Comment se réorienter professionnellement sur le tard ?

This YouTube monologue (French) advises people with many years of professional experience who consider re-training or returning to university later in life. The speaker warns against using studies to "buy time" to avoid current problems, stresses that older candidates have less margin for error, and highlights concrete costs: lost income during training, reduced starting salaries when switching careers, and "initiation fees" (starting at the bottom). He recommends targeting studies with clear, realistic professional outcomes (e.g., magistrature, medicine, regulated professions) and — above all — preparing a data-backed dossier (statistics on hiring, salaries, career progression) to validate the decision.
Mes amis, bien le bonjour. J'ai reçu plusieurs messages de personnes qui veulent changer de voie vers l'État. C'est des personnes qui ont déjà 10, 15, 20 ans d'expérience, et puis ne sont pas contentes de leur vie professionnelle. Elles se disent, il faut que je recommence. Là, maintenant, il y a 5 minutes avant de faire cette vidéo, je lisais le message d'une personne, un homme qui a été dans l'enseignement pendant presque 20 ans. Il a été dans l'enseignement, il a fait une dépression dans l'enseignement, il en a été fatigué, je peux comprendre, il en avait ras-le-bol, et c'est tout à fait... c'est normal, on comprend. Aujourd'hui, il est sur les bancs de l'université, et il me dit, mes camarades sont deux fois moins âgés que moi. J'ai le double de leur âge. Quelles sont mes perspectives, une fois que j'aurai fini ces études ? Quelles seront mes perspectives professionnelles ? Bon, j'aimerais vous dire un certain nombre de choses. Quelque part, Aujourd'hui, nous sommes sortis du monde de stabilité de nos grands-parents. Je pense que même nos parents ne l'ont pas connu. Anciennement, les anciennes publicités disaient de père en fils. Des gens étaient chaudronniers, des gens étaient maréchals ferrants, étaient marchands de devins ou d'autres choses. De père en fils. Quand le fils grandissait, il reprenait l'affaire de son père. Et puis voilà, ça se perpétuait ainsi. C'est fini tout ça. Aujourd'hui, le cours d'une vie, on est obligé de changer plusieurs fois de métier, on est obligé de changer de pays, on est obligé de changer d'employeur, on est obligé de changer de partenaire, on est obligé de changer tout. L'époque de la stabilité est révolue et plus on va de l'avant, plus il y a de l'instabilité. Que faire ? Premièrement, je ne suis pas contre faire des études sur le tard. Par contre, il y a une condition. il faut que ça soit fait pour les bonnes raisons. Plusieurs messages que j'ai reçus, que j'ai décortiqués, parfois avec des échanges, après des échanges avec les personnes, m'ont donné l'impression qu'il y a des gens qui vont, c'est pas de leur faute, mais c'est un biais psychologique, qui vont faire des études pour retarder un problème. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, ils font face à une situation qu'il y aurait insupportable. Par exemple, ils sont profs, il y a une situation qui est là-devant, et ils la supportent pas. Ils veulent plus faire ce job, ils veulent plus faire ce métier, ils en ont ras-le-bol, et on peut comprendre. Par contre, ce qu'ils font, c'est... ils veulent acheter du temps. Ils veulent pas faire face à cette situation. Donc ils rentrent à l'université, ils grillent 4 ou 5 ans, pour voir. pour réfléchir, pour penser à autre chose. Ça, c'est faire pour les mauvaises raisons, parce que pendant ce temps-là, la vie est en train de passer, parce qu'il y a le manque à gagner qui est en train de passer, qui est en train d'être accumulé, et quand on va sortir de l'université, on va refaire face aux mêmes problèmes qu'avant, et on va où avec ça ? Un truc important. Plus on avance dans l'âge, moins on a de marge de manœuvre, moins on a de marge d'erreur. Quelqu'un qui rentre à l'Uni à 18 