné et ils veulent le rejoindre. Quand par hasard, c'est les seuls qui n'ont pas fait le travail de mémoire qui ont dû être fait. Ça vous dit quelque chose? Écoutez. Est-ce que j'ai répondu finalement à la question? Vous savez, moi, j'aime les gens, je vous assure que. Même si j'attaque les doctrines. J'aime les gens, l'humain, de toute façon, tu sais, l'humain, tu peux soit soit l'aimer, soit le tuer. Il n'y a pas de rien entre deux. J'avais une amie. J'avais une amie qui me disait, disais toi, si tu n'avais pas autant les gens, tu aurais fini tuer en série. Ouais, c'est triste vers lequel... Tu sais, moi, si j'étais en guerre, je t'explique un truc. Moi, si j'étais en guerre, j'avais un uniforme comme ça, et puis toi, t'as un uniforme de l'armée opposée, tu sais. Je te prends dans un coin, je te sers un verre et je t'explique que cette guerre, nous, on n'a pas commencé, on ne sait même pas qui a tiré le premier. On n'a pas choisi, on n'a pas voulu. Ce n'est pas pour nous finalement qu'on est en train de se battre. Tu comprends ? Il faut comprendre que les forces qui gèrent toute cette pagaille, comme on dit en Algérie, mélangée avec la patte d'un chien, qui gèrent toute cette pagaille sont des gens qui sont au-dessus de nous. Au-dessus de nous, pas dans le sens moral du terme, mais ce sont des gens qui ont un pouvoir extrême, qui ont beaucoup d'argent, et qui n'ont pas une moralité extrêmement fine avec. Donc, ils sont capables de tout. Et si on n'a pas l'intelligence de décoder leur jeu, si on n'a pas l'intelligence de sortir de notre dogme, de notre égo, on ne va pas aller loin. À propos d'égo, souvent je vois le musulman comme un type qui va par exemple chez le médecin à l'hôpital, et puis il dit que... On lui annonce qu'il a une maladie, genre le SIDA. Une MST, si vous voulez. Et là, il se fâche, il flippe, il casse tout, il frappe le médecin, il assomme l'infirmière. Pas moi, SIDA. C'est pas chez nous. Pas ce genre de maladie, c'est honteux. Vous m'insultez, vous me détestez, vous maïssez. Mais une fois qu'il a tout cassé, qu'il est sorti dans la rue, qu'il a exprimé sa colère, il y a toujours la maladie qu'on lui a annoncé. Vous comprenez ce que je veux dire ? Ça n'a pas changé, ça. Mes amis, je vous laisse. Je vous laisse. Merci de m'avoir écouté jusque là et puis je vous vois une autre fois.
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