Ardèche : un avion de tourisme intercepté par un #Rafale

A Polish Cessna was intercepted by French Rafale fighter jets near the Fessenheim nuclear plant. The video traces this incident back to Andrew Thornton, a former US narcotics officer who became a drug trafficker using small aircraft in the 1980s, drawing parallels between past and present aviation smuggling operations.
Mes amis, bien le bonjour. Alors, ce week-end, il y a eu une interception en France, une interception assez spectaculaire. Des rafales de l'armée de l'air ont été envoyées pour trouver un Cessna, un avion de type Cessna monomoteur qui avait survolé la centrale de Fessenheim. Alors, l'historique de ce vol, c'est que l'avion est polonais. Il venait vraisemblablement de Pologne. Et puis, il avait fait escale à Freiburg, à Breisgau. On n'est pas très loin de la frontière française. Il décolle, et puis, c'est que, au moment où il traverse la frontière française, il est déjà dans l'espace interdit autour de la station Pfessenheim. Celle-ci se trouve à 300 mètres, en réalité, des frontières allemandes. Alors, il faut savoir une chose. Sur les avions qui volent aux instruments, généralement ils vont suivre des routes de départ, des routes d'arrivée, contrôle radar, des voies aériennes, qui sont extrêmement bien balisées. Donc les histoires de prendre la décision quoi survoler ou pas, ce sont des décisions qui sont beaucoup moins prises. de manière routinière. Alors que dans le vol à vue, si vous regardez une carte de vol à vue, elles sont souvent effrayantes par toutes ces zones restreintes. Parfois parce que ça appartient à des militaires, ça peut être des sites sensibles, des sites gouvernementaux, des endroits qu'on ne peut pas survoler à cause du bruit. Des fois, il y a des zones comme là où je suis garé, par exemple, jusqu'à une certaine altitude, on peut voler librement, mais alors attention, au-dessus, on arrive dans une zone qui appartient à l'aéroport de Heathrow, donc il faut faire gaffe avec ça. C'est très compliqué, donc on peut bien comprendre comment cet artiste, qui n'avait pas bien préparé son vol, s'est retrouvé tout de suite, dès qu'il est passé à la frontière française, dans la situation qui était la sienne. Donc, il a été suivi par des rafales. Alors les rafales, c'est des avions quand même à haute performance. Pour rattraper un Cessna, ce n'est pas facile. Dans le sens où un Cessna, si on est vraiment motivé, on peut le faire voler. Si on abuse, on peut descendre à 70 km heure. Là, les rafales ne peuvent pas faire cette vitesse-là. Alors peut-être qu'ils peuvent la faire pendant quelques secondes dans des meetings aériens, ils peuvent même descendre en dessous de ça, on les voit des fois même presque à l'arrêt quand ils veulent, mais ce n'est pas quelque chose, ce n'est pas une manœuvre qui va se faire de manière routinière dans les opérations au jour le jour. Donc ils vont l'intercepter et vouloir le forcer à atterrir. Le gars refuse d'obtempérer, comme on dit. Si ces pilotes avaient décollé des nanterres, ils l'auraient abattu tout de suite. Là, ce qu'ils vont faire, c'est qu'ils vont être patient, faire preuve de retenue, pendant que le gars ouvre la porte, il est en train de jeter du matériel. Il voit qu'il est en train de jeter des paquets. Il n'y a aucun doute sur la nature de ces paquets-là. C'est de la drogue qu'il était en train de bazarder, qu'il transportait. En fait, c'est très intéressant cette histoire, parce qu'est-ce qu'il y a aujourd'hui un réseau de trafic de drogue utilisant des petits avions en France ? Parce que Regardez, si le gars avait mieux préparé son vol et n'avait pas survolé la centrale de Fessenheim, il aurait