
Monologue (2019) critiquing the French right for being divided and electorally narrow, arguing that hardline anti-immigration rhetoric is self-defeating in Western democracies. The speaker frames large-scale immigration and demographic change as civilisation-level risks, blames education and cultural elites for shaping pro-immigration attitudes among young voters, compares France unfavourably with the UK, and urges a pragmatic conservative repositioning to save what is still salvageable.
Bonjour mes amis. Alors, ces derniers jours, il y a eu une convention de la droite en France. Enfin, je ne vous cache pas, on est entre nous, on peut parler de ces choses-là quand même, on peut parler des choses de cette nature. J'ai été, pas déçu, mais froissé de ne pas avoir reçu d'invitation. Je ne m'attendais pas à ce qu'on m'envoya un billet d'avion dans une enveloppe ou autre, j'aurais été de mes propres déniés, n'est-ce pas ? Mais j'aurais voulu rencontrer cette droite-là parce que c'est une droite qui a des préoccupations qui m'intéressent. Donc je pense que j'ai quelque chose à dire et j'aurais voulu rencontrer ces gens. Ma foi, ils ont décidé que... Le problème de cette droite, donc je rebondis à partir de cette non-invitation, je rebondis sur le fait que c'est une droite, en France en particulier, qui est extrêmement co-sanguine. Je veux dire quoi par là ? C'est une droite qui représente un spectre extrêmement étroit de l'électorat, et qui ne semblent pas faire des efforts particuliers pour aller fédérer au-delà de leur camp. D'accord ? Je connais des gens de droite. Je connais des gens de droite. D'accord ? Je ne parle pas des gens de gauche ou autre. Je connais des gens de la droite qui ne se reconnaissent pas dans cette droite-là. Donc quand vous avez en France une droite qui est extrêmement divisée, qui est extrêmement balkanisée, elle n'arrivera jamais à faire face à un candidat ou à un parti créé la veille. Regardez l'exemple Macron, par exemple. Macron, il a créé son parti, je crois, un an, ou même pas, avant d'avoir remporté les élections présidentielles. Donc vous pouvez voir qu'il suffit d'un bonhomme, uni, sur une idée, qui rassemble et qui a un petit discours, on va dire, positif, parce que les Français ont envie d'entendre quelque chose de positif. Tout le monde a envie d'entendre quelque chose de positif aujourd'hui. Mais pas de déni. Macron n'a pas peint l'éléphant rose. Mais il a eu un discours fédérateur. Un petit peu fédérateur. Mais ça suffit. Pourquoi ? Parce qu'il a face à lui la droite la plus stupide du monde occidental. Exemple. Exemple. Cette image d'épinal utilisée par Zemmour. Nous sommes, je crois qu'il a dit, nous sommes occupés par des hommes en Djeraba et en Kalachnikov. Alors, je ne vous cache pas qu'en privé, quand je parle de la France, j'utilise des images beaucoup plus fortes que celles-ci, des images beaucoup plus extrêmes. Mais en privé, Ce n'est pas une image avec laquelle tu vas faire face à l'électorat. Bien sûr, c'est une image où tu te fais applaudir dans ta salle de fête, c'est clair. Tu te fais applaudir, il n'y a pas de problème. Tu as ces contre-gars, ils vont rigoler de la sortie, ils vont t'applaudir, et je vous avais... Ça ne va pas porter. Le problème en France, c'est que, et pas en France, dans la majorité des pays occidentaux, c'est que tout parti qui part sur, avec la carte de cheval de bataille, je suis contre l'immigration et condamné à perdre. Pourquoi ? Parce que les faiseurs d'opinion sont pro-immigration. Les faiseurs d'opinion, c'est par exemple l'école. Vous savez que quand le mandat de Macron se terminera, arriveront des nouveaux électeurs sur le marché, des électeurs naïfs, des primo-électeurs, si vous voulez, je pique le mot à