Coup de gueule : le Rassemblement National joue perdant

This YouTube monologue (April 13, 2022) criticises Marine Le Pen and the Rassemblement National for a major gaffe—Le Pen claimed President Bourguiba had banned the veil in the street in Algeria—exposing ignorance that will circulate widely on social media. The speaker argues the remark risks alienating Muslim voters, shows poor campaign preparation and media training at RN, and makes the case that RN appears unwilling or unable to mount a winning presidential campaign. The video closes with a call for a renewed right in France and frustration that Macron is likely to win the next five-year term if RN keeps repeating these errors.
Questions this video answers
1957–1987 (as stated in the video).
Around 34 minutes (speaker mentions 34 minutes).
Bonjour mes amis, je continue donc ma mission qui est de commenter les élections françaises et la politique française depuis l'extérieur. Donc je suis extérieur à tout ça. D'accord ? Donc je commente depuis le Royaume-Uni. Quand je vous donne des scénarios, j'utilise des éléments d'appréciation objectifs. Ça ne veut pas dire nécessairement que je suis pour ou contre tel scénario. C'est juste Je le partage, et peut-être des fois vous n'aimez pas ce que je dis, ou vous n'aimez pas le scénario, mais ne tirez pas sur les messagers. Quand par exemple je vous ai dit que Zemmour se cassait la gueule en décembre, ça ne veut pas dire que je souhaitais nécessairement qu'il se casse la gueule. Bien sûr, plus tard, il y a des éléments très importants qui ont fait que j'étais extrêmement divergent avec ces valeurs, mais n'empêche que mes éléments d'appréciation sont purement objectifs. OK, aujourd'hui, on va parler de quelque chose. On va parler de Marine Le Pen, qui a fait une bourde monumentale. Et vous savez, nous sommes dans une période extrêmement délicate entre les deux tours. Franchement, il faut. Je dirais que peut être la meilleure façon de survivre entre les deux tours, c'est de se taire. C'est de ne rien dire du tout. Donc là, Marine Le Pen, elle a déclaré dans une radio et je vais vous dire pourquoi c'est catastrophique cette déclaration. Elle a déclaré que le président Bourguiba avait interdit le voile dans la rue en Algérie. Je vais vous raconter tout le problème qu'il y a avec cette déclaration. Tout d'abord, bien entendu, pour ceux qui n'ont pas suivi l'histoire, c'est... Bourguiba n'est pas le président algérien, il ne l'a jamais été. Ça a été un temps, un temps assez lent d'ailleurs, le président tunisien. Il a été président tunisien. Donc quelque soit la décision qu'il aurait prise, elle aurait été applicable en Tunisie. OK ? Donc ça, c'est déjà, je pense, un premier point à éclairer. C'est un peu... C'est comme si on confondait, je ne sais pas moi, Margaret Thatcher et Édith Cresson. D'accord, ça n'a pas de sens. C'est comme ça que ça sonne en réalité. Et comme M. Bourguiba a été le président tunisien entre 1957 et 1987, c'est vous dire qu'il y a beaucoup de gens qui s'en souviennent. Ça, c'est un point important. Le problème de cette bêtise, de cette bourde monumentale, c'est qu'elle est tellement monumentale qu'elle va se propager très rapidement dans les médias sociaux. Ça veut dire que très facilement, elle sera partagée pour illustrer une méconnaissance d'un sujet. Et c'est une illustration à laquelle tout le monde pourra goûter, que tout le monde pourra apprécier. Je vous donne, juste pour exprimer bien mon point de vue, imaginons que que quelqu'un fasse une erreur sur un point de constitutionnalité, par exemple. Et puis qu'il y a des gens, des initiés, des gens qui sont des constitutionnalistes, qui sont très bons sur ce sujet-là, comprennent l'ampleur, ou mesurent l'ampleur du sophisme qu'il vient de faire, ou de l'erreur, ou de l'égarement qui a été le sien, ça restera malgré tout quelque chose qui sera réservé à un public d'averti. Le grand public ne comprendra pas, le grand public ne va pas réellement mesurer la situation. Sauf que quand on confond entre un président algérien et un président tunisien, ça, n'importe qui va comprendre. Donc ça, c'est un point