
A French speaker uses a street fight and a conversation with an Israeli to argue that hatred clouds judgment and strategy. He warns Arabs and French people alike that emotional responses guarantee defeat, drawing on his Algerian background to make the case.
Bonjour mes amis alors vous savez je réponds avec cette vidéo à des fois des messages que je reçois ou des gens qui me disent ce qui se passe dans mon pays des français en particulier me disent je réagis avec beaucoup de haine je me sens haineux je me sens devenir extrêmement haineux face à la frustration qui est la mienne dans ce pays alors j'aimerais J'aimerais formuler une mise en garde par rapport à la haine et je vais vous raconter 2-3 petites histoires, un peu à l'africaine, un peu ces poupées russes les unes dans les autres, mais avec peut-être une leçon à la fin. Vous savez, la haine, généralement, ce qu'elle va faire de toi, elle va te retirer, si on parle en termes d'évolution, elle va te retirer des millions d'années d'évolution et te rapprocher de tes instincts les plus primaires. D'accord ? Tu n'es plus un humain qui a de l'intelligence, qui réfléchit, qui est mesuré, qui est stratège. Non ! Tu vas être une véritable étoile de mer, on va dire. Je te donne un exemple, un exemple ou deux. J'avais... une connaissance, un ami pour rester vainque, un ami à moi. Et cet ami-là s'impliquait régulièrement dans des bagarres de rue. Il n'agressait personne. Mais en fait, il s'impliquait dans cette activité avec des gens face à des adversaires qui avaient exactement les mêmes penchants que lui. Même goût, on va dire, pour ce genre de pratique. Et donc, un jour, je me souviens, j'étais là. Il y avait un intervenant qui était arrivé. avec un groupe de gens dont on ne pouvait pas garantir la neutralité sur le moment. Et en fait, cet intervenant avait pour lui un gabarit, un très bon gabarit pour l'occasion, une bonne technique, pratiquer les arts martiaux. Mon ami aussi pratiquait les arts martiaux. Et donc, ses chances, c'est vrai que sur le moment, il avait de très bonnes chances. Et en fait, ce qui se passe, c'est que mon ami, qu'est-ce qu'il a commencé à faire ? Tout en tournoyant autour du gars, vous savez, façon art martiaux, il a commencé à lui balancer des phrases assassines. Puis phrases assassines, des fois même de façon à ce qu'elles soient entendues par le groupuscule qu'il avait ramené avec lui. Et donc le gars a commencé à se fâcher, le gars a commencé à s'énerver, changer de couleur. Et par moments, quand mon ami percevait une ouverture, au lieu de lui donner un coup de poing sur la figure, le gars avait l'habitude d'en recevoir des coups de poing sur la figure. Un coup de poing de plus ou de moins n'aurait rien changé. Non, il n'a pas donné des coups de poing. Il lui a donné des petits gifles sur le visage avec l'arrière de la main. Tac ! Le gars changeait de couleur, le gars perdait ses moyens. Et au bout d'un moment, ce n'était plus La personne ! qui avait un entraînement évident d'arts martiaux, qui avait une technique, qui avait une motivation. Non, c'était un taureau. C'était comme un taureau qui est dans une arène, qui voit rouge et qui fonce. Et malgré que son adversaire, un humain, pèse 20 fois moins que lui, malgré tout, malgré toutes les ouvertures possibles et imaginables, il ne va pas les exploiter, il va juste foncer. Et on sait comment le taureau finit dans une arène. D'ailleurs, ce gars-là a très mal fini ce jour-là, pas comme un taureau dans une arène quand même. Il lui a pas arraché ce que vous savez, mais juste pour vous dire, ça a fini mal pour lui, mais à cause du fait qu'il a participé à cela par son attitude qui était extrêmement, extrêmement émotionnelle sur le moment. Il a cédé à cette émotion-là. Je vous raconte une autre. Alors ça, c'était au niveau de la rue. Maintenant, je