quelqu'un, des primo-électeurs, qui vont arriver sur le marché du vote, et ces gens-là, figurez-vous que certains d'entre eux avaient 13 ans à l'époque de la première élection de Macron. Ces gens-là, Beaucoup d'entre eux ne savaient même pas lasser leurs chaussures quand Hollande a commencé son premier mandat. Ils étaient dans la prime enfance pour beaucoup. Donc, ils traversent l'école, l'école qui a été gangrénée. Vous savez, tous les systèmes totalitaires commencent par gangréner l'école. L'école a été gangrénée par l'islamisme, elle a été gangrénée par le gauchisme militant, par les antifas. On a des gamins qui sortent à 18 ans, ils ne se sentent pas citoyens français, ils se sentent pour beaucoup, je suis né là par hasard, je n'ai aucun mérite que d'être né là, je n'ai pas plus de droits sur ce pays qu'on appelle la France, que mes aïeux ont construit sur le sang et l'exploitation des autres peuples, je n'ai pas plus de droits sur ce pays que ce migrant qui est dans une barque et qui veut venir ici et c'est sans droits. Et je dois l'aider, d'accord ? Voilà le genre de personnes qu'on a. Ils sortent, d'accord ? De là. Ils vont voter, comme leur diront les footballeurs, les humoristes, les journalistes, les acteurs, les modèles, tout ça. C'est les gens qu'on voit à la télé, n'est-ce pas ? C'est les gens qui viennent faire rire, comme à qui on doit avoir une caméra et qu'ils font rire ou bien qu'ils divertissent. C'est de là qu'ils prennent leurs opinions. Et ils vont voter pour le système. C'est plus tard quand eux-mêmes auront une famille. C'est plus tard quand eux-mêmes verront le chômage, verront l'insécurité, verront les problèmes de leur pays. Parce qu'avant, ils sont protégés. Avant, ils vivent chez papa-maman, ils ne voient pas les problèmes qu'on a au travail, ils ne voient pas les problèmes économiques, ils ne voient pas la cherté de la vie. Eux, ils sont protégés. Leurs parents, qui sont des gens respectables, vont placer une bulle autour de leurs enfants. N'importe quel parent place une bulle autour de son enfant et veut le protéger du monde. Donc ils vivent protégés, ils vont à l'école, ils réalisent pas la réalité du monde dans lequel nous vivons. Ils réalisent pas que nous sommes 8 ou 9 milliards et que nous sommes prêts à nous entretuer pour un pain. Ils réalisent pas ça. Donc, ils votent contre eux-mêmes. Et puis après, une fois que le mec, il a 25 ans, il a 30 ans, il se réveille. Oh oui, moi, j'ai voté, j'ai voté Macron, mais jamais, ça ne va jamais plus m'arriver. Mais on s'en fiche de toi, c'est fini. Toi, c'est fini, c'est mort. Tu comprends ? Parce que le problème, c'est que tu vas te remplacer par une génération massive qui va arriver, qui va sortir des votants, des primo-votants, des votants naïfs, qui vont encore voter contre leur corps, c'est tout, c'est simple, d'accord ? Ça, c'est juste un exemple que je vous ai donné. de la politique française. Il y a encore, je ne parle pas des vieux bourges catholiques qui n'ont pas encore vu les migrants, ou bien leurs migrants c'est Fatoumata qui fait le ménage. C'est ça leurs migrants, c'est ça leur contact aux migrants. Et ils se disent, ma foi, voilà, elle est là, elle fait du bon travail, on repasse bien les chemises et tout ça. Je ne comprends pas ce discours haineux à la télévision. En fait, des gens comme ça, des gens qui sont déconnectés de la réalité, le jour où ils touchent la réalité, ils changent. Mais c'est trop tard. Que voulez-vous, mes amis ? La réalité française, c'est que tout discours, tout parti qui est créé et qui a comme cheval de bataille l'anti-immigration ne va pas l'eau. Personnellement, entre nous, là on est entre nous, on est en train de parler, le gros problème de la France ce n'est pas le