important. En termes d'exposition, c'est une bourde à très très grand potentiel de mimes et de circulation dans les réseaux sociaux. L'autre point important, A quoi ça sert sur le plan stratégique ? Parce que regardez, vous me connaissez, ça fait plus de 10 ans qu'on se fréquente. Fondamentalement, je suis contre le voile. Mais il y a des batailles parfois. qui ne méritent plus la peine d'être menées au regard de leur coût global, du coût d'acquisition de cette bataille. Ça nous rappelle des fois dans la campagne de Guadalcanal lors de la Deuxième Guerre mondiale, des Américains envoyaient des jeunes mourir pour des pattes de mouche sur une carte d'état-major pour des îles, des rochers, littéralement qui n'avaient pas nécessairement beaucoup de valeur. Donc aujourd'hui, La grande valeur, moi je crois, j'ai la faiblesse de croire que la grande valeur c'est quand même, on a un pays qui est entre les mains d'un mondialiste qui est en train de sous-traiter littéralement le pouvoir à des agences étrangères, qui a bafoué tous les droits humains, qui a bafoué toutes les, je dirais même les normes civilisationnelles, généralement admises, ont été bafouées en France. Donc il y a quand même un enjeu, à mon avis, incommensurable, avec des histoires qui sont, qui ont leur importance, qui peuvent devenir assez latérales par rapport à cet enjeu. En tout cas, ces histoires ne valent pas la peine de sacrifier l'enjeu principal. Aujourd'hui, il ne faut pas se mentir, mes amis, il ne faut pas se leurrer, l'ethno-mathématique, elle dit quoi l'ethno-mathématique ? Elle dit que le vote musulman On ne peut pas faire ça. On ne peut pas aujourd'hui. Il faut voir la stratégie, c'est une question de maturité tout simplement. Il faut maturer. Quand on est immature, on veut tout. Je regarde et j'ai envie de tout avoir. Quand on a un peu plus de bouteilles, dans la vie, c'est une leçon de vie, ce n'est pas une leçon de politique nécessairement. On fait avec ce qu'on a, on prend ce qu'on peut, on fait des compromis, on renonce peut-être à quelque chose d'important pour pouvoir... toucher quelque chose d'essentiel. Les choix ne sont pas blancs ou noirs, comme on peut le croire quand on a 10 ans. Les choix sont beaucoup plus compliqués. On a toute une palette de gris, toute une palette de couleurs. Et parfois, on est devant des choix cornéliens. Vous comprenez ? C'est ça l'idée. C'est ça la politique. Et aujourd'hui, quand elle est à la veille d'un rendez-vous important et historique, Aller se mettre à dos le vote musulman, c'est juste dire, écoutez, appeler à voter Macron, quoi. C'est équivalent à appeler à voter Macron. Ça n'a pas de sens. Ça n'a pas de sens d'ouvrir ce combat-là à ce stade. Et en plus, Déjà, Bourguiba n'a pas interdit le voile dans la rue, parce que selon la constitution tunisienne, ça aurait été extrêmement difficile, comme ça l'est selon la constitution française pour ce qu'elle vaut aujourd'hui. On a vu que la constitution française n'a pas permis un certain nombre de saloperies, pour rester poli, durant les deux dernières années. Elle n'a pas empêché, en tout cas l'avènement, y compris le conseil constitutionnel, n'a pas trouvé à redire. Il n'a pas interdit le voile dans la rue en Tunisie. Il l'a interdit dans l'administration, il l'a interdit au travail, il l'a interdit aux fillettes à l'école. Pourquoi il a fait ça ? Parce que c'était, figurez-vous, que c'était à l'époque du féminisme, du vrai. C'était pas à l'époque du féminisme qui faisait porter le voile à une femme. C'était plutôt un féminisme, celui de ma grand-mère, un féminisme qui cherchait à émanciper la femme. Ce n'est pas le féminisme qui est en train de la ramener vers des endroits qu'elle croyait avoir quitté pour toujours. Donc, je disais que c'est quelque chose, tu vois, c'est quelque chose où il n'y a rien à gagner. C'est intéressant. C'est un petit peu, pour donner une illustration, c'est comme aller sur... parler du conflit israélo-palestinien dans une élection française. Il n'y a rien à gagner. On ne peut que se casser la gueule. Quand on cite ce conflit-là, quelles que soient les précautions sémantiques qu'on