Anti-Principe de Peter : ne travailles pas trop si tu veux être promu !

Dans cette vidéo, Aldo Sterone décortique le Principe de Peter – l’idée que les salariés sont promus jusqu’à atteindre leur niveau d’incompétence – en soulignant ses limites. Il explique que le principe a été observé dans l’administration publique, où les promotions sont souvent basées sur la performance, mais qu’il ne s’applique pas aux entreprises privées. Dans le monde de l’entreprise, les promotions sont guidées par la politique interne, le réseau relationnel et la visibilité informelle (WhatsApp, discussions hors heures, etc.), et non par la seule performance. Sterone montre comment les meilleurs contributeurs sont souvent « coincés » dans leurs postes parce que les dirigeants ne veulent pas perdre leur productivité, tandis que les promotions sont réservées à ceux qui savent jouer le jeu politique. Il décrit les conséquences d’une stratégie basée sur le sur‑travail : burnout physique, épuisement, et burnout financier lié à la course aux certifications (MBA, multiples diplômes) qui ne résout pas le vrai goulot d’étranglement de carrière. Il propose une réflexion stratégique : cartographier son réseau interne, connaître les personnes clés, privilégier les relations plutôt que le mérite pur, et adopter une approche de jeu d’échecs où la stratégie prime sur la méritocratie. Enfin, il fait la promotion de son livre « Toxic », indique un numéro WhatsApp pour le contacter, et conclut en invitant les spectateurs à abandonner le vocabulaire de la méritocratie au profit d’une mentalité stratégique.
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Mes amis, bien le bonjour. Retour très temporaire de la voiture comme à l'ancienne époque. Retour temporaire, on est tous temporaires, n'est-ce pas, de votre serviteur avec une coiffure nouvelle. Merci de votre fidélité à ce canal. On va parler aujourd'hui du principe de Peter. Ce principe est très souvent cité quand on parle de gens qui évoluent jusqu'à atteindre leur niveau d'incompétence. Alors je vous raconte comment ça a été formulé dans Dans les années 60, 1969, sort un livre de Lawrence Peter et voilà ce qu'il dit: que les gens, quand ils sont dans une carrière, ils vont monter en fonction de leurs compétences. Ça signifie, on met quelqu'un quelque part, il va très bien travailler, il va donner entière satisfaction et on va dire: celui-là, il faut lui donner une promotion. Donc on va le promouvoir. Il va monter deuxième niveau par rapport à là où il était.. Et puis il va donner encore satisfaction. On va dire: allez, remonte-le encore. Il va remonter jusqu'au moment où il va atteindre un niveau où il est dépassé. Ça signifie cette fois-ci, il n'a pas la compétence, n'a pas les épaules, n'a pas le savoir-faire et il arrive à des responsabilités qui vont le dépasser. Et à ce moment-là, il donne pas vraiment satisfaction, mais on peut pas le rétrograder, on peut pas le descendre d'un cran. On va le laisser là, on va pas le faire monter non plus. On va pas le récompenser, mais on va le laisser là. Et que va-t-il se passer? Ben, il sera incompétent, mais avec beaucoup de responsabilités. Et ceci a été observé par Monsieur Lawrence Peter. Alors, il a été observé où? Truc très important, et là j'aimerais vous dire les limites quand même de ce principe-là. Il n'a pas été observé dans l'administration. Monsieur Peter n'a pas travaillé pour IBM, n'a pas travaillé pour de grosses boîtes et tout ça, non. Il n'a pas d'expérience du milieu de l'entreprise. Il a travaillé dans l'enseignement au Canada, par la suite il a travaillé dans l'enseignement aux États-Unis, enseignement public, université, tout ça. C'est ce qu'il a observé, est valable dans l'administration. Effectivement, dans l'administration, c'est peut-être vrai ce qu'il