problème économique ou autre, c'est des problèmes sérieux, il y a des défis sérieux face à la France, les défis écologiques, économiques, géopolitiques, tout ça, on peut en parler, l'Europe, l'euro, tout, on peut en parler. Mais ce ne sont pas, ces défis que je viens de citer, ne sont pas des défis existentiels, d'accord ? Aujourd'hui, il y a l'euro, on peut avoir 1000% d'inflation, le pays va continuer à exister, le jour où on en aura le bol, soit il tombera tout seul, soit on le changera. Et on reprendra notre vie, on essaiera de repartir sur autre chose. D'accord ? L'Allemagne, elle a eu une inflation à je ne sais pas combien de chiffres. La république de Weimar, je crois. Elle a continué à exister, elle existe jusqu'à maintenant l'Allemagne. D'accord ? Par contre, il y a un certain nombre de défis civilisationnels qui sont posées effectivement par l'immigration de masse et sont posées par l'islamisation et qui font qu'effectivement, le pays qui ne fait pas face à ces défis là, il va cesser d'exister. D'accord ? Ça c'est une autre histoire. Donc, le problème c'est que L'électorat ne le perçoit pas de cette manière. D'accord ? Comme je vous l'ai illustré par un exemple avec les primo-votants, l'électorat ne le perçoit pas de cette manière. tu utilises comme cheval de bataille les défis civilisationnels, t'auras les déconstructeurs, parce qu'il faut savoir que la France est quand même, et ça fait mal au cœur, c'est un grand chantier de déconstruction civilisationnelle réellement qui se passe sous nos yeux, c'est un cas d'école, je n'ai jamais vu ou entendu parler d'un pays qui se déconstruit comme ça de l'intérieur, par choix pratiquement, mais c'est ahurissant à observer, c'est pratiquement, ça me rappelle un type, une fois il voulait sauter d'un pan, Nous avons dû le forcer à ne pas sauter. On a fini par appeler la police. Je vous le raconterai à l'occasion, dans le détail. Mais c'est vrai que, du point de vue civilisationnel, c'est l'image que ça donne. Ça donne l'image d'une sorte de suicide. Et c'est très choquant, quand on regarde ça de l'extérieur. Voilà. L'Angleterre, je vous donne juste pour comparer par rapport à l'Angleterre, vous savez, les Anglais, je vais peut-être utiliser l'image du Père Noël, vous savez, il y a beaucoup de gens qui parlent du Père Noël, n'est-ce pas ? Beaucoup de gens parlent du Père Noël, surtout que là, on va vers une époque où on va en parler de plus en plus jusqu'en décembre. Mais très peu de gens y croient vraiment, on est d'accord. Alors, par rapport à l'immigration et les richesses qu'elle apporte et tout, pratiquement, Dans tous les pays occidentaux, toutes les classes politiques confondues, tout le monde vous dira que l'immigration est une richesse. C'est vrai, tout le monde vous le dira par la bouche. Mais il n'y a que les Français qui y croient. Ce sont les dindons d'une farce. Parce que les Anglais vous disent... J'ai fait une vidéo spéciale sur ça, je ne vais pas repartir sur le sujet. Les Anglais, ils vous disent, l'immigration est une richesse. Pourtant, ils pratiquent une politique migratoire qui se durcit tous les trois mois, littéralement, par des décrets administratifs. Pas plus que cela. Même pas des lois ou des votes. Et qui va bien au-delà, par exemple, d'un parti comme le Front National. Pardon, je suis ancienne école, je vais continuer à dire Front National pendant des années. Ça me rappelle un petit peu les... Des fois je parlais à des petits vieux qui utilisaient l'ancien franc. D'accord ? Mais moi je suis comme ça, je vais parler du franc national. Alors, la France est réellement le pays qui y croit. Il croit que l'immigration est une richesse. Dans un monde où nous sommes 8 milliards, dans un monde où pratiquement chaque pays, que