Astronautes Coincés dans l'espace à cause d’une capsule Boeing en panne !

Two US astronauts launched June 5 on Boeing's Starliner but can't return as planned. The capsule's thrusters failed after separation, and a helium leak threatens the deorbit burn. Boeing faces criticism as NASA considers SpaceX or Russian Soyuz as backup options.
Questions this video answers
5 June 2024
14 June 2024
28 thrusters total; 5 reportedly failed
Atlas V launch vehicle, using the Russian RD-180 engine
Two (one man and one woman)
Mes amis, bien le bonjour et merci d'être là sur ce canal. Aujourd'hui, on va parler d'une histoire qui est en train de se dérouler là maintenant, au-dessus de nos têtes, à 400 km avec l'ISS, la Station Orbitale Internationale, où il semblerait qu'il y a deux astronautes américains partis le 5 juin 2024, qui étaient censés revenir au bout d'une grosse semaine. Ils étaient censés revenir le 14 juillet, enfin le 14 juin. Et que s'est-il passé ? Ils sont là, dans la station, jusqu'à maintenant. Il n'y a pas de date agendée pour leur retour. On dit probablement août ou on verra. Boeing n'aime pas le mot coincé. Ils ne sont pas coincés, juste on n'a pas de date pour leur retour. Ça sonne un peu mieux. Que s'est-il passé ? Je vais vous raconter. Mais avant, dans le descriptif de la vidéo, je vais vous donner un lien. IA Vision. IA Vision, c'est un système francophone qui permet de générer des images en choisissant des paramètres dans un formulaire, mais aussi en parlant à l'IA en français. C'est un système beaucoup plus puissant que les systèmes concurrents américains, dans le sens où ils vous donnent une puissance de calcul absolument extraordinaire. Certaines images mettent plusieurs minutes à être générées. Ça n'a rien à voir avec les images qui se génèrent en trois secondes dans certaines plateformes. Elles sont super pointues, super détaillées. Regardez sur le site, il y a énormément d'articles qui vous permettent de savoir comment utiliser cela. Le système est payant, mais pour le moment, je vous donne une licence gratuite parce que pour le moment, il est en apprentissage. Vous utilisez la licence gratuite que je vous donne dans le descriptif de la vidéo et dans le commentaire épinglé, et elle vous permet d'utiliser le système. Et en même temps, ça permet au système d'apprendre. Et à un moment donné, il deviendra en ligne, en production et tout, mais en attendant, il est déjà extraordinaire, j'ai beaucoup joué avec, et il fournit de très, très belles images. Retour à notre histoire avec l'ISS. Boeing devait fabriquer pour le compte de la NASA une nouvelle capsule qu'ils ont appelée Starliner. Ils ont pris le nom un petit peu de leur Boeing 787 qui s'appelle le Dreamliner. Donc, ils ont fabriqué cette capsule et ça fait en réalité depuis 2017 qu'elle devait entrer en production. Mais ils ont eu beaucoup de soucis avec. Il faut savoir que Boeing a énormément de problèmes ces dernières années. On l'a vu avec le Max. On a eu de crash, le 737 Max qui a perdu son certificat de navigabilité, qui a été cloué au sol pendant très longtemps avant de revenir. On a eu par la suite cette histoire de l'Alaska Airlines qui a perdu une porte en plein vol. Ça aurait pu tuer du monde, ça. Ils auraient pu perdre des passagers aussi. C'est déjà... On a vu cela. Quand généralement un panneau de ce type se décolle, c'est un miracle qu'il n'y ait pas des gens qui sont projetés à l'extérieur. Aujourd'hui, Boeing a des problèmes avec l'AFA, le régulateur de l'aviation, l'équivalent de la DGAC française si vous voulez. Il a un problème avec le DOJ, c'est le département de la justice américaine. Il a aussi, récemment, des problèmes avec le NTSB, bureau d'enquête accident américain. Des soucis avec tout le monde. La dernière chose dont il avait besoin, c'est d'aller s'impliquer encore dans une histoire spatiale à forte visibilité. qui, étant donné la capacité et la qualité aujourd'hui de Boeing, ne pouvait que mal se terminer. La capsule est placée au-dessus d'une fusée Atlas V. La fusée Atlas V fonctionne parfaitement. J'ai presque envie de dire qu'elle fonctionne parfaitement parce qu'elle a un moteur russe, la fusée Atlas V. Oui, vous avez bien entendu, la Atlas V fonctionne avec un moteur russe, le RD-180. Pourquoi ? La NASA n'a pas de moteur fonctionnel en fait, n'a pas de moteur de ce niveau-là fonctionnel. Il y avait dans