pu faire ce vol sans le moindre problème et puis à un moment donné atterrir sur un terrain vague ou bien survoler une forêt ou autre et balancer le matériel à des complices et continuer vers un aérodrome contrôlé par des douaniers et la police des frontières. Compte de rien, là c'est cette erreur qui lui a été funeste. Alors, vu ce qui se passe. Je ne peux pas m'empêcher de vous raconter une histoire. Cette histoire se passe aux États-Unis dans les années 70-80. Elle arrivera dans les médias américains le 11 septembre 1985. Alors, que se passe-t-il ? On a un certain Andrew Thornton. Andrew Thornton vient d'une famille du Kentucky. C'est une famille extrêmement riche qui a fait fortune dans l'élevage de chevaux. Et c'est un gamin qui va grandir d'une école privée à l'école privée. Et puis... Tout va bien dans sa vie, il fait des études de droit bien réelles, il est même inscrit au barreau du Kentucky, mais il y a quelque chose qui ne va pas. Ce qui ne va pas, c'est qu'il a besoin d'aventure. C'est un jeune homme qui s'ennuie dans sa vie de jeune notable, et il veut de l'aventure, il veut de l'excitation dans sa vie. Alors qu'est-ce qu'il fait ? Il va s'engager dans l'armée. Il s'engage dans l'armée américaine. Il est déployé au Vietnam. Et là, il va commencer à travailler avec des parachutistes. Il devient parachutiste. Il saute des avions. Et c'est quelque chose qui lui va bien. Ça lui va tellement bien qu'il gagne des médailles. Il gagne du galon. Il finit même avec la Purple Heart. La Purple Heart, c'est une médaille. C'est le cœur, le cœur violet. C'est une médaille qu'on donne aux gens qui ont été blessés au combat. Pour chaque blessure, on reçoit une médaille. Un coup de mitraillette et t'en as une demi-douzaine. Alors, M. Tanton, quand il finit son contrat avec l'armée américaine, il va s'engager dans la brigade des stups du Kentucky. et il fait du très bon travail. Pourquoi il fait du bon travail ? Parce qu'il ne respecte rien en fait, il n'a aucune règle. Il est un petit peu l'incarnation de Harry Francis Callahan, qui était l'inspecteur Harry, qui était représenté à l'écran par Clint Eastwood. En fait, il n'hésitait pas à battre des suspects pour obtenir des aveux, il n'hésitait pas à débarquer chez des barons de la drogue contre lesquels on n'avait strictement rien, on n'avait pas trouvé le moindre indice. et il planquait chez eux des paquets de drogue, et puis il faisait débarquer les SWAT teams, le raid local, et puis on les trouvait la main dans le sac. Tout le monde avait peur de lui. En 9 ans, il avait complètement vaincu les narcos, et puis il avait même restructuré la police des stups. Par la suite, il quitte la police des stups, Et puis il a envie de se lancer à son propre compte. Alors pour se lancer, qu'est-ce qu'il va faire ? Il va décider cette fois-ci de jouer une manche dans le camp des narcotrafiquants. Il va commencer à faire du trafic avec un petit avion. Ça signifie qu'il avait découvert qu'il y avait une faiblesse dans le dispositif, que s'il partait avec un tout petit appareil, prenait un Cessna 152, mettait deux sacs à dos dedans, aller quelque part sur les îles au large de la Floride, atterrisser, rencontrer des gens, acheter du matériel, revenir, atterrisser dans un petit aéroport discret, genre piste en herbe, une petite cabane en bois. Eh bien, il n'y avait personne qui ne contrôlait personne. Et il le savait très bien parce que c'était son métier, justement, de poursuivre les trafics. Alors, il a commencé à s'adonner à ce trafic qui était relativement florissant. Et à un moment donné, Il a, comme pratiquement tout directeur d'entreprise, tout créateur d'entreprise, il a envie de grandir, il