Crise Economique : Le DÉFI de changer de carrière tardivement

Monologue (FR) sur les difficultés de se réorienter professionnellement tard dans la vie (autour/au-delà de 40 ans). L'orateur explique les biais d'âge à l'embauche, le risque d'être perçu comme "seniors sans expérience" si on se forme tard, et donne deux conseils principaux : viser des métiers difficiles/rares/en tension, et privilégier des activités permettant l'indépendance (libéral/artisan). Le texte inclut anecdotes (programmeur FPGA, apprentissages intensifs, plombier, instructeur auto) et une conclusion avec mention d'un livre et de la réouverture de consultings.
Mes amis, bien le bonjour. Plusieurs personnes m'ont contacté sur le numéro que je donne tout le temps, que je n'ai pas ici, mais vous le connaissez. Pour me dire, voilà, j'ai plus de 40 ans et puis je n'arrive pas à trouver de travail. Je suis sur un chômage qui commence à devenir... Bon, le mot est un petit peu terrible, mais voilà, qui commence à devenir un peu longue durée, qui commence à s'écaler. Je n'arrive pas à avoir de bonnes touches. Je pense à changer de domaine, je pense aller vers un autre domaine parce que je crois que mon domaine est en crise, ils ne recrutent plus, c'est terminé pour moi. Alors. OK. J'aimerais vous dire quelque chose. Le problème pour une réorientation sur le tard, je ne dis pas que c'est interdit, je ne dis pas que ce n'est pas bien, je ne dis pas qu'il ne faut pas le faire, mais je dis il faut faire très, très gaffe à l'équation dans laquelle on va aller. C'est que l'équation, elle est suivante. Quand on voit quelqu'un, quand on voit quelqu'un, on devine, on essaie de deviner son âge par préjugé, plus qu'autre chose. Il y a des gens qui sont plus jeunes, d'autres plus vieux que leur âge, ce n'est pas important. Mais en fonction de l'âge, on va s'attendre à une certaine expérience. On va s'attendre à un certain degré d'expérience. Ce que tu ne veux pas, toi, et c'est ça qui est dangereux, toi, ce que tu ne veux pas, C'est par exemple, avoir maintenant 48 ans, tu t'es formé dans un domaine où tu es maintenant junior parce que tu n'as pas d'expérience, tu viens de te former. Et après, tu fais quoi ? Tu cherches un job junior à 48 ans. Eh oui, ça signifie ce qui va se passer. Et ça, c'est toujours le problème dans un monde, le monde du travail. Le monde du travail est basé sur le préjugé. Vous le savez, je veux dire, on ne peut pas l'échanger. On aimerait bien, mais on ne peut pas l'échanger. Quand on voit quelqu'un qui a, je sais pas moi, qui a 21 ans, qui a 23 ans, qui a 24 ans, puis il arrive tout timide avec son CV, qui tient dans une demi-page, il dit voilà, j'ai fini formation, je cherche ma première expérience, ma première opportunité, c'est quelque chose de logique. C'est logique. Quand on a quelqu'un qui a l'air d'avoir 50 ans ou d'être au nord de 40 ans ou autre, et il vient, on s'attend à ce qu'il dise, je cherche un travail, j'ai 15 ans, j'ai 20 ans d'expérience dans ce domaine. Vous voyez ? Chacun a un rôle à jouer. Le problème c'est que quand tu as 48 ans ou 45 ou 43 ou 41 ou même 39, et tu changes et tu arrives en disant je cherche un truc junior, c'est pas évident. Moi, je parlais l'autre jour à un gars, il a fait une 38 ans ou 37 ans, il a fait chercher un poste en alternance. C'était pas évident. C'est pas évident pour trouver parce que tous ceux qui recevaient ces postes en alternance en 20 ans, il y a aussi parfois même sur les emplois jeunes et tout, il y a parfois même sur la juridiction, sur les pays, il y a même des incitations fiscales à recruter des jeunes. Donc c'est parfois les gens les recrutent parce que par la suite, sur le plan fiscal, le salaire leur coûte moins cher et tout ça. Alors que quand on prend quelqu'un qui a 50 ans et qui est nouveau dans ce domaine, on ne va pas lui donner un emploi jeune, on préfère le donner à un jeune, parce que le jeune va rentrer dans la catégorie fiscale, alors que celui-là, on ne va rien gagner avec. Vous voyez ce que je veux dire ? Parce que d'un côté, il est âgé, d'un côté, donc il va coûter plus cher. OK, d'accord, il nous coûte plus cher. On veut bien. Mais s'il coûte plus cher, mais en même temps, il apporte de l'expérience. OK, ça va. Il y a une compensation. Mais s'il est plus vieux, mais il n'a pas d'expérience dans ce domaine, on gagne quoi avec ? Mettez-vous la place de l'autre. Mettez-vous la place de