les années 60, il y avait ce qu'on appelait le F1, le Rocket Dean F1, c'est celui qu'il y avait entre autres dans les fusées Saturn qui ont servi pour les missions Apollo. Le F1 avait des problèmes, des problèmes de pogo, d'instabilité dans l'alimentation, de carburant, et des fois il secouait la fusée et l'instabilité de type pogo dans les fusées peut détruire l'engin complètement. De sorte qu'une fois qu'ils ont arrêté les missions Apollo en 72, le F1 est mort, de simple mort. Il n'a pas de descendant, il n'a pas de variant, il n'y a rien du tout. Il tournait à quoi le F1, le Rocket Dean F1 ? Il tournait au diesel et à l'oxygène liquide. Oui, au diesel. Alors on l'appelle RP1, oui. On l'appelle RP1, mais en réalité c'est juste un kérosène slash diesel filtré, vendu plus cher pour la NASA, c'est tout. Mais le fait est que... Vous prenez du RP1, vous le mettez dans une Mercedes ou une Golf GTD, elle roule sans problème. Donc c'est du diesel qui est brûlé avec de l'oxygène liquide. Pourquoi le diesel ? Parce que tout simplement c'est plus facile en termes de manutention que par exemple je ne sais pas, le diméthylhydrazine asymétrique, l'UDMH par exemple, c'est beaucoup plus facile de transporter du kérosène, parce qu'on sait le transporter avec des camions à travers la route, tout simplement, on sait le stocker en grande quantité, tout ça, c'est beaucoup plus facile, beaucoup plus friendly à utiliser que d'autres choses. Je disais, le moteur Saturn F1 fonctionnait avec justement cette forme de diesel ou de kérosène et de l'oxygène liquide. Le RD-180 russe, qu'ils ont acheté à partir des années 90, début 2000, aussi fonctionne avec la même chose. Il fonctionne avec du diesel et de l'oxygène liquide. Donc vous voyez que la NASA, on dirait les États-Unis, ont perdu en technologie. Ça veut dire que des choses qu'ils savaient fabriquer dans les années 60, aujourd'hui, sont obligés de les acheter ailleurs. On se demande ce qui se passe. Je disais que Atlas V, qui d'ailleurs va mourir de sa belle mort. Pourquoi ? Parce que comme les américains ont imposé des restrictions commerciales aux russes, les russes ont dit on ne vous vend pas le RD-180. Donc vous grillez, parce qu'ils sont à usage unique. Vous grillez ceux que vous avez, une fois que vous les avez brûlés, nous c'est fini. On ne vous en vend plus. Donc Atlas V c'est foutu. Il faut qu'ils trouvent un autre moteur. Donc je disais, Atlas V a fonctionné parfaitement. Une fois qu'on arrive en altitude, Je disais, dans l'espace extra-atmosphérique ou dans l'orbite basse de la Terre, la capsule se sépare et là, on a vraiment la capsule de Boeing qui doit jouer son rôle. C'est elle qui doit travailler. Il n'y a plus la fusée, le moteur russe, rien. Et là, les soucis commencent. Sur les 28 petits moteurs qu'elle a, qui permettent de l'orienter, de la tourner, de déorbiter, stabiliser, parce qu'il n'y a pas de surface aérodynamique sur ces choses-là, parce qu'il n'y a pas d'air, ou quasiment pas, à ces endroits-là. Donc, il faut des petites fusées. Le problème, sur les 28 petites fusées, il y en a 5 qui tombent en panne. On voit tout de suite qu'elles ne sortent pas de Chirol avec ces fusées-là. Il y a aussi autre chose que la presse rapporte. C'est la fuite d'hélium. Il est vraisemblable que les deux soient connectés, que ce n'est pas cinq pannes indépendantes de cinq fusées, mais que les cinq fusées se sont arrêtées parce que le circuit qu'elles ont n'est plus pressurisé à cause de la fuite que je viens de décrire. Alors, comment ça marche ? Ça, c'est une fusée, mettons. Mettons en bas, là, on a par exemple un moteur F1 ou RD180, peu importe. Ici, on a du liquide. Quand la fusée décolle, avec l'accélération, que se passe-t-il ? Le liquide est poussé vers le moteur. D'ailleurs, c'est quoi le problème du POGO, l'instabilité, POGO d'en souffrir le F1 ? C'est que le F1 connaissait une instabilité, donc ça signifie que sa poussée n'était pas constante. Après, quand la poussée n'est pas constante, que se passe-t-il avec le liquide à l'intérieur ? Il va monter et descendre. Ça signifie qu'il va créer de l'instabilité dans la fourniture de carburant au moteur F1. Donc, on a une petite instabilité qui devient une grosse instabilité. Pourquoi ? Parce que justement, l'instabilité secoue le carburant, le carburant arrive maintenant avec un flot instable et le moteur devient encore