a envie de recruter, il a envie de faire du chiffre. Donc qu'est-ce qu'il fait ? Il va commencer à recruter du monde. Il prend contact, des anciens vétérans du Vietnam, des frères d'armes proches les uns des autres, qui ne se trahissent pas. Il commence à grandir son réseau, il crée une société écran, qui a été une société de protection rapprochée. En réalité, il n'y avait aucune protection rapprochée, c'était juste une façade légale. Mais ça cachait réellement une société secrète, une société occulte qui commençait à se ramifier. On y trouvait des flics, on y trouvait des juges, on y trouvait des hommes politiques. Il y avait même le bras droit du gouverneur du Kentucky qui était dedans. Et ces gens-là faisaient que cette entreprise, qui s'appelait La Compagnie, et bien La Compagnie avait toujours une longueur d'avance sur les flics, parce qu'elle savait exactement ce qui était en train de se passer, et elle pouvait opérer dans une impunité totale. À ce moment, M. Tanton a été mis sous pression, sous pression par ses associés, c'est-à-dire il lui a dit écoute, L'affaire est en train de grandir. On a maintenant dans nos fiches de paye des gens de plus en plus gourmands. Notre masse salariale devient énorme. Alors toi, étant sac à dos, étant Cessna 152, ça ne va pas. Il nous faut plus de matériel. Il faut plus d'argent parce que tout le monde demande du fric. Donc, qu'est ce qu'ils vont faire? Ils vont le forcer. Et lui n'a jamais été d'accord avec ça. Et ça, ça a été l'erreur de la compagnie. ils vont aller à Vegas pour signer un accord avec les frères Chagras. Les frères Chagras, d'origine libanaise, traînaient dans les casinos de Vegas. Ils faisaient un petit peu de raquettes et de trafic. Il n'y avait pas... C'était littéralement... Ils ont été incarnés à l'écran par les frères Wolfoni dans les tentes en flingueurs. En fait, là où il y avait des jetons qui tombaient, eux, ils tenaient le râteau. Ces gens grillaient des jetons sans arrêt dans les casinos, mais en réalité, c'est une manière de blanchir l'argent. L'argent, ils le gagnaient dans des trafics de drogue. Ils avaient de très bonnes connexions. Même si c'était des gars extrêmement voyants qui réglaient leurs affaires, quand ils avaient un problème ou ils avaient un différent, ils ouvraient le feu et flinguaient à qui mieux mieux. Tanton n'était pas pour ces méthodes-là. Il voulait des méthodes discrètes. Il voulait faire le travail dans le feutré. Il n'avait pas envie d'aller travailler avec ces gens-là. Sauf que ses associés lui ont forcé la main. Sitôt les accords signés, il y a des gens à flingage. Un procureur qui est enquêté sur les chagrins se fait mitrailler. Il s'en sort de justesse. Quelques jours plus tard, un autre mitraillage, sauf que cette fois-ci, ce sont les Chagras qui sont dessous. En fait, à chaque fois, il y a un mitraillage, mais c'est pas... C'est chacun qui va se prendre une rafale à tour de rôle. Le frère Chagras, un des frères Chagras, Lee Chagras, qui était un avocat du milieu, un avocat très respecté, très connu du milieu, eh bien, a été flingué. On arrête aussi Jamie Chagras, qui était le patriarche, littéralement, du clan. On l'arrête et il va passer devant un juge, le juge qu'on appelle John Woods. Alors John Woods, un juge fédéral désigné par le président Nixon, c'est une personne très importante dans la justice américaine. Eh bien, il va juger l'affaire de Chagas. Et l'acte d'accusation, il est aussi lent qu'un rouleau de papier peint. On va lui mettre du jambon œuf fromage, littéralement. Et M. Woods était connu, on l'appelait dans les prisons, on l'appelait Maximum John, ce juge. Ça signifie que chaque fois qu'il avait un trafiquant de drogue devant lui, il donnait une peine de perpétuité incompressible. C'est ce qu'il distribuait. Il distribuait ça comme des bonbons. Donc tout le milieu était terrifié de Maximum John. Monsieur Chagras, lui, il veut l'acheter. Il va dire bon, il a son prix. J'offre 5 millions de dollars pour qu'il soit un petit peu doué sur mon affaire. 