
Narration of a June 24, 2021 Grumman 1A crash near Claiborne, Texas. The speaker describes the accident timeline (aircraft at ~2,600 ft, photographed/filmed ~6 minutes after takeoff and ~10 minutes before impact), the two fatalities (two 20‑year‑old men, including a pilot cadet of the US Air Force with about 200 flight hours), wreckage observations indicating a near-vertical high-vertical-speed, low-horizontal-speed impact, and investigative evidence that the canopy (verrière) was fully open at impact. The video explains aerodynamic effects of an open canopy (large drag, nose-up pitching, loss of airspeed), pilot likely responses (reducing power leading to stall/spin), and recovery of electronic records (portable GPS, engine monitor) used by investigators.
Questions this video answers
24 June 2021
Near Claiborne, Texas
Approximately 2,600 feet
Grumman 1A, manufactured 1971 (described as similar to 1971 model)
Lycoming piston engine, 150 horsepower
Mes amis, bien le bonjour. Nous sommes le 24 juin 2021 dans la région de Claiborne, un bled un peu perdu dans le Texas. La température ce dimanche avoisine les 35°C à l'ombre et le ciel est bleu. Dans ce ciel, on a un avion de type Grumman 1A. C'est un avion à hélice, deux places, monomoteur. et à un moment donné, il y a un habitant qui voit cet avion passer au-dessus de sa tête, assez haut, 2600 pieds en ce moment-là, et puis, soudain, il a l'impression que cet appareil descend verticalement, un peu trop verticalement à son goût. Donc, ce membre du public va prendre sa voiture, il va s'inquiéter suffisamment pour prendre sa voiture, et aller jeter un coup d'œil. Il regarde, il n'y a que des étendues désertiques, il ne trouve rien, il revient chez lui, Mais plus tard, d'autres personnes vont trouver un avion par terre et ils vont appeler la police. Cet avion s'est écrasé, il est tombé quasi verticalement du ciel et puis à l'intérieur il y a deux morts. Il y a deux jeunes hommes, ils ont 20 ans chacun. Il y a le pilote qui est un cadet de l'US Air Force, il a à peu près 200 heures de vol et justement il vole sur cet appareil pour faire des heures et remplir son carnet. Ces appareils ne sont pas très chers, c'est une machine fabriquée en 1971 disposant d'un moteur Lycoming à piston de 150 chevaux d'une hélice à pas fixe et donc c'est la machine on va dire presque idéale pour juste qu'un pilote débutant remplisse son carnet. Avec lui il y avait un jeune homme de la région qui avait souhaité faire un vol pour une sorte de baptême en fait. C'est la première fois de sa vie qu'il monte dans un avion et ce sera malheureusement la dernière. Très rapidement, un TSB est sur les lieux et commence à enquêter. Ces enquêtes doivent être faites vite et elles doivent donner des résultats. On doit comprendre ce qui s'est passé. Est-ce que c'est une erreur humaine ? Est-ce que c'est une erreur technique ? Parce que très souvent, il y va de la vie d'autres pilotes. Si un avion s'écrase et que ceci est lié à, par exemple, une erreur de maintenance qui est assez récurrente ou bien un problème de fabrication avec l'appareil ou certains de ces éléments, eh bien, d'autres vies seraient menacées. Donc, il faut très vite savoir. enquêter sur des petits appareils, ce n'est pas facile. Sur des grands, c'est difficile, mais au moins, il y a une boîte noire. Il y en a deux, en fait. Sur les avions de ligne, il y a un CVR, un enregistreur des voies dans le cockpit. Anciennement, il faisait 30 minutes. Il enregistrait les dernières 30 minutes. Maintenant, il fait 2 heures, voire plus. Et puis, il y a aussi un enregistreur des paramètres de vol qui, anciennement, enregistrait 4 ou 5 paramètres et aujourd'hui, il enregistre des centaines. dans des petits coucous à hélice, il n'y a rien. Donc les enquêteurs doivent faire un travail de Sherlock Holmes pour essayer de comprendre ce qui s'est passé. Alors, un des premiers éléments qui va les frapper, c'est que l'avion semble avoir percuté le sol avec une vitesse verticale élevée. mais une vitesse horizontale très faible. La preuve, c'est que quand on regarde l'épave, toutes les pièces sont au même endroit. Si l'avion avait tapé contre le sol à forte vitesse, il aurait été éparpillé sur des centaines de mètres. Alors que là, tout est au même endroit, on dirait qu'il est tombé du ciel en un seul bloc comme ceci. Deuxièmement, assez rapidement, les gens vont attirer leur attention sur une vidéo qui est apparue sur