
A French-language YouTube monologue reflecting on "survivalisme" (survivalism). The speaker recounts personal experience in 1990s Switzerland, an unpublished manuscript "Le survivalisme en milieu urbain," and critiques traditional survivalist focus on extreme apocalyptic scenarios and long-term underground stockpiles. He advocates widening survivalism toward everyday urban risks (storms, transport strikes, supply interruptions), emphasizes keeping preparedness practical and motivating (including some comforts), and stresses mental resilience and prioritizing likely risks over remote catastrophic events. The speaker references Piero San Giorgio's book and links it in the video description.
Bonsoir mes amis c'est toujours moi je n'ai pas le véhicule aujourd'hui vous savez les aléas d'avoir une voiture de 18 ans et plus ça marche pas toujours alors je garde mes lunettes comme ça vous savez toujours que c'est moi vous n'avez pas l'impression que c'est quelqu'un d'autre qui poste j'aimerais vous parler aujourd'hui de survivalisme survivalisme si vous voulez j'en parle pas beaucoup parce que vous savez le problème est que aujourd'hui si tu parles de ce sujet là il faut Il faut le faire avec beaucoup de délicatesse, sinon les gens vont se prendre pour un parano. Il faut être juste. Le survivalisme a fait partie non pas de mes préoccupations, on va dire, mais il a fait partie de ma réalité pendant très longtemps. Ça signifie que je l'ai vécu. Durant les années 90, quand je vivais en Suisse, j'ai eu une période extrêmement, parler un petit peu, peut-être pas assez. Et chaque jour, j'avais l'impression de gagner ma vie en quelque sorte. J'avais l'impression que chaque jour me faisait vivre jusqu'au jour suivant. Et à ce moment-là, je me rappelle que j'étais très intéressé par les théories liées au survivalisme. J'avais même commencé à écrire un livre sur la question et je l'avais appelé « Le survivalisme en milieu urbain ». Il doit encore être dans un de mes disques. Et pourquoi je ne l'ai pas publié ? Tout simplement parce que quand je suis arrivé au beau milieu du livre, j'ai commencé à relire et je me suis rendu compte que les trois quarts de ce qu'il contenait, c'était des choses illégales. Par exemple, j'avais je crois trois ou quatre chapitres rien que sur le vol dans le supermarché. J'avais pu poser des questions, j'avais pu interviewer ou obtenir des confidences, soit de voleurs de supermarchés, des gens qui étaient extrêmement... des gens qui étaient extrêmement... qui avaient la main heureuse dans cette activité-là. J'ai eu des confidences de gens qui se sont fait gauler, certains au bout de 2-3 fois seulement. J'ai eu aussi des confidences de gens qui travaillaient dans les supermarchés et qui étaient censés chasser ce genre de personnes. Et en fait, j'avais donc commencé à écrire un guide comme ça. Pourquoi survie en milieu urbain ? Tout simplement parce que l'idée, certains nourrissent l'idée d'aller dans la forêt pour survivre. Dire bon, si jamais le monde s'écroule, le monde avec lequel nous le connaissons tombe, je vais me réfugier dans la forêt et puis établir, je ne sais pas, une base arrière Je n'y crois pas trop parce qu'en fait, une fois que tu vis dans la ville, quand tu es né dans la ville et que tu es un animal habitué à l'urbanité, j'aimerais bien te voir dans la forêt. Moi je crois, théoriquement, à la première grosse araignée, je crois qu'il y a tout le monde qui est de retour en ville. On est trop habitué à un certain, je ne veux pas dire confort, mais à un certain cadre de vie et donc on est obligé de, je pense que si on veut survivre, on est obligé de survivre là ou bien crever là. Alors, qu'est-ce qui me ramène toutes ces questions sur le survivalisme ? C'est un livre que je viens de