
Manu Militaris responds to the Strasbourg Christmas market attack, tracing it to Islamist violence patterns and French migration policy failures. He contrasts migrants seeking integration with those reproducing violent patterns, and shares his own experience: denied a French student visa while studying medicine, then granted UK asylum within weeks.
Questions this video answers
He said he filed the application at the start of the month (the 2nd or 3rd).
He said he received a positive response around the 25th or 26th of that month.
Bonjour mes amis, avant d'enregistrer cette vidéo, j'avais besoin de relaxation, donc j'ai été un peu dans ce parking désert et j'ai écouté de la musique. Entre autres, le dernier, juste avant que j'enregistre, c'était l'hymne des Cherubins joué par l'orchestre du ministère de la Culture de l'URSS. Je ne peux pas partager la musique avec vous ici. Vous savez, les droits d'auteur sur YouTube, c'est terrible, mais je vous donne le lien. Et pourquoi je l'ai fait? Parce que j'avais besoin de me relaxer, me relaxer avant de vous parler de votre actu. Même si, comme je le dis toujours, je suis étranger et tout cela, ça me touche, ça touche de plus en plus de monde de voir l'état dans lequel est la France. Parmi les nouvelles les plus terribles de ces derniers jours, c'est l'attentat du marché de Noël de Strasbourg. Alors il faut savoir que les chrétiens, les chrétiens en Syrie, les chrétiens en Égypte par exemple, au Pakistan, ont l'habitude de ce genre de choses. Chaque fois qu'ils en... Même s'ils sont une extrême minorité dans certains de ces pays, ils représentent une infime minorité, nous parlons de bien moins de 1%. Mais vous savez, dans l'idéal de certains, Une minorité qui n'atteint pas les 0%, c'est pas une bonne minorité, vous comprenez ce que je veux dire. Et donc, régulièrement, quand il y a des fêtes de Pâques ou des fêtes de Noël et tout cela, Oh, ils se font toujours mitrailler, il y a toujours une bombe qui explose dans une église, dans un marché de Noël, vous savez, les classiques. Vous commencez un petit peu à connaître. C'est arrivé à Strasbourg, c'est un marché, moi je me rappelle, j'étais ado, et déjà à l'époque, j'entendais que les terroristes avaient été arrêtés parce qu'ils allaient commettre un attentat qui visait le marché de Noël de Strasbourg. Donc, tôt ou tard, un passa entre les failles du millé, j'allais dire, Enfin, vous avez compris. Les parents de ces terroristes ont été montrés à la télé, qui montrent leur profil, on va dire, montrent la situation classique, ce qu'on appelle une radicalisation familiale. Je vous ai expliqué ça plein de fois. Il y a des familles qui vivent à l'âge, qui vivent il y a 1400 ans. Ce sont des sectes apocalyptiques, littéralement. Et les enfants grandissent Puis toujours en fait, depuis qu'ils ouvrent les yeux, grandissent dans la glorification du djihad. Vous appelez ça le terrorisme en français, mais en arabe ça s'appelle le djihad. Le djihad et ils ravisent de mourir parce que quand ils meurent, pour eux, ce monde là, c'est juste une sorte de film. Et puis, c'est comme lorsque vous allez au cinéma, il y a un film qui joue. Et puis derrière l'écran, si vous traversez l'écran, il y a autre chose, il y a les coulisses et tout ça. Donc, ils ont l'impression que Quand il tue des gens et puis il meurt immédiatement, le rideau va se lever, puis ils vont passer de l'autre côté, ils vont arriver dans un monde extraordinaire, comme on leur décrit depuis tout petit. Donc voilà, ça vous donne le résultat que vous connaissez. Des gens m'ont demandé pourquoi le papa de ce terroriste a une barbe teinte en rouge, il a mis une couleur rousse sur sa barbe. Alors bon, Vous savez, moi qui ai été expulsé de France, je dois quand même aller mollo avant de critiquer cet Alsacien respectable sous tous les angles. Je dois y aller mollo, mais j'aimerais juste vous dire un truc qui n'a peut-être rien à voir avec lui, mais j'aimerais vous dire que la dernière fois que j'ai entendu parler de barbes