C’est confirmé : le président iranien est mort

Monologue vidéo en français expliquant la confirmation du décès du président iranien dans un crash d’hélicoptère. L’auteur examine les éléments matériels: l’appareil (Bell 212 d’occasion), les conditions météorologiques (alerte orange), la formation de trois hélicoptères et un impact cohérent avec un CFIT, et conclut que l’accident peut être expliqué sans recourir à une intervention extérieure, tout en notant que la pression opérationnelle et l’enquête militaire compliquent la transparence. Il termine en discutant des réactions sociales possibles en Iran.
Mes amis, bien le bonjour. Hier, avant que ça ne devienne officiel, je vous annonçais le décès très probable du président iranien. Dans la nuit, cette information a été confirmée, mais elle était déjà évidente par les premiers éléments qui circulaient au moment où j'avais enregistré cette vidéo. D'ailleurs, je vous remercie d'avoir été un quart de million à venir la regarder depuis hier. Vous êtes certainement à la recherche d'une information claire, d'une information non biaisée, et vous êtes tombé au bon endroit. Rendez-moi service s'il vous plaît, ce canal est coincé en dessous des 100 000 abonnés et la manière pour vous de me montrer que vous appréciez mon travail, et je fais rarement des appels au clic, il y a des youtubeurs, la majorité des youtubeurs le demandent à chaque fois, je ne leur reproche rien, moi aujourd'hui je vous le demande s'il vous plaît, si vous aimez cette vidéo, faites un like et abonnez-vous. J'aimerais commencer cette vidéo par aller en Iran en 2018 pour vous montrer un petit peu des images qui avaient été prises à l'occasion d'un accident dramatique. C'est un jet privé qui s'est écrasé en Iran. Ce n'était pas un avion iranien à la base. C'était un avion qui survolait l'Iran en direction de la Turquie. A l'intérieur, il y avait plusieurs femmes. Mina Basaren, une riche héritière turque, avec ses amis, et il y avait deux femmes dans le cockpit, c'était le commandant de bord et le copilote. À un moment donné, elles ont perdu le contrôle, l'avion a décroché, et puis voilà, il a fini contre le flanc d'une montagne. J'ai fait une vidéo très détaillée sur ce sujet, vous pouvez aller la regarder plus tard. J'aimerais vous montrer quelques images qui illustrent deux choses. la vétusté des appareils, l'ancienneté des appareils sur lesquels ils volent encore en Iran, et puis comment ils organisent les secours. Dans ces images, on voit des hélicoptères de l'époque soviétique. Et puis on voit ces gens qui ont organisé un campement au bord de la montagne, une sorte de camp avancé. Et puis ils vont aller récupérer les pièces, ils vont aller récupérer les gens pour leur donner une sépulture digne. On voit le commandant de bord, le copilote, ses secouristes avec ce visage taillé à la serpe. On dirait qu'ils sortent tout droit d'un livre de Steinbeck. Et ces images assez rares montrent justement comment ça fonctionne un peu en Iran. Alors hier, je disais que le président iranien volait probablement dans un hélico de type soviétique, parce que la majorité des machines là-bas sont justement de type soviétique. Maintenant, il s'avère qu'il volait sur un hélico américain, un Bell 212, ce qui est plus grave encore. Pourquoi plus grave ? Je vous le dis tout de suite parce que, pratiquement depuis les années 1970, l'Iran est sous embargo américain, il n'a pas pu accéder à des machines américaines ou à leurs pièces. Donc, à la rigueur, je préférerais, si je devais être en Iran et que je devais absolument monter dans un hélico ou dans un avion, je préférerais, même si ce n'est pas vraiment mon premier choix, je préférerais monter sur du soviétique que sur de l'américain. Ça n'a rien à voir avec les histoires de Boeing et tout ça. Alors, si vous regardez, il volait sur un Bell 212. Il a été acheté à l'époque du chat. Et même à l'époque du chat d'Iran, quand il a été acheté, ce n'était pas un appareil tout neuf déjà. C'était, on va dire, de la seconde main. Donc, on a un hélico datant des années 60. pour lequel il y a pratiquement, c'est impossible de trouver des