plus instable et ainsi de suite. Ceci peut aller jusqu'à l'explosion ou la destruction physique de la fusée. Autre chose encore. Ici, regardez, je tiens la bouteille comme ça, ça, ça va. Je tiens la bouteille comme ça, on est dans une gravité terrestre, tout simple. Le liquide va vers le bas. Mais si la fusée est en orbite et elle est en apesanteur quelque part, qu'est-ce qui fait le liquide ? Le liquide va commencer à flotter n'importe où. Oui. Donc si on arrête le moteur, on ne peut plus le relancer. Il faut pressuriser le carburant. Et on le pressurise comment ? Avec de l'hélium. L'hélium est un gaz considéré comme inerte. Il n'y a pas une grande chimie de l'hélium. Il ne réagit pas juste comme ça. Si on insiste, vraiment, on peut le faire réagir. C'est comme l'or. L'or ne réagit pas. Il est stable. C'est pour ça qu'on dit que c'est un métal précieux, parce qu'il ne réagit pas. Si on veut absolument le faire réagir, on peut. On peut avoir des sels d'or, de l'oxyde d'or, tout ça. Mais il faut insister. Ce n'est pas quelque chose qui arrive juste comme ça, spontanément. Donc je disais, l'hélium est un gaz stable qui est utilisé pour pressuriser les moteurs. les réservoirs plutôt, et aussi, donc il va pressuriser les lignes de carburant. Là, ils ont une fuite de cet hélion. Donc forcément, le carburant n'arrive pas vers les fusées. S'il n'arrive pas vers les fusées, elles ne peuvent pas s'allumer. Si elles ne peuvent pas s'allumer, c'est un gros problème. Parce qu'effectivement, si on met les deux personnes, on a un homme et une femme, si on les met dans cette capsule, et elles séparent de l'ISS, Que va-t-il se passer à partir de là ? Est-ce qu'elle pourra déorbiter ? Si elle ne peut pas déorbiter, il faut qu'elle freine pour déorbiter. Le déorbiter, c'est juste freiner au-dessous de cette 8 km par seconde. À ce moment-là, la gravité commence à gagner sur la force centrifuge, aussi simple que ça. Après, la chose commence à tomber. Et plus elle tombe, plus elle commence à rentrer dans des zones où l'atmosphère crée de la friction, elle ralentit encore et encore jusqu'à ce qu'elle arrive au sol, aussi simple que cela. Sauf qu'il faut des fusées. Il faut aussi stabiliser, également, si elles ne marchent pas. La chose peut rentrer dans un système de rotation, par exemple, extrêmement rapide, et puis se transformer en machine à laver qui essore. On trouvera quoi à l'intérieur une fois qu'on l'ouvrira ? Peut-être qu'il y aura les deux personnes, mais elles ne seront pas dans un état verbal. C'est ça le risque aussi. Alors, c'est quoi la situation aujourd'hui avec l'ISS ? Alors la situation avec l'ISS est celle-ci. On a l'ISS, donc la Station Orbitale Internationale, et on a en réalité trois capsules connectées dessus. Parce qu'elle a plusieurs connecteurs, elle peut prendre plusieurs capsules. On a la capsule de chez Boeing. On a la capsule de chez Boeing, bien entendu, dans laquelle sont venus ces deux personnes, un homme et une femme, je disais. On a une capsule russe. Soyuz. J'ai l'impression, donc là, deux sont venus. J'ai l'impression qu'il y a un gars qui est venu là dedans et ici. On a la capsule de SpaceX, l'entreprise privée spatiale d'Elon Musk. Il y a 4 personnes qui sont venues. Alors, comment ces 2 personnes vont-elles revenir ? D'après ce qui se dit, potentiellement, elles pourraient revenir ici. Parce qu'il semblerait que la capsule SpaceX peut prendre plusieurs personnes. On peut rajouter 2 personnes dedans. Sauf qu'il y a un problème. Il y a un problème de brand, de marque, parce que si ils partent sur du Boeing et ils reviennent sur du SpaceX, ça voudra dire quoi pour Boeing ? Ça veut dire que Boeing est incapable d'assurer la sécurité de ses gens et qu'ils ont dû revenir sur du SpaceX parce que c'était trop dangereux de revenir sur du Boeing. Vous imaginez l'image de marque, le problème avec l'image de marque ? Mais sauf que je dirais que le problème de l'image de Marx sera encore plus fort s'il revient dans la capsule Boeing et qu'il se retrouve tué par cette capsule. Ça serait encore pire. Mais voilà, allez expliquer cela aux gens qui dirigent les entreprises. Autre chose, il pourrait, alors ça je ne sais pas, est-ce qu'elle a assez d'espace ? Alors si les capsules russes généralement sont plus petites. Est-ce qu'ils pourraient revenir sur du Soyuz ? Ou est-ce qu'on pourrait avoir un qui revient