lire, c'est un livre de Piero Sandorgio, c'est un livre très intéressant sur comment survivre et comment tenir le coup dans un monde qui s'écroule. Mais j'aimerais apporter ma vision sur le survivalisme, une vision où j'ai mélangé J'ai mélangé de l'eau avec du vin, en quelque sorte. Ça signifie que... Je cherche les mots pour vous dire... Je vous explique. Je vous explique, c'est mieux. On parle d'un exemple. On parle d'un exemple, c'est mieux, je crois. Énormément de guides de survie partent du principe ou te donnent des techniques de survie en cas d'écroulement du monde. Alors, typiquement, dans notre monde d'aujourd'hui, comment survivre si souvent l'Union Européenne éclate, comment survivre si un beau matin il y a l'anarchie, l'euro vaut plus rien, les gens commencent à saccager les supermarchés, commencent à saccager les boulangeries et tout ça, il n'y a plus d'essence dans les pompes, un petit peu Mad Max quoi. Ou bien des éléments comme ça, ou bien il y a un tremblement de terre qui va raser les motifs du pays, etc. Donc c'est un peu ce genre de scénario auquel préparent les guides de survie classiques. J'ai un petit problème avec ça. Pourquoi ? Parce que, depuis toujours, l'humain a eu peur. Il a eu peur que le ciel lui tombe sur la tête. Le ciel lui tombe sur la tête, bon, on se comprend, c'est une image. Pas le ciel bleu qui tombe, mais une image. Et... Ces peurs ont toujours existé. Et il faut dire que, en général, soit ces peurs ne se sont jamais matérialisées. Il faut être juste. Je pense que... La majorité de nos peurs ne vont jamais se matérialiser dans notre vie. On a peut-être peur pour rien, ça c'est le premier point important. Deuxièmement, des fois on a peur de quelque chose, on attend l'ennemi à l'ouest, et puis l'ennemi va venir dans notre dos, il va venir ailleurs. Ça signifie qu'on se prépare à une situation, mais en fait c'est une situation qu'on n'a pas prévue du tout qui arrive. Le survivalisme classique, J'étais en Utah par exemple, là-bas ils sont très mormans et donc leur église leur recommande de stocker des victuailles en sous-sol et préparer des abris et tout ça. Et certains s'y appliquent. Le problème c'est que... ils achètent de la bouffe, ils la mettent dans un abri et tout ça et ils sont très contents les premiers temps parce que ça fait sympa, on prend des photos avec les enfants et tout ça. Le problème c'est que 5 ans plus tard, toute la bouffe a pourri et puis les gens ont perdu l'intérêt parce que le gars quand il a du cash, quand il a du cash en main, il préfère se faire une bonne soirée aujourd'hui, bouffer aujourd'hui que d'aller stocker des boîtes de raviolis en sous-sol à 50 miles de là. Vous comprenez, ça signifie que le problème sur le survivalisme traditionnel, ce que très rapidement, progressivement, les gens perdent l'intérêt. C'est très sympa les 6 premiers mois, puis au bout d'un moment, quand il n'y a rien qui arrive, ta bombe atomique n'est pas arrivée, la Russie n'a pas attaqué, le tremblement de terre n'est pas venu, l'euro est toujours là, qu'est-ce qui se passe ? On tourne la page et on passe à autre chose. En fait, généralement, c'est quand on tourne la page que boum ! J'ai une amie, un exemple tout simple, comment j'ai évolué du survivalisme de vie à un survivalisme peut-être plus large, plus social, mais qui a, à mon sens, plus de raisons d'exister. Parce que non seulement c'est un survivalisme qui aide plus souvent, qui a plus de chances de t'aider, de te faciliter la vie ou de te sauver la vie ou autre, mais qui aussi te garde motivé, te garde entraîné parce que tu l'utilises. Je vous donne un exemple. J'ai une amie à New York. Il y a 2-3 ans, il y a eu un orage. Et puis New York était bloquée par de l'eau. Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Au bout de 4 heures, elle était en train de crier à l'aide sur Facebook. Elle était dans sa maison, il y avait des amis qui étaient venus se réfugier chez elle. Et elle n'avait plus rien à bouffer. Au bout de 4 heures. Comment ça peut voir à 16 heures ? À 20h, les gens sont déjà en train de se regarder bizarrement, ils ont envie de s'entretuer, ils se bouffent, vous comprenez. C'est pas top. Le ciel n'est pas tombé sur la tête, mais juste un orage, puis c'est fini, ça s'arrête là. Et c'est pareil aujourd'hui, les gens, allez ouvrir votre frigo, allez regarder dans vos placards, combien de jours de bouffe vous avez devant vous ? Alors bon, je peux dire qu'il y aura une bombe atomique qui va tomber demain. Mais considérons un cas très simple. Imaginons que Imaginons que par exemple, demain, il y a une grève, une grève très dure, je ne sais pas, des transporteurs routiers par exemple. Et puis qu'au bout de trois jours, il n'y a plus rien au supermarché. Est-ce que tu vas tenir ? Est-ce que tu vas tenir ou est-ce que tu seras déjà en rationnement ou est-ce que tu seras déjà en panique ? Tu comprends ? Bien si demain, je ne sais pas... il y a un barrage qui se fissure et puis on va couper l'eau sur une région entière pendant trois mois, est-ce que tu vas tenir le coup ? En fait, des choses beaucoup plus prosaïques, des choses beaucoup plus proches de nous se passent. Et à ce moment-là, moi ce que j'ai fait, c'est que j'ai élargi mon concept de, si vous voulez, mon concept de survivalisme et j'ai introduit dedans la résistance à ce genre de situation-là, latérale. Alors c'est des situations qui arrivent, Allez, si t'as de la chance une année, ça n'arrive jamais. Et si t'as pas de chance, ça peut arriver deux fois. Tu comprends ? Mais à la rigueur, ça te maintient en alerte, ça te maintient en fonctionnement, et à un moment donné, ça te donne des récompenses qui te disent que t'as bien fait d'avoir l'attitude qui a été la tienne. Je vous donne un exemple tout simple. J'allais prendre le train il y a quelques années de cela, c'était à l'époque où j'étais dans Sur le Valise une purée dure. Je prenais le train en Suisse. Je devais prendre le train, je n'avais pas trop le choix, on a une longue distance. Et ce qui se passe, c'est que nous étions en décembre ou en janvier, Et je savais que la neige tombait, qu'il y avait des risques, que le train soit bloqué quelque part. Donc j'ai essayé de compter sur les valises, j'ai essayé de penser quel est le risque le plus probable aujourd'hui, qu'est-ce qui peut se passer. Ce n'était pas un accident de train, que le train déraille, qu'il se renverse et qu'on passe trois jours dans les décans pendant le temps qu'on nous sorte. Non, ce n'était pas ça. Le risque, c'était que le train soit bloqué par la neige tout simplement. Et en fait, j'ai pris avec moi mon sac à dos, ma valise et un autre sac. Et ce sac-là contenait de l'eau. En fait, je vais te dire même ce qu'il contenait. Il contenait même de la vaisselle. J'étais presque tellement je voulais obtenir La récompense de pouvoir vivre dans une sorte de luxe à un moment où la situation est complètement désastreuse. C'est très important dans le survivalisme. Tu ne stockes pas que les choses essentielles, mais tu stockes aussi le futile, ce qui te permet de garder un bon esprit. C'est très important dans la situation de survivalisme. Il ne s'agit pas seulement de se nourrir ou de se réchauffer, mais il s'agit aussi de garder un bon mental. C'est important. Si tu n'as plus de mental, tu crèves. Lisez Alain Bombard et il vous montre qu'il a réussi à se... à se jeter dans l'Atlantique sur un Zodiac sans moteur, sans bouffe, sans rien. Et parce qu'il avait le mental, il a réussi à tenir, je crois, deux mois et demi là-dessus. Alors