
Laurent Mofesse explains how EU immigration rules gave non-EU family members of EU citizens easier access to the UK than non-EU relatives of British citizens could get. ECJ rulings like Zambrano created exceptions that overrode UK law, fueling resentment that helped drive the Brexit vote.
Bonjour mes amis. Je suis rentré hier de Budapest. Ce voyage en Hongrie était le dernier de l'année. A partir de janvier, ça va être encore un vol presque une semaine sur deux. Mais pour le moment, ça va. Pour le moment, je suis tranquille. Mon année 2019 est terminée. Je peux roder autant que je veux en voiture avec des jerseys d'équipes, diverses équipes de foot, même si je ne regarde pas le foot en réalité. Aujourd'hui, je suis là pour vous parler de Brexit et immigration, parce que c'est une question très récurrente. Dès que le sujet du Brexit arrive sur la table, les gens posent la question « est-ce que l'immigration a joué un rôle ? ». Alors, je vais vous parler un petit peu de cela. Tout d'abord, il faut comprendre que le système d'immigration dans les pays européens est un système à deux têtes, si vous voulez. Dans chaque pays, en France c'est pareil, en Angleterre, au Royaume-Uni, c'est pareil. Il y a, au Royaume-Uni en particulier, il y a deux systèmes d'immigration parallèles. Très particulier. Si tu veux obtenir un permis de conduire, si tu veux conduire une voiture, il n'y a qu'une seule administration, il n'y a qu'une seule manière d'obtenir un permis de conduire. Par contre, si tu veux obtenir une carte de séjour au Royaume-Uni, il y a deux voies. Il y a la voie des lois locales, donc des lois britanniques, Et puis, il y a la voie des lois européennes. Donc, on a en réalité une seule administration, qui est l'Euromofis, qui a plusieurs bureaux, plusieurs départements. Certains travaillent sous les lois locales et d'autres travaillent sous les lois européennes. Alors, ça vous montre, ça crée des situations très intéressantes. La loi britannique, la loi britannique, en termes d'immigration, est extrêmement, extrêmement compliquée. Elle est très difficile, elle accorde les cartes de séjour au compte-gouttes et énormément de situations qui sont des fois, dans d'autres pays, qui permettent automatiquement d'obtenir des cartes de séjour ne sont pas automatiques au Royaume-Uni. Exemple, récemment, je lisais le cas de quelqu'un un anglais qui est marié à une femme d'Afrique, je ne sais plus de quel pays africain elle était. Et puis, ils lui ont refusé, ils ont refusé une carte de séjour pour son épouse en leur disant, allez vivre en Afrique, en lui disant, prends ton épouse, vas vivre avec elle en Afrique. Ils lui ont cité des cas de jugement. Ils ont dit, aucun tribunal ne peut obliger le Royaume-Uni à accepter les choix de vie d'un couple. Vous pouvez tout à fait vivre en Afrique. Il n'y a aucune raison pour laquelle vous devriez vivre ici. J'ai vu des cas de personnes qui avaient même grandi ici, auxquels on demande de partir, genre au Pakistan d'ailleurs, en disant... c'est pas déraisonnable de vous demander de partir. Oui, c'est vrai, vous ne parlez pas la langue du pays. C'est vrai que vous n'avez pas beaucoup de familles là-bas et tout ça. Mais par contre, ce n'est pas déraisonnable. C'est difficile, mais ce n'est pas exceptionnellement difficile pour vous d'aller dans le pays de vos racines, d'apprendre la langue et tout ça. Donc, la loi britannique, d'un côté, est extrêmement difficile. La loi européenne est, d'un autre côté, extrêmement ouverte, extrêmement relaxe. De sorte que, et là, ça va être très particulier. Écoutez bien celle-ci. Un Anglais qui vit en Angleterre, qui se marie par exemple avec une Mexicaine, aura beaucoup de mal à ramener son épouse Mexicaine en Angleterre. Il pourrait, c'est difficile, il paiera très cher pour rien que la demande de la carte de séjour, je crois que nous sommes en train de parler au-delà des 1000 euros, je crois que c'est même 2000 euros, rien que pour la demande, avec un taux d'échec assez élevé. Alors qu'un Espagnol, qui vient d'arriver, qui est arrivé la semaine dernière en Angleterre, peut, pourrait ramener son épouse mexicaine, comme ça, sur un claquement de doigts. et