5 millions de dollars, c'était beaucoup d'argent en ces temps-là. Le juge Maximum John refuse. Il n'est pas à vendre. Lui contre la corruption et il veut briser le milieu. À ce moment-là, M. Chagras va payer. Il paiera à quelqu'un 250 000 $. Il n'y a rien aux États-Unis qu'on ne puisse pas obtenir pour 250 000 $. Il paie, et pour ce prix-là, eh bien, il y a quelqu'un qui est prêt à battre le juge. Le juge se fait flinguer. M. Woods se fait descendre. Le problème, c'est que ça a attiré énormément de fédéraux. On va lancer aux États-Unis la plus grosse enquête depuis l'assassinat de M. Kennedy, depuis le président. des centaines d'agents au travail, ils épluchent tout, ils épluchent ce réseau chagrin et toutes les personnes qui ont interagi avec, sont fouillées dans tous les sens du terme. La compagnie va se retrouver sous pression. M. Chagras, lui, passe chez un autre juge. L'autre juge, de manière assez miraculeuse, va la quitter. Il va sortir, voilà, on a un citoyen respectable, on se demande ce que vous faites ici, nous sommes désolés du dérangement, et puis voilà, acquittement, vous sortez. M. Chagras sort et les affaires reprennent. Là, cette fois-ci, il va mettre la compagnie en contact avec les Colombiens. Mais les Colombiens, ils ne veulent pas travailler au Cessna 152. Ils veulent un DC-4. Donc, M. Tanton se retrouve à faire décoller un DC-4. Alors le DC-4, il n'y en a pas beaucoup qui le veulent aujourd'hui. Mais c'est un avion à hélice, à quatre moteurs. Quand il était utilisé par les compagnies aériennes, il embarquait 50 passagers et leurs bagages. Donc là, Tanton, il ramène 10 tonnes de marchandises à la fois. ça devenait très gros, ça devenait très haut profil. Mais c'est ce qu'il fallait pour arroser tous les politiques et tous les flics pour qu'ils se taisent. Le réseau commence à devenir très visible. Les fédéraux qui enquêtent sur l'affaire de Maximum John commencent à pointer la lumière sur la compagnie parce qu'elle était liée à ce réseau là. Et là, les membres de celle ci commencent à tomber, commencent à tomber l'un après l'autre. M. Tanton se planque, il décide de se planquer parce que là, il sait que les fédéraux le cherchent, il y a mandat contre lui. Il commence à passer chaque nuit dans un endroit différent, change de nom, se déguise, tout ça. Mais au bout de quelques mois, il est chopé. Il passe devant le juge et là, on le condamne à 180 jours de prison, 6 mois. En fait, la compagnie l'avait protégé. Même si la compagnie était en train de collapser, il y avait des protections à tous les niveaux. On lui a donné six mois de prison pour solde de tout compte. Il fait six mois, il sort. Le problème, c'est qu'il est radié du barreau. Il ne peut plus travailler comme avocat. Il n'a plus... Il roule sur la jante. Il n'a plus d'argent pour se retourner. Et puis, ce qu'il veut, il veut faire un dernier coup. Il veut faire un dernier coup pour s'en sortir et puis pour mettre du beurre sur les épinards et reprendre sa vie à zéro. Il contacte les Colombiens, il leur dit écoutez, je suis prêt à travailler avec vous encore une fois. Je n'ai pas d'argent, je n'ai rien à vous avancer, mais si vous pouvez m'avancer un peu de marchandises, voilà, ça pourrait aider. Les Colombiens lui disent écoute, tu as toujours été un homme droit, un homme honnête. On a bien aimé travailler