vous raconte quelque chose au niveau géostratégique. J'étais il y a quelques mois, je passais une journée autour d'une table à discuter avec un Israélien, un franco-israélien. et quelqu'un qui était extrêmement impliqué dans les milieux sionistes en France. D'ailleurs, il a créé une des grandes associations juives de France. Je ne vous dis pas laquelle, mais il suffit de penser à une ou deux et vous avez dans le mythe. Et en fait, ce qui se passe, c'est qu'on a discuté Parfois avec beaucoup de détails, les relations et les guerres qu'il y a eu entre Israël et les pays arabes. Il s'intéressait beaucoup à la stratégie. Et en fait, c'était très intéressant d'avoir la vision de l'autre côté, parce que moi, ayant grandi dans un pays dit arabe, l'Algérie, même si ce n'est pas un pays arabe du tout, ce qui se passe, c'est que j'avais une vision et puis lui m'a permis d'avoir l'autre vision, voir un petit peu comment, de l'intérieur d'Israël, les gens vivaient cela. À un moment donné, il m'a surpris en me disant que la veille d'une grande attaque, je crois que c'était la guerre des Six Jours ou autre, la veille d'une grande attaque, en tout cas, le président égyptien va dire à la radio, va annoncer que le lendemain, les soldats israéliens vont être en train d'une phrase genre assez imagée, du genre ils vont bronzer ou ils vont se baigner dans les plages israéliennes, un truc comme ça, un truc de ce niveau. Mais moi, ça m'a choqué parce que Comment se fait-il, tu ne vas pas annoncer tes plans à l'ennemi ? C'est de la folie totale. Regardez, 6 juin 1944, départ de commande allié en Normandie, les alliés n'ont pas dit la veille, nous allons demain nous baigner dans les plages de Normandie. Ils n'ont pas annoncé cela. D'ailleurs, tellement ils n'ont pas annoncé cela que... Plusieurs jours après le débarquement de 6 juin 44, les nazis pensaient toujours que c'était une opération de diversion par rapport à un vrai débarquement qui frapperait ailleurs, peut-être au Pas-de-Calais. Vous voyez ce que je veux dire ? De sorte que la première réaction sérieuse, nous avons un débarquement le 6 juin 44 et la première réaction sérieuse, la bataille des Ardennes avec M. von Rahnstedt, c'était en décembre 44. Il a fallu attendre décembre 44 et il attaque. Bien sûr, il se foire en janvier déjà, c'était réglé. Et en fait, Je lui ai dit pourquoi il vous a annoncé cela. Je lui ai dit, moi, si je vous avais attaqué, je n'aurais rien dit. Tu serais réveillé, je serais là. Mais il m'a répondu quoi ? Il m'a dit, nous ne sommes pas entourés de Vietcong. Il m'a dit, nous devons, le secret de notre longévité, c'est que nous ne sommes pas entourés de Vietcong. Vous comprenez ce que je veux dire ? C'est terrible cette phrase, n'est-ce pas ? C'est vraiment terrible. Pourquoi Israël existe ? Pourquoi Israël existe ? C'est quand même incroyable parce que tu vas dans une autre planète et tu racontes à un peuple là-bas, tu dis, tu sais, nous avons un pays genre deux fois plus grand que la Corse, enfin un peu plus, deux fois et demi plus grand que la Corse. Et puis, il est entouré par des pays, des continents entiers qui lui sont extrêmement hostiles, qui l'ont attaqué à plusieurs reprises et chaque fois, il se sent casser la gueule. Le gars sur Mars, il ne te croit pas. Il dit, attends, il y a un problème, tu ne vas pas me refaire l'histoire de David et Goliath. Pourtant, c'est ce qui se passe. Pourquoi Israël continue d'exister face à des masses arabes énormes, massives ? Pourquoi ? Je vais vous dire. La haine. La haine. Je vous explique. La meilleure bénédiction que tu peux avoir, le meilleur cadeau que la Providence peut te donner, c'est faire en sorte que ton ennemi a tellement de haine qu'il mijote tellement dans un bouillon de haine qu'il devient pas plus intelligent, pas plus réfléchi, pas plus stratège qu'une