prend, quel que soit le degré de modération qu'on a, ça ne va pas marcher. On va braquer une partie des gens. Donc, je pensais personnellement que à ce degré-là de politique, elle avait quand même une liste de mots à ne pas prononcer, de thèmes à éviter, de thèmes tellement clivants que ça ne vaut même pas la peine. Prenez quelqu'un comme Zemmour, je veux dire, il est parti sur du clivant, il est parti jusqu'à parler de remigration, en disant je veux faire remigrer, je veux expulser 200 000 personnes par an. 200.000 personnes. Après, les gens, ils viennent jusqu'à maintenant. D'ailleurs, sous cette vidéo, vous allez en trouver et chercher dans les commentaires. Vous allez les voir. Oui, mais Aldo, il veut expulser les délinquants étrangers. Vous avez 200.000 délinquants étrangers par an, vous, en France. D'accord, c'est un million en cinq ans. Vous avez trouvé un million de délinquants étrangers en cinq ans. Vous avez trouvé un million de sans papiers en cinq ans. C'est quand même quelque chose qui veut dire que la rémigration était basée sur une logique différente. Toujours est-il, la logique que nous connaissons avec les classiques, ceux qui l'ont, avec les papes de ce concept. Toujours est-il, revenons à Marine Le Pen. Et je disais que Zemmour, malgré ça, il a voulu éviter des sujets comme par exemple le Covid, qu'il trouvait clivants. Elle, Elle part, bam, directement parler de quelque chose où il n'y a rien à gagner. Parce que, franchement, parlons franchement, est-ce qu'elle va vraiment, imaginons qu'elle passe au pouvoir demain, est-ce qu'elle va vraiment pouvoir avoir les outils législatifs pour interdire le voile islamique dans la rue ? Mais sincèrement, parlons sincèrement cinq minutes. Tu fais quoi ? Tu vois une femme passer avec un foulard sur la tête, tu fais quoi ? Tu vas arrêter le fourgon de la gendarmerie, descendre, Madame, bonjour, vous êtes de quelle confession ? Tu vas faire ça ? Tu vas prendre sa photo, l'envoyer à ton commissariat ou à ta base, leur dire est-ce que vous pouvez m'apprécier cette tenue, est-elle islamique ? Elle va te dire non, je suis, je sais pas, j'ai le cancer, ou il y a le soleil, ou je suis juive orthodoxe, ou je suis amiche, ou je suis, je sais pas quoi, tu vas faire ça ? Vous voyez bien que ça n'a strictement aucun sens. Ça n'a pas de sens. C'est quelque chose qui se ferait attaquer devant toutes les institutions, y compris les institutions européennes qui, sur certains sujets, ont une supériorité, ont un plein pouvoir sur un pays comme la France. Je veux dire, ça n'a aucun sens. Ça, c'est un point. C'est juste dire je veux me casser la gueule. Je dis des trucs qui n'ont aucun sens. Je veux me braquer des millions d'électeurs. Et puis voilà. Et je sors, je suis content. autre chose que j'aimerais vous dire. Prenons le musulman de base, ou le maghrébin de base, qui serait musulman comme d'autres sont chrétiens ? Quelqu'un qui potentiellement travaille en France, vit en France, il aime ce pays, il est potentiellement né en France, il ne se définit pas nécessairement comme patriote, moi je ne me définis pas comme patriote algérien, il me suffit d'être algérien, d'accord ? il est français même s'il a des racines, autre, etc. Ce gars-là, imaginons qu'il déteste Macron et qu'il a envie de faire barrage à Macron, qu'il n'en peut plus de ce type. Il regarde Marine Le Pen à la télé ou à la radio ou sur son média social préféré et elle dit quoi ? Oui, le président Bourguiba a bien interdit le voile dans la rue en Algérie. Je vais vous dire comment ça sonne et je suis un observateur. Et le sentiment que je vais partager avec vous sera probablement le sentiment de beaucoup de gens qui sont, qui ont les mêmes origines que moi, par exemple. Vous pouvez les voir sur les commentaires s'ils pensent autrement. Ça sonne comme une insulte. Ça veut dire qu'aujourd'hui, Elle se présente pour une élection présidentielle française. C'est un pays où il y a quand même des millions de gens musulmans ou d'origine du Maghreb ou autre. C'est quand même des citoyens français. C'est des citoyens auxquels elle veut parler, pour lesquels elle veut prendre quand même