Cathédrale des Invalides : Appel à la prière islamique

A French first-person monologue describing and reacting to an Islamic call to prayer performed during a classical music concert and a separate event in a cathedral tied to Kosovo's 20th anniversary of peace. The speaker recounts hearing Carl Jenkins' modern piece "L'homme armé" (premiered 2000 at Royal Albert Hall), attending a later full performance that included an announced Islamic call to prayer, and his personal decision to step outside during the call; he criticizes the execution of the call and questions the appropriateness of such religious displays in those venues.
Bonsoir mes amis, alors je vois des articles circulés au sujet de l'appel à la prière qu'il y a eu dans la cathédrale de Notre-Dame. Il y a eu, à l'initiative de l'ambassade du Kosovo, une sorte de soirée où il s'agissait de célébrer les 20 ans de la paix au Kosovo. Et à ce titre, il y a eu un appel à la prière islamique à l'intérieur même de la cathédrale. Je vais essayer de vous apporter un peu ma perspective. Je sais que ça a choqué beaucoup de monde et je peux le comprendre. C'est vrai qu'on n'est pas censé entendre des appels à la prière islamique dans les cathédrales comme on n'est pas censé voir des célébrations chrétiennes dans les mosquées. D'accord ? Chacun chez soi et les chèvres sont bien gardées. C'est comme ça que ça marche dans les religions. Maintenant, je vous raconte un petit peu mon expérience avec cette pièce parce que je la connais. Vous savez, je vais souvent voir des concerts de musique classique. Et un jour en particulier, c'était l'année dernière, j'avais été au Royal Albert Hall. C'est une salle qui est à Londres. Et puis, c'est une salle que j'aime bien parce qu'elle est circulaire, il y a une très bonne sonorité, peu importe où on est assis. Et ce soir-là, il y avait un spectacle qui était animé par un... qui est animé par un chef d'orchestre qui s'appelle John Rigby. Et parmi les pièces qu'il a fait passer ce soir, il a expliqué qu'il allait passer un morceau qui s'appelait « L'homme armé » d'une pièce pour la paix qui avait été écrite assez récemment par un certain Carl Jenkins, qui est un compositeur des Pays de Galles. Et en fait, il a expliqué que cette pièce là a eu sa première en 2000 dans ce même Royal Albert Hall. D'accord. Donc, il y avait ce soir l'orchestre philharmonique royal. Et puis, voilà, le morceau, en fait, est composé en principal dans ce morceau là qu'il avait fait passer l'homme armé d'un solo de cello. Donc, il y avait un soliste du royal symphonique. Imaginez la scène, noir total, juste un feu comme ça, une lumière de poursuite sur le soliste. Et puis, c'était absolument magnifique. Alors, j'ai essayé de trouver en ligne quelque chose qui s'approche. Je n'ai pas retrouvé cela parce que c'est une pièce relativement récente pour la musique classique, parce que très souvent, vous trouvez des morceaux qui datent de 300 ans, 400 ans. Alors ça, c'est Écrit en 2000, c'est très récent. On trouve quelques variations autour de ça, mais je n'ai jamais trouvé quelque chose d'aussi envoûtant que j'ai écouté ce soir-là. OK. Bien sûr, ayant écouté ce morceau-là, j'avais qu'une seule envie, c'était voir la totalité de la pièce. Et voilà, c'est là où mes problèmes ont commencé, parce que je regarde un peu ce qui se passe à Londres et à un moment donné, je vois dans une salle, Je ne me rappelle plus le nom de la salle. Je vois que dans cette salle, Carl Jenkins lui-même allait venir et donc, avec un orchestre, je ne me rappelle plus quel orchestre c'était, je crois c'était encore le Royal Philharmonic, peu importe. Et en fait, qu'il allait donc ce soir-là