Comment se renouveller dans la lutte entre le bien et le mal

After deep discouragement, a speaker recalls an imam's answer: the struggle between good and evil lasts until the end of time. He argues we live two parallel lives, one bounded and one eternal, and that despair is a weapon that traps us in short-term thinking. The answer is to keep working, pass the light forward, and make things that outlast us.
Bonjour mes amis. J'étais dégoûté les deux dernières vidéos. J'ai remarqué que le temps passait. Et je me suis dit, je fais quoi ? Je fais quoi du temps qui passe ? Je reviens ou j'arrête. Ça signifie, à un moment donné, le dégoût est extrêmement profond. Et je me suis dit, il faut que je trouve le moyen d'aller au-delà. Il faut que je trouve le moyen de rebondir de cette situation. Je me rappelle, j'étais dans un cercle, il y a quelques années, dans un groupe. Il était tard, il était peut-être 23h. Il y avait des gens qui discutaient. Il y avait là un imam, entre autres. Pour ceux qui se posent la question, je fréquente les imams, je fréquente les rabbins, je fréquente les prêtres, et je fréquente d'autres personnes encore, beaucoup d'autres personnes. Si vous voulez savoir dans quelle doctrine je m'inscris, pour justifier cette fréquentation, vous devez googler pas mal et je peux un jour vous en parler. Mais c'est quelque chose de très particulier qui n'a jamais été extrêmement courant, qui existe depuis longtemps, qui existe depuis pratiquement presque 2000 ans. Mais c'est pas quelque chose de très courant on va dire. Toujours est-il que quelqu'un a demandé a demandé à cet imam, il lui a dit, quand est-ce que la lutte entre le bien et le mal s'arrêtera ? Quand est-ce qu'elle s'arrêtera ? et il lui a répondu littéralement du tac au tac, ilayao minyu baratun, ça signifie, il lui a dit, jusqu'à la fin des temps, c'est une lutte qui n'est pas temporelle, c'est une lutte qui a été vécue par le premier homme sur terre et qui sera vécue par le dernier homme sur cette terre. Elle n'est pas historique, elle est éternelle. Donc, pour une lutte éternelle, il faut se projeter dans une autre logique que lorsque nous faisons nos luttes de tous les jours face aux adversités de la vie, aux adversités personnelles que nous pouvons rencontrer dans nos couples, dans nos familles, avec nos amis, ou bien des adversités professionnelles, des difficultés avec des clients, avec des collègues, avec un marché, n'est-ce pas ? C'est pas la même logique, parce que l'humain, quelque part, l'humain, qu'il le sache ou non, qu'il le veuille ou non, a deux biographies. Chaque minute que vous vivez, chaque minute que je vis, que nous vivons, c'est des pages qui s'écrivent dans deux biographies différentes. Il y a une vie qui se mesure, qui s'inscrit dans le temps, c'est une vie qui est déterminée par, littéralement, entre une naissance et un décès. C'est une vie qui est cerclée ou qui est entourée de sommeil. Si on regarde, Si on regarde sur les... imaginons que nous prenons notre époque, prenons cette année-là, et puis prenons dix mille ans en avant, la période qui va de maintenant jusqu'à il y a dix mille ans, et la période qui va de maintenant jusqu'à il y a dix mille ans dans le futur, nous étions où? Où est-ce que nous sommes? La plus grande partie de cette période-là. La plus grande partie de cette période-là, nous étions... dans un autre univers, dans une autre dimension, que ce soit avant ou après. Où est-ce qu'on va quand on est mort ? On va là où on était avant notre naissance. Quelque part on a peur de la mort, mais peut-être nous étions morts avant d'être nés. Comprenez ? Et nous sommes là. Nous sommes là aujourd'hui, la preuve. La preuve que la résurrection quelque part existe. En tout cas nous avons connu une forme même précaire de résurrection, mais en tout cas précaire mais complète. Toujours est-il que, pour revenir à ces deux biographies, ces