
A French-language spoken reaction to the reported stabbing attack on Salman Rushdie in New York. The narrator recalls the controversy around Rushdie's novel The Satanic Verses, situates the event in the broader Sunni–Shia and Iran-related fatwa context, criticizes Western claims about freedom of expression, and speculates about the attacker’s possible profile while condemning the violence and wishing Rushdie a recovery.
Mes amis, bien le bonjour. J'étais sur la route toute la sainte journée et je viens de voir sur mon application Twitter que Salman Rushdie a été attaqué à New York. Il a été attaqué par un homme portant un couteau. Alors voilà, je voulais vous dire que Salman Rushdie avait écrit un livre qui s'appelle les versets sataniques. Ce livre-là, j'étais en Suisse quand il est sorti, et je me rappelle qu'un ami l'avait acheté. Alors à l'époque, ça avait causé un tel tollé que les librairies de Lausanne ne le mettaient pas en rayon, ne le mettaient pas en vitrine. Il fallait les appeler et donc ils le préparaient, préparaient des commandes nominatives, ils l'emballaient, le mettaient dans un sac et le gardaient en caisse. Il fallait venir le demander, le payer. Et voilà, donc je me rappelle avoir eu ce livre entre les mains, c'est un pavé assez grand, je l'ai lu, j'ai dû sauter par moments de chapitres, c'était... je pense que le niveau, c'est un livre très... c'est pas un livre anti-islam, comme beaucoup pourraient le penser, c'est une histoire, il y a beaucoup d'allégories, il y a beaucoup de symbolisme dedans, et je pense qu'à l'époque c'était... bien au-dessus de mon salaire intellectuellement parlant. C'est pour ça que c'est un livre dont je n'ai pas retenu, on va dire, grand chose. Il faut être juste. Maintenant, L'histoire, c'est que si on regarde sur internet aujourd'hui ou si on regarde même les livres islamiques existants, le livre de Hadith ou autre, il y a juste dedans de quoi construire un narratif anti-islam bien plus puissant. que ce qu'on pourrait trouver, quand bien même on chercherait en profondeur, dans un livre de Salman Rushdie par exemple. Donc le livre de Salman Rushdie, je veux dire, n'était pas une attaque directe contre l'islam. Il y avait peut-être une... Il y avait peut-être une intention, on va dire très oblique, un petit peu de caresser dans le mauvais sens du poil, c'est tout. Mais il est tombé à une époque, je pense, il y a eu ce côté, il y a eu un aspect viralité. Vous savez, des fois, on regarde de nos jours, il y a un phénomène qui devient viral. Pourquoi ? Bon, on ne sait pas et on ne saura jamais. Ce livre-là en particulier, à l'époque, il est parti viral. Tout le monde en parlait. Personne ne l'a lu, mais tout le monde en parlait. Et en fait, ça correspondait aussi à une époque où peut-être il y avait un pic dans la sensibilité du monde islamique. Le monde islamique se sentait un petit peu sous persécution. Ils avaient l'impression que l'islam était attaqué sous tous les angles, qu'il y avait une sorte de grande conspiration contre l'islam. Et ils ont vu ce livre arrivant à point nommé pour être associé à ce contexte-là. Alors qu'en fait, il n'était pas. L'histoire, c'est que l'affaire a escaladé très grandement. L'Occident, en ces temps-là, s'était drapé de... Vous savez, nous, en Occident, on est pro-liberté d'expression, on permet la critique sur tous les sujets, tout ça. Et c'était d'extrêmement mauvaise foi, et c'est comme ça que ça a été perçu par les musulmans, surtout que par la suite, l'Occident s'est effectivement révélé de mauvaise foi sur ces sujets-là. Il n'y a pas de liberté d'expression en Occident. Plus on avance, plus on voit qu'il y a de plus en plus de sujets tabous, sacrés, pour lesquels en termes de... On peut obtenir une fatwa peut-être en termes de nature. C'est la même type de fatwa qui est venue de l'imam Khomeini, qui a condamné à mort M. Salman Rushdie. Vous voyez ? Ça veut dire que chez le monde islamique, si vous voulez, avec le temps, ce qui a été perçu, il a été perçu que finalement, le monde occidental défend la liberté d'expression seulement quand il s'agit d'islam. Quand il s'agit de critiquer l'islam, il y a une liberté d'expression qu'on met sur la table, sur une carte, on dit oui, chez nous, les cultes, tout ça. Alors qu'en réalité, ils ont eux-mêmes énormément de tabous qui sont intouchables et pour lesquels on peut obtenir des condamnations à mort de type social, pour le moment. Mais on ne sait pas dans 10 ans, 20 ans, peut-être qu'on pourrait effectivement avoir des condamnations à mort dans toute leur dignité pour des propos tenus sur un média social, sur un sujet ou un autre