diriger la pièce en son intégralité. Bien sûr, j'ai pris quelques amis, ils nous ont partis et j'étais très content d'aller voir cela. À un moment donné, nous sommes pratiquement dix minutes avant le début, et il y en a un, connaissant ma sensibilité, il plie le programme. On avait reçu le programme à l'entrée, je ne l'avais même pas consulté. Il me le passe, il était plié, ouvert à une page. Je le regarde et là, je suis sous le choc. À un moment donné, ils disent, au cours de la pièce, il y aura un musulman qui viendra faire un appel à la prière islamique. Alors, vous imaginez, pour Carl Jenkins, c'est un appel à la paix, ça fait partie, cet appel à la prière islamique, pour lui, fait partie intégrante de la pièce. Déjà, j'aurais été musulman, ça m'aurait choqué, parce qu'un appel à la prière, c'est pas des... C'est pas un morceau de musique ou un truc comme ça, ça n'a rien à faire au milieu d'une manifestation pareil, peu importe. J'étais... Je ne savais pas quoi faire. D'un côté, il était clair que je n'en avais pas resté lors de cet appel là. D'accord. D'un autre côté, je ne voulais pas gâcher la soirée pour les gens qui étaient avec moi. Je ne voulais pas juste partir parce que la tentation que j'avais, c'est qu'il y avait plein de pizzerias autour. J'avais envie de partir, aller m'installer quelque part, commander une pizza et des calamars grillés, puis passer ma soirée comme ça en solitaire à regarder le plafond. Bon, je voulais sortir maintenant connaissant les concerts de les concerts de musique classique, c'est pas si évident que ça de se lever et de sortir. Je voulais pas non plus faire du scandale, c'était pas mon but. Donc j'ai été voir les gens de la sécurité, j'ai dit écoutez, les organisateurs, il y a des gars, les ouvreurs, tout ça, enfin tout intime. Je leur ai dit écoutez, j'ai un certain nombre de convictions, philosophiques, ce que vous voulez. Je ne peux pas rester dans une salle où il y a un appel pareil qui est donné. Vraiment, pour être honnête, ils n'ont pas essayé de dire pourquoi. Ils ont exactement compris d'où j'étais en train de venir. Ils ont exactement compris ma sensibilité. Et nous sommes dans un pays où toutes les sensibilités normalement sont respectées. Donc, si je dis que ma sensibilité est de ne pas rester dans une salle où ce genre de truc est fait, D'accord ? Je suis là pour dénoncer ce genre de choses. Je ne suis pas là pour m'y associer. D'accord ? Je ne vais pas m'associer aux forces des ténèbres, en quelque sorte. Je suis là pour les dénoncer et me séparer de ces choses-là, si je peux le faire. Ils ont été très sympas, ils ont appelé le responsable, il m'a dit oui, bien sûr, il n'y a aucun problème. Je comprends cela et tout ça. Il m'a dit ce que je peux faire, c'est vous allez à votre concert, vous suivez votre concert tranquillement. Et avant cet appel là, il m'a montré sa liste, il avait une liste de pratiquement tout ce qui allait se passer minute par minute parce que vous savez il gère les lumières, il gère plein de choses, l'entrée et sortie de certains personnages et tout, donc tout est minuté. Donc il m'a dit je sais exactement quand ça va arriver et j'envoie quelqu'un vous chercher. J'ai dit ok, soit je me suis installé, la chose commence, n'est-ce pas, et à un moment donné, Quelqu'un vient, je suis une demi-heure, je crois, ou trois quarts d'heure au milieu de la chose. Quelqu'un arrive, il me tape comme ça sur la main et dit « Suivez-moi ». Donc, je sors avec lui et puis je reste dehors. Je reste dehors, dans le hall, il y a des écrans de retour. Donc, il filme ce qui se passe dans la salle. Il y a plein d'écrans de retour. Et donc, je m'approche comme ça d'une