des décisions assez dures de leur perception, comme interdire le voile dans la rue. C'est une décision quand même assez lourde. On imagine que c'est une décision qui est étudiée, qui est réfléchie, que c'est parti sur des fondamentaux quand même solides. On ne peut pas interdire, je ne sais pas moi, on ne peut pas interdire une tenue juive ou une tenue tribale africaine ou une tenue islamique ou autre, si on n'a pas étudié les tenants et les aboutissants et qu'on a vraiment un discours extrêmement construit. Elle commence à parler et elle prend Bourguiba pour un président algérien. Ça sonne comment, ça ? Est-ce là un discours préparé ? Est-ce là une affaire travaillée ? Non, c'est juste une boutade, c'est juste quelque chose qu'elle sent pour plaire, je sais pas moi, pour plaire aux émouristes qui, de toute façon, les émouristes avaient voté pour elle. Les émouristes, ils vont voter pour qui ? Certains ne veulent pas voter pour elle. Ils vont s'abstenir, les plus, les ultras. vont s'abstenir, ils ne vont même pas voter pour elles, donc ça ne sert à rien d'aller les caresser. Les autres, les émouristes modérés, on va dire, ils n'ont pas le choix, ils vont voter pour elles. Donc pourquoi aller chercher, pourquoi aller chercher la pagaille, pourquoi aller chercher à se mettre le dos, le vote musulman ? Toujours est-il que, vous savez comment je réfléchis, j'ai un curseur, j'ai un curseur. Au début, par exemple, de la campagne électorale en France, quand Zemmour a annoncé Sa candidature, mon curseur est parti sur très probable Zemmour au premier tour. Enfin, passera au premier tour. Par la suite, au fur et à mesure qu'il parlait, qu'il prenait position, le curseur a commencé à glisser vers une probabilité qui était de plus en plus faible. Et la dernière fois où il a parlé, quand il a dit je veux créer un ministère de la remigration, c'est là où ma probabilité de voir Zemmour au premier tour est tombée à zéro. D'ailleurs, ça a été amplement illustré par le score affligeant qui a été le sien. Là, aujourd'hui, moi, quand j'ai vu Marine Le Pen, Macron se qualifier pour le second tour, au départ, mon index était à 50%. 50-50. J'ai 50% là, j'ai 50% là. 50-50. Macron, bon, il est détesté par tout le monde. Enfin, par tout le monde, il est quand même qualifié. Macron, si on regarde le résultat du premier tour, il est en avance par rapport au deuxième et au troisième. Donc on a Macron et on a à peu près, en termes de taille, si on veut comparer les chiffres, il est littéralement 17%, en termes de grandeur par rapport aux chiffres, on est 17% par rapport aux deux autres, par rapport à Mélenchon et Marine qui arrivent pratiquement dans un mouchoir de poche. Donc il y a quand même une vraie puissance électorale derrière Macron. Il ne faut pas se leurrer. D'un autre côté, il est détesté, donc ça peut jouer contre lui. Marine Le Pen peut présenter une potentialité de barrage à Macron. Mais en même temps, elle peut raconter n'importe quoi. Elle est un petit peu comme son père, qui était spécialiste des gaffes. Chaque fois où il y avait un rendez-vous très important, un rendez-vous électoral, il arrive et bam, c'est la mouche dans le lait. Et puis on va parler que de ça, et puis voilà. Donc je disais que ça donne cette impression de non-respect, ça donne cette impression de non-préparation. Et ça donne cette impression que... Parce que regardez, je vais vous dire un truc. Et là, j'avais dit ça sur Zemmour également. Je ne sais pas pourquoi il résonne de cette manière. Si... Bourguiba avait fait quelque chose en 1987, parce que... Il a fini son règne en 87. Pardon, c'est pas hier. Durant son règne, il a fait quelque chose. Est-ce qu'il peut nous servir en France, par exemple, ou en Europe, comme modèle ? Dans ce cas-là, on peut prendre aussi le Shah d'Iran, on peut prendre Saddam Hussein, on peut prendre Moubarak. On peut dire, oui, Mubarak, oui, ses forces, je ne sais pas, m'ont torturé les opposants ou les manifestants en haut, faisons-le aussi en France, parce que Mubarak l'a fait. Ça veut dire que combien même, combien même Bourguiba aurait été un président algérien, et combien même il aurait