
A French monologue argues democracies use subtle control through state media and cultural elites rather than overt force, and that social media threatens this system. The Loi Avia represents an attempt to restore that control through censorship.
Bonjour mes amis, j'aimerais partager avec vous une théorie que je professe depuis très longtemps, qui est que les États sont toujours, quels qu'ils soient, qu'ils soient en apparence démocratiques ou non, sont toujours fondamentalement totalitaires. Ça signifie que les États sont toujours totalitaires dans la substance, même si dans la manifestation, certains nous apparaissent comme démocratiques, libéraux et autres, et certains nous apparaissent comme des dictatures. Mais ça, c'est une façade. Sur le fond, ils se rejoignent tous sur quelque chose, ils veulent tous augmenter leur contrôle sur les gens, augmenter leur pouvoir, et la seule résistance finalement, c'est la résistance qu'ils vont retrouver chez le peuple. Parce que si on les laissait faire sans absolument Aucun contrôle, on laisse juste faire. Soit on finit dans des trains, comme c'est arrivé, on finit dans des vélodromes, ou on finit mourir sous strangulation par un agent de l'État en uniforme en plein jour dans la rue. Je veux dire, fondamentalement, les États sont comme ça, qu'ils soient des États dits démocratiques ou pas, sachant que l'histoire de la démocratie est finalement apparente que sur la manifestation. la différence démocratique qui est sur la manifestation, mais sur la substance, ils sont toujours totalitaires. Ça va créer quand même une grande différence face à la liberté d'expression, face à la liberté d'information, etc. Je vous explique. Un État qui est totalitaire aussi sur la manifestation, généralement se fiche relativement pas mal de contrôler l'opinion, de contrôler l'information. Un état totalitaire, on en a plein en Afrique par exemple, où t'as un dictateur au pouvoir qui est là depuis des fois plusieurs générations et on sait qu'il ne partira que les pieds devant, ça c'est sûr. Mais lui se fiche relativement, se fiche relativement, bien sûr toujours il y a ce relativement qui est important dans le discours, se fiche relativement du condiratant. Ça signifie que tu vas trouver le gars, les gens en auront le bol de lui, mais en même temps, il organise des élections bidons. Tout le monde sait que c'est des élections bidons. Et puis, à la fin de la journée, tu as des flics ou des militaires qui viennent prendre les urnes. Et puis, tu apprends plus tard à la télévision que 99,9% des gens ont voté pour le reconduire encore pour un mandat. D'accord. Ça, c'est dans les pays qui sont totalitaires sur la substance et totalitaires sur la manifestation. Maintenant, tu as d'autres pays, comme la France, qui sont, ça c'est toujours totalitaires dans leur substance, mais qui ne sont pas totalitaires sur la manifestation, qui se manifestent en tant que pays démocratique. Pour cela, le contrôle de l'information est très important. parce qu'il faut pousser les gens à voter comme on attend d'eux qu'ils votent. Donc tu es libre, tu es bien sûr libre, tu fais ce que tu veux, tu votes comme tu veux, mais ce que je vais faire, je vais t'aiguiller, je vais te bombarder d'informations, je vais te manipuler, je vais te faire du lavage de cerveau à force de répéter les mêmes choses à la télé, dans les médias. Tu ne pourras plus tourner le regard sans tomber sur une information que je contrôle. Et finalement, je te laisse complètement libre dans l'isoloir. Après, tu peux même aller avec tes pères, avec d'autres citoyens, compter les votes et tu verras, sans triche, sans rien, tu vas reconduire le système. Sans triche, sans rien du tout, tu vas voter pour les mêmes. Tu vas voter contre tes intérêts. Tu vas voter contre les intérêts de tes enfants, contre les intérêts de ta famille. et tu vas voter pour l'intérêt des élites. D'accord ? Prenez en France, par exemple. Moi, ma théorie en France, c'est qu'on pourrait faire... Vous savez, dans chaque pays, il y a des théories. Aux États-Unis, il y a aussi des théories électorales. Moi, ma théorie par rapport à la France, elle est très simple. On pourrait faire l'économie d'élections présidentielles en France. Il suffirait