sorte de kiosque où il y avait ces gars de la sécurité qui étaient là avec le radio et tout ça. Et il y avait des écrans de retour et je suis en train de regarder. Et en fait, effectivement, même si je n'étais pas dedans, je peux vous dire ce qu'il s'est passé. À un moment donné, les musiciens posent leurs instruments. Chaque musicien pose son instrument. Ils s'arrêtent tous de jouer. Et puis, il y a un gars qui est arrivé. Il avait un bide un peu gros comme ça, il portait un pull de laine. C'était un peu particulier ce jour-là. Il portait un pull de laine et une veste classique par-dessus. Il est arrivé, puis il a commencé à faire son appel à la prière. Je vais être honnête avec vous, il l'a complètement salopé. Parce qu'effectivement, c'était en arabe. Je connais l'appel à la prière des quatre écoles islamiques. Il y a quelques légères différences. Je sais pas si t'es en Algérie, t'es en Égypte, tu vas entendre des petites différences. Mais pas beaucoup. C'est très homéopathique. Le mec... Il a commencé correctement, après il a oublié ses paroles, il a commencé à radoter quoi. Il a dit des choses qui n'ont aucun sens même en arabe en fait. Ça sonnait de l'arabe, mais il a salopé complètement son appel à la prière. J'étais en train de rire plus que de choses en fait. Et voilà, ça a duré quoi, ça a duré une bonne minute. Après, il y a eu des applaudissements. Il fallait voir. Il fallait voir les Occidentaux. Il fallait voir ces têtes de Dimi. Il fallait voir ces têtes de ponte de terre. C'est écrit sur leur face, esclaves. Je veux dire, je suis désolé. Moi, je ne mange pas de ce pain-là. Ils étaient, je ne sais pas combien dans cette salle. C'est une très grande salle. Carl Jenkins ne vient pas pour 30 personnes. Je veux dire, c'était une super grande salle. Je ne saurais pas combien de personnes il y avait. Je ne suis pas un spécialiste, mais il y avait peut-être 1 000, 2 000. Je n'en sais rien. Elle était blindée. Il n'y avait pas un siège vide ce soir-là. Il y avait même des handicapés et autres qu'on a ramenés, qui occupaient un certain nombre de passages. Donc, on était au-delà de la capacité de la salle. Une personne est sortie, c'était moi. Je ne cherche pas à vous dire oui, c'était moi et tout ça. Ce n'est pas le but du jeu. Mais une personne est sortie, mes amis. Sur 2000 personnes, je suis sorti, je suis maghrébin. Je veux dire, les mecs. D'accord ? C'est... Après vous me dites, oui on a résisté durant la deuxième guerre mondiale. Je vous crois pas. Je vous crois pas, vous mentez. C'est tout. Donnez-moi le nom d'un résistant. Donnez-moi le nom. Les français vont dire Jean Moulin. Oui, ben donne-moi un deuxième. Il s'arrête là, tout de suite. D'accord, il y en a un. Il y en a toujours un, voilà. C'est ça ce que je cherche à dire depuis tout à l'heure. Il y en a toujours un. Alors... Voilà, salve l'applaudissement, et ils étaient très très contents. Moi, je ne crois pas que l'appel à la prière soit représentatif de la paix, de la paix telle que nous l'entendons dans le sens universel du terme. La soumission n'est pas de la paix, d'accord ? Si on s'écrase, on se met à quatre pattes en espérant d'être épargné, j'appelle pas ça de la paix, d'accord ? Enfin, j'appelle ça de la soumission. Je ne sais pas. Je peux aller dans les détails, mais je n'ai pas envie d'aller dans le détail. D'autant plus que même le même le contenu de cet appel qu'il a salopé. S'il ne l'avait pas salopé, on aurait entendu le contenu qui est quand même assez dur envers... Voilà quoi. Enfin. Je suis revenu. Ils m'ont ramené une fois que c'était fini. Ce gars s'est cassé. Les musiciens ont repris leurs instruments. On m'a ramené, je me suis