a observé. Par contre, ce n'est pas complètement valable dans le milieu de l'entreprise. Je te raconte. Dans les entreprises, quand tu donnes entière satisfaction dans ton travail, en aucun cas tu seras promu. Ça n'existe pas, ça. Dans l'administration, effectivement, ils ont peut-être ce réflexe, ou ils avaient peut-être à l'époque ce réflexe de dire celui-là est trop bien, il va falloir le pousser plus haut. Non, dans le, dans la, dans les entreprises jusqu'à maintenant, quand tu donnes entière satisfaction, tu surperformes dans ton rôle, ça ne viendrait à l'idée de personne ni ton N+1 ni un de plus de ni les ressources humaines ni peu importe, de dire waouh, il est tellement génial celui-là que tu sais quoi, on va lui donner une promotion pour voir ce qu'il arrivera à créer comme valeur à l'échelon au-dessus. On va le remonter d'un cran, tu vas voir ce qu'il va délivrer. Ça marche pas comme ça dans le milieu de l'entreprise. Quand tu te donnes à fond, tu bosses, tu bosses, tu bosses comme un malade, on va te taper sur le dos, on va dire t'es génial, on va te mettre le tapis rouge, te dire combien tu es extraordinaire, etc. Mais en aucun cas tu ne seras promu. C'est simple. Pourquoi? Parce que pour eux, tu es à un niveau, tu délivres une valeur optimale. Et si on doit te perdre entre guillemets, ça signifie, regarde, il y a deux conflits, il faut que tu les voies. Il y a deux conflits. Je vais te dire de côté de l'entreprise, de ton côté. De ton côté à toi, tu aimerais bien avoir une promotion. Pourquoi? Parce que Quitte à venir à l'entreprise du lundi au vendredi, quitte à se taper le même RER ou se taper le même embouteillage, bah t'aimerais bien avoir plus de responsabilités, obtenir plus d'argent. Et puis bien sûr, c'est une marche que t'as fait dans ta carrière. Puis si un jour tu pars ailleurs, tu partiras avec plus de galons, donc forcément plus encore de responsabilités et d'argent. C'est normal, c'est une aspiration normale, c'est comme ça que toi tu le vois. Du côté de l'entreprise, ils ont des gens qu'ils mettent dans des rôles. La plupart des cas, c'est pas des déceptions, mais voilà, ils fonctionnent, ils fonctionnent plus ou moins bien, ils fonctionnent moyennement, il fait ce qu'il peut, tout ça, jusqu'au moment où il tombe sur quelqu'un qui est génial, vraiment génial. On dirait qu'il est né pour faire ce rôle. Que se passe-t-il? On veut pas le perdre, on va le coincer là. Pourquoi? Parce qu'il délivre une valeur tellement extraordinaire sur ce rôle qu'on n'a même pas envie de risquer de le mettre ailleurs. Et en plus, si on doit le perdre sur ce rôle-là, il faudra recruter peut-être 2 personnes pour faire le même travail qu'il est en train d'abattre. Et donc on n'a pas intérêt à le promouvoir, c'est juste prendre un risque gratuit. Alors ça serait peut-être bien pour lui, mais pour nous en tant qu'entreprise, est-ce que c'est bien? Il faut savoir que les entreprises, ce n'est pas géré par des Charles de Gaulle, je veux dire, ce n'est pas géré par des gens qui sont visionnaires, par des gens qui voient loin. Leur horizon, c'est le prochain trimestre, leur horizon, c'est juste maintenant quoi, là, là, maintenant. Donc, ils ne vont pas réfléchir qu'en te bloquant, tu vas peut-être commencer à moins performer, partir chez la concurrence, etc. Ils ne vont pas du tout réfléchir à ça. Eux, c'est juste le maintenant, ils réfléchissent au maintenant. Tu vois, et ce qui va se passer, c'est qu'ils vont te bloquer. Et le résultat net, le résultat net, c'est que les plus performants généralement restent coincés dans leur rôle. Et ceux qui vont être promus, eh bien, c'est des personnes qui font de la politique, c'est des personnes qui sont là le week-end autour du barbecue, c'est des personnes qui sont connectées par ce LinkedIn, mais