l'employeur en face. Il faut raisonner comme eux parce que tout simplement, l'histoire de l'emploi, chercher un emploi, c'est quoi ? Ce n'est pas chercher une place au soleil ou se reposer. C'est offrir un service. C'est transactionnel. Vous avez un service, vous avez des compétences qui valent de l'argent. Vous allez vers un employeur, il a besoin de ses compétences, il paye. C'est transactionnel. Donc mettez-vous toujours à la place de celui qui est en face. Pourquoi il vous achèterait à vous vos services et pas à quelqu'un d'autre ? Si on doit changer sur le tard, qu'est-ce qu'on fait ? J'ai envie de dire, si on doit changer, je peux vous donner peut-être deux grandes orientations, peut-être deux grands conseils par rapport à ça. Premièrement, si vous changez sur le tard, changez vers nécessairement un domaine en crise, nécessairement. Parce que quand un domaine est en crise, quand un domaine professionnel est en crise, on n'arrive pas à trouver des gens. Naturellement, c'est une question d'offre et de demande. On peut revenir à Karl Marx. C'est l'offre et la demande. Quand un domaine est en crise, ça signifie qu'il n'y a pas assez de candidats dans le domaine en question. les barrières à l'entrée s'abaissent, forcément. Les employeurs sont plus regardants sur des profils originaux, sur des profils qui ne correspondent pas peut-être à leurs attentes habituelles ou à leurs préjugés. Ils sont plus ouverts parce qu'ils n'ont pas le choix. Je connais des gens, je parlais l'autre jour à un gars, je vous donne juste un métier par exemple, il programme des FPGA. Wow ! C'est quoi un FPGA ? C'est quoi un programme d'FPGA ? Vous savez, quand on a des fois en informatique, on a des fois des cartes électroniques qu'on insère en PCI Express ou autre. et elles font un certain travail, elles font un certain type de calcul bien précis, bien spécifique. On l'utilise des fois dans certains métiers. Ou bien par exemple, prenez une carte RAID par exemple, elle fait exactement ça. On connecte plusieurs disques dessus et elle permet de faire en sorte que si on perd un disque, les données sont redondantes. Mais il y a plein de systèmes qui permettent des systèmes de déduplication de données. Par exemple, pareil, ils utilisent ce genre de puces. Et il y a plein de systèmes qui sont très spécifiques pour ça. On a ce qu'on appelle les ASIC et les FPGA. Les ASIC sont des puces fabriquées définitivement de manière matérielle pour faire un certain travail. On ne peut pas les reprogrammer par la suite. Elles sortent d'usines fabriquées, faites électroniquement au niveau électronique pour faire un certain travail. Elles sont extrêmement rapides, sauf qu'il va falloir beaucoup d'argent pour les développer et les fabriquer. Généralement, les FPGA donnent plus de flexibilité parce qu'on peut les programmer. Lui, c'est un programmeur de FPGA. va chercher des programmeurs de FPGA. Bonne chance. Tu comprends ce que je veux dire ? Il n'y en a quasiment pas sur le market. Il a appris tout seul. Il a s'est développé tout seul. Il n'a pas fait d'une école spéciale en programmation de FPGA. Il l'a fait tout seul comme un grand. Je dis bravo. Par la suite, quand tu maîtrises un art aussi rare, je veux dire, tu peux avoir 75 ans et tu dis oui, tu as zéro expérience, mais t'es très bon là dedans, le mec il va dire bon écoute c'est vrai que ouais c'est bien on aime bien votre profil c'est un peu original mais bon vous avez l'air assez cool vous maîtrisez le FPGA ça fait trois ans qu'on cherche là vous arrivez vous semblez maîtriser votre sujet nous on est prêt à signer on commence peut-être par un CDD et puis on va voir si au bout de six mois ça va entre nous bon on va peut-être passer sur un CD voilà comment ça marche parce que c'est rare il n'y a pas ce genre de choses mais alors attention La rareté vient avec la complexité, forcément. Un truc, regardez, je vous raconte. Ma tante, j'aime bien citer des fois qui est décédée en 2011. Il m'est arrivé des fois quand j'étais en train d'apprendre mon métier que j'ai exercé pendant longtemps dans l'informatique. Il m'est arrivé des fois au bout de 15 heures, 16 heures d'études, 17 heures qui s'étalaient des fois sur 10, 15 jours de suite. Mais t'es arrivé d'avoir les neurones qui fumaient. J'en pouvais plus. J'allais vers un, je me disais mais c'est pas possible, j'en peux plus. Je me jetais sur le sofa et j'en avais ras-le-bol. Qu'est-ce