Après un plan social, ceux qui restent paient le vrai prix

Aldo Sterone examines what happens to employees who survive mass layoffs, using Oracle's firing of 30,000 workers by email as a starting point. Those who stay face burnout and exploitation as they absorb the work of fired colleagues. He argues that moral bankruptcy always precedes financial collapse, and that executives chase quarterly bonuses before jumping to competitors.
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Mes amis, bien le bonjour. Dans la dernière vidéo, on parlait d'Oracle. Oracle qui a viré 30 000 personnes cette semaine avec un email envoyé à 6 heures du matin aujourd'hui, c'est votre dernier jour de travail. Des gens qui ont bossé 20 ans pour la boîte n'ont même pas eu droit à un meeting pour expliquer ce qui se passe. Email, l'instant d'après, ton compte est verrouillé, ta carte bancaire est verrouillée, tout est verrouillé, et puis dehors. Je disais que dans ma vie, ça m'est arrivé plusieurs fois. Et j'aimerais te parler un petit peu aujourd'hui d'une autre perspective, la perspective de ceux qui restent, de ceux qui ne sont pas virés, qui n'est pas une perspective, qui n'est pas une perspective brillante, tu vas voir. Avant de commencer rapidement, il y a un lien dans le descriptif de la vidéo, c'est le lien vers notre sponsor meilleurjob.com. Il permet de trouver des emplois qui ne sont pas nécessairement postés, 80% des emplois dont les entreprises ont besoin ne sont pas nécessairement postées sur les plateformes en ligne. Ce système permet, a) de les trouver. Tu rentres une spécialité, tu rentres un bassin géographique et puis tu uploades un CV. Il va modifier ton CV selon tes désirs, l'adapter à l'emploi et l'envoyer. Donc ça peut être quelque chose qui fait la différence, surtout dans un monde où tous les candidats utilisent ça. Donc si tu travailles encore à l'ancienne, tu es dans un système artisanal qui peut marcher ou pas, mais je pense tu te prives d'un outil très puissant. Le lien est dans le descriptif de la vidéo et il t'offre 50% de réduction lors du premier mois. Mais tu verras, c'est pas très cher. Donc je disais, ça m'est arrivé plusieurs reprises d'être dans des entreprises qui vont mal. Et je peux te dire, j'aurais du mal à te trouver une entreprise qui n'allait pas mal. Ça semble être aujourd'hui la signature des temps, la marque des temps. Là où tu vas, au moment où on te recrute, dans les entretiens, on te dit oui, chez nous on veut le succès, chez nous tout va bien, les clients raffolent de produits, on a distribué des bonus, on a fait ceci, on a fait cela. Le jour où tu signes, tu arrives lundi matin avec ton badge et là tu découvres la réalité. Donc je disais, ceux qui restent, ceux qui sont pas virés, ceux qui sont pas lourdés, c'est pas nécessairement la belle vie pour eux. Une fois j'étais dans une boîte et je me souviens qu'elle battait de l'aile et je le savais. Les mauvaises décisions succédaient aux mauvaises décisions, perdaient beaucoup d'argent. Les médias nous critiquaient, les clients partaient pour la concurrence, personne ne nous aimait. Et puis on était toujours là à défier le temps. Et un jour, ce qui devait arriver arriva. La nana des ressources humaines arrive dans l'open space «Toi, viens avec moi.» Donc le gars se lève, il monte au deuxième étage, c'est là où siégeait le directeur, un bureau extrêmement long comme ça, tout en longueur, on dirait presque un couloir avec son bureau au fond. Flanqué de 2-3 personnes, un responsable américain, une autre nana des ressources humaines, tout le monde le visage fermé. Le gars, tu le vois monter, 5 minutes plus tard il revient comme un pestiféré. Personne lui parle, personne lui dit au revoir, même pas de tape sur le dos. Il y a le gars de la sécurité qui est là, il l'accompagne à son bureau, il met ses affaires, il dégage. Après, toi, viens. Tu montes, pam, bye! Et ils ont passé toute la journée à