avec toi. Tu n'as qu'une seule parole, donc viens et on va te livrer. Il va prendre un Cessna, un bimoteur cette fois ci, et puis il va décoller, aller vers la Colombie. Il arrive dans la jungle, les narcos sont là, armés jusqu'aux dents. Ils vont lui fournir 400 kg de poudre qui est dans des boîtes, bien empaquetées. Ils remplissent le Cessna, mais ils lui disent un truc, ils écoutent. Cette poudre-là, elle doit arriver en Floride. On donne un contact, tu la fais rentrer aux Etats-Unis, tu la déposes en Floride. Nous, on te fait confiance, on ne demande rien, on ne demande ni garantie ni rien. Par contre, si tu nous doubles, si l'affaire foire, si on se rend compte que tu nous as arnaqué, si tu disparais avec la poudre, nous, on va te tuer. C'est comme ça qu'il travaille. Sur ce, il met les gaz et il décolle. Alors, son idée, il fait un vol de 4000 kilomètres avec des petites escales discrètes entre deux. Son idée, comme à son habitude, c'était d'arriver... D'abord, il avait plusieurs manières de travailler. D'abord, il arrivait la nuit. Contrairement à cet avion polonais qui est arrivé en France, il arrivait toujours la nuit. Il y avait moins de monde, moins de visite, tout ça. Deuxièmement... il avait toujours une ou plusieurs cartes d'avance sur les autorités. Donc là, ce qu'il fait, c'est qu'il va arriver sur l'aéroport de Knoxville, dans le Kentucky, et remarquer qu'il n'arrivait pas en Floride, ou il n'arrivait pas dans une ville frontalière. Il allait bien profond à l'intérieur du territoire américain, là où les douaniers, les contrôleurs, la police, en moins... sans au moins d'arrière-pensée par rapport à ces choses-là. Parce que s'ils voient, si on est en Floride, ils voient un avion arriver à basse altitude, poser, ils se posent des questions. Pas dans le Kentucky. Pourtant, il y a une chose que lui ne savait pas. C'est que les fédéraux, la police fédérale, l'FBI, eh bien, n'ont jamais avalé le fait que M. Thornton s'en soit sorti avec six mois de prison. Pour eux, c'était une insulte à tout leur travail pour le faire tomber. Donc, qu'est ce qu'ils ont fait quand il est sorti de prison ? Ils ont commencé à l'observer. Ils ont commencé à le filer en attendant qu'il fasse quelque chose. Ils savaient que tôt ou tard, il allait faire la méga bourde, la méga erreur. Ils se disaient ce jour là, on sera là pour le serrer. Donc, qu'est ce qu'ils font ? Il le voit décoller de l'aéroport. Ils étaient là et il savait où il allait. Il savait qu'il allait en Colombie pour ramener de la drogue, qu'il allait revenir chargé comme une mule. À l'aller, il ne pouvait rien faire contre lui. Il ne pouvait pas l'arrêter à l'aller, il n'y avait rien, il n'y avait aucune preuve. Il fallait attendre qu'il revienne. Lui, en en prévoyant, le soir de son arrivée. Il avait demandé à sa copine de lui donner un coup de main. Celle-ci était là, à l'autre bout de l'aéroport, planquée avec des jumelles de vision nocturne. Et elle regardait un petit peu les mouvements à l'aéroport. Les fédéraux avaient installé un comité d'accueil. Même s'ils se voulaient discrets, elles les voyaient. Elles voyaient leurs véhicules. Elles voyaient des agents qui fumaient cigarette sur cigarette en essayant de tuer le temps. Elles savaient qu'ils étaient là et qu'ils l'attendaient. Il s'annonce sur l'approche, il va atterrir, tout phare éteint. ça rappelle un petit peu l'aventure de ce commandant de bord qui a sauvé l'Airbus cet Airbus canadien qui avait qui avait se retrouver au sud de l'Atlantique en short fuel qui avait perdu tout son carburant et il a réussi à le sauver lui aussi il faisait du trafic de drogue avec des avions mais grâce à sa technique qu'il a