interdit le voile dans la rue, est-ce que ceci aurait fondé une jurisprudence applicable en l'État en France ? C'est la question que je vous demande. Vous voyez, donc, ce genre de raisonnement, ce genre de discussions indignes ne sont pas à la hauteur d'une campagne électorale présidentielle. Et dans ce sens, mon curseur effectivement glisse aujourd'hui mon curseur. Alors peut-être qu'il y aura un changement demain ou après demain, on ne sait pas. Si demain, je ne sais pas, Macron, on dit oui, il peignait, il tombait dans un échafaudage, il est au coma, mon curseur glissera effectivement dans l'autre sens et il dira bon là, on est à 100% marine, d'accord ? Là, j'ai un curseur aujourd'hui qui glisse de manière significative vers la probabilité Macron. Je vous le dis, je suis un observateur. Je suis un observateur extérieur à votre pays. Ne montez pas sur vos grands chevaux, ne soyez pas... N'attaquez pas le messager. Je suis en train de vous dire et cette fois ci, je suis super. Je suis super. Comment dirais-je? Les dernières fois, j'avais un peu de réserve, disant oui, c'est les élections. On va essayer de... Cette fois ci, j'essaye de rien du tout. Si elle n'est pas capable de tenir sa langue, pourquoi moi, je vais tenir ma langue? Pourquoi moi, en tant que chroniqueur, je ne ferai pas une vidéo YouTube disant qu'elle vient de saboter ses chances. Pourquoi je ne le ferai pas? D'accord. Autre chose aussi, ce que je trouve terrible, je l'ai vu intervenir dans la même émission où elle parle de référendum d'initiative populaire et il y a un journaliste qui lui disait non vous pouvez pas le faire, il parlait de constitution et du conseil constitutionnel et tout ça. et elle a été complètement coincée. Et l'idée c'est que je trouve que dans son vocabulaire, dans sa manière d'approcher les choses et d'énoncer les projets futurs comme par exemple le projet de référendum qui est un gros truc pour la France parce que la France n'est pas la Suisse, il n'y a pas une tradition de référendum, ça exige beaucoup de changements en profondeur. Et ce que je trouve terrible c'est Au lieu d'utiliser une approche dire oui, on pourrait le faire, on voudrait bien le faire, nous savons qu'il y a des limites, nous savons que dans la République, cet outil n'est pas bien implémenté, et bien sûr il y aura des défis, y compris des défis constitutionnels, il y aura des défis liés aux lois existantes, On travaillera, ce n'est pas quelque chose qu'on mettra en place en six mois, il ne faut pas se le mentir, mais on travaillera avec tout le monde, avec toutes les administrations, avec tous les juristes, les personnes concernées, et on ira. Et avec un peu de motivation de chacun, on ira vers probablement notre premier référendum d'initiative populaire dans peut-être deux ans, trois ans après le début du quinquennat. Voilà, c'est ce que... Il faut être... Il faut promettre, mais en même temps... Utiliser des mots comme peut-être, être prudent sur le plan sémantique, utiliser le conditionnel par exemple, accepter que oui, il y a des défis, oui, je sais. Parce que là, elle se retrouve assez souvent à énoncer de manière, dans le présent de l'indicatif ou parfois dans le futur simple, énoncer on fait ça ou on va faire ça. OK, elle le donne sans aucune prudence, sans aucune distance, sans aucune reconnaissance des défis qui pourraient exister entre cette décision ou ce projet et sa réalisation, de sorte que dès qu'il y a quelqu'un en face qui dit oui, mais bon, vous avez déjà lu la Constitution. Vous savez que tel article ne permet pas de dire ce que. Ah bon, là, on se retrouve très rapidement. Ah bon? Non, oui, mais Mme Le Pen, attendez, je vais vous expliquer. Elle se retrouve dans la position de l'élève auquel on explique. Et ça prouve encore une fois qu'au niveau du Rassemblement National, on ne travaille pas. Je n'ai pas l'impression, les gars, je suis désolé, je vous soutiens depuis des années, mais là, je commence un petit peu à péter des plombs. Chaque fois que vous arrivez à un rendez-vous important électoralement parlant, Vous nous sortez ces prestations. C'est des prestations mais complètement indigentes. Ça