deux biographies vont correspondre à deux vies. La première, je disais, est déterminée par deux dates qu'on écrit ou qu'on trouve des fois écrites sur une pierre tambale. Né le, mort le. Cette biographie, si elle est importante, si la personne est illustre, cette biographie va lui survivre, sera lue par les enfants. Peut-être qu'on verra son nom dans des noms de rues ou des noms de bâtiments, d'institutions, n'est-ce pas ? C'est le rêve, c'est le rêve de beaucoup d'hommes, c'est de survivre à leur funérail, c'est de traverser le jour de leur funérail et d'y survivre quelque part. Et peut-être, peut-être, comme le disait le général Pike, Toute vie ou tout homme qui mérite de vivre est un homme qui rêve de survivre à ses funérailles. Ça veut dire faire quelque chose qui transcende sa vie, qui va au-delà de cette première biographie. Nous avons cette biographie qui se mesure en temps et nous avons une deuxième biographie qui se mesure en éternité. C'est notre rôle, notre rôle dans la grande marche de l'humanité, notre rôle dans cette lutte éternelle, non-temporelle, non-historique entre le bien et le mal. Et si nous voulons construire tout, En réfléchissant, en nous projetant que sur la petite biographie, sur la petite vie, nous n'allons rien réaliser. On ne planterait même pas un arbre si on réfléchissait qu'à notre période de vie. Beaucoup de choses n'auraient pas de sens. Donc, je pense qu'une des armes du mal, c'est de nous décourager. C'est de vouloir nous projeter uniquement dans notre petite vie, dans notre première biographie. C'est essayer de nous laisser dans le matériel, nous projeter dans le matériel, nous projeter dans l'instant présent. Et puis, si on est dans cette logique-là, on arrive très rapidement à se dégoûter. On se dégoûte du monde qui nous entoure. On réalise que les actions que nous faisons ne servent à rien. que je fais des choses, vous faites des choses et que finalement le problème auquel nous nous attaquions n'a pas changé, il s'est peut-être même aggravé parce que si vous regardez même si on compare par rapport à 3000 ans ou à 2000 ans ou à 5000 ans, on constate que autant notre force, les outils auxquels nous avons accès, les technologies, quelque part nous aurait permis d'améliorer notre vie, d'améliorer notre monde. Imaginons les outils que nous avons donnés à des peuples qui ont vécu il y a 2000 ans. Imaginons comment ils auraient pu régler beaucoup de leurs problèmes. Sauf qu'on ne peut pas parce que nous sommes aujourd'hui. Et autant nos outils se sont développés, autant nos outils se sont développés, autant nous avons plus de force entre nos mains, y compris la force de nous autodétruire tous si nous voulions. autant nos problèmes se sont aggravés dans une proportion encore plus grande. C'est-à-dire qu'ils ne sont pas plus avancés en réalité qu'il y a 5 000 ans. Voilà le problème que nous avons. Néanmoins, beaucoup de gens agissent, et le découragement, ce découragement qui vient du mal, avec un grand M, sous-tend l'idée que nous avons échoué, parce que nous tentons de régler les choses, et on ne les règle pas, et donc ça veut dire qu'on a échoué. Ça, c'est la vision pure matérialiste. Je veux construire un truc, je ne peux pas le construire, donc j'ai échoué, j'ai perdu. Alors qu'en réalité, si on réalise que nous vivons deux vies différentes, deux vies en parallèle, nous pouvons peut-être voir qu'une action a été un coup d'épée dans l'eau, Quand il s'agit de maintenant, ça n'a servi à rien, c'est un échec maintenant, aujourd'hui, mais c'est une grande victoire sur l'éternité. Vous voyez, sur les plans différents, les choses ont une valeur différente. Quand on cherche à lutter contre le mal, et même on fait juste quelque chose, même si c'est une goutte d'eau, Et même si dans ma vie d'aujourd'hui, je ne verrais peut-être pas la différence, sur l'éternité cette différence se verra. D'autant