étoile de mer. Voilà ce qui se passe. Ça signifie cet ennemi-là est comme le taureau qui fonce tête baissée dans l'arène. Il est plus lourd que toi, bien sûr. Il a plus de muscles que toi, il a plus que toi. Mais bon, question tête, t'inquiètes pas. Juste, tu agites le truc rouge, il vient par là, puis tu tournes, il vient par là, puis quand il est épuisé, fatigué, tu le dépêches. Aussi simple que cela. Voilà ce qui se passe. Ce que je cherche à vous dire c'est que si les Arabes avaient ne serait-ce qu'une attitude normale envers Israël, pas nécessairement les aimer, même les détester, mais pas au point où ils les haïssent aujourd'hui, pas exprimer cette haine pure depuis l'enfance. S'ils avaient une attitude relativement normale qu'un ennemi a envers un autre ennemi, ils les auraient vaincus il y a très longtemps, ils auraient disparu de la carte il y a très longtemps, comprenez. Mais le fait qu'ils vivent cela dans l'émotion, dans la haine, leur coupe complètement tous les moyens. Si vous regardez, si vous regardez, là je compare, quand je compare un Israélien comme celui avec lequel j'ai parlé pendant des heures, parler de ça, malgré que c'est des situations parfois extrêmement dramatiques pour son pays dont il parle, qu'il évoque, avec des morts et tout ça, mais il en parle avec le sourire, avec de la répartie, avec intelligence, avec froideur parfois, avec distance. C'est un humain qui est en train de te raconter quelque chose qui compte pour lui. Alors que quand tu compares un arabe qui te parle de ça Ça va immédiatement dans la pleurniche, dans des excès, dans des propos haineux, dans de l'émotion totale. Et bien sûr, tu sais immédiatement qui va gagner cette bataille. Tu sais immédiatement qui va la gagner. Voilà. Donc ce que je cherche à vous dire, je comprends que certains puissent ressentir de la haine. Je le comprends. J'ai perdu mon pays. Vous savez, moi, Je suis né en Algérie. Nos aînés nous racontent. Durant les années 60, l'Algérie, c'est mieux que la Californie. Chez nous, les femmes avaient le droit de voter bien avant beaucoup de pays occidentaux. Vous comprenez ? D'accord ? On avait... Les Noirs avaient le droit de prendre le bus en Algérie durant les années 60. Je suis pas sûr qu'aux États-Unis, ils avaient partout le droit de le prendre, juste pour simplifier. D'accord ? Donc on était plus progressiste que beaucoup de pays occidentaux. On est plus en avance que sur eux. Et depuis qu'on a goûté, parce que vous savez, nous sommes devenus le croisement entre l'Afghanistan et l'Irak. Et chaque année, nous nous enfonçons. Aujourd'hui, le charlatanisme, la sorcellerie, je veux dire, des trucs qui n'ont pas été vus depuis des centaines d'années sont en train de surgir chez nous. Donc, je peux vous dire, j'ai des raisons extrêmement valables de céder à l'émotion. Céder à l'émotion, c'est garantir ton échec. Ce que j'ai envie de vous dire, vous Français, ne devenez pas les Palestiniens de votre pays. Ne partez pas, ne devenez pas les Arabes de votre pays. Vous comprenez ce que je veux dire par là ? Parce qu'en devenant les Arabes de votre pays, ça signifie en cédant à la haine. vous allez garantir, vous allez échouer, malgré un adversaire qui est beaucoup plus rudimentaire, qui n'est pas très sophistiqué, qui est beaucoup plus faible que vous. Mais en approchant la question de manière émotionnelle, vous allez prendre un luxe que vous ne pouvez pas vous permettre, parce que c'est un luxe qui vous garantira l'échec. Voilà, mes amis, c'était juste C'est ça que je voulais vous dire. Malgré des exemples, je comprends qu'ils peuvent être extrêmement scabreux, extrêmement choquants pour beaucoup. Mais bon, c'était important quand même de placer cela et j'espère que le message est correctement passé. A bientôt.
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