ce soit un pays développé ou sous-développé, est surpeuplé, surpeuplé par rapport à ses ressources naturelles, surpeuplé par rapport à ce que son économie peut produire, surpeuplé par rapport à son parc immobilier, par rapport à ses emplois, par rapport à ses routes, par rapport à ses hôpitaux, à ses écoles, n'est-ce pas ? Les gens, aujourd'hui, sont un couteau tiré n'importe où. Tu vas aux urgences, ici, tu dois attendre huit heures, des fois. Il y a des gens, dans les hôpitaux, ils dorment par terre. Les écoles, il y a des gens qui trichent, qui grugent, qui paient, qui sous-doient pour mettre leurs enfants dans une bonne école parce que la majorité des écoles sont surpeuplées, sont dépassées, tout ça. Il y a des gens qui meurent en attendant une opération. Tu comprends ? Le prix de l'immobilier explose, tu compares, ça n'a pas de limite, le ciel est la limite. On a vendu des places de parcs à lente pour un million de livres, des places de parking dehors, d'accord ? Tout ça, ça rejoint, ça ramène à quoi ? Ça ramène à un seul problème, qui est le problème de la démographie, d'accord ? Quand tu décides, en tant que pays, que tu t'appelles France ou autre chose, de prendre à ta charge la démographie d'autres pays et me dire que c'est une richesse, il faut être complètement siphonné, mes amis. Ça n'a pas de sens du tout. Depuis quand c'est une richesse ? C'est une responsabilité, c'est un coût, et c'est quelque chose... Je ne parle pas que de l'argent maintenant, je parle du coût historique, parce que dans trois générations, il y a des enfants qui sont même pas nés aujourd'hui qui seront en train de travailler pour payer le train de vie d'enfants qui sont pas nés aujourd'hui. D'accord ? Parce qu'il faut savoir que lorsque tu ramènes... Tu sais, je viens d'Afrique, je peux te dire un truc simple. L'économie, la société, la société européenne, la société occidentale est très exigeante. C'est une société très compétitive, c'est une société avancée, d'accord ? Par rapport à des sociétés rudimentaires. Je ne dis pas qu'il y en a un qui est meilleur que l'autre, je ne dis pas cela. Il n'y a pas de... Je pense, moi, que les cultures s'étudient de l'intérieur, pas au-dessus, d'accord ? Donc, j'ai réellement respect pour toutes les cultures. Même si c'est une culture rudimentaire, je respecte cette culture-là. La culture occidentale est une culture très sophistiquée. Sophistiquée sur ses procédures, sur son administration, ses lois, mais sophistiquée aussi sur ses arts et ses métiers. De sorte que, quand tu prends quelqu'un d'une société basique, simple, et tu le ramènes ici, en Occident, avec toute la bonne volonté du monde, il ne va jamais trouver sa place. Pour la majorité, il ne trouvera pas sa place. Tu vois ce que je veux dire ? C'est pour ça que tu vas trouver sur le rivage de l'échec social, tu vas trouver énormément de gens qui viennent justement d'autres pays qui sont structurellement différents, des sociétés structurellement différentes. Donc aujourd'hui, quand tu vois que des gens sont nés en Occident, le gars il est occidental on va dire de souche, ça signifie depuis 15 générations et plus. il n'a pas de problème d'identité, il n'a pas de problème d'intégration, il n'a pas de problème de papier, il parle la langue, il comprend la culture, il connaît le pays, il a un enracinement par rapport à ses parents, à ses grands-parents et tout dans ce pays-là, il va dans les écoles locales, il parle plusieurs langues et tout ça, et très souvent parce que peut-être qu'il choisit la mauvaise branche à l'université ou peut-être que Il a du mal à trouver du travail, mes amis. Il a du mal à trouver du travail, il finit comme barista chez une société qui vend des cafés en écrivant le nom des clients sur