n'arrive même pas, vous n'êtes même pas, vous n'arrivez même pas à la cheville du niveau auquel vous devez être. C'est pas possible que moi, blogueur étranger depuis l'extérieur, vous montre ce miroir. Les gars, s'il vous plaît, ressaisissez-vous ! Faites des... Faites des... Chez vous, dans votre... Dans vos organisations, ou je sais pas comment vous les appelez, faites des mocks ! Interviews ! Ramenez, jouez, faites des jeux de rôle ! Ok, je suis journaliste, je vais t'attaquer sur ce plan, ok ? Je vais t'attaquer sur ça. Et puis voilà, tu me réponds. Et après, on filme, et après on discute, on a des observateurs, et puis on dit, oui, bon, voilà, t'as bien répondu sur ça, je trouve t'as déconné sur ça, ce truc-là, t'aurais peut-être jamais dû l'utiliser parce que... T'as offert à ton interlocuteur la possibilité de rebondir et de t'attaquer. Tu lui as servi l'attaque sur un plateau en argent. Voilà. Parce que les classiques, on les connaît. On les connaît. Ça va être l'immigration, ça va être l'Europe, ça va être les frontières, ça va être la sécurité, ça va être la Russie, ça va être l'Europe. On les connaît les classiques. C'est pas comme si tu vas à un examen, je sais pas ce qui va tomber, on va parler des croisades ou est-ce que peut-être on sera peut-être la première guerre mondiale ou... Non, c'est pas ça. On sait quels sont les sujets de prédilection, quels sont les sujets chauds du moment. Et je suis sur le cul aujourd'hui, je suis obligé de le dire. J'ai commencé cette vidéo dans la modération, mais je réalise que finalement, je suis obligé de parler. Bon, j'ai toujours parlé. Bon, maintenant, j'arrête plus. Je suis sur le cul. C'est pas possible. Vous avez un Macron face à vous qui lui connaît, ne serait-ce que par la force des choses. Macron, il n'a même pas besoin de se préparer. Il connaît sur le bout des doigts ses dossiers parce que c'est lui qui a pris les décisions. C'est lui qui est impliqué au jour le jour pendant cinq ans dans les rouages de la République française, dans les rouages du pouvoir, au niveau de la présidence. Je veux dire, pour contrer un type pareil, pour pouvoir le bloquer pour pouvoir marquer des points contre lui. Il faut un peu de préparation. Or là, vous êtes comme des culs, les gars, je suis obligé de vous le dire. C'est pas comme ça que ça va marcher. Alors moi, demain, je poste une vidéo. Continuez comme ça encore 2-3 jours. Moi, je poste une vidéo et je vais dire, OK, spoiler, le résultat de la prochaine... du second tour. Je peux vous le donner, le résultat du second tour. D'accord ? Je peux même mettre de l'argent dessus. Voilà. Bon, d'accord, je ne me suis pas fait des amis, vous comprenez, mais je ne suis pas là pour faire des amis. Je suis là pour dire les choses telles qu'elles sont. Et ça fait dix ans que je le fais. Il y a des gens, ça leur plaît, ça ne leur plaît pas. J'ai été attaqué par tout le monde. J'ai été attaqué par l'extrême gauche, l'extrême droite, les islamistes, tout le monde. Mais bon, ce n'est pas grave. Je trouve qu'aujourd'hui, il est plus important de venir dire les choses telles qu'elles sont. que de se réfugier, être sur le Titanic en train de couler et puis jouer la musique. D'accord, donc le Titanic, c'est fini. Il n'y a pas le Titanic ici. OK, c'est cool, je vous le dis. Voilà, je vous l'annonce. Je suis désolé. OK, mes amis, merci d'avoir suivi jusque là. Je vais calmer un petit peu mes nerfs. Calmer un petit peu. Mais putain. Je veux dire, les gars, il y a des millions de gens qui comptent sur vous. Franchement, arrêtez, arrêtez la merde maintenant. Croyez quoi ? Croyez quoi ? On va parler maintenant. Croyez quoi ? C'est votre carrière ? C'est votre gueule ? Tu crois quoi ? C'est ta gueule ? C'est ta carrière ? C'est ce que tu vas devenir après ? C'est quoi ? C'est les ministères ? Les portefeuilles ? Les ambassades que vous allez partager ? C'est quoi votre préoccupation ? C'est quoi votre moteur ? C'est quoi votre moteur ? Qu'est-ce qui vous fait bouger le matin ? C'est quoi votre préoccupation constante au Front National ? C'est quoi votre préoccupation constante ? Alors vous voulez