virer du monde là comme ça. Et à un moment donné, elle m'appelait, moi. Donc voilà, j'étais prêt, comme on dit. Donc j'arrive là chez le directeur et puis il me dit Voilà, nous allons te garder. Génial, génial. Je fais quoi? Je danse sur la table, moi, qu'il va me garder? Donc je suis redescendu travailler. Mais ce que j'ai fait, c'est que j'avais déjà, j'avais déjà préparé un CV. En réalité, j'étais en train de faire des entretiens ailleurs parce que dès que j'ai senti l'odeur du vinyle, j'avais pris les devants. Et en réalité, ce que j'ai fait, ce que je vous raconterai une autre fois, mais je leur ai un petit peu cassé les pieds. Mais parce que ce qu'ils voulaient, ces messieurs, ils voulaient que j'accepte une réduction de mon salaire pour sauver la compagnie. Attends, moi je suis pas investisseur, je leur écris. Parce que moi, en fait, ils sont tombés sur un os. Je te dis pourquoi. Parce que moi, je les ai, j'ai commencé à me battre contre eux, commandé, accusé de réception, tout ça. Et en fait, parce que je voulais juste venger les autres, ceux qui sont partis en silence, parce que moi, de toute façon, j'étais en train de signer ailleurs, donc j'avais un mois pour m'amuser et je me suis amusé. Donc la lettre que je leur avais écrite, c'était je suis pas un investisseur, moi, moi je suis un employé, je vous vois tout le temps faire des conneries. Je lui ai dit comme ça je vous vois faire des conneries tout le temps, vous prenez des mauvaises décisions, de gros clients sont en train de partir par votre faute. «Vous croyez quoi? Moi, si je devais prendre des décisions, ça serait pas passé comme ça. Mais puisque vous, vous êtes en train de piloter, enfin, vous pilotez, mais moi, mon salaire, je vais pas le... c'est pas un risque. Il y a un contrat, c'est une garantie, mon salaire, tu vois.» Et donc j'ai obtenu mon salaire intégral. Ceux qui sont restés ont accepté une réduction de leur salaire. Moi, j'étais le seul à avoir été payé en intégralité. J'ai exigé jusqu'au dernier centime. J'ai dit «Sinon, je vous traîne devant un tribunal.» Et en fait, c'était très drôle parce que c'était inattendu pour eux parce que Quelque part, il disait, et c'est ça ce que font les boîtes souvent, ils disent on vire une partie du personnel, les autres ils sont comment? Les autres sont comme des chiens, les autres sont terrorisés, les autres sont en train d'obéir, faire des heures supplémentaires et tout en disant Dieu merci on m'a pas viré. Mais moi, non seulement ils m'ont gardé, mais après je leur ai fait regretter de m'avoir gardé, tu vois. Voilà, donc ça c'était un dossier. Et après ce que j'ai fait, c'est que je leur ai envoyé une lettre de démission. J'attends qu'ils payent, je veux qu'ils payent pour moi, c'est très important, je veux qu'ils payent jusqu'au dernier centime. Quand j'ai vu le salaire entré jusqu'au dernier centime. Bon, je me suis dit ben j'ai gagné, maintenant c'est plus intéressant de jouer, je vais renvoyer ma lettre de démission. Donc voilà, ça c'était une première chose. Une autre fois, et là je te cache pas que c'était plus, un peu plus dramatique, peut-être c'est le mot fort, mais je me suis très très mal senti. Je te raconte, j'étais au début de ma carrière, très content d'avoir trouvé un travail, payé au lance-pierre bien sûr, travail rétrospectivement que j'ai eu un peu trop facilement. J'avais pas l'expérience, mais on m'a pris, on m'a fait signer un contrat, moi j'étais heureux. Je rentre et 3 mois plus tard, l'entreprise commence à virer, commence à virer. On n'a pas été viré nous, la nouvelle cohorte, mais regarde ce qui s'est passé, c'est que les seniors qui nous accompagnaient, tu imagines, tu arrives dans la boîte, il y a un gars, il te prend sous son aile, Il va t'emmener au resto, il va t'expliquer comment travailler, il va corriger tes erreurs, il va les couvrir des fois même. Tu l'apprécies beaucoup parce qu'il est vraiment là pour toi, tu sens qu'il