
A French speaker responds to the Champs-Élysées attack with sharp criticism of security failures and the political class. He argues France treats terrorism as a tragedy requiring mourning rather than war, and questions whether the system can act decisively against fichés S, people already flagged for radicalization.
Bonjour mes amis, hier il y a eu un attentat sur les Champs-Elysées. Dans les 5 minutes après l'attentat, j'avais tweeté que l'auteur serait fiché S, connu des services de police, musulman sunnite. Elle était facile celle-là. Il n'y a pas besoin d'avoir une boule de cristal ou d'avoir fait Saint-Cyr pour la sortir. Demi-heure après, j'avais aussi tweeté son nom et sa photo. Ça a été après-repris par toute la presse mondiale, la presse française et tout ça. Enfin, vous savez, j'aurais aimé avoir tort. J'aurais aimé avoir tort. J'aurais aimé que tout ça n'arrive pas et que je me dise que finalement je m'étais trompé, que finalement j'ai été injuste, finalement j'ai projeté mes peurs sur vous, vous comprenez, comme on me le disait il y a quelques années. Tu projettes tes peurs, tu vois. T'as vécu en Algérie, t'as vu l'islam radical, et puis après on a commencé à... C'est clair, on a commencé à massacrer des gens dans ton pays, à poser des bombes, à tuer et tout. Et puis c'est vrai, l'aldostérone, ça t'a traumatisé. Mais tu vois, chez nous, c'est la France. Chez nous, ça peut pas arriver. Voilà, quoi. C'est vrai que vous avez même posé la question il y a longtemps, je vous avais dit que si vous vous arriviez à vous en sortir avec l'islamisme, là où nous on s'est cassé la vigueur, c'est que franchement vous méritez le tapis rouge, vous méritez des places assises dans les bus, c'est que vous êtes vraiment des gens supérieurs. Vous n'avez pas démontré cette supériorité. Mais je ne vous blâme pas. Vous savez, je ne vous blâme pas. C'était couru d'avance. Il y a deux ou trois trucs que j'ai remarqué. Tout d'abord, vous avez une police extraordinaire. Il faut le rendre hommage parce que chaque fois qu'il y a un attentat, le gars était connu par les services de police. Vous aurez pu être dans des situations autrement plus angoissantes. Ils auraient pu vous dire, on est désolé, nous sommes extrêmement embarrassés, on n'a rien vu, on n'a rien vu venir. Le gars, il est sorti de je ne sais d'où, comme disent certains. Et puis, il a commis cet attentat. Non, vous n'êtes pas dans ce cas là. La police connaît les personnes qu'il faut connaître. Le problème, c'est que vous avez un système judiciaire, un système politique qui est en capitulation totale. La police, tes flics, tu n'es pas juge, tu n'as pas le mandat pour emprisonner les gens, les condamner et tout ça. Tu fais ton job, tu fais ton travail, les gars sont là, tu sais qu'ils sont chaud bouillants, tu sais qu'ils attendent juste que quelqu'un leur mette le marché entre les mains et ils passent à l'action. Mais qu'est-ce que tu vas faire ? On te dit surveille et tais-toi, ils ne provoquent pas. Donc, voilà le problème aujourd'hui, c'est que dans la classe politique, il n'y a personne qui a mesuré le danger. Il y a une personne, elle s'appelle Marine Le Pen. Ce matin, on est en train de l'accuser de récupération. Alors, entre nous, si elle avait changé de discours pour épouser l'émotion ambiante après l'attentat, si elle disait quelque chose avant l'attentat, puis après l'attentat, elle change de position soudainement. Là, on aurait clairement accusé de faire de la récupération. Mais la dame est en train de dire des choses depuis des années. Puis il y a un attentat qui arrive, ni le premier ni le dernier, qui lui donne raison, tout simplement. Et là, on l'accuse de récupérer. C'est quand même ahurissant, ce genre de... Enfin, le truc, ce qu'il faut savoir, c'est que les prochains tueurs, ceux qui aujourd'hui sont en train de déguiser leurs couteaux, ceux qui sont aujourd'hui en train de préparer leurs armes, ceux qui aujourd'hui veulent vous tuer demain, sans connu des services de police, sans fichier S. C'est tout. Donc, à vous de savoir, en tant que nation, ce que vous voulez