ans, qui sort à 22 ou 23 ans et qui réalise qu'il a fait les mauvaises études. Ce n'est pas la fin du monde pour lui. Lui, il a passé ses études-là à s'amuser avec les copains et tout, à faire la fête. Pour lui, ce n'était pas la fin du monde finalement. Et puis voilà, comme lui, comme plein de gens de son âge, il est parti sur une mauvaise piste et puis voilà. J'encourage pas les jeunes, bien entendu, à partir sur de mauvaises voies. Et d'ailleurs, c'est pas la teneur de mes vidéos. Dans plein de vidéos, j'encourage les jeunes à ne pas passer une minute dans un système professionnel ou étude ou autre sans avoir étudié les tenants et les aboutissants et voir s'il y a un retour sur l'investissement. Par contre, plus tard, quand on rentre à l'université à 40 ans et qu'on veut sortir à, je sais pas moi, 44 ou 45, pourquoi ? Qu'est-ce qu'on va gagner avec ça ? Or, si on n'a pas un projet professionnel sérieux qui va se concrétiser de manière sûre et certaine à la fin de ses études, on va se retrouver tout simplement à juste temporiser. C'est-à-dire, tu fais quoi maintenant ? Tu fais quoi en ce moment ? Au lieu de dire, en ce moment je suis dans un échec d'une carrière professionnelle, j'ai passé 20 ans en tant que prof ou 20 ans en tant que tel ou tel truc et puis maintenant j'en ai ras-le-bol et je suis en échec professionnel, eh bien on peut répondre à cette question en disant, ah oui mais en ce moment je suis étudiant. Manière de dire, oui, j'étudie. Manière de dire, ça va, j'ai des choses à faire, je m'occupe. Et puis je suis dans une phase transitoire. transitons vers quoi ? Vers un chômage de longue durée ? C'est-à-dire que si on ne fait pas une étude de marché, et ça, en réalité, qu'on ait 40 ans, 50 ans, qu'on ait 20 ans, par rapport au choix des études, l'équation est relativement la même. C'est-à-dire qu'il faut choisir sur la fois ou sur la base d'un projet extrêmement pointu. Si c'est pour choisir des études au hasard et puis morfler cinq ans plus tard, il vaut mieux morfler tout de suite. Au moins, on a 5 ans de moins et voilà, on n'a pas perdu 100 ans là-dedans et tout ça. Autre chose, quand on va sortir de l'université, parce que la personne qui m'a écrit m'a dit c'est quoi mes perspectives professionnelles. Ça dépend en quoi. Si tu étudies pour faire veto, par exemple, tu veux devenir vétérinaire. Bon, je veux bien, peut-être qu'à la fin de ces études, tu seras... dans une profession libérale. Quoique, ce n'est pas évident d'ouvrir un cabinet vétérinaire de nos jours, mais supposons que ce soit possible. Ok, on voit dans quel chemin tu es en train de partir. Maintenant, le risque, c'est partir dans tes études juste pour avoir un Bac+. Dans ce cas-là, tu iras nulle part. Dans ce cas-là, à la fin de tes études, tu prendras le mur que tu aurais dû prendre avant celle-ci. Je veux dire, l'équation ne va pas être changée de manière drastique par les années que tu as passé à l'université, sur les bancs de l'université. Ça change quoi ? Ça changera quoi, vraiment, fondamentalement ? Donc, pour les personnes d'un certain âge, je dirais, il vaut mieux viser des études qui, à coup sûr, peuvent donner un travail. Par exemple, des études qui sont liées à la magistrature, liées à la médecine, liées à des professions libérales, qui garantissent, qui s'en demandent aussi. Il ne suffit pas juste de voir que c'est une profession libérale, et puis on fonce. Parce qu'on peut foncer, puis on finit, puis on trouve qu'il y a 10 000 personnes qui ont terminé en même temps qui cherchent pareil. Donc, toujours faire une étude, de marcher avant de s'engager. Autre chose également qu'il faut considérer. Quand on va trouver un travail, on va payer des frais d'initiation, des frais d'entrée. C'est-à-dire, on est peut-être, mettant, je dis n'importe quoi, quelqu'un touche un salaire de 50 000 euros dans son travail qu'il exerce depuis 15 ans. Mais il en a ras-le-bol, il n'en peut plus de ce travail-là. Il