les médias sociaux. C'était une vidéo du passager qu'il avait partagé durant le vol. En fait, il prend son téléphone et il filme. Il part d'une aile à l'autre. Il filme l'horizon. et grâce à certains éléments visibles sur l'horizon, l'INTSB peut localiser l'avion, peut savoir à quel moment cette vidéo a été prise. Elle a été prise 6 minutes après le décollage, 10 minutes avant le crash, parce que le lieu de la vidéo, d'après les paramètres qu'il y avait dehors, a été comparé au tracé radar et ceci permet exactement de savoir à quelle heure l'avion est passé par là. Un détail frappant sur la vidéo, la verrière était ouverte, c'est-à-dire que cet avion qui est de place n'a pas de porte. c'est un appareil où on rentre par la verrière. Donc il a une verrière, c'est une sorte de bulle en plexiglas, contrairement à ce que son nom l'indique, elle n'est pas faite en verre mais en plexiglas. Donc c'est une bulle en plexiglas, munie de renforts en aluminium, riftés et puis placés sur des rails qui lui permettent de reculer. En reculant la verrière, les pilotes ou les passagers peuvent accéder à l'avion. Autre élément qui va les intéresser, c'est la température ce jour-là, sur les métars, 35°C à l'ombre, 2 mètres sous-abri. Donc, là on commence à avoir à essayer d'avoir une concordance, c'est-à-dire que dans ces avions, il n'y a pas de climatisation, ils peuvent devenir extrêmement chauds et il est d'ailleurs très courant que les pilotes, pendant qu'ils sont au roulage, avant de décoller, il est très courant qu'ils le fassent avec la verrière complètement ouverte. Et c'est seulement quand ils sont sur le point de s'aligner sur la piste, qu'il la ferme complètement. Elle dispose de plusieurs mécanismes de fermeture. Sur certains avions, c'est sur le côté, sur d'autres comme le Jodel, c'est au-dessus de la tête du pilote avec une sorte de loquet où il doit pousser et puis tourner pour serrer, pour que la verrière se bloque. Mais là, ouvrir la verrière en plein vol, c'est beaucoup moins courant. Sur cet avion, le 1A, Il y a un petit écriteau imprimé par le constructeur et placé en évidence qui dit que il est possible de voler avec la verrière partiellement ouverte. La verrière partiellement ouverte jusqu'à une vitesse de 130 nœuds. Là, il est strictement interdit de voler avec la verrière complètement ouverte. Sur la vidéo partagée sur les réseaux sociaux, la verrière était partiellement ouverte. Maintenant, ils vont aller voir au niveau de l'épave. Quand ils regardent au niveau de l'épave, il y a des traces qu'on appelle des traces témoins. C'est-à-dire que sur le fuselage, en arrière de la verrière, sur le fuselage, il semblerait que le dispositif de guidage de la verrière a laissé une trace. Il a laissé une trace qui probablement est survenue lors de l'impact. Ceci est surprenant parce qu'ils prennent un appareil absolument similaire, ils ouvrent la verrière à plusieurs niveaux et ils réalisent pour que cet impact eut lieu, il faudrait que la verrière soit complètement ouverte au moment du crash. Donc verrière complètement ouverte, ça veut dire qu'elle couvre en partie le fuselage arrière et au moment de l'impact, il y a un coup qui va arriver sur la verrière ou sur les rails de celle-ci et ceci va laisser une trace très caractéristique sur le fuselage. Quand ils regardent, quand ils comparent, ils font les mesures, ils remontent au niveau du sol, ils remontent la verrière pièce par pièce, en tout cas les supports, le plexi est complètement éclaté, mais ils remontent le support, ils prennent des mesures, ils réalisent que la verrière était complètement ouverte au moment de l'impact. Ils vont donc aller creuser plus loin. Ils vont parler aux parents et aux instructeurs de ce pilote. Ils vont leur dire oui, il avait l'habitude quand il faisait très chaud et Dieu sait que dans la région, il fait tout le temps très chaud, en particulier au mois de juin. Eh bien, il avait tendance à voler avec la verrière partiellement ouverte. C'était pour avoir de l'air parce qu'autrement, c'était étouffant, la chaleur était étouffante à l'intérieur de l'avion. Par contre, pourquoi l'avait-il complètement ouvert? Il parle également à un responsable de Grumman Aviation pour essayer de voir un petit peu c'est quoi cette interdiction et pourquoi elle est là. En fait, Grumman va expliquer que normalement, ils déconseillent très très très fortement, ils interdisent même aux pilotes de voler à la