jouer comme rôle dans cette histoire. Vous avez deux rôles. Le rôle que vous jouez maintenant, c'est... Vous comptez les morts, et vous posez des fleurs et tout ça, et vous dites « tous unis » et des trucs comme ça. Vous continuez par votre diplomatie à soutenir les groupes terroristes, comme le fait la France depuis des années maintenant. pour montrer votre soumission en espérant qu'ils vont frapper peut-être un peu moins fort. Ou bien deuxième position, c'est vous comprenez que vous êtes en guerre et puis il faut agir en conséquence. Et dans ce cas-là, il faut qu'en 24 heures, vous assuriez qu'il n'y a plus sur votre territoire quelqu'un de fichier S qui soit en liberté ou qui soit du tout sur votre territoire. Aussi simple que cela. Maintenant, je peux bien comprendre que la position, la deuxième position qui consiste à expulser ou à enfermer les fichiers S puissent choquer certains. Par exemple, je ne peux pas faire ça, je suis démocrate, je suis pour les droits de l'homme, je suis pour, je suis pour. Bon voilà, alors c'est un choix civilisationnel qu'il faut faire. Dans ce cas-là, vous attendez, vous comptez les morts. C'est tout. Il n'y a pas de... Il n'y a rien entre deux, en fait. Il n'y a rien entre deux. C'est... Il y a un truc, je voulais vous dire, dans le mode operandi du terroriste, Il y a quelque chose qui n'était pas très, comment dirais-je, qui est différente de ce qu'on voit d'habitude. C'est que, en temps normal, le terroriste aurait tiré sur les civils. C'est ce qu'il cherche à faire. Il cherche à faire le maximum de dégâts. Donc, qu'est-ce qu'il fait ? Il tire sur les gens en armée. Et après, tôt ou tard, ils savent bien que les gens armés vont les confronter. Et puis voilà, ils vont les tuer. Et comme ça, ils iront rejoindre les vierges que l'Islam sunnite leur promet. D'accord ? C'est important, cela. Il faut comprendre que si vous demandez à ces terroristes, que ce soit d'hier ou les terroristes de demain, qui aujourd'hui sont en train de préparer à vous tuer, si vous arrivez à leur parler, à leur mettre un micro et leur dire pourquoi tu veux nous tuer, tu vas voir qu'il va te tuer parce que l'islam sunnite lui promet énormément de récompenses pour cela. D'ailleurs la seule façon dans l'islam sunnite d'obtenir le salut pour son âme, c'est la seule façon garantie bien sûr. Ce n'est pas par la prière ou le ramadan ou des trucs comme ça. C'est en faisant le djihad. Ça c'est clair. Il y a plus de pages sur le djihad que des pages sur le ramadan dans la littérature de l'islam sunnite. Il y a des gens qui me reprochent Il y a des gens qui me reprochent d'utiliser le terme sunnite. Ils auraient bien aimé que je dise islam pis c'est tout. Non, non, non, c'est pas comme ça que ça marche. Je suis un spécialiste, d'accord ? Il y a quelqu'un qui est spécialisé dans la météo, par exemple. Il ne va pas dire un nuage. Il va parler de Stratus, il va parler de Cumulus, il va parler de Cumulonimbus, il va parler de choses comme ça. Il a une terminologie très précise quand il parle de la météo et des nuages. De la même façon, moi, quand je parle d'islam, Je ne suis pas en train de parler d'islam ahmadite, je ne suis pas en train de parler d'islam des soufis, je ne suis pas en train de parler d'islam mouattazili, je ne suis pas en train de parler d'islam chiite, je suis en train de parler d'islam sunnite. Je sais que les autres, je sais que les autres ont le même Coran. Je le sais, je le sais, je le sais très bien. Et je sais que c'est pratiquement une insulte à Dieu de croire qu'il a écrit ce Coran. Et ça, je le dis aux chiites, aux sunnites, aux mouattazilis, aux soufis, etc. En tant que quelqu'un qui croit, qui respecte Dieu, croire qu'il a écrit ce livre-là, pour moi c'est une insulte au Dieu auquel je crois. Cela dit, On n'est pas dans une lutte de doctrine. On n'est pas dans une lutte de religion. On est dans une lutte très spécifique contre le terrorisme et contre les doctrines qui encouragent le terrorisme. Et si tu n'arrives pas aujourd'hui, après 250 morts, à nommer clairement l'ennemi, à savoir c'est quoi ses motivations, à