en Occident. Vous voyez le truc. Donc, à l'époque, Khomeini, donc le dirigeant iranien, donc c'était le top, un petit peu le sommet de cet échauffement qui avait touché la nation islamique, et là, pam, de l'Iran tombe une condamnation à mort. Là, aujourd'hui, sur le plan purement de l'islamisme, si on réfléchit par rapport à l'islamisme, je vais vous dire quelque chose. Je vais citer, quand je pense à l'islamisme, je pense à une sortie de Tom Clancy qui disait qu'il y a trois types de menaces. Il y a les menaces du passé, il y a les menaces du présent et il y a les menaces intemporelles. L'islamisme est une menace intemporelle et l'erreur des régimes, des divers régimes occidentaux, je veux dire l'erreur, une des erreurs, les régimes occidentaux aujourd'hui sont dans l'égarement pur sur plein de choses, voire même sont dans l'aveuglement exprès, voire même sont dans le vandalisme. dans le vandalisme conscient, d'accord ? C'est pas que les régimes occidentaux sont parfaits sous tous rapports, et puis qu'eux sur l'islamisme se trompent. Non, les régimes occidentaux se trompent sur tout, sur toute la ligne, et ils le font exprès, quelque part. On peut pas se tromper sur toute la ligne. Même si j'étais, imaginons que je sois dirigeant du régime le plus abruti sur Terre, et que je jette une pièce pour prendre mes décisions, 50% du temps, je prendrais de bonnes décisions, et 50% du temps, j'en prendrais de mauvaises. Les régimes occidentaux, c'est 100% de mauvaise décision. Donc là, il y a une intention derrière. Ce n'est pas... C'est pire que la pièce. Il y a une véritable intention de vandal derrière. Donc, je disais qu'ils considèrent qu'ils s'intéressent à l'islamisme uniquement quand il y a une série d'attentats. Donc quand il y a une série d'attentats, on va commencer à parler d'islamisme, de financement, de réseau, on va commencer à parler de radicalisation, et tout, et tout, et tout. Et par la suite, du moment que les attentats n'arrivent plus dans les premières pages, alors les attentats sont toujours à la première page pour les victimes. Regardez, M. Patrick Jardin, il a perdu sa fille au Bataclan. Pour lui, c'est un problème de tous les jours. Il n'y a pas une seconde, il n'y a pas une minute, il n'y a pas un jour où il n'y pense pas. Il n'arrête pas de se manifester sur divers réseaux sociaux, il se fait bloquer au bout de quelques jours et il revient plus tard. Mais pour lui, c'est une brûlure de chaque instant. Mais pour les politiciens, pour les services de l'État et autres, du moment que ce n'est pas en première page, du moment que ce n'est pas étalé en première page et que donc l'électeur moyen ou l'aménageur moyen a peur et que ça devient finalement un outil pour pouvoir lui dire oui, nous faisons quelque chose, il s'en fiche, il s'en fiche complètement. D'accord ? Donc maintenant, on a cet attentat contre M. Salman Rushdie, et je le condamne de toute, comment dirais-je, sans réserve, et j'espère qu'il s'en sortira, parce que, en réalité, ce type d'attentat, si vous regardez, même d'une manière froide et dépassionnée, il n'y a pas de... il ne va même pas dans l'intérêt de l'islam. Vous voyez ce que je veux dire ? C'est de la violence aveugle qui touche un vieil homme, un homme de 75 ans, un intellectuel, quelqu'un qui a passé toute sa vie à travailler avec sa plume. Forcément, dans les milliers et des milliers de pages qu'il a écrites, il y a toujours 2-3 passages qui ne pleurent pas aux uns et aux autres. Ce n'est pas une raison pour en arriver aux mains, ce n'est pas une raison pour en arriver au couteau. Mais néanmoins, On est aux États-Unis, on est quand même dans un pays où il y a des... où très régulièrement, toutes les quelques semaines, on a des gens, qui ne sont pas nécessairement des radicaux, des islamistes ou autre, qui prennent des flingues, qui vont tirer sur la foule dans des écoles, dans des supermarchés et tout ça. Donc on est réellement dans un pays, ça a frappé à New York, c'est pas par hasard, on est dans un pays vraiment de violence extrême. Donc quand vous avez en plus, dans ce contexte, où la vie humaine n'est pas très valorisée, et en plus vous avez là-dedans des islamistes radicalisés, parce que je pense aujourd'hui, j'ose donner ma langue au chat, que c'est un islamiste radicalisé qui a fait cet attentat, vous voyez, vous êtes vraiment dans l'endroit pour que ce genre d'horreur arrive. Ce que je voulais vous dire, sur un autre plan, il y a un truc un peu qui me ture l'épine, mais on verra ça un peu, ce sera plus clair dans le futur, c'est que la Fatwa en question vient du régime iranien, fondamentalement, d'accord ? Ce qui