veut communiquer son savoir-faire et tout ça. Et 3 mois plus tard, tu sais ce qui se passe? Lui, on le vire parce qu'il a un salaire de senior et ses responsabilités tombent sur ta tête. Débrouille-toi, fais-les. OK? Donc là, tu sens qu'on s'est servi de toi. «On s'est servi de toi parce qu'on a tout simplement voulu abaisser la masse salariale.» Et quand tu restes, t'es pas... Moi j'étais très mal. Je me rappelle, j'étais très mal et je suis resté dans cette compagnie quelque temps. Et là je n'avais pas trouvé un autre travail. En réalité, je suis resté jusqu'au moment où l'entreprise a fait faillite. Ils ont fait faillite quelques mois plus tard parce que je vais te dire un truc. Ce qu'ils ont fait moralement, c'était de la faillite déjà. Et moi je vais te dire un truc. Tu sais, quand tu veux savoir comment une entreprise va faire faillite, je vais te le dire tout de suite. Financièrement, c'est très dur d'estimer une faillite. Pourquoi? Parce que tu n'as pas les chiffres. Tu n'as pas les vrais chiffres. Combien même la compagnie communique, ils sont très bons, même les rapports financiers, ils sont très bons à dissimuler, à donner d'autres labels, parfois même tomber dans l'illégalité pure. Mais même sans tomber dans l'illégalité, Je peux te dire que beaucoup de compagnies sont très, très bonnes à camoufler, tu vois. Eh bien, dans le— par contre, il y a une chose, financièrement, tu auras du mal à trouver les chiffres, j'ai dit, mais sur le plan moral, ça, tu peux le voir, tu peux le voir. Et la faillite morale précède toujours la faillite financière, ça ne rate jamais cela. Donc quand tu vois une entreprise utiliser ce genre de méthode, des méthodes, des méthodes ordurières, des méthodes, arnaquer les clients, tricher, maquiller, falsifier, tout ça, tu le vois de l'intérieur, eh bien tu sais qu'ils ont été jugés à une juste balance et que l'histoire a décidé qu'ils continueront pas. Ça se termine là, c'est le terminus, ils vont descendre. Alors dans l'idéal, tu pars avant. Dans l'idéal, tu pars avant. Moi, j'ai pas pu partir avant, c'était au début de ma carrière, j'avais pas un CV J'avais un CV qui était un peu bancal et tout ça. Et ce qui s'est passé, c'est que je suis resté jusqu'au moment où la fin du mois est arrivée, le salaire n'est pas tombé. Et donc on a commencé à nous envoyer des emails d'excuses. Oui, ça va rentrer, nous attendons une rallonge de la banque et une levée de fonds, etc. Et puis on nous disait de ne pas partir parce que si tu pars, ça s'appelle abandon de poste, etc. T'as vu, les règles sont pour eux, pour les compagnies, pas pour toi. Et finalement, ben Finalement, j'ai pas été payé et puis l'entreprise a fait faillite 6 semaines plus tard et on s'est retrouvés tous lourdés, tu vois. Mais ce qui se passe quand il y a une charrette, quand il y a un plan social, généralement le lendemain, parce qu'on nous l'a fait, le lendemain tu vas avoir une réunion avec le N, même pas le N+1, parce que le N+1 c'est juste un jobard qui est là à regarder ceux qui arrivent en retard, ceux qui partent à l'heure, ceux qui sont en vacances, etc. Mais généralement, tu vas avoir ton N+2, ton N+3 et tout ça, voire même le PDG de la boîte, qui font un meeting, qui disent voilà, vous avez entendu les nouvelles d'hier, certains de vos collègues sont partis. Maintenant, on veut que vous arrêtiez la spéculation et que vous continuiez à exécuter, à délivrer, parce que maintenant la boîte est dans de très bonnes conditions financières et nous pensons que nous avons un futur brillant et il va falloir que nous délivrions de la valeur pour nos clients parce que les marchés sont en train de nous regarder. Et puis le cours de notre action est remonté d'hier de 4 Parce qu'ils ont vu que nous sommes avec l'équipe de leadership en train de prendre les bonnes mesures. Vous êtes entre de très bonnes mains et nous voulons que vous continuiez à exécuter, à écouter vos leaders. Tu vois