verrière ouverte. parce que l'ouverture de celle-ci va perturber le flux d'air autour de l'appareil, va dégrader le coefficient aérodynamique de l'avion et va créer une forte résistance à l'avancée à l'air. D'ailleurs, même dans une voiture, les fenêtres ouvertes, la voiture va avoir un Cx, un coefficient de résistance à l'air, un coefficient aérodynamique, qui sera plus mauvais avec les fenêtres ouvertes. Quand les fenêtres sont fermées, l'air pourra s'écouler autour de la voiture alors que lorsqu'elles sont ouvertes, il va rentrer et créer des perturbations et celles-ci ne sont pas gratuites. Elles vont coûter plus cher en consommation. Sur cet avion, c'est à peu près pareil, sauf que c'est plus brutal encore. L'expert a expliqué que si la verrière est complètement ouverte, il faut s'attendre à une traînée très, très, très forte et le pilote doit réellement faire gaffe à cette traînée-là parce qu'elle peut lui faire perdre de la vitesse s'il ne fait pas attention. Il y a un témoignage sur un site d'une association de pilotes où il y a deux gars qui expliquent avoir décollé volontairement avec la verrière ouverte sur ce type d'appareil parce qu'ils ne savaient pas que ça pouvait être un problème. Une fois qu'ils sont arrachés du sol, ils ont réalisé qu'ils ne pouvaient pas maintenir un taux de montée de plus de 100 pieds par minute. Ça veut dire que pratiquement, il faudrait voler une bonne minute pour avoir 30 mètres de hauteur. Ça veut dire que s'il y a des bâtiments autour, des arbres et tout, ils vont se les ramasser. Ce jour-là, ces gens s'en font une frayeur de leur vie. L'avion ne montait pas. Et ce qu'ils ont fait à un moment donné, ils ont dû ouvrir leur ceinture, littéralement se mettre debout sur leur siège, remonter leurs bras et pousser la verrière à deux, à quatre mains, pour pouvoir la fermer. Il disait que les gens en dehors étaient très surpris de voir un avion passer à basse altitude avec deux pilotes debout dedans, lâchant les commandes, en train de chercher à fermer la verrière à tout prix. Donc l'ouverture de la verrière est un véritable problème sur ces appareils. Après, bien sûr, même si l'appareil n'a pas de boîte noire, il faut savoir qu'on trouve de plus en plus d'électronique, forcément. Par exemple, il y a des GPS portatifs que les pilotes ramènent avec eux, qu'ils placent quelque part, et ça permet de les aider à naviguer. Ces GPS ont une mémoire, ils permettent de visualiser la vitesse de l'avion, sa hauteur, sa position, et des fois, s'ils ne sont pas trop endommagés, et souvent ils ne le sont pas dans ce genre d'accident, il est possible de récupérer la puce qu'il y a dedans, ou la mémoire, ou le circuit, l'emmener en labo s'il le faut, et lire le contenu. Des fois, ça se fait avec l'aide du constructeur qui explique c'est quoi le protocole, qui est utilisé pour les données, sous quel format elles sont et ainsi de suite. Autre chose, cet appareil disposait d'un système de monitoring du moteur. C'est un système électronique qui donnait un écran, donc les instruments à aiguilles étaient remplacés par un instrument électronique, par une sorte d'écran, et cet écran avait des sondes au niveau du moteur et il permettait deux choses. D'un côté, il affichait les paramètres moteurs sur l'écran, mais d'un autre côté aussi, il les enregistrait. Ça lui permettait justement, par la suite, de fournir ces données aux mécaniciens et aux techniciens qui veulent faire de la maintenance. Si le pilote, par exemple, se plaint d'une mauvaise performance ou d'un bruit bizarre ou d'une variation de régime ou autre, ils pourront toujours regarder et accéder à plein de paramètres qui leur permettront de comprendre ce qui s'est passé. Cet appareil n'a pas été endommagé lors du choc, donc il permet de savoir ce que le moteur faisait. En fait, il réalise la chose suivante. C'est que l'avion, on le sait, volait avec la vérier à moitié ouverte. À un moment donné, ce qui va se passer, c'est que volontairement ou involontairement, mais probablement les deux gars ont voulu agrémenter peut-être le vol, ils ont voulu peut-être ouvrir complètement la verrière, voler dans une sorte d'avion décapotable comme anciennement, où les pilotes volaient avec des lunettes et des écharpes et tout ça, puis ils avaient la tête d'or. Eh bien, lors de l'ouverture de la verrière, Il y eut soudainement donc une traînée énorme. Ça signifie que deux choses vont arriver. L'avion va subir une