qui étaient teintées avec du henné, teintées en roux, c'était les barbes des égorgeurs de, pas de Daesh, mais du GIA, du GIA algérien, d'accord ? À l'époque, il y avait l'AIS, l'Armée Islamique du Salut, il y avait le GIA, le groupe Islamique Armée, n'est-ce pas ? C'était ça notre actu de tous les jours. La différence, grosso modo, c'est que Les deux, c'était des égorgeurs, pour faire simple. Ça, c'est le point commun, n'est-ce pas ? Maintenant, le GIA, quant à lui, n'hésitait pas à égorger des nourrissons. D'accord ? C'était peut-être là la différence. Alors que l'AIS, ça dépend. Tu pouvais te tomber sur un barrage d'AIS, ils pouvaient te laisser partir. D'accord ? Alors que le GIA, ils vont égorger tout le monde juste comme ça, quoi, parce que... Ben oui, c'est leur travail, c'est comme ça qu'ils voient le monde. Donc... La dernière fois que j'ai entendu parler de cela, c'était à cette époque. La deuxième fois que j'ai entendu parler de ça, C'était dans le cadre de l'attentat de Strasbourg. Je ne dis rien, parce que comparaison n'est pas raison. Si on commence à amalgamer, à stigmatiser, à comparer tout, où allons-nous ? Je vous assure, cette vidéo, je la fais les pieds sur les freins. Je vous assure. Je suis obligé de me freiner, parce que si je ne me freine pas, je risque de dire des choses qui tombent sous le coup de la loi. Je vous le dis tout de suite. Alors, dur, dur, dur. Vous savez, Pour moi, l'État français est quand même responsable dans ce cas-là, d'accord ? Parce que l'immigration, politique migratoire, une politique migratoire de malade, je veux dire, on ne peut même pas appeler ça une politique migratoire, on appelle ça une anarchie migratoire. Anarchie migratoire, collusion avec l'ennemi. Je veux dire, à l'époque, juste pour vous situer, à l'époque où les... où les chrétiens se faisaient massacrer dans leurs églises à Raqqa et ailleurs en Syrie, l'État français envoyait l'argent aux assassins. Et pendant ce temps-là, les ministres de la République disaient que les chrétiens d'Orient, en vocation, arrestaient la 800 dans leur pays. Alors qu'en même temps, les islamistes d'Orient étaient bienvenus pour débarquer sans aucun contrôle. Juste pour vous dire, si j'ai pu m'exprimer ainsi, je suis obligé aujourd'hui de faire gaffe à ce que je dis. On est obligé de faire attention à ce qu'on dit. le terroriste, ses frères et ses amis, s'entraînaient dans les parcs de Strasbourg, dans les parcs publics de Strasbourg. Alors que si un gars monte dans un carton au milieu du parc de Strasbourg et tient un discours stigmatisant, il a les flics sur le dos extrêmement rapidement. Alors que des gens peuvent s'entraîner au djihad dans les parcs de Strasbourg et personne ne vient les emmerder. Donc, question responsabilité de l'État français, moi je pense qu'elle est tout à fait engagée. C'était un attentat complètement évitable, comme beaucoup d'attentats qui arrivent en France. Je vous dis un truc, je vais essayer d'être très gentil, toujours les pieds sur les freins. Je vous dis un truc, vous savez, il y a ce qu'on appelle des success stories, des histoires de succès, n'est-ce pas ? Et puis il y a le contraire, il y a des drames, il y a des drames, d'accord ? Nous, moi je viens d'Algérie, notre histoire, c'est un drame au ralenti. la même chose pour les pays qui nous entourent, la même chose pour les pays qui partagent les mêmes valeurs que nous. Je veux dire, ils rêvent tous de fuir. Moi, j'ai rêvé de fuir l'Algérie, j'ai fui l'Algérie. Je veux dire, j'avais jeté à dos, tu me demandais c'était quoi mon rêve. Le français moyen peut-être a envie de devenir, je ne sais pas, envie de devenir médecin, envie de devenir pilote, n'importe quoi. Moi, j'ai rêvé de fuir l'Algérie. D'accord ? Et nous sommes des millions dans ce cas. Nous voulons juste fuir la société, le pays qui est le nôtre. D'accord ? La seule différence, si vous voulez, entre des migrants de ma catégorie, nous sommes une grande catégorie quand même, et d'autres, c'est que nous, quand nous arrivons