d'écouter ce que veut le candidat qui est plébiscité par les journalistes, les humoristes, les chanteurs, les acteurs, les jongleurs, les clowns, les footballeurs et tout ça. Et ça te donnera exactement et de manière... Ça marche à tous les coups. Si tu regardes les dernières élections, ça marche à tous les coups. J'espère que ça ne marchera pas aux prochaines. Mais ce genre de lois, qui sont très empiriques finalement, se démontrent rarement. tu peux toujours voir le candidat que veulent ces gens, et ce sera le candidat qui finira au pouvoir de toute manière. C'est une exagération, bien sûr, mais tu peux presque faire l'économie d'une élection présidentielle, juste prendre un collège composé de célébrités, n'est-ce pas, et leur demander quels candidats ils veulent, et puis ce sera tout aussi démocratique si tu avais permis au peuple de voter. Maintenant, on a un petit problème là, on a un petit problème quand même, c'est que. Vu que dans les états qui sont totalitaires dans leurs manifestations, tu fais ce que tu veux, tu votes comme tu veux, je t'emmerde. D'accord, je suis là d'autorité, je fais, je reste 50 ans au pouvoir. Après, je mets mon fils et puis de toute façon, tu fermes ta gueule et puis c'est tout. D'accord, tu vas commenter dans le café avec tes copains, ça te plaît pas ou autre, mais en même temps, Tu peux rien faire, d'accord ? Ça c'est dans les pays totalitaires, mais dans les pays qui veulent garder une facette démocratique, ça ne marche pas comme ça, d'accord ? Il est très important que le peuple continue à voter pour le système, il est important que le troupeau continue à se diriger vers où on lui dit d'aller, et ça on le fait généralement par médias interposés. dans les États qui sont totalitaires dans leurs manifestations. Ce qu'on fait, c'est que les médias sont généralement la propriété de l'État, et puis les médias sont toujours en train de répéter le discours de l'État, mais en même temps, ils ne sont pas très efficaces. C'est très mauvais. C'est très mauvais. Tu regardes les pays dictatoriaux, tu écoutes les médias, c'est de la caricature, et même un enfant de 5 ans te dira, c'est du foutage de gueule, mais on sait que c'est tous des corrompus, tous des pourris. Et tu vas voir dans certains pays africains, tu parles à des enfants de moins de 10 ans, ils n'ont aucune illusion sur le système. Et ils sont souvent politiquement plus éveillés qu'un bof moyen français de 50 ans, d'accord ? Qui vote Macron puis après il dira oui mais je regrette, d'accord ? Donc tu vois le truc. Maintenant, dans un pays dit démocratique, Les médias sont contrôlés autrement, sont autrement plus efficaces. Ils font un travail différent, pas aussi caricatural, on va dire, que celui des pays totalitaires. Mais ils le font peut-être plus subtilement, quoi, que de moins en moins subtilement ces dernières années. Mais en tout cas, ils marchent. Ils marchent sur la majorité des électeurs. On n'a pas besoin de convaincre 100% des gens. On a besoin de convaincre suffisamment pour faire perdurer le système. Puis les autres, ben, on s'en fout. Donc, le problème là-dedans, c'est que arrivent les médias sociaux. Les médias sociaux, c'est d'informations peer-to-peer. Les médias sociaux, c'est comme à l'époque où on partageait les films en peer-to-peer sur Kazao, Idanki et autres, où en dehors de tout contrôle, les gens échangeaient des films, échangeaient des softwares, échangeaient des jeux et tout ça. Aujourd'hui, ils s'échangent de l'information. Ça signifie que l'information est partagée, l'information est décortiquée. Il n'y a plus personne qui reste dans son coin et qui croit qu'il est le seul à penser ce qu'il pense. Il suffit qu'il rentre sur Twitter ou sur YouTube ou sur d'autres médias sociaux et il va voir qu'ils sont très nombreux à partager les mêmes idées. Et à ce moment-là, il va aller plus loin encore en renforçant ses convictions et puis forcément en s'organisant avec ses pairs. Ça, ça craint beaucoup. Ça, ça craint beaucoup malheureusement parce que les... Le système en France n'a pas envie de se faire un jour balayer parce que son emprise sur les esprits a été perdue. Parce que ce système-là n'a pas les mêmes outils, n'a pas les mêmes ressources, même