le gobelet. D'accord ? Alors, quelles sont les chances de quelqu'un qui vient d'un pays où des gens ramassent des cartons et les emmènent à l'usine pour recevoir leur poids de recyclage ? Quelle est la chance de quelqu'un qui vient d'un pays où il y a encore des ânes qui tirent des chariots sur les autoroutes aujourd'hui en 2019 ? Quelle est la chance de quelqu'un qui vient d'un pays où les gens vont faire des kilomètres à pied pour ramener des bidons d'eau d'un puits Parce qu'il n'y a pas l'eau au robinet. Vous comprenez ? La majorité des gens vont se casser la gueule sur les rivages sociaux, sur des récifs sociaux. Ils vont se casser la gueule. D'accord ? Ça ne peut pas être une richesse, ça va être une responsabilité. Une responsabilité grandissante, parce que chaque fois que... Le problème aussi de ces pays dont je parle, c'est qu'ils ont une sorte de propension à la démographie, donc cette propension ne va pas cesser. L'inertie étant ce qu'elle est, ils ne vont pas faire un enfant ou deux par femme. Tu vas être dans une situation où tu vas avoir le local sophistiqué et précieux et carriériste qui va avorter, qui va faire 15 avortements, qui va payer beaucoup d'impôts, pour financer quoi ? Pour financer ce qu'on vient de dire, c'est remplaçant. Mais remplace qui par qui ? On va remplacer le sophistiqué par le non-sophistiqué. Je vous ai dit que je ne juge pas les cultures, je ne dis pas que l'une au-dessus de l'autre. Il y a quand même un fine print, comme on dit en anglais, il y a quand même quelque chose écrit en petit, j'aimerais vous le dire. Je ne les juge pas quand chacune est chez elle, d'accord ? Par contre, quand une culture sophistiquée, culture française par exemple, va dans un pays où il y a une culture non sophistiquée, elle veut l'envahir et elle veut la soumettre, je suis contre la culture française, aussi supérieure qu'elle soit. D'accord ? Je suis contre, parce que la culture non sophistiquée, chez elle, sur sa propre terre, elle est prioritaire, elle est supérieure à tout. De la même manière, de la même manière, je prétends que la culture sophistiquée ou développée ou appelée là comme vous voulez, est supérieure sur sa propreté à tous les autres. Donc, il ne convient pas de remplacer une culture par une autre dans quel que soit le sens. Vous comprenez ? Ça, c'est quelque chose d'assez évident. Et n'empêche que je suis obligé de le formuler, n'est-ce pas? Je suis obligé de se formuler. Pourtant, je devrais pas. Je n'ai pas à le dire, mais je le dis quand même. C'est. En Angleterre, par exemple, il y a. Il y a ce qu'on appelle, on n'a pas de droite, si vous voulez. Parce que, regardez, je vous donne un exemple. Tommy Robinson, vous connaissez, il est grillé politiquement parlant. Il est mort grillé, grillé, tu sais, grillé. Il n'y a pas de... Ni aujourd'hui, ni dans 10 ans, ni dans 20 ans, c'est quelqu'un qui va rebondir politiquement parlant. Je n'ai pas besoin de vous le démontrer, prenez-le de comme ça. comme une évidence. En mathématiques, des fois, quand on enseigne des mathématiques, des fois on donne des choses et puis on ne va pas les démontrer, on les prend comme une évidence. Donc, comme on dit, par exemple, chaque chose est égale à elle-même. Si on veut commencer un cours de maths et on veut commencer très bas, par exemple A égale A, chaque chose est égale à elle-même, je ne vais pas vous le démontrer. C'est un postulat de base, on le prend comme ça. Il a fait quoi ? Il avait créé une officine, un petit parti qui était contre l'immigration. Ils étaient 20 ou 30 ou 40 là-dedans. Enfin, plus. Mais pas très nombreux. De quoi remplir une salle de fête. Mais n'empêche, ils sont grillés. Complètement. D'accord ? Jusqu'à l'infini. La droite anti-immigration, la