prévoir ses prochains coups en sachant exactement c'est quoi ses références, en sachant exactement comment il pense. Si tu ne l'as pas trouvé aujourd'hui, je ne sais pas, il te faudra peut-être 10 ou 20 fois plus de morts pour le trouver. Je ne sais pas, je ne l'espère pas. D'accord ? Toi aussi, si tu continues comme ça et que tu ne votes pas pour qui il faut, il faut le dire aujourd'hui. Je ne sais pas si on arrivera à régler le problème du terrorisme par le vote. Je ne suis pas naïf non plus. Même si tu mets Marine Le Pen au pouvoir, Chassera les fichiers. Est-ce qu'elle pourra ? La justice fera rentrer la moitié de l'autre côté, etc. Et puis, les attentats vont continuer. Enfin, je suis obligé de le dire. Il faut être honnête sur ces coups-ci. Sinon, c'est clair qu'on tombe dans la récupération. Il faut être honnête. Je pense que le verre est profondément dans le fruit. Je pense que le verre est profondément dans le fruit. D'autant plus que le gars en particulier, par exemple, ce terroriste d'hier, il est né en France. Il est né à Chelles, je crois. Il est en France. Vous voyez ce que je veux dire. C'est... C'est pas évident, ça. C'est pas évident. Enfin... Ce qui se passe... Ce qui se passe, je vais vous dire... Le problème, c'est que... Vous avez eu des attentats, d'accord ? Un, deux, trois, quatre... Et puis, au départ, ça va dégager un... un capital de sympathie. Les gens vont dire oui, les pauvres français sont victimes. D'accord. Parce qu'on sait bien qu'une tragédie, ça peut arriver n'importe où. C'est comme un accident de train ou un accident d'avion. T'as une compagnie, tu fais confiance, ils crachent un avion. Bon, ça arrive. Tu poses des fleurs, c'est la sympathie. Maintenant, la même compagnie aérienne commence à cracher un avion tous les 3 mois. Au bout d'un moment, tu décides de voyager avec d'autres, même si tu as toujours la même sympathie. Je dis, bon, je ne sais pas ce qui se passe chez eux, je ne sais pas si c'est leur faute ou pas, ou faute à pas de chance, ou je ne sais rien, mais je ne voyage pas avec eux. Voilà ce qui se passe. Le problème, c'est que la France est dans cette situation. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on commence à entendre parler, quand il s'agit de terrorisme, on entend plus parler de vous que du Pakistan. De sorte que, à la fin, tu prends les Champs-Elysées, ça attire quand même, ça brasse, ça brasse une économie énorme. Les gens, ils ne viennent pas, je ne sais pas d'où, ils ne viennent pas des États-Unis, du Japon, du Moyen-Orient, acheter des sacs à 4000 dollars à crédit. pour finalement se faire flinguer par des crétins au cul de 80 qui veulent aller sauter de la Vierge Divine. Je suis désolé, je veux dire, les gars. Je veux dire, je suis désolé. Au bout d'un moment, il faut quand même dire les choses. C'est... J'ai coupé au montage, celle-là. Tu peux pas dire un truc pareil. J'ai dit pire, quand même. C'est... Vous comprenez, le truc, c'est que... Il y a le prix de l'attentat. D'abord, les vies humaines qui ont été prises hier. Je sais qu'il y a un flic qui est mort, je sais qu'il y a un autre entre la vie et la mort. J'ai entendu parler qu'une passante a été blessée. Ça, c'est des dégâts au niveau, je pense que, au niveau personnel pour les familles de ces gens. C'est ceux-là qui vont avoir une photo sur une cheminée et qui vont pleurer pendant les 20 prochaines années. Par contre, en tant que nation, Vous allez devoir dépenser des parties croissants de votre PIB en sécurité. Et tout cela, ça va être des hôpitaux qui ne vont pas se construire, des écoles qui ne vont pas se rénover, des routes qui ne vont pas se tracer, des réalisations collectives qui ne vont pas se faire parce que l'argent n'a pas le don d'ubiquité. Tu ne peux pas dépenser l'argent juste pour rester en vie et en même temps le dépenser pour te développer. une perte d'image aussi. Comme je viens de dire, il va falloir trouver des acheteurs après pour vos sacs à 4000 euros pièce. Parce que quand même, quand on vient claquer une carte American Express, c'est pas pour se faire canarder l'AK-47. A