dans un pays qui est différent de nous, c'est très important, nous ne voulons pas fuir notre pays pour aller au Maroc ou aller en Tunisie, on est d'accord sur cela, on veut aller vers un pays qui a été fondé et qui est différent de nous, c'est très important, qui n'est pas nous, on va aller vers l'autre, on est comme vous, quelque part, on va aller vers l'autre. On fait cela, mais on ne cherche pas, on cherche à avertir, on cherche à vous éviter ce que nous avons vécu. Alors qu'il y en a d'autres, qui sont malheureusement la majorité, qui veulent reproduire exactement les schémas qu'ils ont vécu dans leur pays. Je vous donne un exemple. Il y a les parents d'un homme qui a été tué en France. Ils ont dit que le tueur avait dit que dans son pays risquait la mort. Et puis, quand il est arrivé chez nous, il a tué notre fils. Mais bien sûr, je vous donne un exemple. Je vous donne un exemple. Dans une plage algérienne, par exemple, tu vas trouver un type qui est là, puis il y a de la poubelle autour de lui. Je veux dire, il arrive sur une plage magnifique, et puis il va jeter des mégots de cigarettes, il va jeter des emballages, des bouteilles, des canettes, des trucs comme ça. Puis au bout de deux, trois heures, c'est sale autour de lui. Qu'est-ce qu'il va faire ? Il va se lever et il va partir ailleurs. Il va partir ailleurs pour échapper à la saleté qu'il a lui-même, n'est-ce pas, provoquée. Et une fois qu'il arrive ailleurs, il fait quoi ? Il va faire la même chose. D'accord ? Il va ressalir cet endroit, puis il va continuer d'aller d'un endroit à l'autre et le salir. Donc, c'est tout à fait cela. Il y a des gens qui vous disent, oui, mais chez moi, il y a la violence. Mais bien sûr, il fait partie de cette violence. Tout à fait, tout à fait. Mais cette violence chez lui, ce n'est pas des martiens qui l'ont causée. C'est des gens comme lui, je veux dire. C'est pas qu'ils vivaient, je ne sais pas, dans un pays. Et puis, il y a des martiens qui descendaient comme ça, des petits bonhommes verts, et qui couraient dans la rue avec un couteau et qui frappaient tout le monde. Non, c'est pas comme ça. Je veux dire, il faut réfléchir, mes amis. D'accord ? Donc, j'en étais à vous dire que, nous, notre histoire n'est pas une histoire à succès, n'est pas une histoire à imiter. Genre, si vous regardez la jurie, on n'a pas pu échapper à nos déterminismes. On n'a pas pu y échapper. Nous sommes, notre société est complètement obsédée de la religion et ça finira tôt ou tard en théocratie, il faut le savoir. Même s'il y a une minorité, il y a une intelligentsia, il y a des gens qui rêvent de relancer le pays, qui créent des entreprises, qui organisent des événements culturels et tout ça, ça existe. Mais ils sont en minorité. Ces gens-là existaient aussi en Iran. Ils existaient en Iran à l'époque du Shah, je veux dire, ils existent aujourd'hui en Iran. mais ils n'ont pas empêché le pays de basculer entièrement et de devenir une théocratie. Pareil pour d'autres pays. Mais ce que je cherche à dire, c'est que j'aurais compris que la France cherche à créer un Islam de France et imite des sociétés à succès. Mais si je regarde le Maroc, l'Algérie, la Tunisie, la Libye, l'Égypte, et je vais jusqu'au Pakistan et plus loin, je vais dire qu'il n'y a rien à imiter là-dedans. D'accord ? Surtout quand tu t'appelles la France, je veux dire, tu ne vas pas imiter ces pays qui sont gangrénés par la religion. Il n'y a rien à imiter là-dedans. Ce qui est terrible, c'est qu'autant nous, nous sommes aujourd'hui, en Algérie, nous sommes aujourd'hui les héritiers, on va dire, peut-être de siècles d'histoire, à laquelle on n'a peut-être pas pu échapper, autant vous, la France, il n'y a rien dans les prémices de votre histoire qui laissait présager la situation actuelle. C'est-à-dire que vous avez réussi depuis 1968, vous avez réussi littéralement en une génération, à rattraper 1000 ans, 1400 ans d'histoire de pays musulmans. Et c'est ça qui me... C'est ça qui réellement me... me dépassent, si vous