s'il a la même mentalité que le régime de la Corée du Nord, il n'en a pas les mêmes ressources et il est fondé avec des prémices différentes. Il ne pourra pas sortir l'armée dans la rue, annuler les élections, installer un maréchal de force, etc. ça ne marchera pas, ça ne marchera pas. Donc, il a besoin de garder cette semblante de respectabilité et à ce moment-là, la censure des médias sociaux devient pour lui une affaire de vie ou de mort. Voilà l'idée en fait. C'est de là, tout ça pour vous dire, c'est de là d'où vient fondamentalement la loi Avia parce qu'il faut, pour ce système, c'est une question de survie, il faut absolument contrôler l'information. Les médias ont été rachetés par l'État. Il y a eu une OPA sur les médias. Acheté par quoi ? Acheté par l'argent, par les subventions. Ça signifie, au lieu d'interdire les médias ou de faire rentrer en prison les journalistes, comme le ferait la Turquie ou autre, ils se sont dit, on les paye. Après, l'argent devient un peu comme de la cocaïne, l'argent devient comme de la drogue. Ils en ont besoin pour vivre. Il y a plein de médias en France qui ne tiendraient pas une minute s'ils devaient travailler pour leur lectorat. Il y a une théorie qui dit que les gens travaillent pour ceux qui les payent. Les gens travaillent pour la main qui les nourrit. Donc si ces médias sont nourris par l'État, ils ne vont pas se retourner contre l'État. Donc c'est à la base de cette théorie que l'État français a commencé à subventionner les médias. Et comme en plus ils étaient en perte de vitesse par rapport aux médias sociaux et tout ça, cet argent était pour eux une affaire de survie. Donc c'est créé un petit peu cette relation extrêmement malsaine entre les médias et l'État, et ils sont devenus comme ça des médias d'État. et ils font la promotion de l'idée pure, n'est-ce pas ? Dès que t'as des institutions qui sont financées par l'État, ils deviennent congrénés par le gauchisme, par le progressisme, par des oisifs qui n'ont jamais créé quoi que ce soit de leur vie, mais qui sont là et puis... Ils n'ont pas besoin de... Ils ne tiendraient pas une seconde dans le privé, n'est-ce pas ? Mais comme ils travaillent techniquement pour l'État, ils peuvent faire ce qu'ils veulent. Ils peuvent commencer à nourrir, à se déconnecter de la réalité, puis nourrir des idées qui sont complètement boulefauques. Et puis, bien sûr, ils les imposent aux autres. J'ai utilisé le concept de la pureté de l'idée. C'était quelque chose que je suis en train de développer aujourd'hui. Que la gauche a toujours cette vision de la pureté, tu vois ? Durant les années 30-40, elle avait sorti l'idée de la pureté de la race. Aujourd'hui, elle a abandonné cette idée de la pureté de la race parce qu'elle a très mauvaise presse en ce moment. Mais elle a sorti l'idée de la pureté du sentiment, la pureté de l'idée, la pureté de la démarche. Alors voilà ce qui fait qu'on divise le monde. Il y a des gens qui ont des idées impures, qui ont une démarche impure, qui ont des sentiments impurs. Et puis ceux-là n'ont pas droit au chapitre, ceux-là il faut les éliminer, il faut les éliminer de l'espace, il faut leur faire taire, il faut que ces sentiments-là, ces idées-là, ces discours-là soient complètement éradiqués, complètement effacés. On retrouve là toujours cette réflexion, cet instant, cet atavisement, cet instant très primordial de la gauche d'éradiquer tout ce qui n'est pas cormel et en même temps Promouvoir quoi ? Promouvoir l'époque de l'idée pure, du sentiment pur. Tu vois où je veux en venir ? On a juste changé de support en réalité. On a juste changé de support, mais les idées profondes, les idées sous-jacentes sont les mêmes. C'est pour ça que je vous disais depuis le début de cette vidéo, il faut toujours se méfier. Chaque chose qui est autour de nous finalement se présente sous une manifestation mais il y a une substance derrière. Il faut toujours réfléchir en termes de cette dualité entre la substance et la manifestation et parfois il y a un fossé entre les deux. Voilà c'était juste quelques idées au passage que je voulais vous livrer comme ça en vrac et puis je reviendrai probablement extrêmement vite même.
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