gratuitement. Je crois que les frais de dossier sont de l'ordre de 50 euros. Vous voyez la différence ? Ça signifie qu'aujourd'hui, au Royaume-Uni, les Anglais ne peuvent pas... Alors attention, l'Anglais, en principe, ne peut pas se référer à la loi européenne. Pourquoi ? Parce que, comme il est dans son pays, il est au Royaume-Uni, il est considéré comment ? Il est considéré Anglais, il n'est pas considéré Européen. Donc, un Anglais en Angleterre ne peut pas, en principe, se référer aux lois européennes. D'accord ? il est obligé de passer par les lois britanniques qui sont extrêmement difficiles. De sorte qu'on a un système aujourd'hui qui est très paradoxal où les gens, les étrangers qui viennent de l'Union Européenne, ont plus de facilité à obtenir des cartes de séjour pour leur famille et autres que des Britanniques qui sont dans leur pays. D'accord ? Donc ça, c'est déjà une anomalie qui a pesé dans le Brexit. Pour aller plus loin, la loi européenne a de plus en plus créé, on va dire, des sortes de trous ou des exceptions dans la loi britannique. Exemple, je vous ai dit qu'en principe un britannique ne peut pas utiliser la loi européenne. Oui, en principe, il y a des exceptions. Exemple, vous allez sur le site de l'ECJ, la Cour européenne, et vous allez voir qu'il y a un certain nombre de jugements, dont certains ont été initiés contre le Royaume-Uni, et le Royaume-Uni a perdu, et ça a créé des jurisprudences. Parce qu'il y a effectivement, si tu regardes le déplacement des Européens et leurs familles à l'intérieur de l'Union Européenne, il est régi par la directive EC 10 2004, qui dans sa dernière version était active en 2006. Mais, n'empêche que par la suite, il y a eu énormément, il y a eu par exemple Zambrano qui a eu un jugement, il y a eu Surendersing, il y a eu Lounès, etc. qui sont arrivés créer des exceptions. Alors, je te donne un exemple d'exception. Il y a une fois, un Britannique, il vivait avec son conjoint ou sa conjointe dans un pays de l'Union Européenne. Il est Britannique quand l'Union Européenne est considérée comme européenne. Il a utilisé les lois européennes. Par la suite, il veut venir avec son conjoint ici, au Royaume-Uni. Le Royaume-Uni dit non. Vous êtes Anglais au Royaume-Uni, on vous voit comme un Anglais. Et donc, on vous applique les lois anglaises. Selon les lois anglaises, vous ne pouvez pas ramener votre conjoint. la personne a porté le cas devant la Cour de justice européenne, le Royaume-Uni a perdu. Ça a créé ce qu'on appelle le jugement sur-indersing. Le jugement sur-indersing dit que si une personne de l'Union européenne vit dans un pays autre que le sien avec quelqu'un qui est extérieur à l'Union européenne, elle pourra plus tard revenir dans son pays et elle doit être vue comme européenne. C'est un exemple particulier. Il y a eu le jugement Lounès, par exemple, qui est plus récent. Le jugement Lounès, c'est quand t'as quelqu'un qui est européen, qui est naturalisé britannique, il y a eu un cas comme ça, où la personne était européenne, naturalisée britannique, elle voulait utiliser les lois européennes pour ramener son conjoint, et puis les britanniques ont dit non. Vous êtes naturalisé britannique, on vous voit comme britannique. La personne a porté le cas devant un cours de justice, Royaume-Uni a perdu. Et encore, ça a créé une autre troupe. Comment on le vit, comment c'est vécu ici ? C'est vécu en fait, chaque fois qu'il y a certains de ces jugements qui arrivent, c'est vécu comme une part de la souveraineté britannique sur ces lois, sur qui rentre, qui ne rentre pas, qui est perdue. Qui est perdue et qui donc va commencer à devenir, à passer sous l'égide des lois européennes. Ça c'est un point important. Autre point important aussi. Les lois, les lois européennes, très souvent dans leur esprit, vont à l'encontre des lois britanniques. Je vous donne un exemple. Ici, un Britannique, imaginons une femme britannique se marier à un type, je ne sais pas, un type de, prenons un pays au hasard, je ne sais pas, un Brésilien, d'accord ? Elle veut se marier à un Brésilien. Imaginons que ce Brésilien est un quasi-judiciaire long comme le bras. Si cette britannique applique, fait la demande