le quitte, il va à l'université, fait une autre formation dans une école ou peu importe, il sort, Mais maintenant, il est en train de chercher un autre intitulé. Il n'est plus en train de chercher ce qu'il avait avant, il est en train de chercher autre chose. Alors, maintenant, il y a des questions qui se posent. Est-ce que ce qu'on est en train de faire en formation, maintenant, se trouve d'une certaine manière dans la continuité de ce qu'on faisait avant ? Une autre manière de dire. Est-ce qu'une fois qu'on va finir cette formation-là, on pourra être plus fort encore et faire état de son expérience d'avant. je m'explique. Quelqu'un faisait de l'informatique à bas niveau, il n'a pas évolué là-dedans, il s'arrête, il fait une formation très pointue en sciences de l'informatique, développement, tout ça, il revient et cette fois-ci, en plus d'être plus pointue qu'il ne l'a jamais été de sa vie, il a ses 15 ou 20 ans d'expérience avant, même s'il n'était pas dans cette expérience, on est d'accord, aussi pointue qu'avant, mais il peut en faire état. Ça, c'est une situation Il y a une situation B, le gars était aide-soignant dans un hôpital, travaille, il en a ras le bol d'être aide-soignant, il sort, il fait de l'informatique, il veut devenir développeur. Il apprend à coder du .NET ou du C-Sharp ou autre, après il sort et il veut devenir développeur, il veut trouver un job en tant que développeur. Là, son travail en tant qu'aide-soignant, il est toujours là dans son CV, ce n'est pas la fin du monde. mais ne viendra pas lui rajouter des années d'expérience en tant que développeur. Parce que là on n'est pas dans un renforcement. de carrière, on est plutôt dans un changement de carrière. Ça veut dire on étude avec changement de carrière. Et ça c'est très dur. Ça, il y a des frais d'initiation. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que si avant, il touchait 50 000 euros par an, cette fois-ci, une fois qu'il a fini l'université, il va se retrouver avec des étudiants qui sont prêts à prendre leur premier emploi pour 23 000. Et puis, ma foi, lui, s'il est plus vieux, il coûtera plus cher. Ça va être déjà difficile. À moins qu'il accepte les frais d'initiation, ça veut dire quoi par là ? Ça veut dire qu'il accepte de travailler au rabais. Ça veut dire qu'il va falloir rentrer tout en bas de l'échelle. Tout au premier cas zéro. Et puis remonter doucement. Ça veut dire commencer avec ce qui commence. Commencer vraiment au plus bas. C'est ça le problème. Donc, ça coûte cher en général. Je parle en années, je parle en argent aussi. Parce que si on prend le manque à gagner durant les années d'université et on lui rajoute la perte de revenu qui va être liée qu'une fois qu'on sort de l'université, on va travailler au rabais. Franchement, l'un dans l'autre, est-ce que ça vaut la peine ? Financièrement, est-ce que ça vaut la peine ? Est-ce que financièrement, plus tard, on aura un retour sur investissement qui va compenser tout ce qu'on a perdu ? C'est la question. Ce n'est pas toujours sûr, ce n'est pas toujours garanti. Donc, je suis très réaliste avec vous. Oui, on peut changer de carrière. Oui, on peut s'arrêter pour faire une formation. Mais alors attention, il va falloir préparer un dossier béton. Je vous dis un truc aussi. Je vous dis un truc. Il y a un truc qui joue contre vous. Je vais pointer le phare dessus, comme ça vous le sachiez. Qu'est-ce qui a fait qu'à 40 ans, vous êtes en train de chercher encore des études et un nouveau travail ? Qu'est-ce qui a fait ça ? Sincèrement, entre nous. On n'est pas là pour juger les uns les autres. Qu'est-ce que vous pensez de votre capacité de décision ? Est-ce qu'elle a été optimale ou pas, dans la première partie de votre vie ? Vraisemblablement, non. La preuve, si on juge l'arbre à ses fruits, vous avez fait une formation, vous avez fait un travail, un job, un emploi, et aujourd'hui, vous voulez faire autre chose. Ça n'a pas marché. C'est