voulez. En une génération, vous avez rattrapé 1400 ans de retard. Aujourd'hui, nous parlons de l'islam de France, littéralement. Alors oui, il y aura l'islam de France. Bien sûr qu'il y aura l'islam de France. C'est comme tu vas en Algérie, ils te disent, ici, nous avons l'islam d'Algérie. Tu vas au Maroc, ils disent, nous avons l'islam du Maroc. Et chaque pays va penser que son islam et l'islam parfait est un meilleur islam que celui du voisin. Mais en réalité, il y a des points communs entre tout cela. Tu vas du Maroc jusqu'au Pakistan, c'est quoi les points communs ? Les points communs, c'est que les minorités n'existent pas. Les minorités religieuses souffrent, les minorités religieuses sont persécutées, y compris par l'État et ses services. Tu vas dans ces pays, les femmes Ils n'ont pas le droit de citer. Le droit de la femme est bafoué, plus ou moins. C'est vrai que ce n'est pas le même niveau en Algérie qu'en Arabie Saoudite, mais on a compris. On est dans la même logique, on est dans la même lancée. La liberté d'expression. La liberté d'expression dans un pays comme l'Arabie Saoudite, ou même au Qatar, ou même en Algérie ou ailleurs, il y a une liberté d'expression en Arabie Saoudite. C'est faux de dire qu'il n'y en a pas. Mais c'est une liberté d'expression dans le cadre de la religion. C'est une liberté d'expression qui s'arrête là où la critique de la religion commence. Bien sûr, c'est exactement comme la France aujourd'hui. Aujourd'hui en France, même sur les télévisions publiques et autres, on a le droit de tout dire, excepté de critiquer l'islam. Donc on est exactement dans la même logique, dans une même logique saoudienne, si vous voulez. Donc oui, l'islam de France est en train de s'installer, mais comme s'installerait l'islam d'Arabie Saoudite ou l'islam du Pakistan, je veux dire, ce sera l'islam parmi les islams, c'est tout. D'accord, c'est ça qui est terrible. Mais encore une fois, rien dans l'histoire de France, rien dans l'histoire de France, ne pouvait constituer des prémices à la situation qui existe aujourd'hui. Voilà, c'est ça qui me... C'est ça, moi, qui me... qui me peine, en fait. En fait, ça me fait de la peine. Voilà. Enfin, je vous ai dit, je vous l'ai dit au début que on m'avait expulsé de France. Non, on m'a pas expulsé Manu Militaris, c'est tout. On m'a juste... J'étais en train de faire des études de médecine, et puis on m'a jeté, quoi, c'est tout. C'est aussi simple que cela. On n'a pas voulu me donner de visa d'étudiant. C'est quand même dingue. Vous savez, juste pour vous dire un truc, c'est un drame à l'époque pour moi, il faut savoir. C'est dramatique, je ne rigolais pas à l'époque comme aujourd'hui, mais... J'aimerais quand même, quelque part, il faudrait peut-être que je le fasse, j'aimerais quand même remercier ceux qui m'ont refusé une carte de séjour d'étudiant à l'époque, parce que, je ne sais pas, ils ont, je pense des fois quand les portes se referment dans ta vie, quand une porte se referme, si tu fais gaffe, il y a d'autres qui s'ouvrent, et souvent elles sont bien meilleures que celles qui s'y refermaient, et je suis très content parce que, bien fait que ma vie a été autre, et je suis très content finalement, de ne pas avoir été en France. Vraiment. Vous savez, je vous dis un truc, quand j'ai demandé l'assurété britannique, elle m'a été donnée en trois semaines. J'avais déposé le dossier en début du mois, c'était le 2 ou le 3, et j'avais reçu une réponse positive le 25 ou le 26, juste pour vous situer. D'accord. jamais un pays m'a fait sentir que j'étais le bienvenu que l'Angleterre c'est un pays que j'aime beaucoup et je me sens vraiment ici je me sens vraiment faisant partie de ce pays donc voilà c'est tout c'est terrible c'est terrible c'est terrible enfin merci mes amis merci de m'avoir écouté d'avoir été d'avoir été là Ça fait des années que vous êtes là, ça fait des années que je suis aussi là, en train de parler dans ma voiture. Enfin, c'est comme ça.
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