est un régime, si je puis me permettre, entre guillemets, chiite. D'accord ? En réalité, ce n'est pas un régime chiite. Si vous êtes dans une assemblée de Shia, de Shiite, et vous dites que le régime iranien est Shiite, vous êtes mal parti avec eux. Ils sont qualifiés très souvent de batteries, ça signifie qu'ils sont entre le sunnisme et le shiisme, quelque part. Mais, toujours est-il, il est perçu dans le monde arabo-musulman comme étant un régime Shiite. La majorité du monde arabo-musulman est sunnite. Les sunnites et les Shiites, Il y a une animosité énorme entre eux. Ils s'ont entretués pendant 1400 ans. Ils continuent à le faire jusqu'à maintenant. Les sunnites ne vont pas suivre des fatwas chiites. Ce n'est pas possible. Ils s'entretuent les deux groupes. D'accord. Donc, alors que là, on a quelque chose. On a un assaillant qui a frappé au cou, comme ce que j'ai pu lire dans les médias en consultant depuis mon téléphone. Il a frappé le gars au cou. OK. Et là, en fait, moi, j'ai une division par zéro quelque part parce que si le gars est un chiite qui suit les instructions ou la fatwa de régime iranien, les chiites n'ont pas par tradition. C'est une horreur pour eux absolue de frapper au coup. Parce que justement, le petit-fils du prophète de l'Islam a été décapité et tout ça par le califat. Et justement, le monde sunnite est plutôt du côté du califat dans cette histoire. Plutôt du côté du califat homéade. Et ils bénissent les califs et tout comme ils ont béni depuis toujours les hommes de pouvoir, ça c'est clair. Mais... Donc, je suis en train de réfléchir. Quel est le genre de profil de l'assaillant ? Quel est le genre de profil ? C'est pas un chiite vu le modus operandi. Ce qui plaide pour que ce soit un chiite, c'est le fait qu'il a suivi une fatwa de régime iranien. Le modus operandi dit non, c'est pas un chiite. Donc c'est un sunnite. Un sunnite qui suit une fatwa de régime iranien. Ça n'a pas l'air de coller non plus. Vous voyez, il y a cette anomalie-là qui sera probablement clarifiée amplement dans le futur, à moins qu'elle devienne une théorie de la conspiration et qui restera avec nous pendant les 20 prochaines années. Je ne sais pas, je suis juste en train de réfléchir comme ça à haute voix, savoir quel genre de profil. Les jeunes d'aujourd'hui ne savent pas qui est Salman Rushdie. Si on prend un jeune, à la rigueur, Salman Rushdie, quelqu'un... La jeunesse aujourd'hui dans le monde musulman, il ne faut pas se leurrer, ne lis pas beaucoup, pas plus que, enfin, encore moins que la jeunesse dans le monde occidental. Donc je vois mal un jeune musulman ayant lu Salman Rushdie, ayant développé une idéologie par rapport à ça ou un positionnement assez fort pour aller réaliser cet attentat. Je pense que le jeune musulman là-dedans ne sait même pas qui est Salman Rushdie. Tu balances le nom dans un café, je pense que personne ne sait qui il est. Non voilà, je suis un petit peu... Je suis un petit peu... C'est à chaud que je fais cette vidéo. Donc je n'ai pas de données bien précises. Mais je vous donne les orientations qui sont dans ma tête. Je cherche à imaginer, à faire un profiling du gars qui a été attaqué. Est-ce que le gars a 20 ans ? Il ne peut pas avoir 20 ans. Parce que s'il a 20 ans, il ne sait même pas qui est Salman Rojhi. Est-ce qu'il a 30 ans ? Même à 30 ans, ils ne savent pas qui est Salman Rojhi. Le gars, il faudrait qu'il soit un quinquagénaire, sauf que des gens qui commencent à faire des attentats terroristes, des quinquagénaires qui se mettent dans l'attentat, ce n'est pas quelque chose de très courant non plus. Vous voyez, il y a des incohérences comme ça, mais c'est normal, c'est tout à fait normal qu'il y ait des incohérences au début. En tout cas, j'espère qu'il s'en sortira. Et on va probablement, dans les jours qui vont venir, qui s'en sortent ou pas, on verra dans les prochains jours l'Occident venir, l'Occident de la cancel culture, l'Occident de la 17ème chambre correctionnelle, l'Occident de la fermeture des campes, l'Occident du shadow ban, l'Occident de la pensée unique, de la pensée dirigée. On verra cet Occident nous faire une sorte de messe sur la liberté d'expression. Vous allez le voir. L'Occident sera Charlie, enfin il sera Rushdie pendant quelques temps. Ils n'ont pas généralement de pudeur par rapport à ces choses-là. Pendant quelques temps, pendant deux semaines, ils seront tous Rushdie et après ils passeront là-bas. D'accord ? C'est en eux. Voilà mes amis, donc merci d'avoir suivi cette vidéo jusque-là, puis on verra. On verra ce qui va se passer. A bientôt.
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