réinstallé dans mon siège et puis c'est tout, le concert s'est terminé. Je peux vous dire que les applaudissements à la fin, t'es pas aussi fort que pour l'imam. L'imam, je suis même pas sûr que c'est un imam, c'est probablement un escroc. Je veux dire, tu sais, le problème c'est ça, dans notre société, tu cherches un gars qui fasse un appel à la prière. T'as combien ? Je sais pas, 150 euros pour ça. On va te trouver, t'inquiète pas, on va te trouver. Parce qu'on va trouver un vrai. Ce jour-là, on les a entubés, on leur a trouvé un faux. Je te garantis que le type, la journée, il était probablement dans une kebaberie en train de vendre des kebabs, et puis après, il s'est juste rapidement habillé, il a mis un truc, il est arrivé, il a fait un appel à prière, il connaissait pas par cœur. D'accord ? Mais bon, qu'est-ce que tu veux ? C'est ça le problème, c'est quand on fait du foutage de gueule, et qu'on ne maîtrise même pas le foutage de gueule, c'est vrai qu'on a l'air d'un con après, c'est ça, c'est triste, c'est triste, moi j'étais triste pour ces gens-là, j'étais triste pour ces têtes de pompes de terre, mais qu'est-ce que tu veux ? C'est comme ça, c'est comme ça. C'est... Enfin. Mais ce que je cherche à dire avec tout ça, c'est que... Je cherche quand même à vous éloigner du narratif des musulmans abominatifs qui sont rentrés par la fenêtre et ont commencé à appeler à la prière dans la cathédrale de Notre-Dame. Non, ça ne s'est pas passé comme ça. Je suis sûr qu'il y a des gens qui ont été surpris dans la salle, comme je l'ai été. Vous savez, malgré mon attention aux détails, j'ai su qu'il y avait un appel à la prière dans cette pièce alors que je l'avais entendu déjà partiellement avant. Je ne savais pas qu'il y avait un appel à la prière dedans. Je ne le savais pas. D'accord. Je l'ai su pratiquement cinq minutes avant le début de la pièce elle-même. Donc, je suis sûr qu'il y a des gens dans l'organisation qui ont été surpris parce que quand tu ramènes une troupe ou un orchestre pour de la musique classique, tu t'attends pas à ça. Honnêtement, c'est pas courant, il faut le dire. Donc, je suis sûr qu'il y a des gens qui ont été surpris, mais que des chrétiens soient choqués par la chose, effectivement. je peux que les comprendre, moi je peux que les comprendre. En tout cas, d'après le guide, ce gars qui appelle à la prière, donc le kebabiste, je l'ai appelé kebabiste, mais il ne l'est pas, il n'est pas plus kebabiste que moi, je suis chauffeur de taxi. Mais ce que je cherche à dire, c'est qu'il est fourni par une association. Il y a une association caritative qui a été fondée, qui fournit des imams, enfin des imams, des faux imams, comme Karbal Harbal était un faux rabbin. Je veux dire, qui fournit des gens qui viennent faire l'appel à la prière, donc dans les entreprises, pour les sorties entre collègues, pour les conseils d'administration, pour les concerts, pour les soirées culturelles, tout ça. Si tu veux, tu téléphones à cette association, puis ils t'envoient quelqu'un qui fait un appel à la prière. C'est très couru, semble-t-il, dans certains milieux. En tout cas, voilà, je vous laisse mes amis. C'est juste pour vous donner un petit peu le contexte. Il faut savoir qu'en l'islam, le contexte est très important. Même en dehors de l'islam, il l'est. C'est tout. Voilà. C'est triste tout ça. Vraiment c'est triste. Enfin, je vous laisse. Je vous laisse. Je me rends compte que je suis garé dans une pente et que la voiture est sur N, sur neutre. Je suis chanceux qu'elle n'a pas dévalé la pente toute seule. Enfin, je vous laisse mes amis et je reviens une autre fois.
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