apprise en volant dans des conditions extrêmes il a pu sauver un Airbus avec tous ses passagers regardez la vidéo elle est sur le sur le canal Alors, la copine, qu'est-ce qu'elle fait ? Quand elle sait qu'il est près de l'aéroport, elle prend une radio portable et elle l'appelle sur la fréquence en lui disant juste dégage, dégage, dégage, ils sont là, il y a un comité d'accueil. Et elle disparaît. Les flics ne savent même pas d'où vient l'appel, ils ne peuvent rien faire. Lui, il met les gaz et il part, survoie l'aéroport et disparaît dans la nuit. Les fédéraux sont embêtés mais ils savent qu'il n'ira pas loin. Ils ont fait le calcul, il y a une heure d'autonomie. Donc il doit poser, il doit poser. Le radariste le suit. Dès qu'il s'approchera d'un aéroport, il sait qu'on pourra téléphoner à la police et lui tomber en dessus. Il ne peut pas aller très loin. Dans son avion, M. Tanton est extrêmement embêté. Parce que maintenant, ce qui l'embête c'est deux choses. D'abord les fédéraux qui sont en train de buster littéralement son opération. Mais il y a autre chose encore. C'est que les Cubains, les Colombiens, eux, ils ne vont pas rigoler. C'est que s'ils leur perdent leurs marchandises, il est foutu. Il pourra toujours échapper au FBI, il pourra toujours négocier au FBI, il pourra toujours acheter un juge. Mais les Colombiens, eux, ils ont tous les défauts, sauf qu'ils ne sont pas corrompus. Ils ne rigolent pas avec ces choses-là. Alors qu'est-ce qu'il fait ? N'ayant pas le choix, il ouvre la porte de son avion et il commence à jeter. Il commence à jeter des morceaux, des paquets. Il jette, il jette, il jette ce qu'il peut. Il en laisse, mais il en jette aussi. Et à un moment donné, il va utiliser sa dernière carte. Lors de tous ces trafics, il avait une carte de dernière extrémité. Il volait toujours avec un parachute. Et qu'est-ce qu'il fait ? Il ouvre la porte. Il prend deux sacs à dos avec 20 kilos de poudre chacun, 40 kilos en tout. Il les attache. sur son harnais. Il met l'avion sur pilote automatique. Il le met plein est. Et il saute dans la nuit. Alors, ce qui va se passer, c'est que lui, quand il a sauté dans la nuit, ce qu'il ne voulait pas, c'était d'ouvrir son parachute trop tôt. Parce que vu le type de mission dans laquelle il était, il ne voulait pas descendre comme ça au bout d'un parachute au clair de la lune, avec plein de gens qui regardent et qui disent « Oh là, qu'est-ce qu'il fait lui, c'est bizarre, ils peuvent appeler la police, ils peuvent attirer des curieux », il n'avait pas envie de ça. Donc son but était d'ouvrir son parachute la plus dernière minute ou dernière seconde possible. Comme ça le parachute s'ouvre, il freine, il touche le sol et terminé. Le problème, c'est que dans la nuit, il est très difficile de juger de sa hauteur. On est à Knoxville, dans le Kentucky, c'est en septembre 1985. On a M. Meyer qui est retraité de son état, 85 ans. Il est en train de se raser quand il entend un méga boum dans le jardin. Un bruit sourd, soudainement. Il ouvre la fenêtre, il regarde. Il y a encore quelqu'un qui est couché là. Tout de suite, il prend le téléphone et il appelle. La police va débarquer et ils vont trouver cet homme très particulier. Il est couché, bien habillé, il porte un gilet pare-balles, il a ses deux sacs attachés sur lui. Il a un parachute qui ne s'est jamais ouvert, qui n'a jamais tenté d'ouvrir. Il a deux flingues, un couteau de chasse. Et signe un peu particulier, c'est qu'il porte des chaussures Gucci hors de prix. Quelques heures plus tard, ce sont les Rangers en Caroline du Nord qui appellent pour dire écoutez, voilà, on a trouvé un avion qui s'est écrasé dans la forêt. Alors on sait