sur Facebook, c'est des personnes qui dialoguent pas sur le Slack ou sur le Teams interne de la compagnie, c'est des personnes qui dialoguent sur le WhatsApp privé, tu vois. C'est pas des personnes qui dialoguent entre 9h du matin et 5h, c'est des personnes qui dialoguent à 23h depuis leur lit sur WhatsApp. Et c'est des messages qui commencent par: qu'est-ce que tu fais? Tu vois ce que je veux dire. Ce genre de choses. Donc les canaux, si tu veux, les canaux réellement de l'évolution professionnelle, j'ai le regret de t'annoncer qu'ils n'ont strictement rien à voir avec la performance. Si tu penses que l'entreprise, mes amis, n'est pas une méritocratie, c'est toi, c'est toi qui es venu avec cette idée. Tu vois ce que je veux dire? Du mercaton vouloir à toi-même. Regarde, tu viens dans une entreprise Et tu décrètes dans ton for intérieur, tu décrètes dans ta tête que c'est une méritocratie. Jamais ils te l'ont dit. Lis ton contrat. Regarde ton contrat. Tu as signé un contrat de 60 pages, tu l'as même pas lu. Regarde-le. Trouve-moi le mot méritocratie. Il n'existe pas. Tu vois, ils n'ont jamais dit ça, eux. C'est toi qui as imaginé que dans l'idéal— c'est pas ta boîte, c'est pas la boîte de ton père, tu ne vas pas l'hériter ni rien— mais tu as imaginé dans ta tête que c'est une entreprise qui est méritocratique parce que tu penses que c'est génial, c'est tout. Et tu te dis bon bah à partir de là, je travaille avec mon mérite, je vais obtenir des choses. Non, c'est pas vrai, c'est pas vrai du tout. C'est ta vision ça, c'est pas la leur, c'est ta vision. Et qui décide? C'est pas toi, c'est eux. Toujours, toujours s'aligner avec la vision de celui qui décide. Ne réfléchis pas ce qui est génial. Je sais bien, je suis d'accord avec toi que sur le plan moral, oui, la méritocratie, c'est génial. Je suis d'accord avec toi, mais c'est pas comme ça que ça se décide dans les entreprises. C'est tout. C'est aussi simple que ça. Donc ce qui va se passer, c'est que si tu délivres trop de travail, eh bien, je parle honnêtement. Vous connaissez le numéro de téléphone, je vous le donne sans arrêt. Tu vas le retrouver, tiens, je te le donne dans le descriptif de la vidéo. Et dans le commentaire épinglé, regarde dans le commentaire épinglé, il y a un numéro WhatsApp. M'appelle pas, mais tu peux me laisser des messages, tu peux m'écrire des questions, tout ça. Bon, je parle à beaucoup de gens et je réalise que les personnes qui vont donner le maximum se retrouvent avec vraiment le minimum, quoi. C'est tout. Se retrouvent au burn-out. Pourquoi? Parce que ça marche comme ceci, regarde. Je vais donner le cycle, je vais donner le cycle. Tu travailles à Merci Maman, t'es pas reconnu. Tu te donnes, tu te donnes, tu te dis: «Ils ne m'ont pas reconnu.» Alors toi, ce que tu penses? Tu penses que c'est parce que tu n'as pas eu assez de mérite, parce que tu es toujours dans ta tête, tu as toujours une loi de méritocratie. Tu dis donc si la loi de... J'ai été pesé à la balance de la méritocratie par le management, par les ressources humaines et ça n'a pas marché. Donc je n'ai pas fait le poids. L'autre personne qui a été recrutée peut-être un an ou deux après moi, eh bien aujourd'hui, elle ne m'arrive peut-être même pas à la cheville en termes de compétences, mais c'est elle qui juge mon travail, c'est elle qui définit mes priorités, c'est elle qui m'enferme dans un bureau qui m'explique ce que je dois faire, ce que je dois pas faire et combien de bonus je vais avoir si je suis sage. Tu vois? Alors tu penses quoi? Tu te dis, méritocratiquement parlant, j'ai pas fait assez. Donc tu fais plus. Tu y vas à fond, à fond, à fond. Plus d'heures sup, plus de travail, plus de volume et tout et tout et tout. Alors des gens en faisant cela arrivent souvent au burn-out. Au