qu'il y a des naufragés qu'on a retrouvés morts au bout de 48 heures. Alors qu'il n'y avait rien. Alors que s'ils étaient pendant 48 heures enfermés dans une cellule, mais ils ne seraient pas morts. Mais ils sont morts parce qu'ils ont perdu le mental. En fait, ce qui s'est passé, c'est que le train est parti, puis bien sûr, problème, ils s'arrêtent et puis on passe pratiquement la nuit sur site, on passe la nuit au milieu de nulle part. Et les gens, ils étaient là, ils étaient en galère, tout de suite. Pourtant, il y avait un risque prévisible et ils n'ont pas préparé quoi que ce soit face à ce risque prévisible. Moi je peux vous dire, j'étais en train de manger de la nourriture sur des assiettes en porcelaine, dans un train coincé au milieu de nulle part. Bon, voilà, c'est pour vous dire un petit peu qu'en changeant la définition du survivalisme, en l'élargissant, ça nous permet d'être alertes plus longtemps, plus souvent, et avoir plus de raisons d'entraîner ou de maintenir sa capacité à survivre. Et en fait, pour moi, je pense que l'élément le plus important qu'on doit communiquer aux gens, c'est le fait que tu es, c'est comme par rapport à la sécurité par exemple, Tu es la première ligne de défense. Ce n'est pas ton état ou ton gouvernement ou la police ou les pompiers qui sont la première ligne de défense. Tous ces éléments-là sont la seconde ligne de défense. Ceux-là viendront t'aider s'ils peuvent comme ils peuvent et s'ils sont là et s'il n'y a pas un empêchement à y accéder. Mais la première ligne de défense c'est toi. C'est toi qui dois veiller à ta sécurité, c'est toi qui dois veiller à ta... à ta bonne santé, à ton confort et tout ça. C'est les cas extrêmes dans lesquels tu utiliseras les services publics et encore, tu dois toujours penser à des situations où le service public n'est pas disponible. Donc voilà, c'était, j'avais appris à communiquer en morse, j'avais, enfin, J'avais appris à faire du feu, à construire une tente, à utiliser un marteau-piqueur, à utiliser une tronçonneuse, des trucs comme ça. Enfin, c'est sympa tout ça. C'est très sympa, mais à mon avis, ça ne doit pas se constituer dans le cadre dans le cadre d'une prévention de situation trop extrême. Parce que si la situation est trop extrême, par définition, on n'arrivera jamais, on n'arrivera rarement, et par définition, les gens se fatiguent, et par définition, ils vont commencer à rerouter ou faire une sorte d'arbitrage où ils vont utiliser leurs ressources, leur temps, leur argent, leurs moyens, leur énergie, à les utiliser pour faire face à des risques de tous les jours peut-être qui en valent plus la peine, à leurs yeux en tout cas, parce que c'est des choses qui arrivent plus facilement. Au lieu de, par exemple, pour moi je trouve qu'on a plus de chances de mourir d'un excès de cholestérol par exemple, que d'une bombe atomique dans le contexte d'une guerre nucléaire entre les Etats-Unis et la Russie. Ça signifie donc que si on a de l'argent, on a de l'énergie et tout ça, on est consacré à lutter contre par exemple un cholestérol élevé, d'essayer de trouver comment survivre au cas où Poutine et Obama en arrivent en main. Juste pour dire. Donc c'est une question de probabilité en fait. Ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas de risque, il n'y a zéro risque d'une bombe atomique russe. Non, ce n'est pas ça. Mais c'est juste en termes de probabilité, on parle de tout petits chiffres, vaut mieux mettre en priorité la probabilité la plus élevée et mettre en arrière la probabilité la moins élevée. Voilà. Voilà, c'était juste un petit partage sur le sujet. Je vous mets en lien, dans la description de la vidéo, le livre de mon ami Piero San Giorgio. Au revoir mes amis.
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