plus qu'il y a une tradition. Il y a une tradition de passage, une tradition de... Les humains ont toujours évolué en passant la lumière d'une personne à l'autre. Depuis toujours. Il y a eu des hommes et des femmes qui ont lutté pour essayer d'améliorer le monde, pour essayer de porter la lumière et faire en sorte que la vérité ne tombe jamais au sol. Et souvent, il faut passer cette lumière d'une personne à l'autre tout le long de la vie, tout le long des générations. Et si on a une société qui marche, et ça a toujours été le cas par rapport à ces choses-là, Dès que celui qui est tout devant commence à être incertain, commence à trembler et que la lumière vacille, il y aura toujours derrière lui quelqu'un pour venir prendre la lumière et continuer le chemin. Ça a toujours été comme ceci, la lutte entre le mal et le bien. et on va la continuer. Et des fois, on peut se dégoûter, comme je l'ai été, on peut peut-être remettre en cause tout, tout son travail, toute sa vie, toute sa société, son monde, son univers même, le dessein divin. Néanmoins, ceci montre que la lutte n'est pas finie, tout simplement. Ceci montre qu'il y a du travail à faire et que parfois on croyait avoir parcouru du chemin et puis finalement on est mille kilomètres en arrière. C'est comme ça. On va repartir de l'avant et puis continuer à travailler. S'il y a de la haine, ça veut dire qu'il faut plus d'amour, il faudra peut-être lutter pour plus d'amour. S'il y a de la discorde, ça signifie qu'il faut lutter pour qu'il y ait de la concorde. S'il y a de la mésentente, ça veut dire qu'il faut dialoguer plus, il faut parler plus. S'il y a de la violence, il faut qu'il y ait des gens qui appellent à la paix. Voilà, c'est tout. Mais le monde, Ou juste comme ça, il n'y a pas de discorde, il n'y a pas de violence, il n'y a pas de mésentente, il n'y a pas de haine. Ce monde-là n'existe pas. Ce monde-là n'existe pas. Ça ne correspond pas à cette Terre, ça ne correspond pas à cette planète. Peut-être dans une autre incarnation ailleurs, mais en tout cas ici, à cette adresse-là, dans l'univers ou dans la galaxie, c'est non. Ce n'est pas comme ça. D'accord ? Donc voilà, en tout cas, je voulais juste vous dire que la lutte continue, n'est-ce pas ? Et puis, elle continuera différemment, bien sûr. Je vais toujours venir faire des vidéos, mais je vais essayer de me projeter dans une autre dimension, tout simplement. Quand je ferai une vidéo, Je me demanderais si cette vidéo aura de la valeur si quelqu'un la regarde dans trois jours, dans une semaine, dans six mois, dans un an. Et si quelqu'un la regardera dans mille ans, si jamais on trouve un disque dur qui se forme dans une pierre, dans une roche, comme on trouve des fois des fémurs de mammouth. Si un jour, quelqu'un qui est en train de travailler les roches au pinceau trouve soudainement un disque dur, et qu'il est analysé, n'est-ce pas ? Et qu'on retrouve dedans cette vidéo dans 1000 ans, qu'est-ce qu'elle va apporter à celui qui la regardera, n'est-ce pas ? C'est une manière encore de survivre au funérail, quelque part. Voilà, mes amis. Merci d'avoir été là durant tout le long de cette aventure qui continue, bien sûr. Et on essaye de garder la tête haute, on essaye de garder la main ferme, on essaye de tenir la lumière, d'avancer avec, comme nous l'avons toujours fait. Nous l'avons toujours fait et ça ne date pas d'aujourd'hui. Nous l'avons fait depuis des générations et des générations. toujours nous, nos ancêtres, les gens qui les ont précédés. Et on essaye d'être là les uns pour les autres, on essaye d'éclairer les uns les autres et nous soutenir et puis de continuer à croire et d'avoir la foi en un monde meilleur. Merci en tout cas d'avoir écouté jusqu'ici et puis je souhaite tout de bon et bonne nuit à ceux qui m'écoutent avant de dormir. A très bientôt.
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