traînée énorme et donc il aura tendance à ralentir. Il aura tendance également à se cabrer. Il y a un effet aérodynamique qui fait que cette perturbation aura tendance à faire cabrer l'avion, ce qui a tendance à accentuer justement le ralentissement. Mais aussi, ceux qui ont volé avec la verrière ouverte, volontairement ou occidentalement, expliquent que l'air est très fort, que le courant d'air est très fort, qu'on sent l'air pulsé, la pression d'air pulsé dans les oreilles, il y a le bruit du moteur, et que c'est assez perturbant comme situation. Donc, imaginons que ceci soit arrivé de manière intempestive, que la verrière est reculée d'un coup, l'avion soudainement ralentit, il se cabre, et là le pilote, il va avoir un réflexe humain, imaginons, il a la main sur la manette des gaz, que fait-il pour essayer d'améliorer sa situation, pour essayer de réduire le flux d'air qui est en train de lui arriver sur le visage, réduire ce bruit, réduire ce brouhaha ? Quel serait le réflexe naturel ? Le réflexe naturel, c'est justement tirer sur la manette pour ralentir les gaz. Le problème, c'est qu'au moment où il tira sur la manette pour ralentir les gaz, l'avion va décrocher. Cet avion en particulier a une réputation un petit peu moyenne chez beaucoup de pilotes. En particulier, ils disent que les premières versions, elle a été fabriquée en 68, que les premières versions étaient relativement casse-gueule pour être honnête. Ça veut dire qu'il avait tendance, comparativement à d'autres avions d'école, comme le Cessna 152 ou au 170 ou au 177 ou autre, eh bien, il avait tendance à décrocher à une vitesse beaucoup plus élevée. et quand il décrochait, il avait une sorte de comportement malsain et qu'une mauvaise action sur les commandes pouvait assez facilement l'envoyer en vrille. Vrille pour laquelle il n'était pas certifié par ailleurs. Donc, voici ce qui s'est passé. D'après tous les instruments, les paramètres de l'enquête, les témoignages, le pilote, avec son passager, s'est en train de voler à 2600 pieds dans les environs de Claiborne. À un moment donné, ils ont la verrière à moitié ouverte mais ils décident de l'ouvrir complètement ou ils décident de la manipuler et elle s'ouvre complètement. Ceci va créer un ralentissement brutal de l'appareil, un cabrage de celui-ci et un vent, énormément de vent relatif qui va rentrer, beaucoup de bruit. Dans un réflexe purement humain, le pilote va tirer sur la manette des gaz pour ralentir les gaz, pour essayer de calmer un petit peu ce courant qui est brassé par l'hélice qui arrive vers lui. Ceci va faire en sorte que l'avion va ralentir encore plus et c'est le décrochage. C'est le décrochage du qu'ils ne vont jamais récupérer en fait. C'est-à-dire que le bon réflexe aurait été dans ce cas-là. rajouter les gaz et puis ne pas oublier que cet avion avait en réalité, même si c'est un monomoteur, il a deux moteurs. Le premier moteur, c'est le moteur qui est installé devant. Le deuxième moteur, c'est l'altitude. Ça veut dire que si nécessaire, troquer de l'altitude pour de la vitesse. Ça veut dire que mettre le moteur à fond et si la vitesse. ne veut pas se stabiliser ou continuer à ralentir, ça veut dire qu'il n'y a pas assez d'énergie pour gérer cette situation qui est énergétiquement déficitaire, et donc le moteur ne sera pas capable tout seul de gérer, de donner assez de traction pour combattre la traînée, et dans ce cas-là, il faut accepter de perdre de l'altitude. Ça signifie pousser sur le manche et voir quelle est la perte d'altitude qui permet de stabiliser la vitesse. et après essayer de fermer la verrière ou bien si nécessaire, la région c'est juste un désert, si nécessaire... S'il n'y a plus moyen de maintenir l'altitude, c'est que forcément, ça va être un atterrissage d'urgence. Soit sur un aéroport, soit s'il le faut en rase campagne. En tout cas, voilà. C'est juste une erreur, malheureusement, une seule erreur, une ouverture d'une intempestive ou volontaire. Le NTSB n'a jamais pu déterminer de cette bulle. Et puis le résultat net, c'est que des actions sur les commandes et sur le moteur qui font que la situation va complètement dégénérer. Merci mes amis d'avoir regardé cette vidéo jusqu'ici. Puis si vous êtes dans un héro-club, faites hyper gaffe à ces bulles, à ces derrières. Arrangez-vous qu'elles soient super bien fermées, y compris quand il fait chaud. À très bientôt.
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