
The speaker describes a health scare with chest pain and breathing problems that sent them to the emergency room for ECG and blood tests. They're recovering on doctor's orders and share thoughts on the gilets jaunes protests, worried about police violence and sympathetic to protesters' economic struggles.
Bonsoir mes amis, je suis désolé un peu de ce silence, ça fait bien 4-5 semaines que je ne suis pas apparu, en fait j'étais malade et puis Mon médecin m'a demandé de « take it easy », comme on dit en anglais, ça signifie me déconnecter. J'ai même eu trois semaines d'interruption de travail. Je ne vais pas vous cacher, ce qui m'est arrivé, c'était que ça ressemblait à une crise cardiaque. En fait, j'étais à la maison, c'était le soir, je finissais une séance d'écriture et puis j'étais en train d'éteindre les lumières, littéralement, puis à un moment donné, j'ai commencé à me sentir pas bien. J'ai commencé à avoir du mal à respirer alors que je faisais aucun effort. J'ai senti, je sais pas, j'ai senti ma poitrine se refermer. J'étais mal. J'ai essayé d'ouvrir les fenêtres, marcher un peu, tout ça. J'ai mesuré ma tension artérielle, elle était énorme. Et puis, à un moment donné, il fallait bien appeler qui de droit. Donc j'ai appelé J'ai appelé les autorités, on m'a envoyé une taxi, ils me cherchaient à la maison parce qu'il n'y avait plus d'ambulance ce soir-là. On m'a mis un électrocardiogramme, je suis arrivé aux urgences. Ici, t'attends 4-5 heures, facile. Là, je suis arrivé, on m'a pris tout de suite. Ils m'ont couché sur une table, j'ai enlevé mon tee-shirt. Et puis, ils m'ont placé des électrodes. Il y en avait une douzaine, pratiquement. J'en avais pratiquement même sur l'épinilliac. Même là, en bas, au niveau de l'aine. Enfin, pas au niveau de l'aine, mais plus haut au niveau de la ceinture, si vous voulez, j'en avais. Il y avait un électrocardiogramme, le médecin a regardé, il a dit, voilà, le gars n'est pas en train de mourir, c'est tout. On m'a fait une prise de sang, parce que vous savez, quand on fait une crise cardiaque, il y a des enzymes très particuliers qui correspondent à la dégradation des cellules cardiaques. Moi, il n'y en avait pas. La réalité, c'est que je n'étais pas en train de mourir. Maintenant, c'est vrai que sur le moment, ça m'a embêté. C'est pas que j'ai envie de vivre jusqu'à 100 ans, Voilà, j'ai une mouflette de dimanche, pas envie de la laisser à la traîne, même si elle a une assurance vie énorme et tout ça, mais quand même. Voilà, j'étais mal. Et puis, c'était juste une alerte comme ça. Ça vient d'où ? Le médecin m'a dit, tu stresses trop, tu prends trop les choses à cœur. Arrête de travailler pendant trois semaines, déconnecte-toi de tout, vide ta tête, tout ça. Ça arrive, je veux dire, je suis désolé. C'est vrai que j'étais un petit peu... Je ne vous cache pas, j'ai peut-être un ancêtre japonais, mais j'étais un petit peu gêné quand je ne suis pas mort parce que je me suis dit... Voilà, t'as dérangé tout ce monde, ils ont été inquiets pour toi, ils t'aidaient, tout ça. Je veux dire, finalement, t'es pas en train de mourir, quoi. C'est tout. Je veux dire, je comprends qu'une fille de 17 ans fasse ce genre de trucs, mais bon, moi, à mon âge, c'est pas... Je suis pas censé faire ce genre de coups. Bon, voilà, ça m'est arrivé, ça m'est arrivé. Qu'est-ce que vous voulez ? C'est la vie, quoi. Donc, j'ai pas de traitement, quoi que ce soit. Je suis... Juste moi, mon seul traitement, c'est de me reposer, marcher tous les jours, boire de l'eau, Et puis voilà, c'est tout. C'est pas plus compliqué que ça. Mais voilà, c'est tout. C'est ce que je voulais vous dire. C'est pour ça que j'étais un petit peu écran noir ces derniers temps. J'ai pas regardé les news, mais très peu. Très peu. J'ai vu que l'histoire des des gilets jaunes, j'ai vu que ça a continué. Je ne suis pas surpris, je veux dire, les gens sont un petit peu touchés dans leur... Ils sont touchés au porte-monnaie, mais pas seulement au porte-monnaie, ça signifie que ça commence à toucher les bases, quand les gens n'arrivent plus à payer l'essence pour aller travailler, quand ils n'arrivent plus à se réchauffer, quand ils n'arrivent plus à payer leur bouffe, manger décemment, c'est vrai que ça commence à toucher, je vais vous dire. Je vais vous dire un truc. Je vais quand même vous le dire. Vous savez, moi, j'ai pas voulu trop tartiner sur cette histoire de gilets jaunes parce que j'ai vu que les flics sont en train de les travailler un petit peu en férocité, façon Première Guerre mondiale. Là, les mecs, ils partent, ils reviennent avec un œil en moins. Je veux dire, ça va créer une génération d'éclopés, ça va créer une génération de gueules cassées, cette histoire. Alors, à ce moment-là, moi, je me suis dit quoi ? Vous savez, on est moralement responsable des conseils qu'on