pièces en Iran et puis depuis, continuer à les utiliser. Comme ils allaient vers ce barrage qui devait être inauguré, c'était la manière la plus, on va dire, la plus rapide de faire ce voyage, même si c'est la plus risquée parce que l'autre moyen c'était d'aller vers l'aéroport de Tabriz en avion, en hélico et par là, prendre la route. ils avaient trois hélicoptères. Et là, on a une contradiction dans le narratif iranien, ça va probablement s'éclairer dans les heures ou les jours qui viennent, c'est qu'il y avait une formation de trois hélicos. On part d'une formation de trois hélicoptères. Quand des hélicos, des avions volent en formation, ça signifie qu'ils volent à vue l'un de l'autre. Ils sont extrêmement proches, quelques dizaines de mètres tout au plus, l'un de l'autre. Et là, on a l'hélico présidentiel qui va tomber, qui va disparaître, qui va... Soudainement, il n'est plus dans ce groupe de trois. Ils vont le chercher pendant 20 minutes, disent-ils, et ils ne vont pas le trouver. Pourtant, quand l'épave a été retrouvée, elle est en bonne partie brûlée. Ce feu ne s'est pas déclaré deux heures après l'accident. Ce feu s'est déclaré très certainement à l'impact. Donc on a impact. on a le feu, donc une colonne de fumée, et ils ne le voient pas alors qu'ils les cherchent pendant 20 minutes. Après ils disent, on ne sait pas où il est, il a peut-être atterri durement quelque part, d'où cette notion, cette information qui a circulé au début, ils ont dû faire un atterrissage dur quelque part. probablement, probablement, il volait dans une zone extrêmement, avec des nuages très denses, comme d'ailleurs les images de secouristes l'ont amplement illustré avec une visibilité limitée, et dans la montagne, il n'y a pas besoin de le prouver, la carcasse est dans la montagne. Donc, montagne, plus conditions météorologiques très dégradées. D'ailleurs, depuis la veille de l'accident, il y avait une alerte orange émise par la météo iranienne. De sorte que, quand on compose tout ça, quand on compose un hélicoptère antédéluvien avec une pression opérationnelle parce qu'on transporte le président, avec la montagne iranienne et une alerte orange météorologique, honnêtement, je ne vois pas la nécessité de rajouter dans l'explication une intervention extérieure. Je ne vois pas, il y a plein de gens qui se sont écrasés, tout seuls quand des grands, dans des conditions similaires, sans qu'il y ait besoin de rajouter l'histoire du missile ou du sabotage ou de la bombe ou autre. Tout semble un petit peu self-contained. dans cette histoire. Maintenant, il est tout à fait possible qu'on ait, par exemple, un problème mécanique qui arrive dans une situation où on a une météo très dégradée et qui va peut-être empirer les choses. Je ne sais pas. L'enquête le dira ou ne le dira pas. Parce que les enquêtes menées par des militaires Voilà, j'y ai jamais complètement cru. Et j'aimerais vous dire, au passage, que j'ai réalisé, en lisant les commentaires, que la personnalité du président iranien est extrêmement clivante. J'ai vu tout plein de commentaires, et j'en suis désolé, mais sur ce canal, on étudie les accidents d'avions et d'hélicoptères, ou des fois d'autres choses, on étudie chaque accident selon ses mérites. La personne qui est dedans, ce n'est pas vraiment important. Parce que les circonstances techniques, si vous prenez par exemple une turbine qui surchauffe, ou vous prenez de l'huile qui commence à fuir, ou vous prenez une hélice qui ne veut pas se mettre en drapeau, ou des choses comme ça, et bien généralement, ça ne tient pas compte de l'âge du capitaine quelque part. On s'en fiche qui est là-dedans au fond. Ça aurait pu être des touristes qui sont en train de prendre des photos, ça aurait pu être des passagers, ça aurait pu être des gens qui sont transportés dans une plateforme pétrolière, ça peut être n'importe qui. Les mécanismes sont toujours les mêmes. C'est pour ça que ce n'est pas très important. La seule indication que nous donne quand même le fait que le président soit dans l'hélico, c'est qu'il y a une pression opérationnelle qui sera ajoutée. Ça nous rappelle un petit