droite qui se définit, je suis droite anti-immigration, n'a aucune chance en Occident. Qu'est-ce qu'il faut à l'Occident ? Je crois personnellement à une mutation de la droite comme par exemple en Angleterre. Ça signifie on sort de la droite et on va à ce qu'on appelle le conservatisme. Ici on n'a pas de partie de droite, on a partie conservateur. Alors l'idée c'est que les partis conservateurs on obtient toujours un discours qui peut sembler positif sur l'immigration. Oui, l'immigration est une richesse, l'immigration a apporté beaucoup de choses à notre pays et nous voulons que l'immigration continue à jouer son rôle et à nous apporter dans le futur. Maintenant, c'est quelque chose de tellement important, l'immigration, que nous devons quand même la soumettre à un contrôle démocratique. un contrôle institutionnel. Parce que personne n'est pour l'anarchie, vous comprenez ? Nous vivons dans un état de droit. Et quel que soit le domaine, que ce soit le domaine de l'immigration, mais que ce soit le domaine de n'importe quoi, le domaine de la justice, le domaine de la route, le domaine de l'émilical, le domaine de l'éducation, il n'y a aucune personne normale, quel que soit son positionnement dans le spectre politique, qui serait pour l'anarchie. Tout le monde veut l'ordre, veut la loi, veut... Nous sommes pour une immigration, mais cette immigration doit s'inscrire dans un contexte légal, ce qui donne à la population, ce qui donne à la population la possibilité d'intervenir démocratiquement sur cette immigration-là. Vous voyez ce que je veux dire ? Ça peut sembler un discours très pro-immigration, mais en réalité, tu ne peux pas savoir ce qu'il y a dedans, d'accord ? mais déjà commencer par aller aux gens de cette manière-là, t'es beaucoup plus fédérateur si tu dis, oui, il y a des gens en jeu là-bas, ils nous font chier, tout ça. Non. Ça, c'est le premier point. Deuxième point qui est super important. Le point que je viens de dire, là, je peux le développer, mais ça me prendrait une demi-heure, je n'ai pas envie. Le deuxième point très important que la droite anglaise a réalisé, mais que la droite française n'a pas réalisé, et si elle continue comme ça, elle va mourir sans jamais l'avoir compris, C'est que, je vais vous dire quelque chose. Sur le plan philosophique d'abord, il faut savoir que tout ce qui a disparu dans le passé portait en lui-même les germes ou les graines de sa propre disparition. L'Empire romain, il est où ? Il n'est plus là. Pourquoi ? Parce qu'il y avait des raisons pour lesquelles il a disparu. Il les portait en lui. La France des années 60. Si tu pouvais la ramener aujourd'hui. Prenons la France des années 60. Tu la ramènes aujourd'hui. Supposons que tu as eu une baguette magique. Tu fais tac. Et voilà, nous revenons à l'époque de Fernand Bell. Tu sais quoi? Je te donne 60 ans à cette France là. On part de 2019, on arrive à 2080. et elle sera islamisée jusqu'au Trognon. Il y aura des bidonvilles dans Paris. Il y aura des attentats terroristes réguliers qu'on appellera des attaques de déséquilibre. Pourquoi ? Il y a quelque chose. Je n'ai pas besoin de le démontrer, parce que c'est la réalité. Quand quelque chose arrive dans la réalité, je n'ai pas la charge de la preuve pour la démontrer, ni toi la charge de démontrer le contraire. C'est une réalité, c'est comme ça que ça se passe. Cette France-là, on ne peut pas la défendre. Pourquoi ? Parce que d'abord, elle porte en elle-même les germes de sa destruction. Elle était mourante, même si on la regarde avec nostalgie. Mais en réalité, elle était mourante. Parce qu'elle allait accepter l'inacceptable. Et deuxièmement, parce qu'elle n'existe plus. C'est comme lorsqu'il y a un incendie de forêt. Les pompiers arrivent sur un