burnout physique. Ça signifie tomber malade littéralement. Ils commencent à somatiser la fatigue, l'épuisement, le stress, les nerfs. On n'est pas des machines non plus. Donc au bout d'un moment, bam, le système dit stop. OK, donc ça c'est le premier point. L'autre point également, c'est qu'ils vont des fois vers le burnout financier parce que certains se disent: ah, j'ai peut-être pas assez de certifications. Ils y vont. Plus de certifications. Moi, j'ai connu un gars, il en avait 28, 30. Franchement, il passait des certifications professionnelles à plein temps, le mec. Il avait son travail, puis le reste du temps, ses certifications. Et c'est ce que lui a dit un recruteur un jour. Il lui a dit: vous avez beaucoup de certifications, on vous les donne gratuitement. Tu vois ce que je veux dire? Tu as vu le mépris? Tu as vu le mépris? Tu crois encore que tu es dans un monde méritocratique? On vous les donne gratuitement, ça? Tu vois, regarde, certains se disent il me faut un MBA. J'ai pas d'MBA. OK, parce que tu crois que l'autre est monté à cause de son MBA quoi. Tu as l'impression que c'est ça. Tu as l'impression que la nana ou que le mec qui est sur son lit en train de dialoguer sur WhatsApp à 23h, lui c'est son MBA qui l'a fait monter. Donc tu dis allez, je vais faire un MBA. Tu commences à te renseigner à droite à gauche, université, école, machin. On t'envoie une facture, tu dis waouh, c'est énorme. Bon, je prends un prêt. Bon, tu vas prendre un prêt, tu dis c'est un investissement, tu parles à ton autre moitié, à ta femme ou à ton époux, peu importe. Il va te dire: oui, écoute, c'est vrai que ça va peser sur nos finances, ça va taper fort, c'est quand même une facture à 5 chiffres, mais bon, c'est bien, c'est un investissement, prenons-le comme ça, prenons-le comme un investissement, on signe pour le crédit, on obtient l'argent et puis tu vas voir, ça va nous emmener. Encore une fois, encore une fois, je ne dis pas, attention, attention, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, je ne dis pas que le MBA est inutile. Je connais des gens, un bon MBA leur a ouvert des portes. Je sais, je connais des gens, les certifications, ça les a aidés à propulser leur carrière. Oui, c'est vrai, mais attention, est-ce que c'est ça, est-ce que c'est ça ton goût? Ton goulet d'étranglement, est-ce que c'est là le point d'étranglement de ta carrière? Si tu commences à jouer, à penser que tu n'as pas assez de mérite et tu commences à rajouter du mérite en travaillant trop jusqu'au burn-out et en allant dépenser dans des MBA et autres jusqu'au burn-out financier, jusqu'à ce que tes cartes bancaires soient éclatées, jusqu'à ce que ton compte soit à découvert, ce n'est pas comme ça que ça marche. Tu ne vas pas libérer ton goulot, tu ne vas pas libérer ce point d'étranglement. Voilà ce que je dis depuis tout à l'heure. Donc c'est quoi l'idée? L'idée, c'est réfléchir calmement et honnêtement. On est honnête avec nous-mêmes. Regarde, je suis dans une voiture, je suis juste un gars, tu vois, je suis assis là dans une bagnole, dans un parking, on est tranquille, on est entre nous, il y a ni ressources humaines, ni manager, ni rien. Il faut réfléchir honnêtement, d'accord? Honnêtement. C'est quoi ton point d'étranglement? Je te pose des questions. Par exemple, est-ce que tu connais les gens de ton département par leur prénom tous? Est-ce que tu les connais? Est-ce que tu connais les gens en dehors de ton département, en dehors de ta business unit, comme on dit, ou du cercle dans lequel tu travailles? Est-ce que tu les connais? Est-ce qu'eux, ils te connaissent par ton prénom? Est-ce que tu connais les événements de leur vie? Est-ce que tu connais la couleur de la voiture de chacun? Tu regardes depuis la fenêtre, tu regardes depuis la fenêtre là, avance