que vous, vous avez un gars qui est tombé d'un avion. Ce n'est pas vraiment un drame de l'immigration. parce qu'ils ont identifié le gars, ils savaient que c'était Tanton. Eh bien, on appelle pour recoller le morceau, si on peut dire. Donc, les histoires sont liées et on comprend effectivement, la police locale qui avait trouvé le corps comprend qu'effectivement, c'était le pilote qui avait sauté. Les fédéraux commencent cette fois-ci à s'intéresser à l'entourage de Tanton, parce que Tanton est mort, c'est fini. comprennent qu'ils voulaient faire une opération, que ça a foiré. Néanmoins, d'après leurs impressions, ce qu'ils voient de l'avion qu'ils trouvent, la quantité de marchandises, la quantité qui a été jetée et tout ça, ils se doutent très, très, très fort qu'il y avait une complice à bord. Ça signifie que ce n'est pas un homme qui a sauté. Ce n'est pas seulement Tanton, mais probablement un complice qui était avec lui aussi. Alors, ils vont commencer à réétablir l'emploi du temps de Tanton dans les jours avant sa mort. Et là, ils vont découvrir qu'ils traînaient avec un gars. Ce gars s'appelait Dave Williams, et tout le monde l'appelait le cow-boy, parce que, tout simplement, on est dans le Kentucky, et il se baladait en costume trois pièces et des bottes de cow-boy. Ce gars, 35 ans, avait fait l'armée. Il était posté au Vietnam avec Tom-Tom. Il était pilote d'hélicoptère. Et il passait le plus clair de son temps dans un club de parachutisme. Donc c'était le complice idéal. On soupçonne que c'était le deuxième homme. Il devait être avec Tornton dans l'avion. Il a dû partir avec lui jusqu'en Colombie. Comme c'était un vol très lent, 4000 km, et bien ils ont dû piloter à deux, l'un qui se repose, l'un qui dort, l'autre qui pilote, pour minimiser, justement, pour éviter de traîner, de faire des escales, passer la nuit et tout ça. Donc ils ont dû piloter à deux, sans arrêt, jusqu'à l'arrivée. C'est deux hommes qui ont sauté de l'avion. Pour Tanton, Ça s'est mal passé. Il est descendu comme un missile, a fait une erreur de jugement et soudainement pour lui, impact avec le sol et c'est cet instant où le temps est happé dans l'éternité. C'est terminé pour lui. M. Cowboy Williams, eh bien lui, a dû atterrir un peu plus loin et puis prendre la peau de l'escampiste. Le FBI le surveille parce qu'ils savent que quelque chose va arriver. Il va faire une erreur. Quelque chose va se manifester. Ils n'ont pas de preuves. Ils ne peuvent pas juste aller lui tomber dessus. Ils le surveillent. Ils vont le surveiller pendant trois semaines. M. Tanton et Morlan en septembre, le 30 septembre. Pendant qu'ils sont en train de le surveiller, un drame va survenir. Il y a un avion de type Cessna Caravan. qui est au club de parachutisme. Il embarque 17 personnes, le pilote, plus 16 personnes qui sont là pour sauter. L'avion appartient au cow-boy, mais ce n'est pas lui qui pilote ce jour-là. Il fait partie des parachutistes. Là-dedans, on a plein de gens, on a des étudiants, on a tout ça, qui sont là pour justement apprécier cette journée et sauter en vol. L'avion décolle, prend de l'altitude. Pendant à peu près trois minutes, tout semble normal. Soudainement, le moteur a dératé. Il s'arrête. L'avion était surchargé. Ils avaient l'habitude dans ce club de décoller avec l'avion extrêmement surchargé. Le problème, c'est que quand le moteur s'arrête, le fait que l'appareil est surchargé, ça ne va pas aider. Le pilote ne rend pas la main assez vite. Le pilote garde l'incidence élevée, d'autant plus que le moteur ne s'est pas arrêté net. Ce n'est pas toujours ces pannes d'épinales où l'hélice fait tac, tac, tac et elle s'arrête. C'est plutôt, il perd de