pour son époux sous la loi britannique, il n'a aucune chance. Parce que la loi britannique ne permet pas à des criminels d'obtenir des cartes de séjour. Quelqu'un qui a un dossier, qui a un cas judiciaire, ne peut pas venir en Angleterre. Que dit la loi européenne sur cela ? La loi européenne n'en parle même pas. Ça signifie que Autant la Britannique ne pourra pas ramener son mari brésilien, mais autant, si on a une Polonaise qui arrive ici depuis une semaine, elle peut tout à fait ramener un criminel d'ailleurs, sous les lois européennes, et on n'a même pas le droit de lui demander son casier judiciaire. D'accord ? Vous voyez le truc ? Ceci a permis, à plusieurs reprises, que des gens recherchés ailleurs ou des criminels des grands chemins soient arrivés en Angleterre et parfois ils se sont distingués assez rapidement par des crimes et puis c'est arrivé en première page des news. Pareil pour l'expulsion. L'expulsion, si on est sous les lois anglaises, on expulse assez facilement les criminels. Par contre, très souvent, des criminels ont porté leur cas devant la Cour de justice européenne. La justice européenne a dit au Royaume-Uni, non, vous gardez le criminel, vous n'avez pas le droit d'expulser. Pourquoi ? Parce qu'il a une femme, il a des enfants ici. Alors que par rapport au Royaume-Uni, le criminel il part, s'il veut avoir sa femme et ses enfants, il n'a qu'à les prendre avec. Personne ne les empêche de partir. La logique britannique, tu les prends, tu pars avec, on ne t'empêche pas. Par contre, la logique européenne, plus que sa famille est au Royaume-Uni, Il faut que vous le laissiez rester, même si c'est un criminel. Puis ma foi, s'il commet des crimes dans le futur, les victimes, c'est le juste prix à payer pour que lui puisse exercer ce droit-là. On est dans un défasage complet. Autre défasage. La loi britannique est très stricte. On n'est pas comme en France. En France, Jacques Chirac l'avait dit, je crois, ou Sarkozy, je ne sais plus, que 90% des cartes de séjour qui sont attribuées en France sont des cartes de séjour non-travailleurs, des catégories non-travailleuses. Ça signifie que réellement, que 10% viennent dans un contexte de travail. 90% viennent dans un contexte de réunion familiale et autres. Et en général, ça va déboucher sur un chômage de masse, sur une prise en charge sociale de plus en plus lourde et tout ça. Au Royaume-Uni, même les visas de travail, par exemple, ils ont des exigences, des exigences de salaire, des exigences de... Il faut que le job manque sur le marché et tout ça. Et il est pratiquement impossible d'obtenir, ne serait-ce qu'un visa touristique, dans ce pays, pour une personne qui ne travaille pas. Si vous prenez un gars qui vit, je ne sais pas, en Inde ou ailleurs, et qui ne travaille pas, il ne peut même pas visiter l'UK. Il est refusé de manière systématique. Que dit la loi européenne sur ça ? La loi européenne, si vous prenez justement ce que je vous ai cité tout à l'heure, la directive, et attention, directive, régulation, c'est pas la même chose. La régulation européenne doit être transcrite par les pays de l'Union Européenne dans leur propre code, alors qu'une directive, et immédiatement applicable. Alors bien sûr, dans l'application, il y a un petit peu de flexibilité et certains pays se disent, nous, nous l'interprétons comme ça. Mais elle est de force opposable aux pays occidentaux, aux pays européens. Donc, si je prends la directive, la fameuse directive dont je parlais, la EC 10 2004, Cette directive-là, elle dit quoi ? Elle dit qu'un Européen a le droit de ramener dans son pays ses dépendants, a le droit de se déplacer ou bien vivre avec ses dépendants. L'esprit, je pense, c'était son époux, ses enfants, dépendants, d'accord ? On ne peut pas, par exemple, si on prend un gars qui vient d'Italie, d'accord ? qui arrive au Royaume-Uni, et qu'il a une épouse qui est en dehors de l'Union Européenne, genre par exemple une épouse pakistanaise et des enfants pakistanais, le fait de lui refuser de ramener sa femme et ses enfants, ça serait équivalent à le refuser lui-même, parce qu'il ne pourra pas exercer le droit de libre circulation dans l'Union Européenne, Un pays d'Union