ce que je veux dire? Ce bullshit, je peux te le faire pendant 2 heures parce que je l'ai entendu toute ma vie. Dès que tu rentres dans une boîte, tu vas entendre ça. Donc ce qui s'est passé, c'est que typiquement, Typiquement, comment ça se résume? Tout ce que je suis en train de te dire là, ça se résume comment? Ça se résume qu'on va te dire «Alors on était une équipe de 9, maintenant on est une équipe de 3 et il va falloir exécuter, il va falloir délivrer.» Écoutez, délivrer le même travail, OK? Il faut être fou pour délivrer le même travail. Tu ne peux pas délivrer le même travail. En fait, ce qu'ils attendent, ils attendent à ce que tu détruises ta vie familiale, ta santé, que t'ailles en burn-out, que t'ailles te griller pour qu'eux, ils améliorent leurs chiffres. Parce que les compagnies qui virent le plus souvent, pourquoi? C'est pour montrer au marché que leurs marges, leurs marges sont plus élevées. Parce que ce qu'ils vont faire, ils ont des coûts opérationnels, ils veulent baisser les coûts opérationnels. Donc par exemple, mettons, imagine tu as fait 1 milliard l'année dernière. Tu as fait 1 milliard de revenus l'année dernière, ce n'est pas la même chose si tu l'as fait avec 5 000 employés que si tu l'as fait avec 3 000 employés. C'est pas la même chose. Tu vois, parce qu'avec 3000 employés, tu as des salaires plus bas, tu as une masse salariale plus basse. Donc eux, mettons, ils ont fait 1 milliard l'année dernière en virant tout de suite 2000 personnes. Eh bien, ils disent regardez, on a fait 1 milliard avec 3000 personnes, ce qui est faux en vérité. Ils l'ont fait avec 5000, mais c'est pas à périmètre constant qu'ils font les calculs. Et ce qui va se passer, c'est que probablement la compagnie dans le futur va s'effondrer parce qu'une fois qu'elle a moins de personnes, Non seulement elle a viré 2000 personnes, mais tu sais ce qui va se passer? Il y a des personnes qui vont partir d'elles-mêmes. Il y a des gens, ils se disent «Moi, je suis dans ce cas.» «Je vois la compagnie qui vire du monde, moi je pars, je reste pas.» Donc ils virent 2000 personnes, mais d'autres vont partir. D'autres ne vont pas venir parce que le marché, les gens dehors, ils vont savoir que cette compagnie vire des gens par email comme ça. Qui a envie de risquer sa carrière pour ça? Qui a envie d'aller vers une boîte pareille? Les gens vont pas y aller. Les gens qui sont là, qui peuvent pas aller ailleurs, Ils vont rentrer en démission silencieuse, ils vont arrêter de prendre des risques, ils vont arrêter de faire des efforts parce qu'ils savent que de toute manière, la semaine dernière on a viré leurs collègues, mais si ça se trouve dans un mois ça sera leur tour. Donc ils vont commencer à faire le minimum. Ce qui fait qu'Oracle en virant 30 000 personnes, c'est pas 30 000 qu'ils ont viré, ils ont peut-être viré 80 000, tu vois, en réalité, dans la pratique. Parce que chez eux, il y a tout plein de gens qui veulent partir et il y a tout plein de gens qui veulent plus faire d'efforts. Bien sûr, il y aura toujours des naïfs qui vont se tuer, se tuer au travail en voulant compenser 30 000 personnes qui ont été virées. Tu détruiras ta santé bien avant d'avoir compensé des gens qui ont été virés. Ça vaut pas la peine, ça sert à rien. Fais le minimum, laisse-les délai courir. Tu dis au management Bah, on n'a pas le choix là, j'ai pas les cycles, j'ai pas le nombre de personnes, je peux rien faire. Tu veux que j'en change autre chose? S'il te dit Bah, ce projet est en train de prendre du retard. Bon, ben, je peux le traiter en priorité, mais l'autre projet que tu m'as donné hier, j'en fais quoi? Voilà, c'est du donnant-donnant. Et puis laissez tout dépasser, si un client n'est pas content, il va chez la concurrence. C'est tout, bah casse-toi quoi, qu'est-ce que tu veux que je te dise? Pars, pars chez la concurrence, pourquoi t'es là? OK? Faire gaffe, la société n'est pas l'entreprise où tu