sur du Soyuz et l'autre qui revient sur SpaceX ? Là, c'est pire encore. C'est pire encore. Ils ont été sauvés par les Russes. Vous imaginez la situation ? Non, c'est pas possible. Il faut trouver une solution. Vous savez, je vous cache pas, mes amis, que j'ai perdu toute foi, n'est-ce pas ? dans le monde de l'entreprise. Je vois des aberrations et quand vous regardez, vous observez les déboires de Boeing, les déboires de Boeing, c'est le résultat de ce qui se passe dans le monde de l'entreprise aujourd'hui. Les gens qui travaillent chez Boeing ou à la NASA, je suis sûr que pris individuellement, sont très brillants, sont très intelligents, sont très compétents. Je n'ai aucun doute sur ça. Je les recruterais si j'avais une entreprise, tout de suite. Mais le problème, c'est que dans le monde structuré dans lequel ils sont, Ils sont le plus souvent tués par des processus très lourds, par des meetings à répétition, par des protocoles, par des policies, par le népotisme, par les passe-droits, par le dirigisme, tout ça, la planification centrale et tout, qui font que Finalement on recrute des gens intelligents et on leur dit taisez-vous et écoutez et ne parlez surtout pas et n'apparcez pas trop intelligent parce que ça dérange ok parce que l'ego là du chef il va pas aimer donc il faut juste applaudir et dire que ça va bien et honnêtement Quand je regarde ce qui se passe dans ces entreprises aujourd'hui, ça me rappelle un passage biblique que je vous ai ramené. C'est une histoire à l'époque où on annonce la naissance de Jésus. On est dans Jean 1,46. Philippe rencontra Nathaniel et lui dit « Nous avons trouvé celui de qui Moïse a écrit dans la loi et dont les prophètes ont parlé, Jésus de Nazareth, fils de Joseph. Nathaniel lui dit, peut-il venir de Nazareth quelque chose de bon ? Philippe lui répondu, viens et vois. En fait, moi, je suis un peu comme Nathaniel. Peut-il venir du monde de l'entreprise quelque chose de bon ? Quoi qu'il se passe aujourd'hui, on voit de plus en plus de dommages. Regardez Cold Strike, il y a deux jours. Des dégâts énormes causés à l'industrie, à l'échelle mondiale. à cause de décisions inaptes. En fait, si vous regardez, tout le monde de l'entreprise, pas seulement Boeing ou la NASA, est en train de dégénérer. Et cette dégénérescence se voit plus volontiers dans les entreprises qui sont à la pointe. Là où on ne peut pas se permettre l'approximation, l'amateurisme, tout ça, on les paye tout de suite. Ça se paye, tac, tout de suite. Content. Fabriquer un Boeing, Mais en réalité, la dégradation est partout, pas seulement chez Boeing ou dans les Boeing. Elle est partout. Mais dans certaines applications très critiques, comme les applications spatiales ou aéronautiques ou autres, ça se voit plus. Mais il ne faut pas croire que le reste du monde va bien. Voilà, mes amis. Donc, qu'est-ce que je voulais vous dire ? C'est une histoire qui est en train de se dérouler aujourd'hui. Donc, on n'a pas le fin mot de l'histoire. Ce que j'espère, c'est qu'ils pourront revenir. dans les meilleures conditions de sécurité. J'espère qu'il va en plus privilégier les vies humaines que la protection de la brande. Je veux dire, aujourd'hui, je ne vous cache pas, il y a des gens, ils m'écrivent, ils prennent un avion sur lequel il y a le logo de Boeing entre Paris et Antalya et ils sont un petit peu inquiets. Là, si Boeing prend encore le risque de ramener ces gens dans cette capsule et qu'il y a un problème, et qu'ils se retrouvent blessés ou tués, je pense qu'il sera terminé d'eux comme brand. Je veux dire, aujourd'hui, moi je serai à leur place, même si je valide la capsule, je dis qu'elle est parfaite et elle fonctionne, et je donnerai ma main à couper qu'elle peut revenir sans problème. je ferai quand même revenir les gens sur Soyouz et sur SpaceX. Juste pour éviter, éviter la potentialité d'un problème parce qu'il y en a trop. Et à chaque fois qu'on touche, il y a encore plus de problèmes. Voilà mes amis, merci d'avoir écouté jusqu'ici. Je remercie encore les gens qui me soutiennent sur Patreon. C'est grâce à eux que ce site existe. Vraiment, c'est grâce à eux. Merci à tous ceux qui me soutiennent aussi par leurs commentaires. Merci à tous les pilotes qui m'aident avec leurs analyses et leur expertise. A très bientôt et on se voit dans une autre vidéo.
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