Européenne lui refuse de ramener sa femme et ses enfants. C'est comme si on lui dit, oui, toi, tu as le droit de venir, mais ta femme et tes enfants sont dehors. C'est une manière de lui dire, tu ne viens pas. Donc, la loi a dit que cette directive a dit que les dépendants ont le droit de le rejoindre. Mais attention, ça crée la situation suivante. On a ici, et pas un cas ou deux, c'est des milliers et des milliers de cas. Talga, qui est par exemple d'origine pakistanaise, il a vécu en Irlande, en Italie ou ailleurs, il a obtenu la citoyenneté d'un de ses pays. Et il est venu ici. Imaginons donc un Pakistanais qui a eu un visa de travail il y a dix ans pour l'Irlande. Il a vécu en Irlande, il a obtenu la citoyenneté irlandaise, il est venu ici en tant qu'européen. Il arrive là. Et il te dit quoi ? J'ai mon frère et son épouse. Ils vivent dans un village au Pakistan. Ils n'ont jamais travaillé de leur vie. Ils ont cinq enfants. Des cas vrais, ce que je suis en train de vous dire. Je n'invente pas. Ce n'est pas de la caricature. C'est réel. Des cas comme ça, il y en a plein. Il y a des montagnes chez Laurent Mofesse. Voici la preuve qu'il dépend de moi. Je lui envoie depuis des années, ça fait 3 ou 4 ans que je lui envoie des Western Union pour payer sa bouffe, pour payer son loyer et tout ça. Donc il est dépendant. Je veux une carte de séjour pour lui. Vous savez ce que dit la loi européenne ? On doit lui donner une carte de séjour. Et donc, ça a créé quoi ? Ça a créé une situation complètement abracadabrante où on va récompenser les gens qui ne travaillent pas, les gens qui n'ont jamais étudié, jamais travaillé, qui n'ont pas plus de compétences professionnelles qu'un bébé de trois mois et qui n'en auront pas parce que les mecs ils ont 40 ans mais n'ont jamais travaillé de leur vie, qui sont toujours dépendants, qui vivent une vie de dépendance. Ils n'ont pas ce concept de travail, ils ont ce concept de dépendance. Cela, la loi européenne les privilégie. Alors que si ce même gars d'origine pakistanaise leur dit j'aimerais ramener mon autre frère qui est chirurgien au Pakistan, qui travaille ou mon autre frère qui a créé une entreprise, il a 500 employés et tout ça. La réponse est non. Non, la loi européenne ne permet pas d'aider ce genre de frères. Donc, on a progressivement glissé vers une situation ubuesque où on a le code britannique qui est extrêmement difficile, qui est, je veux dire, La loi britannique, qui s'appliquerait exclusivement après le Brexit, elle l'est. Mais alors, en France, vous n'en rêvez même pas. Je veux dire, je ne vous parle pas de trucs genre Front National ou autre, du pipi de chat, ça va à côté. C'est une loi extrêmement dure. Moi-même, vous connaissez mes opinions sur l'immigration sauvage et tout ça. Ça m'est arrivé de signer des pétitions en faveur de certains étrangers. Parce qu'en tant que citoyen de ce pays, Je ne suis pas un extrémiste ou un nazi ou autre, mais en tant que citoyen de ce pays, j'ai le droit de regard sur l'application des lois. Autant je veux qu'on les applique, mais autant quand je vois qu'elles sont sorties de leur esprit, j'ai un droit de regard et un droit d'intervention là-dessus. Et en particulier, des exemples, j'ai signé une fois pour une japonaise qui étudiait médecine, je crois, qui avait BAC plus 12 ou je ne sais plus quoi, et qu'on voulait virer pour un vice de forme parce qu'elle a oublié de signer un formulaire ou je ne me rappelle plus c'était quoi le dossier, mais un truc du genre. Ça m'est arrivé de signer deux, trois fois pour des cas où j'ai vraiment pensé que la loi était abusée dans ce cas-là. Mais pour vous dire, la loi britannique est très, très dure et elle correspond vraiment à l'esprit du législateur britannique. et ce que le public demande. En même temps, vous avez des lois européennes de plus en plus laxistes qui permettent de ramener des criminels, ramener des gens qui ne travaillent pas, ramener des gens avec des casiers judiciaires, etc. Et puis, in fine, favoriser sur ce sol-là, sur cette terre-là, favoriser des citoyens étrangers par rapport aux citoyens locaux. C'est complètement aberrant. Et donc cette aberration, cette aberration-là, a été