qu'elle me disait ? Elle me disait oui. Ce que t'es en train de faire, elle ne connait pas l'informatique. Elle a l'air très difficile. Sauf que pense que si ça avait été facile, tout le monde l'aurait fait. On t'aurait pas bien payé pour ça. On t'aurait jamais recruté parce que Tu arrives dans un endroit, il y a 500 gaillards qui maîtrisent comme toi ou même mieux que toi. Mais ce que tu es en train de faire est très compliqué, très pointu. La souffrance par laquelle tu es en train de passer, on ne trouvera pas quelqu'un à 1000 km à la ronde qui accepterait de passer par cette souffrance. Ce que tu es en train de faire, aucune bête ne veut le faire. Donc forcément, une fois que tu arrives à l'autre bout du tunnel, qui va te faire de la compétition. Il n'y en a pas, ça n'existe pas. Tu arrives chez l'employeur et tu dis bon voilà, c'est moi ou personne. Vous le savez, moi ça m'est arrivé d'arriver chez des employeurs et me dire oui, on est en train de discuter avec vous, mais on est en train aussi de voir avec deux autres candidats. Moi je les regarde. Dans votre candidat, vous allez trouver où ? Vous pouvez me les présenter parce que je connais des gens qui aimeraient bien les recruter si vous avez des candidats avec ces compétences. D'accord ? Vous arrêtez de bluffer maintenant, sinon je prends mes affaires et je pars. Soit on parle entre des gens sérieux, on est des gens sérieux, on se respecte, tout ça. Mon CV, ce n'est pas du bois. Je vous raconte des choses vraies. Et vous aussi, je m'attends à ce que vous me racontiez des choses vraies de votre côté. Sinon, je prends mes affaires et je dégage maintenant. Ok ? Parce que je sais que derrière, s'ils me disent qu'ils sont en train de parler à deux gars, ils sont en train de mentir. C'est juste pour peser sur le salaire vers la baisse par la suite. Donc, target des choses difficiles. Métier en tension ne va surtout pas te réorienter à 45 ans. c'est valable à 23 ans aussi, pour être honnête avec toi. Ce que je suis en train de te dire, oui, je suis en train de parler de gens, parce que les questions que j'ai reçues vont dans ce sens, les questions vont dans ce sens. Mais la réalité que je suis en train de te raconter, tu peux avoir 17 ans et demi, ça sera la même équation. Pareil, 17 ans et demi, si tu veux t'orienter, soit tu ne seras pas en train de t'orienter, tu seras en train de t'orienter. On parle de la même chose, on parle du même problème. Si tu veux t'orienter, oriente-toi vers le difficile et vers ce qui est en tension, c'est tout. Maintenant, il y a plein de gens Ils veulent se réorienter après avoir reçu un échec. Et pourquoi j'insiste sur... Il y a un problème, je veux dire, lequel... Quand tu as subi un échec professionnel, surtout sur le tas, même si ça touche à n'importe quelle période de la vie, psychologiquement, tu es diminué. Tu as reçu un coup, il faut l'admettre. Tu as reçu un coup, tu as reçu une baffe, tu as tendance à te dévaloriser, ça te touche dans ton amour propre. C'est normal, tout ça. On est tous des humains. Et quand on a un échec, on va mal le vivre. C'est pour cette raison qu'il faut minimiser les risques d'un second échec. Pourquoi ? Parce que quand on prend une baffe, on est déjà à genoux. Alors si on prend une deuxième, on est pas en retard. C'est pour ça que je dis qu'il faut faire très attention parce que la deuxième baffe, elle peut nous achever. Donc, OK, tu t'es ramassé, j'ai bien compris. Il faut maintenant faire très, très, très attention. Ne va pas aller dire OK, je Google. Ah oui, ce truc est sympa. Tout le monde est en train de le faire. Ah oui, ça a l'air cool. Il y a une école pas à côté, à côté de chez moi. Ça coûte pas cher. Allez, j'y vais, je fonce, ça a l'air hyper cool. C'est la recette pour le désastre. C'est la recette pour te flinguer. Parce que si tout le monde est en train de le faire, c'est que tout le monde va se ramasser. Moi, je te dis tout de suite, si tout le monde le fait. Moi, dans ma carrière, il y a plein de choses. Il y a plein de trucs. Je n'ai pas honte à le dire. Par exemple, il y a certains langages de programmation que tout le monde maîtrise. Je ne maîtrise pas. Mais vraiment, je n'ai même pas honte. Je m'en fiche. Ça ne me sert à rien. Ça ne m'intéresse pas. Par exemple, le Java. Je ne sais même pas écrire bonjour en Java. Mais je m'en fiche. Pourquoi je m'en fiche ? Ça ne m'intéresse pas moi d'apprendre le Java. Pourquoi ? Parce que tout le monde maîtrise le Java. C'est quoi ma valeur ajoutée ? Le Java, les Indiens l'écrivent au kilomètre depuis Bombay. Qui va me payer pour le Java ? Tu vois ce que je veux dire ? Je vire tout ça. Je n'ai pas une minute pour le Java. Donc toujours apprendre des choses difficiles, des choses niches, des choses... Attention ! des niches qui sont viables. Elle ne va pas apprendre, je ne sais pas moi, elle ne va pas apprendre la vie secrète des Batraciens, quoi. Parce qu'à partir de là, qui va te payer pour que tu lui en parles ? Bon, tu peux de temps en temps aller dans une kermesse, machin, prendre un quart d'heure, te mettre sur un escabeau, puis parler aux gens, leur expliquer ça. Tu peux récolter des applaudissements, mais personne ne va te payer pour ça, on est d'accord. Donc, je disais, ça, c'est le premier élément. Premier élément, difficile, rare, mettez en tension. L'autre corde que tu peux rajouter à ton arc, si tu veux te réorienter sur le tard, c'est dans la mesure du possible, je sais que ce n'est pas facile ce que je vais dire, mais dans la mesure du possible, vers quelque chose qui va te donner du travail en tant qu'indépendant. Tu vois ce que je veux dire ? En tant qu'indépendant, profession libérale. Par exemple, tu fais une formation paramédicale, tu t'occupes, je sais pas moi, de personnes âgées par exemple, et tu te mets en libéral. Et tu vas toi-même avec ta voiture ou avec ta moto ou autre. Tu vois ce que je veux dire ? Des choses comme ça. Libéral, dans la mesure du possible. Tu te formes, tu deviens électricien, tu deviens plombier. Après, tu mets ton nom quelque part, on t'appelle, on sait qu'il y a une crise. Le plombier, par exemple, il y a des gens, ils attendent je ne sais pas combien. Le plombier, ça paye bien. Si tu es en crise, tu ouvres ton site Internet, tu balances des annonces sur Facebook, tu commences à avoir des appels dans la journée et tout ça. Donc, tu vois ce que je veux dire. Et ça t'évite les situations où tu vas prendre ton dans le CV, et l'envoyer à quelqu'un et attendre son bon vouloir. Il envoie une lettre de motivation et tout ça, écrit par tchat GPT, et puis il ne va pas te répondre par nous avons le regret de. Donc, dans la mesure du possible, travailler dans cette direction. OK, métier difficile, métier en tension. Et puis, dans la mesure du possible, quelque chose où tu es indépendant, par exemple indépendant. Je ne sais pas. Je sais que dans des régions, il y a des problèmes avec les. Je sais qu'ici, par exemple, tu cherches à parler à des jeunes qui voulaient passer leur permis. Tu cherches un instructeur d'auto école. Il y a des écoles, ils te raccrochent à la figure, d'autres qui disent on peut vous booker dans six mois et tout ça. Donc si dans ta région, par exemple, c'est comme ça. Tu peux, avec un permis de conduire, tu peux assez facilement passer ce qu'il faut pour devenir instructeur. OK, il y a un petit investissement pour avoir la voiture et tout. Mais voilà, t'es indépendant, métier en tension. Tu peux commencer, tu es sûr et certain qu'une fois que tu arrives au bout de ce tunnel là, tu commenceras à avoir tes clients, tu commences à travailler et tu vois le truc. Des choses comme ça, n'est ce pas ? J'aimerais vous montrer mon livre. Il faut que j'écrive un tome 2 parce que tellement de gens l'ont réclamé, mon livre toxique. mon livre toxique qui devient le livre de chevet de beaucoup beaucoup de monde et puis j'aimerais bien écrire un tome 2 je ferai probablement à l'occasion et j'ai trouvé en même temps que le livre je sais pas pourquoi j'ai trouvé ça ça va aller ensemble je pense je pense ça va ensemble Midi 40 pour la diarrhée. Donc j'ai trouvé ça. Ensemble. Je ne sais pas qui a mis ça dans le truc. Je ne sais pas. Mais bon, c'est là. Je trouve que pour certaines compagnies, ça peut aider. Certains VP, certains managers, certains N plus 1. Je peux leur donner ça. Bonjour. Voilà. Voilà. Je vous donne ça et mon email de démission va suivre tout à l'heure. Voilà. C'est bien ça. C'est cool. Je trouve ça cool. OK, mes amis. Merci. Merci de regarder jusqu'ici. Je vais réouvrir probablement les consultings. Je les ai fermés durant tout le mois d'août et septembre. Je vais les réouvrir bientôt. D'accord. Et je vous donnerai le lien sur la vidéo. Merci beaucoup d'avoir écouté jusqu'ici et on se voit bientôt.
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