que vous avez pris de mauvaises décisions. Il ne s'agit pas de jeter la faute, il s'agit de constater que vous avez pris de mauvaises décisions. Donc, qu'est-ce qui nous dit qu'aujourd'hui, vous prenez la bonne ? Il y a ça aussi. Vous voyez, quand on a pris pendant longtemps, de mauvaises décisions, et qu'on a persisté, et qu'on a fait un travail qu'on n'aime pas, et que ça n'a pas été, et tout ça, puis qu'aujourd'hui on va recommencer à zéro, il va falloir repartir sur des bases beaucoup plus saines que les bases qui ont créé la première situation. Si ça se trouve, la toute première situation a été créée parce que vous avez fait des études qui n'étaient pas de votre choix. Vous avez choisi, il y a des pays, il y a des endroits, des juridictions, vous devez choisir 15 études différentes, et selon votre moyenne, selon la demande des autres, Ils vous donneront ce qu'ils veulent. Vous vous êtes peut-être retrouvé dans des études qui ont été définies par un concours, par un tirage de sort, et puis que ce n'est pas de votre faute. Je veux bien comprendre. Mais il va falloir cette fois-ci repartir sur des bases beaucoup plus saines. Il va falloir un dossier. Vous préparez-vous, pas pour moi, pour vous. Il faudra un dossier. Ce dossier écrit noir sur blanc. beaucoup de pages, je veux voir des statistiques, je veux voir des chiffres, je veux voir des courbes qui montrent l'évolution du métier que vous cherchez, qui recrutent, combien ils payent, combien ils payent en moyenne après un an, après deux ans, après trois ans, après cinq ans. Il va falloir que vous fassiez un dossier béton. Ce dossier béton vous permettra de savoir où vous êtes en train d'aller, où vous mettez les pieds. Ça vous évitera de rentrer dans un monde de douleur, dans un monde d'incertitude, dans un monde d'hésitation, d'atermoiement. Et puis au final, vous arrivez dans quelques années et vous voyez que vous êtes exactement au même point que vous étiez avant d'arriver dans cette université. Vous voyez ? Donc, soyez l'homme ou soyez la femme d'un projet, pas l'homme ou la femme d'une impulsion, d'une intuition, d'une idée rapide, passagère, comme ça, qui est passée en flash dans votre tête. Je veux bien comprendre que beaucoup de choses commencent par une intuition, par une idée flash. Je veux bien comprendre. Par contre, il va falloir, par la suite, renforcer cette idée. ou bien revenir dessus si elle ne vaut pas la peine. Et ceci ne peut se faire qu'avec des données très précises, des données très pointues, des recherches. Et établissez un dossier, comme si vous deviez passer devant un jury et le convaincre du bien fondé de votre projet. C'est comme si vous aviez un jury, visage fermé, hostile, et que vous deviez convaincre ce jury de vous laisser faire ce travail. Et qu'ils vont poser les pires questions. Ils vont vous dire pourquoi vous voulez faire ces études ? Ça débouche sur quoi ? Qu'est-ce qui vous dit que ça débouche sur ça ? Qui recrute ? Combien ça paye ? Combien de personnes ont été recrutées l'année dernière ? Comment les salaires ont évolué en fonction de l'expérience ? Est-ce que dans 5 ans ce métier sera toujours là ? Vous voyez ce que je veux dire ? Il va falloir faire en sorte, comme si vous deviez allier devant un tribunal ou devant un jury et les convaincre bien fondé de ce que vous êtes en train de faire parce que seulement si vous arrivez à vous mettre dans cette logique que vous saurez vraiment pour vous si vous êtes en train de faire la bonne chose ou pas voilà mes amis merci d'avoir écouté cette vidéo jusqu'ici désolé pour l'écho je reviendrai plus tard sur la voiture désolé pour l'écho il ya du volume et vous voyez c'est pour ça je fais des vidéos dans la voiture dans la voiture parce qu'il ya moins d'écho Mais ici, il y a une belle vue quand même, on a le tour Eiffel derrière et tout ça. Voilà. Merci et on se voit dans une prochaine vidéo.
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