peut-être durer parce que l'impression. Alors moi, je peux vous dire un truc. Moi, les gens autour de moi, c'est ce qu'ils me disent. C'est ce qu'ils disent, les gens. Je vais vous le dire tout de suite. Ils disent. Ils n'ont pas envie de gagner. Ils font partie du système. Moi, je leur dis non, ils ne font pas partie du système. Parfois, soit ils ne font pas partie du système, soit c'est des abrutis. Fini. Parce que là, réellement, le jeu du Front National, mais fermer boutique, les gars fermés. Parce que là, ce qu'ils commencent à faire avec leur connerie, c'est que chaque fois qu'il y a un rendez-vous important, ils viennent s'assurer que le gars d'en face arrive au pouvoir. Je ne décolère pas parce que cette histoire de Bourguiba m'a ouvert les yeux. Il n'y a zéro préparation au rassemblement national. Je ne sais pas ce que vous faites. Je ne sais pas ce que vous faites. Je ne sais pas comment vous travaillez, mais ça aurait été vraiment ça aurait été mon entreprise. J'aurais viré tout le monde déjà. J'aurais vraiment pété un plan ce soir. J'aurais viré tout le monde. À la veille, à la veille d'une élection présidentielle. Aller à la radio ouvrir sa gueule. Confondre. Confondre président Bourguiba. qu'enfants de la Tunisie et l'Algérie utilisaient un argumentaire bidon, parlaient des choses factuellement fausses qui se sont faites débanquer dans les cinq minutes par tout le monde ? Je veux dire... Vous vous en foutez ! Si vous vous en foutez du National, pourquoi vous avez le mot Rassemblement National dans votre nom ? Pourquoi vous appelez Rassemblement National ? Appelez-vous le Parti Le Peniste ! Appelez-vous le Parti Familial Le Peniste ! Je vous propose un autre titre ! Voilà ! Le Parti Familial Le Peniste ! Je vais vous appeler comme ça dans le futur. Voilà, vous êtes le Parti de la famille Le Pen. Mais il n'y a rien de National là-dedans ! Si mon pays était dans la même merde que le vôtre, si mon pays était dans les mêmes challenges, les mêmes défis qu'était le vôtre, je vous assure que je n'aurais pas confondu Edith Cresson et Margaret Thatcher. Et là. Parce que. Il y a beaucoup de gens, oui, mais bon, t'es injuste, t'es un peu dur, tout ça. Non, non, non, je ne suis pas. Je ne suis pas injuste. Là, ce qu'elle vient de faire. C'est qu'elle vient d'offrir quasiment 10% de plus à Macron. Je ne sais même pas comment elle va se réveiller de ça. Je ne sais même pas comment elle va se sortir de ça. Comprenez ? Non, là, c'est un compte de Macron qui vient d'être signé. D'accord ? Parce qu'on a des gens qui ne sont pas du tout préparés. C'est... C'est juste... Je suis sur le cul. Franchement, je suis sur le cul. J'essaie de rester civil, j'essaie de... Vous voyez, j'essaie de commenter l'actu, j'essaie de voir, mais derrière, il y a des espoirs de millions de gens, putain. Il y a des millions de gens qui sont dans la merde. Il y a des... Elles ne sont pas des millions, mais des soignants qui ont été virés, qui attendent peut-être que quelque chose d'autre, qu'il y ait un renversement de pouvoir, que la page tourne, qu'on les reprenne. Il n'y a rien à ça, ni rien du tout. Je ne sais pas comment ils vivent ces gens-là. Je ne sais pas comment ils nourrissent leurs enfants. Je ne sais pas combien ont perdu leur maison à ce stade. Combien ont perdu leur famille à ce stade. Combien ont contemplé le suicide à ce stade. Il y a plein de gens qui vivent dans des quartiers qu'ils ne reconnaissent plus. Il y a plein de gens qui sont agressés. Il y a plein de gens qui sont en train de souffrir des conséquences directes et indirectes de cette souveraineté qui est en train d'être bradée au marché opus. Quant à un pays géré par des petits frappes, par des cocaïneoman américains, par des petits frappes qui sortent de l'université, qui ont un costume trop grand pour eux et qui viennent vendre des PowerPoints pour des milliards. Un pays qui ferme des cliniques Putain mais c'est pas possible, je veux dire, mais vous vous en foutez ! Vous vous en foutez, c'est un niveau de préparation ! J'ai même pas l'impression que vous vous préparez, vous n'avez même pas envie de gagner ! Putain, je viens de