donne. Il faut quand même savoir raison garder. Moi, je suis quoi ? Moi, je ne suis pas français, je ne vis pas en France. Je serais très mal inspiré de dire aux gens, vous savez quoi ? Allez, sortez, faites du foin et puis qu'ils vous tirent dessus et tout, non ? Ce n'est pas juste de faire ça. Ce n'est pas juste. J'aurais été français, j'aurais habité en France, probablement j'aurais été gilet jaune. Je pense, je pense. Mais c'est ce que je pense seulement, ce que je suis en train de dire. C'est seulement ce que je pense. La réalité est peut-être autre. Si j'avais été peut-être en France, j'aurais peut-être fait autrement. Je ne sais pas. Mais en tout cas, ce que je sais, c'est que moralement, moralement, j'ai du mal depuis ici, tranquille, sur mon île et tout ça, à dire aux Français, bon, allez-y, on regarde. Il faut être un petit peu... Je sais pas, ça me bloque quelque part, vous comprenez ? C'est tout, ça me bloque. Même si je comprends, je soutiens ce mouvement, je comprends très bien. Même si des fois il y a des travers et tout ça, c'est vrai que... Mais je comprends l'exaspération des gens. J'ai pas envie de vous dire... J'aime pas le truc genre, oui, j'avais dit, mais c'est pas ça. Je dis pas dans cette optique, mais vous savez, à l'époque des élections françaises et même bien avant, j'avais fait énormément de vidéos où le but était de formuler une mise en garde quand même par rapport à ce qui allait se passer. Je vous disais, ne votez pas pour Macron et ça clique. Voilà, vous avez voté pour Macron, c'est ça ? Donc voilà, comme on fait son lit, on se couche après tout, c'est... Moi, le résumé de toutes mes vidéos, vous pouvez les regarder, elles sont toujours là, c'est des heures et des heures de vidéos avec des éléments, avec des... Je sais plus, j'ai raconté des choses qui étaient fondées, en tout cas sur le moment, quoi, ils m'assemblaient. C'est tout. Résumé en deux mots, c'était ne votez pas pour ce cul, quoi. Mais voilà, vous avez voté pour lui, vous l'avez hérité lui, vous avez hérité son Benalla de service et d'autres. Vous avez hérité toute sa folie, parce que vous savez, ce type... Il n'est pas là pour vos gueules. Il faut le dire honnêtement, il n'est pas là pour vous. Lui, il veut sauver le monde, il veut sauver la planète, il veut sauver l'univers. Il est dans cette optique-là. Le mec, lui... Vous, vous avez du mal à payer votre essence pour aller travailler, mais lui, il aimerait bien la rendre encore plus chère, parce que lui, il veut sauver l'humanité, il veut sauver la Terre, il veut sauver les ours. La banquise, toutes ces conneries, vous comprenez ? Pardon. J'ai un petit coup de froid. Voilà. Donc, il n'a pas les mêmes préoccupations que vous. Vous, vous pensez à vos gueules, vous pensez à trouver un toit pour vos têtes, pour vos enfants, pour je ne sais plus quoi, pour vos SDF, pour vos gens qui ont des problèmes. Mais lui, il veut s'occuper de la démographie africaine, de la démographie asiatique. Lui, il veut loger des migrants, lui, il ne veut pas loger des Français. Il n'en a rien à foutre des Français, il en a honte. Comme beaucoup de sorties l'ont illustré très amplement. Chaque fois qu'il va à l'étranger, il vous tape dans le dos. Je pense que ce n'est pas la... Il est hostile, je veux dire, je n'ai pas envie de dire qu'il est francophobe, mais bon, voilà, on se comprend. Quant à cette histoire de gilets jaunes encore, franchement, comme disait Mitterrand, il faut se méfier de l'horrible dualité des révolutions, c'est tout, c'est tout ce que j'ai envie de vous dire. À titre personnel, à titre collectif, bon, c'est sympa, je comprends, mais à titre personnel, honnêtement, juste entre toi et moi, voilà, juste toi et moi, ne perds pas un oeil pour ça, franchement, parce que ça ne vaut pas la peine. Les mecs, ils vont faire leur foin, tout ça. Tôt ou tard, il se formera un groupe de profiteurs, tu ne les verras jamais. Tu ne sauras même pas d'où ils viennent. Ils sortiront de leurs hôtels avec leurs cartables et leurs costumes. Je veux dire, ils arrivent, ils raflamisent. Et eux, ils auront leurs deux yeux. Ne t'inquiète pas. Et toi, tu vas te retrouver avec un oeil en moins, une couille en moins ou une jambe en moins. Vous savez, c'est une vidéo à bâton rompue, je pensais même pas la faire. Je l'ai acheté dans une soirée, je rentre à la maison, je me suis dit tiens, il faudrait peut-être que je dise bonjour. Donc voilà, c'est un petit peu sur le vif que je la fais. Mais voilà, mes amis, c'était juste pour dire un petit coucou. Mais faites attention à vous, je sais que les temps sont durs, raison de plus pour faire gaffe. Enfin. Je vous laisse mes amis et je vous souhaite tout de bon comme on dit en Suisse. C'est tout ce que je peux vous souhaiter pour le moment. A bientôt.
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