la puissance à des ratés. Et à ce moment là, le pilote a du mal à apprécier Quelle est réellement la perte de puissance ? Est-ce qu'il a perdu 100%, 90%, 20% ? Quand un pilote entend des ratés sur un moteur, c'est toujours très dur d'évaluer combien de puissance est perdue. Là, comme l'avion est surchargé, qu'il a décollé depuis peu de temps, qu'il n'a pas beaucoup d'altitude, pas beaucoup de vitesse, eh bien, tout ça sont des facteurs aggravants. Au moment où le moteur fait des ratés, eh bien, l'appareil décroche, part en spirale et puis finit au sol. Tout le monde est tué. Il y a 17 morts sous les yeux du FBI. L'INTSB arrive pour enquêter. Bien sûr, le cow-boy est mort. Il faisait partie des parachutistes. Aucun n'a pu sauter. La porte était fermée. Les mouvements de l'appareil ont fait que personne n'a eu le temps d'ouvrir et de sauter. Quand l'INTSB arrive, le bureau d'enquête accident, et bien typiquement dans les cas de peine, qu'est-ce qu'ils font ? Ils vont sur le réservoir, prennent du carburant. Ils en prennent aussi sur les tuyaux qui vont au moteur et ils prennent aussi au niveau du moteur. Et puis ils envoient aussi un endoscope à l'intérieur pour essayer de voir ce qu'il se passe. Le moteur est plein de caramel. Et dans le carburant, il y a du sucre. Quelqu'un a balancé une très grande quantité de sucre dans le réservoir. Le rapport final du NTSB dit que, en plus de lister l'erreur de pilotage qui consiste à ne pas avoir rendu le manche, l'erreur d'organisation et tout qui consiste à avoir décollé avec un avion surchargé, ils disent que le fuel était contaminé, c'est une histoire criminelle. Ça signifie que... Le bébé est repassé maintenant au FBI. Le FBI n'a jamais pu déterminer qui a tué ces gens-là. Mais clairement, c'était le cow-boy qui était visé. On a soupçonné que c'était les colombiens. C'est-à-dire que les colombiens se sentent doublés. Tant qu'on est mort, ils ne peuvent pas le trouver. Eh bien, ils cherchaient son complice, son acolyte, le cow-boy. Et ils se sont arrangés pour le tuer avant la fin du mois. Pour cette histoire, ça s'est arrêté ici. Maintenant, si on revient en France, la question qu'on se pose. Ce Cessna polonais qui est arrivé en France, est-ce que c'est juste un pilote seul, mal organisé, qui a décidé de tenter un coup et puis au premier voyage ça a foiré ? Il y a un petit côté amateur, on n'est pas du niveau Thornton, parce que Thornton, il aurait pu passer 50 vols à les retours avant que le premier douanier ne se pose une question. Là, on a quelqu'un qui est très désorganisé, mais c'est l'époque qui veut ça. C'est-à-dire que si on avait aujourd'hui un réseau comme celui de Thornton dans les années 80, il serait peut-être à la médiocrité de notre époque, il ne faut pas se mentir. Donc est-ce que il n'y aurait pas un réseau derrière. Est-ce que c'est leur premier vol ? Est-ce que c'est leur premier avion ? Est-ce que c'est leur seul avion ? Est-ce que ce n'est pas en train de cacher autre chose ? En tout cas, c'est quelque chose à surveiller parce que ces petits avions, ils volent un petit peu comme l'air, ils volent presque comme ils veulent et sont très difficiles à contrôler, il y en a beaucoup. Et si des gens s'avisent à les utiliser à mauvaise ession, Eh bien, il pourrait être extrêmement efficace avant que le premier rafale ne pointe son nez. En tout cas, merci d'avoir écouté cette vidéo jusqu'ici. On va observer les news dans les semaines et les mois qui viennent. Et puis, on évitera les avions pleins de parachutistes jusqu'à la fin du mois. Merci, mes amis, d'avoir écouté jusqu'ici et on se voit dans une prochaine vidéo.
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