à la baie vitrée. Si tu regardes ça dans une entreprise, avance à la baie vitrée, regarde le parking. Qui conduit quoi? Tu peux répondre à la question? Tu vois ce que je veux dire? Qui a eu un enfant durant les 3 derniers mois? Qui a proposé à sa copine durant les 3 derniers mois? OK, c'est ça que je te dis. Est-ce que tu connais les gens? Est-ce que les gens te connaissent? Ça signifie qu'en général, Dans les entreprises, les promotions se font à la politique. Je sais que tu aurais préféré entendre que ça se fait à la méritocratie, mais j'ai une mauvaise nouvelle: ça se fait pas à la méritocratie. Tu veux leur offrir la méritocratie, la monnaie de la méritocratie, ça marche pas. C'est comme si, je sais pas moi, tu vas dans un pays, je sais pas moi, imagine tu prends de la lyre syrienne, tu vas aller en Libye. Ils vont pas te l'accepter, c'est tout. C'est pas la même chose. Tu ramènes des dollars, c'est autre chose. Tu me diras, c'est pas la monnaie de la Libye, mais le dollar dans le milieu de l'entreprise, dans une vidéo écoutée par la veuve et l'orphelin, je préfère ne pas te dire ce que c'est que le dollar, d'accord? La monnaie qui passe partout, mais bon, tout le monde a deviné, tout le monde sait de quoi il s'agit, tu vois. C'est une monnaie qu'on peut allonger littéralement, n'est-ce pas? Et puis qui marche, qui marche très bien. Bon, Dans la majorité des boîtes, je vais dire, c'est une monnaie qui marche depuis que l'humain est sur Terre. C'est la plus ancienne au monde, n'est-ce pas? Tout le monde a compris à ce stade-là, avec les allusions. Donc ce que je cherche à dire, c'est que donne-leur la monnaie qu'ils acceptent. Ils veulent de la politique, ils veulent du relationnel, ils veulent de la communication. Si tu travailles trop dans une entreprise, on va te mépriser, tu deviens un cheville ouvrière. Tu deviens Raymond, je donne toujours l'exemple de Raymond, pardon. Tu prends une entreprise comme Veolia, ils font plein de choses dont l'assainissement, tu as le camion benne qui passe, tu as le logo de Veolia. La question que j'ai envie de te poser: qui gagne plus, le PDG ou bien Raymond qui est accroché à 5h du matin derrière le camion? Tu me dis, toi, d'accord? Imaginons que Raymond décide de ramasser plus de poubelles par tournée. Il ramassera plus. Tout le monde fait, je sais pas, en une tournée, ça dure une heure. Lui, il va parler avec ses collègues, avec le chauffeur, ils veulent réduire ça à 3/4 d'heure. Bon, c'est pas grave, réduit ça à 3/4 d'heure, c'est bien, on a fait des économies pour eux. On lui mettra plus de travail, on lui rajoutera peut-être une autre tournée dans la matinée. On dira: bah, tu continues jusqu'à cette rue maintenant puisque tu as montré que tu es capable. Cheville ouvrière, c'est tout, il y a pas de souci. Plus tu fais de travail, plus c'est demandeur, plus on te fait donner, on donnera du travail sur le dos. Le travail attire le travail. Le travail n'attire pas la promotion, n'attire pas l'argent. Il attire encore plus de travail et il attire finalement le burn-out et la déception. Et après, quand les gens sont déçus, qu'est-ce qu'ils vont faire? Ils partent. Ils partent, ils disent: ouais, c'est des connards, je travaillais, je passais 4 ans chez ces connards. Ils partent. Pardon, ils partent. Bon, OK, je vais ailleurs. Ils arrivent ailleurs et qu'est-ce qu'ils font? Ils veulent montrer qu'ils travaillent à fond. Ils veulent montrer qu'ils sont capables. C'est des cadeaux, regardez, j'ai une épée. Je me donne à fond, je vais vous montrer que vous en aurez pour votre argent. Vous n'allez pas regretter le virement que vous me faites à la fin du mois. Comme si ça sortait de leur poche ou des poches de leur père, ils s'en foutent. Et tu te donnes à fond, c'est parti. Et ils sont repartis