travailles, c'est pas la boîte de ton père, tu ne vas pas l'hériter, t'es pas l'héritier, d'accord? Donc t'inquiète pas si le coulis coule, hein, de toute façon, du moment que tu pars, c'est comme s'il n'existait pas pour toi, OK? Donc voilà mes amis, c'est terrible ce qui est en train de se passer. Mais c'est toujours, il faut que je vous en parle plus, avec l'IA et tout ça, cette obsession, cette obsession de couper les coûts à tout prix, mais qui pousse des compagnies à se détruire. Pourquoi? Parce que, un petit truc pour finir, c'est que quand la compagnie, quand l'entreprise vire, je t'ai dit 2000 personnes et tout ça, et qu'elle pourra jamais faire les mêmes chiffres et que les choses vont se dégrader et tout, c'est vrai. Oui, mais les entreprises aujourd'hui sont gérées au court terme. Le long terme, tout le monde s'en fout. Mais tout le monde s'en fout du long terme. Pourquoi? Parce que le marché, lui, travaille au jour le jour. Les gens qui sont en position de VP, C-level et tout ça, eux, ils ont des résultats trimestriels, ils regardent tous les 3 mois, c'est tout. Tous les 3 mois. Donc du moment qu'on arrive à boucler des bons chiffres dans les 3 prochains mois, c'est génial. Et après, on va travailler pour les 3 prochains mois. Et puis on sacrifie, on casse, on gaspille, tu vois. Et puis le jour où ça coule, qu'est-ce qu'on fait? Eh bien ce même VP, ce même C-level qui te disait «Nous sommes une famille et cette compagnie est extraordinaire et moi je suis très fier de travailler pour cette boîte et des réalisations que nous avons faites ensemble et tout ça.» Eh bien il sera chez la concurrence et la prochaine chose qu'il fait, tu sais ce qu'il va faire? Je vais te dire, moi je veux te rendre cynique. Je veux que tu deviennes cynique, d'accord? Je ne veux plus entendre des gens qui disent «Je suis loyal à ma compagnie.» J'ai vu des gars, des gars avoir des positions de C-level, d'accord? C. Ça signifie ils ont des stock options, des salaires énormes, des avantages énormes. Même quand il voyage, même quand il fait, je ne sais pas moi, lui il fait Paris-Genève, on va lui donner la first class et tout ça, c'est négocié dans son contrat quand il est arrivé. Et tu sais ce qu'il va faire? Une fois qu'il a salopé toute la compagnie juste pour pouvoir prendre ses bonus, il part chez la concurrence et tu sais c'est quoi la suite? Il prend le téléphone, je te parle du C-level, je ne te parle pas d'un jobard en bas de l'étage. Il prend le téléphone et il appelle les clients avec lesquels il avait développé des relations personnelles, qu'il a été voir lorsqu'il prenait ses vols en first class. Et tu sais ce qu'il va leur dire? Ah oui, ah, tu es toujours chez— Oui, tu sais, j'ai changé là, j'ai bougé chez machin, la concurrence. Et puis tu veux qu'on se rencontre là? J'aimerais bien te rencontrer, on peut aller, je peux t'inviter, je peux t'inviter à manger et puis on va discuter parce que tu sais, «On a de très belles offres ici, on a de meilleurs produits, je sais que tu avais beaucoup de problèmes dans la précédente boîte, là, tu sais, on a vraiment des produits très puissants et tout.» Il va le ramener, il va le prendre à son ancien employeur et il va les entuber encore une fois, tu vois? Et les compagnies apprécient. Il faut savoir, les entreprises apprécient de se faire entuber. C'est vraiment ça. Si tu es le gars qui te donne à fond, qui travaille comme si c'était la boîte de ton père, je vais te prédire ton avenir. Tu seras un retraité fauché et tu seras en situation de burnout et de stress permanent. Je le dis, ne rentre pas là-dedans, ne sois pas ce gars, ne joue pas ce rôle-là, OK? Voilà, mes amis, merci d'avoir écouté cette vidéo jusqu'ici. On continue le combat. Regardez le lien de meilleurjob.com dans le descriptif de la vidéo et dans le commentaire épinglé. Et nous, on se voit dans la prochaine. À très bientôt.
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