comprendre, je viens de comprendre à force de raisonner. C'est ça, c'est ça. Le Front National ou le Rassemblement National n'a pas envie de gagner. Moi, je vous l'annonce, mes amis, ils n'ont pas envie de gagner. C'est tout. C'est tout. Ils veulent rester l'opposition permanente. Ils ont raison, les gens qui me le disent. Il y a des gens qui me le disent depuis des années. Il y a des gens qui me le disent. Mais arrête, prends la tête avec ces gens. Ils ne vont jamais gagner une élection parce qu'ils n'ont pas envie. Et tu réalises que oui, effectivement, il n'y a même pas un début de préparation, même pas un début de préparation. Donc la vidéo, je peux déjà vous annoncer le titre, je peux déjà vous annoncer le prochain. Votre président pour les cinq prochaines années, ce sera Macron. OK, puis voilà, on va faire avec. C'est tout. D'accord. Il faut vraiment créer une autre droite, mes amis. Il faut vraiment créer... Je vais vous dire, il faut créer une autre droite. Il y a besoin d'un renouveau dans la politique française. Il y a vraiment besoin d'un renouveau. Regardez, ça fait quand même 20 ans, 2002, Jean-Marie Le Pen arrive face à Jean-Macron et à Jean-Macron... à Jacques Chirac. Arrive face à Jacques Chirac. Et déjà à l'époque, la situation en France était très merdique. Je peux vous le dire pour ceux qui n'étaient pas là. Et bon, les Français, je me souviens, ils avaient ce geste. Ils fermaient comme ça leur nez, n'est-ce pas ? Ils fermaient leur nez et ils allaient voter pour Chirac, parce que Chirac pue, n'est-ce pas ? Mais ils préféraient voter Chirac, préféraient voter contre leurs propres intérêts. 2017, Rassemblement national, Marine Le Pen arrive avec des dossiers à la con. Elles se ridiculisent à la télé, on va pas revenir dessus. Macron passe crème. Et là, ça s'annonce bien. Là, ça s'annonce parfait. Là, c'est... On est en 2022, donc je veux dire, vous faites quoi ? On fait la même chose. Vous faites la même chose dans 5 ans, dans 10 ans, en espérant que par le brou de force, ça va marcher, qu'à force, à force de retenter, retenter, retenter, un jour, un peu comme certains, ils jouent à la loterie depuis 30 ans. D'accord ? Non, il faut arrêter, mes amis. Il faut un renouveau, il faut complètement un renouveau. C'est pas possible. Ça n'a pas de sens. Continuer comme ça, ça sert plus à rien de voter. Prenez le gars du système, faites-le élire par un collège d'acteurs et d'humoristes et de footballeurs et de journalistes. Demandez-leur leur avis dans une sorte... Mettez-les dans un amphi, donnez-leur un peu... Je sais pas moi, donnez-leur deux bouteilles d'eau et un peu de viennoiserie. Laissez-les là-dedans dans cette amphi pendant deux heures. Ils sortent, ils vous disent Macron, puis vous mettez Macron, puis c'est tout. Ça vous coûtera moins cher qu'une élection présidentielle, on est d'accord. Parce que réellement, les résultats de vos élections présidentielles sont toujours à l'image de ce qu'aurait décidé un tel collège. D'accord ? Et la... comment on appelle ça, l'opposition que vous mettez face au Rassemblement National, pardon, mais elle est minable. C'est minable, vous n'avez même pas commencé. Et ça qui est terrible, c'est que ce parti existe depuis 1974 ou 1973. Il n'a même pas commencé à comprendre comment parler à des journalistes. À ce stade, il n'y a même pas une préparation sur les sujets fondamentaux. Mais ce n'est pas possible, je veux dire, c'est du foutage de gueule. Il faudra réellement se réinventer. Il faudra réinventer quelque chose de nouveau, mes amis. Parce que les conneries, il faut que ça s'arrête. Sinon, vous êtes jusqu'à la fin du siècle, vous êtes gouvernés par les mêmes. Enfin, merci, mes amis, d'avoir écouté jusque là. Je sais que c'était lent. 34 minutes, je ne suis même pas parti pour ça. À la base, je voulais faire une petite chronique légère, comme ça, sympa et tout ça. Mais qu'est-ce que vous voulez regarder ? C'est le côté africain. On parle du bide, on parle du ventre. C'est pas... c'est très important ça c'est très important c'est à bientôt on se voit une autre fois.
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