encore une fois. Et ainsi de suite, tu finiras un jour à la retraite en burnout. Tu comprendras même pas ce qui s'est passé, tu vois. Et voilà, tu arrêteras de travailler sans jamais avoir compris à quelle sauce on t'a mangé, quoi. D'accord? Je suis là, je suis le narrateur du pourquoi, c'est tout. Un petit récapitulatif, c'est pas moi qui a mis ça en place, je veux dire. Moi, je vous raconte le principe de Peter. Bon, Peter, peut-être dans la hiérarchie des écoles où il a évolué, au Canada, aux États-Unis, peut-être ça marchait comme ça, je sais pas moi. Mais il faut pas Faut pas se raconter de blagues, faut pas se raconter de blagues. Quoi, j'ai tendance à le croire parce que vous savez, j'ai plusieurs personnes de ma famille qui sont dans l'enseignement, qui travaillent bien vraiment, même pas au Canada, en Afrique du Nord, ils évoluent très bien franchement avec le travail, le sérieux. Donc j'ai tendance à dire que peut-être dans le milieu de l'enseignement ça marche comme ça, mais bon, c'est un milieu très particulier, c'est une niche, mais il faut pas aller plus loin quoi, c'est tout, il faut Pas appliquer ça de manière universelle. Voilà, mes amis, merci d'avoir regardé cette vidéo jusqu'ici. Je vous rappelle mon livre Toxic, le livre qu'on peut lire mais on peut pas le dé-lire, et disponible sur Amazon au format papier comme ce que je tiens, au format Kindle donc électronique, mais au format voix comme moi je lis. Je le lis sincèrement, c'est moi qui le lis. Tu veux que je te lise un peu? Regarde, je vais te lire un peu. Regarde, alors attends, l'introduction. On va aller, la fausse annonce, les, attends, la fausse annonce, c'est parti. C'est très dur de faire, tu trouves chez Audible, tu sais, c'est très dur, je l'ai fait moi-même, ça a été assez galère, je l'ai enregistré à l'Île Maurice, c'était vraiment beaucoup de travail. Alors c'est chapitre 1, ça, la fausse annonce. Ces fils de pute, il faut voir comment il se tortillait sur son siège, son malaise crevait l'écran. Il aurait préféré être mort que rejoindre cette session Zoom. Il prit une grande inspiration et lâcha le morceau. Voilà, nous avons déjà recruté. L'annonce précise qu'il y a 2 postes ouverts. Vous avez recruté pour les 2? Oui, les 2 postes sont pourvus. L'annonce est sortie hier. Vous avez fait les entretiens et envoyé les contrats en une journée? D'accord. Une histoire là, ça commence comme ça, tu vois. Ouais, faut que j'écrive une suite. Beaucoup de gens me disent: «Écris une suite, écris une suite.» Ouais, il a eu beaucoup de succès ce livre, je pense qu'il mérite une suite. Merci mes amis d'avoir écouté jusqu'ici, ça m'a vraiment fait plaisir de faire cette vidéo, vraiment, je vous assure. Il fait très chaud ici, je suis en train d'étouffer de chaleur, mais ça fait très plaisir de faire cette vidéo et on se voit dans la prochaine. Et attention, enlève le mot méritocratie de ton vocabulaire, sois stratège s'il te plaît. Stratégie, stratégie. La stratégie trompe toujours la méritocratie. Tu peux pas, tu gagneras pas avec la méritocratie. Tu gagnes, tu gagnes pas aux échecs parce que tu mérites de gagner aux échecs, d'accord? J'ai jamais vu quelqu'un qui gagne parce qu'il a mérité de gagner. Mais on a mérité, voilà, j'ai mérité de gagner aux échecs. Oui, tu as mérité de gagner, mais tu as perdu. Ça se joue pas au mérite. L'échec, c'est pas, c'est pas un jeu de mérite, c'est un jeu de stratégie, tu vois. C'est pareil dans le milieu de l'entreprise. C'est la stratégie, c'est tout. La stratégie, bon, un grand S, il y a beaucoup de choses dedans. La stratégie, grosse boîte, quand on l'ouvre, il y a plein de choses. Et méritocratie, il y a pas dedans, d'accord? Merci encore une fois et on se voit dans la prochaine.
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