propos de l'AK-47, il y a une dame hier qui disait, oui on a cru que c'était des pétards, on était sur les Champs-Elysées, on a cru que c'était des pétards. Je pense qu'après 6 attentats quand même en France, tout Français moyen devrait quand même savoir reconnaître le bruit d'un AK-47. Pourquoi ? Parce que parmi toutes les armes qui existent, c'est la plus courante, je pense, c'est l'arme la plus fabriquée au monde. Tous les tiers mondes disent non, les terroristes utilisent et tout ça. Vos banlieues en regorgent. Mais c'est une arme qui a un bruit très caractéristique quand elle t'allume. Elle a un bruit très caractéristique. Entre mille, tu l'entends. Ça fait un petit peu... Je me rappelle en Algérie, c'était très caractéristique le bruit de l'AK-47. Ça fait un petit peu comme un... comme une planche comme une sorte de planche qu'on plaquerait sur de l'eau tu vois un bruit très caractéristique je sais pas pourquoi parce que peut-être le canon est un peu cassé vers l'avant il y a un morceau qui est exprès enlevé du bout du canon donc c'est vrai que Malheureusement, aujourd'hui, avec les choix que vous avez faits durant les 40 dernières années, il va falloir commencer à vous habituer à ces choses-là, d'accord ? T'es quelque part en France, ça canarde, il faut pas que tu prennes ça pour une pétarde de moto ou un feu d'artifice ou autre, il faut vraiment que tu saches très tôt ce qui est en train de se passer, parce que ça donnera peut-être un 30 secondes, une minute d'avance qui fera peut-être des fois la différence entre la vie et la mort. Je peux vous dire, même ici en Angleterre, je marchais l'autre jour, sur une rue piétonne et j'ai suivi un chemin que je ne suis pas d'habitude et quand je me suis arrêté, je me suis retourné, j'ai remarqué un truc que j'avais suivi un chemin qui longeait des des gros pots de fleurs de plusieurs tonnes chacun. D'accord, parce que vous savez, les temps sont ce qu'ils sont, ce qu'ils sont. Il faut vous habituer. La vie avec le terrorisme, c'est pas. Ce n'est pas quelque chose de conscient plus souvent, ça doit être inconscient, ça doit devenir une seconde nature. Et voilà le problème, quand ça devient une seconde nature, tu te pakistanises, pardon pour les pakistanais, et le problème c'est que tu ne vas plus être un pays aussi glamour que avant, tu ne vas plus attirer un discours glamour, tu ne vas plus attirer l'économie, tu ne vas plus attirer le tourisme, et tu vas le payer très cher en fait. C'est ça le truc. Alors s'il s'agit de virer, je ne sais pas, 18 000 fichiers S, Je veux dire, moi, je l'aurais fait en une nuit, quoi. Sincèrement, je l'aurais fait en une nuit. Dans le matin, j'aurais annoncé qu'il n'y a plus de fichiers A100 France. Hier, il y en avait. On avait 18 000. Aujourd'hui, il n'y en a pas. C'est tout. Mais bon, maintenant, c'est vrai que ça choque. Ça choque. C'est comme l'autre Merkel. Merkel a laissé son pays se faire envahir par des parce qu'elle ne pouvait pas protéger sa frontière, parce que les clashs entre la police des frontières et ses déplacés ou ses migrants ou autres, ça aurait donné une mauvaise image à la télé. Vous comprenez ? Donc c'est vrai qu'expulser 18 000 migrants, 18 000 fichés S en une nuit, ça donne une mauvaise image à la télé. C'est vrai que... C'est vrai que vous préférez vos morts par terre. C'est vrai que des flics assassinés en plein état d'urgence dans une des artères les plus connues du monde, c'est vrai que ça, ça va, c'est acceptable pour vous. Enfin, vous savez, mes amis, je ne sais pas. Je ne sais pas où ça va. Je ne sais pas où ça va tout ça. Mais en tout cas, je peux vous dire que ce n'est pas votre dernier attentat. Ce n'est pas le dernier. C'est... Je dirais même que l'attentat d'hier, malgré la... C'est un petit attentat. En termes de... Si je compare par rapport à... Ok, je vous laisse et puis je rentre chez moi. Je vous souhaite un bon week-end et... Vous avez une occasion ce week-end de faire quelque chose. J'espère que vous allez vous réveiller, mais on verra. On en parle lundi.
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