incendie de forêt. Une partie de la forêt a brûlé. On va dire le tiers de la forêt a brûlé. pleurer, on peut, mais pas tout de suite. On ne va pas pleurer sur la partie de la forêt qui a brûlé. On va essayer de voir ce qu'on peut sauver. Qu'est-ce qu'on peut faire ? On ne peut pas sauver les arbres qui ont brûlé. C'est fini. Ils sont brûlés, ils sont par terre. Il y a une partie de la France qui a disparu. Elle n'existe plus. Elle existe dans les bobines de l'Institut national audiovisuel, dans les souvenirs d'un certain nombre de personnes et tout ça. Oui, elle existe dans les livres et tout. Oui, elle existe là-dedans. Mais elle n'existe plus dans la réalité. Donc elle n'est plus à sauver, n'est pas sauvable. Par contre, il y a encore Il y a encore une France qui est héritière de cette France-là qui a disparu. Et celle-là, il faut essayer de la sauver. Mais il faut accepter ses pertes. C'est ce qui se passe aujourd'hui en Angleterre, si vous voulez. Les partis, tous les grands partis, ont compris que... Je ne parle pas de ceux qui remplissent une salle de fête, je parle des grands partis. Ils ont compris que, OK, des erreurs ont été faites, des compromissions, des trahisons, par tout le monde, par la classe politique, la classe intellectuelle, la classe médiatique, et par l'électoral lui-même, parce que les gens avaient le droit de voter, personne ne leur a mis un pistolet sur la tête pour les forcer à voter d'une manière ou d'une autre. Donc, ils sont responsables. Il y a une responsabilité collective. Nous sommes là aujourd'hui. Nous voulons être où dans 20 ans, dans 10 ans, dans 30 ans ? Où est-ce que nous voulons être ? Est-ce que dans 10 ans, nous voulons être encore en train de parler des problèmes de l'islamisme ? Où est-ce que dans 10 ans, voulant avoir apaisé cela et de passer à autre chose. C'est ça la question en réalité. Revenir en arrière, ce n'est pas possible. Revenir en arrière, cette option-là n'existe pas. Mais on peut essayer de sauver ce qui est sauvable. Mais pour cela, il faut accepter. Je dirais, je ne sais pas ce que j'ai envie de dire joyeusement, mais on n'a pas le choix. C'est accepter la réalité d'aujourd'hui. Tu ne peux pas militer dans la France en 2019 comme tu l'aurais fait dans la France des années 70 ou 60 ou 50. Ce n'est pas possible. Il faut parler à la France d'aujourd'hui. La droite nationale française ne parle pas à la France d'aujourd'hui, elle parle à une France d'hier. Et je peux comprendre la nostalgie. Elle se conçoit et je la comprends et j'ai de la sympathie pour elle. Mais il ne s'agit pas d'avoir de la sympathie. Il ne s'agit pas de venir dire ce qu'on a envie, quand on est en train de traiter avec un preneur d'otages. qui te dit, oui, t'es un enculé, etc. Tu fais ceci, tu fais cela, tu me donnes le fric. Tu ne vas pas dire, écoute, arrête ton tutoiement de merde, on n'a pas gardé les militants ensemble, etc. Non, tu ne peux pas faire ça. Tu es obligé, tu es obligé de mettre ton égo de côté et avoir un sens pragmatique. Aujourd'hui, la France en tant que pays est en train de disparaître sous nos yeux. Je pense que toute personne qui a un certain amour pour la France doit se dire à partir de ce moment là il va falloir que je mette mon ego de côté et je regarde la réalité en face et au lieu de dire ce que je pense parce que voilà je le pense allez je l'ai craché je l'ai dit vous m'applaudissez et puis voilà je dis ce qu'il faut pour sauver ce qui est encore sauvable ce qui n'est pas sous l'eau parce qu'il est sous l'eau c'est foutu d'accord voilà un petit peu le voilà un petit peu mon discours d'accord Enfin, je vous laisse, mes amis, je reviens une autre fois. Et puis, voilà, c'est tout.
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