ressentie comme une injustice et a joué quand même sur la décision du Brexit. Ce n'est pas l'alpha et l'oméga. Le Brexit n'a pas été un vote pour ou contre l'immigration. Ce n'est pas ça du tout. Mais ça a pesé, on va dire, dans la balance. Ça fait partie des éléments qui ont été considérés. Mais dans un autre sens, il ne faut pas penser que tous ceux qui sont contre l'immigration ont voté Brexit. Ce n'est pas nécessairement cela. Ce n'est pas une ligne aussi nette que ça. Je vous donne un exemple. Tu peux avoir une entreprise, ici en Angleterre, qui a envie de recruter un Australien, ou un Américain, ou un Japonais, ou peu importe, quelqu'un de surqualifié, elle a du mal à le recruter. Parce que, ben voilà, il y a des quotas, il y a des règles, ils sont non-Union Européenne, c'est très dur de les ramener. D'accord ? Alors qu'en même temps, le fameux plombier polonais peut venir s'installer demain comme ça. qu'il est ou pas du travail, qu'il peut arriver dans un secteur qui est déjà dévasté par le chômage, par la compétition, par tout ça, il peut arriver à venir ajouter son poids là-dessus. Il finira probablement un jour à l'aide sociale. Alors qu'en même temps, on ne peut pas ramener un bac plus douze du Japon. Parce qu'il n'est pas en Union Européenne. Alors que le fait qu'on aille vers le Brexit, permettrait de traiter les étrangers à égalité. Ça signifie qu'on ne va pas traiter un Français mieux qu'un Australien. On va les traiter de la même manière. On va voir qu'est-ce qu'ils pourraient apporter à l'économie, quels sont leurs prospects d'intégration et tout ça, socio-économique. Et à ce moment-là, le Brexit, finalement, du point de vue immigration, est égalitaire quelque part et plus juste. Ça signifie qu'on va vers une immigration plus juste. Et je pense que ce que je suis en train de vous dire depuis tout à l'heure par rapport aux Français, il y a des choses à apprendre du Brexit et en particulier le discours qui est utilisé au Royaume-Uni. Parce que les Français, très souvent, quand ils sentent, par exemple ceux qui sont pro-Brexit ou des choses comme ça, tombent très rapidement dans la caricature, tombent très rapidement dans le piège tendu par le camp d'en face. Et finalement, ils passent pour les mauvais, ils passent pour les extrémistes. Alors qu'en réalité, ce n'est pas vrai. C'est comme ici. Ici, si tu regardes, les partis pro-Brexit ou les politiciens pro-Brexit ne se sont jamais laissés embobiner dans les arguments de la gauche. Si la gauche dit vous êtes pour la fermeture, non on n'est pas pour la fermeture, c'est vous qui êtes pour la fermeture. Parce que nous on ne veut pas être enfermé en Union Européenne, on veut être ouvert vers le monde. Nous pensons qu'on a plus d'ouverture après le Brexit qu'avant et je peux vous le démontrer. D'accord ? Des choses comme ça. Vous êtes contre l'immigration ? Non on n'est pas contre l'immigration, on veut une immigration juste. Pourquoi l'immigration doit-elle favoriser un Polonais ou un Portugais par rapport à un Mexicain ou un Brésilien ou un Australien ? Pourquoi ? Tu trouves ça juste toi ? Pourquoi ce renfermement ? Pourquoi traiter un citoyen canadien comme un non-européen et lui barrer la route ? Tu trouves ça juste toi en termes d'immigration ? En fait, c'est ça, il ne faut pas se... Et en France, malheureusement, il y a beaucoup de travail à faire par rapport à cela. En France, beaucoup de gens qui sont, on va dire, qui sont pour la souveraineté, pour l'indépendance de la France et tout ça, tombent très facilement dans le piège tendu, le piège moral, le piège de la moralisation en fait, tendu par la gauche. Voilà. Je vous laisse. Je crois que j'ai dit beaucoup de choses aujourd'hui. Et puis, je reviens. Je reviens bientôt. Je ne sais pas quand, mais je reviendrai. À bientôt, mes amis.
More from Aldo

La FIN du Royaume-Uni ? L'Ecosse, l'Irlande du Nord et le Pays de Galles veulent partir !

Analyse Présidentielles 2027 : Marine le Pen remet ENCORE le voile sur la table !

Scandale "60 Millions de Consommateurs" : la France mange des pâtes contaminées au Cadmium !

2 dossiers : Accident d'autogyre en Italie & un pilote sauvé par le parachute du Cirrus