peu l'accident de Smolensk qui a emporté le président polonais. Effectivement, il y avait quelqu'un dans le cadre de l'accident de l'avion polonais il y avait un chef de l'armée qui était debout devant la porte du cockpit et qui était en train d'insister pour que l'atterrissage se fasse. On dit toujours le commandant de bord et le seul maître après Dieu à bord et tout ça, ça c'est en théorie. En pratique, s'il y a un client très important, j'ai un ami, il a piloté un jet privé, il l'a écrasé parce que tout simplement il y avait un client important qui a insisté. Alors ils ne sont pas morts, mais ils ont fini quand même par ramper sur la piste et tout ça, l'avion est ventré, le feu, les pompiers, la gravation, tout simplement parce qu'il y a une pression opérationnelle. Donc même si le commandant est le maître, mais il n'empêche qu'il y a toujours une pression sur ses épaules. Je disais que cette enquête va commencer, mais le problème c'est que, vous savez, il y a après des égaux qui vont se mettre là-dedans. C'est-à-dire, on a le président qui est transporté généralement par des pilotes d'élite. C'est un corps d'élite de l'armée qui le transporte. Alors quand on voit l'état dans lequel finit la machine, là on a quand même un hélico brûlé sur le flanc de la montagne. D'ailleurs le type d'impact, vous savez ça fait longtemps que je fais ce métier, le type d'impact juste en dessous du pic de la colline est très caractéristique de CFIT, d'un vol contrôlé vers le terrain, est très caractéristique d'un pilote qui croit que ça passe et ça passe pas, d'un pilote qui est victime brutalement de rabattants, d'un pilote qui voit soudainement surgir la montagne qui essaye de tirer le manche ou l'éviter et tape dedans. C'est des accidents très répétitifs en fait. C'est très dur, vous savez depuis que l'aviation, on a plus d'un siècle d'aviation aujourd'hui, il devient extrêmement difficile d'inventer un nouveau type de crash. Mais je disais que généralement ce sont des pilotes d'élite qui transportent les présidents. Alors, vous voyez que pour une nation, ça la fout un peu mal. Parce qu'on se dit, si c'est ça ce que ça donne, si c'est ça le résultat, un pilote ou un équipage qui ne serait pas d'élite, il ferait quoi dans ce cas-là ? Et c'est là où l'égo va intervenir, c'est là où les gens vont se dire, non, c'est pas nous, c'est un sabotage, c'est un crime, c'est la main étrangère, tout ça. Et malheureusement, il y a ce risque. Et en général, en termes de réponse à ce genre de situation, la réalité n'a aucune importance. Ce qui a de l'importance, c'est ce que les gens croient. Parce que les gens n'agissent pas en fonction de la réalité. Personne n'agit en fonction de la réalité. Tout le monde agit selon ce qu'il croit. Alors après, ce qu'on croit peut être dans une logique de congruence avec la réalité, ça c'est bien, mais ce qu'on croit peut des fois être complètement décalé par rapport à la réalité. Donc on va voir un petit peu comment les gens vont vivre cela en Iran. Il y a une partie qui célèbre sa mort, mais je veux dire, ça aurait été la même chose si demain Macron se ramassait en hélicoptère. Il y a une partie des Français qui viendraient se réjouir. C'est normal dans des histoires de présidents qui meurent. On va toujours avoir des camps qui vont dire « Waouh, c'est génial, c'est bien ». Mais je ne trouve pas que ce genre de réjouissance soit... soit décente, en réalité. Même pour certains. Il y a certaines personnes qui sont plutôt dans le spectre intégriste des choses, en particulier en Iran, qui considèrent que fêter la mort, une mort comme celle-ci, serait une obligation religieuse, par exemple. D'autres considèreraient que venger une mort comme celle-ci serait une obligation religieuse. Et à partir de là, vous voyez, vous pouvez vous retrouver dans une situation très délicate avec le feu aux poudres. Ça balaie très vite. En tout cas, merci encore une fois d'être venu si nombreux sur ce canal à la recherche d'une information nuancée et non biaisée. Et puis, je vous vois dans une autre vidéo. A très bientôt.
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