
Monologue en français réfléchissant aux conséquences des attentats en France sur la valeur de la nationalité française, en mettant en garde contre une "dévaluation" du passeport si des violences persistent. L'auteur illustre son propos par l'exemple historique de l'Algérie post-1962, critique les réponses politiques actuelles (retrait de nationalité, lois supplémentaires) et souligne des causes sociales et culturelles de radicalisation liées à l'immigration et à la mémoire post-coloniale.
Questions this video answers
1962
2001
Bonjour mes amis, donc voilà, je viens m'immiscer dans le débat sur la nationalité française. Il faut savoir une chose, il y a eu des attentats cette année en France, et les fondamentaux étant toujours les mêmes, il y a de fortes probabilités pour qu'il y en ait dans le futur. Ce qui se passe, c'est que ces attentats ont eu un retentissement international, ça signifie que autant on a l'habitude d'entendre des attentats, des tueries, etc. venir de pays comme le Pakistan ou l'Afghanistan ou autre, autant aujourd'hui, la France, cette année, commence à partager la une avec ce genre de région. Alors, le risque à terme, c'est la dévaluation de la nationalité française. Et ça, ça intéresse tout le monde. Que tu sois français depuis 15 générations, que tu as été naturalisé la semaine dernière, ce point-là est très crucial pour toi. Parce que ce qui se passe, c'est que si ça continue ainsi, ça continue comme ça pendant un an ou deux encore avec de plus en plus d'attentats, la sécurité française sera perçue comme un véhicule administratif permettant à des gens qui sont hostiles à ce que représente la France, l'Occident ou autre, d'avoir la liberté de se déplacer pour commettre des exactions, massacres, attentats, etc. Et qu'est-ce qui va se passer pour tout le monde ? Parce que je l'ai vu. Je veux dire, je suis en train de vous raconter quelque chose que nous Algériens on a vécu. C'est-à-dire qu'en 1962, après le départ de la France, le passeport algérien valait à peu de choses près la même chose que le passeport français. Jusqu'à mon enfance, je pouvais voyager partout en Europe sans visa, par exemple. Notre passeport était bienvenu dans le monde. Et ce qui se passe, il y a une faction d'entre nous, une faction de porteurs de ce passeport-là, une faction ultraminoritaire, je peux vous le dire tout de suite, mais c'est pas ça qui est important, c'est la visibilité de cette faction, c'est pas son importance numérique, qui a commencé à commettre des attentats et tout ça. Et qu'est-ce qui se passe ? On a eu une dévaluation progressive de la nationalité algérienne. Ça se traduit comment ? Ça se traduit par, par exemple, c'est un passeport qui permettra de moins en moins de voyager, permettra pas de voyager librement. Il sera frappé de restrictions partout dans le monde. Des pays qui sont à l'autre bout de la Terre vont par exemple t'imposer une visa. Ça, ça peut arriver aux Français. Deuxièmement, tu peux te retrouver avec un passeport qui ne permet plus d'ouvrir un compte en banque, ou difficilement, ou qui ne permet pas d'obtenir, je ne sais pas, des facilités d'investissement ou des facilités d'établissement ailleurs. Parce que toujours, il y aura cette suspicion, il y aura toujours cette arrière-pensée que ce passeport est délivré un peu trop facilement à des gens qui ont de mauvaises intentions. Voilà l'idée. Donc, ça c'est une réalité. Le régime actuel cherche à entraîner le débat, tout le débat, tout ce qui s'est passé, cherche à le réduire à un point qui est est-ce qu'on retire la nationalité française ou terroriste ou pas. C'est très intéressant comme question. même si je trouve qu'il y a des priorités beaucoup plus impérieuses aujourd'hui qui sont par exemple réfléchir à l'octroi de cette nationalité parce que là c'est quand même un constat d'échec que tu me dises il y a des milliers de terroristes qui se baladent avec un passeport français je veux dire moi je réfléchirais comment il n'y en aura pas des milliers d'autres encore et encore dans les années à venir parce que je connais bien le système français c'est toujours la tempête dans un verre d'eau parce qu'ils vont entraîner ce débat encore pendant des mois, ils vont pondre une loi, ils vont retirer nationalité à trois terroristes. D'accord, ça ne va pas régler le problème. Je vous explique ma sensibilité. Sur un autre point, je vais vous dire ma sensibilité. Moi, je suis un gars. Je me sens en sécurité. quand l'Etat et ses fonctionnaires ont moins de droits, quand il y a moins de lois, il y a moins d'outils à leur disposition, moi je me sens en sécurité. Ce n'est pas le contraire. Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui ce que je constate en tant que citoyen lambda, je constate que les gens qui ont financé le terrorisme, qui ont soutenu le terrorisme, qui ont fait les vulgaires VRP du terrorisme dans la télévision, les gens qui ont livré des armes à des groupes terroristes, des gens qui ont laissé rentrer des milliers de personnes sans même leur demander un document. Ces gens-là, aujourd'hui, ces riges, en solution pour le problème du terrorisme, et nous demandent, demandent aux citoyens de leur donner encore plus de lois, encore plus d'outils pour qu'ils puissent régler le problème du terrorisme. Moi, personnellement, je ne les crois pas, d'accord ? Alors, si l'administration avait changé en profondeur, par exemple, s'il y avait eu un autre parti au pouvoir qui avait balayé un petit peu tout cet ancien système qui est là depuis trop longtemps, et que cette nouvelle équipe aurait dit, écoutez, on a besoin de nouvelles lois, on a besoin de nouveaux outils pour régler les problèmes qui ont été causés par les équipes précédentes. Là, on aurait réfléchi à l'opportunité, oui ou non, de renforcer ces lois. Mais dans le cas présent, j'ai les mêmes gueules qu'il y a trois ans, il y a quatre ans, on faisait la promotion des terrorismes, qui aujourd'hui me disent qu'ils veulent, qu'elles veulent lutter contre le terrorisme. Moi, je ne les crois pas. Vous comprenez, je ne les crois pas. Et encore, ils ont causé assez de dégâts avec les lois existantes pour que je me sente, on va dire la licence de leur, de leur, de les encourager à avoir encore plus de lois. Vous comprenez, parce que plus de lois entre les gens, les mains de ces gens, c'est plus d'outils, plus de jouets et plus de risques de causer un incendie dans la maison. C'est parce que Au départ, ça commence toujours par, oui, j'ai une loi pour les terroristes. Puis après, bon, pourquoi ne pas l'appliquer à tous ceux qui menacent de vivre ensemble ? Après tout, quelqu'un qui menace de vivre ensemble. Prenons un type, par exemple, ouvertement raciste, qui vote Front National, qui a dit, on l'a entendu dire des choses dans une épicerie. Je veux dire, le mec, c'est Daesh. Aujourd'hui, on compare assez facilement. On compare même des gens de haut niveau politique, n'est-ce pas ? Là, c'est une comparaison minable que je viens de faire, je le sais. Moi, je suis un blogueur, je vais me permettre. Mais des gens qui sont très haut dans le pouvoir, très haut placés, n'hésitent pas à faire ce genre de comparaison. Daesh, Front National, ça signifie en réalité, ça va déboucher sur qui ? Ça va déboucher un petit peu sur toute la base de ce parti, par exemple, ou bien de tous les gens qui, même sans être dans ce parti-là, sans compte l'action de l'État, ou sans compte l'immigration, ou sans compte le multiculturalisme, etc., peuvent être assimilés demain à ISIS ou à Daesh et menacés de vivre ensemble, et peuvent se retrouver avec leur passeport secret. D'accord ? Je ne sais pas, je suppose, je suppute, comme on dit. Mais dans le système dans lequel nous vivons, nous vivons avec des gens qui sont complètement tarés, et je pense que des fois il faut switcher une bonne partie de son cerveau pour arriver à réfléchir un peu comme moi, c'est ce que je suis en train de faire aujourd'hui. Vous remarquez, même les paroles, les mots, j'ai du mal à les sortir. Alors, ça c'est un premier point. Deuxièmement, Il y a un problème auquel la France doit faire face. C'est qu'une partie, une partie de ces terroristes, je pense même la majorité écrasante, ne sont pas des gens qui ont émigré hier et qui ont été naturalisés et qui ont obtenu un passeport français, de fraîche date. Ce sont en général des gens qui sont nés français. D'accord ? À leur naissance, leurs parents étaient déjà établis, voire leurs parents sont nés aussi en France. Mais qui ont une haine, envers ce que la France représente. Alors, comment ça marche ? Je vous explique. En 1962, après le départ des Français en Algérie, le nouveau régime algérien, le nouveau système algérien est parti dans une dialectique anti-française qui n'a d'égal que la dialectique anti-israélienne, anti-juive, anti-sioniste. Je mets tout ça dans le même... tout le monde dans le même panier, parce que la dialectique à laquelle j'ai été exposé ne faisait pas vraiment dans la dentelle. Pourquoi ? Alors il y a un pourquoi, mais ce pourquoi peut nous entraîner en dehors de mon sujet. Mais grosso modo, c'était tout simplement que l'équipe au pouvoir avait décidé de se polier. Donc le peuple algérien avait décidé de s'en mettre plein les poches. Ils avaient un peuple très naïf parce qu'un peuple qui sortait un petit peu, qui venait de découvrir ce que c'est qu'une vraie citoyenneté. Ils étaient chez eux. Ils avaient l'impression que le monde leur appartenait. Et cette naïveté a été exploitée par une bande de voyous au pouvoir, tout simplement. Il faut savoir que par exemple, après l'indépendance, ils ont demandé aux gens, juste pour vous donner un exemple, j'aime bien donner des exemples parce que c'est beaucoup plus rapide qu'un long discours. Ils ont demandé aux gens, ils ont demandé aux Algériens d'offrir leurs bijoux à l'État. Ils ont dit, si vous avez de l'or, les caisses sont vides, on n'a pas d'argent, s'il vous plaît, faites jouer votre sens civique et donnez-nous votre or. D'accord ? Ma grand-mère, ma propre grand-mère a pris tous ces bijoux, n'est-ce pas ? Tous ces bijoux de mariage, ses souvenirs, etc. Elle les a mis dans un mouchoir, elle a été leur donnée. Des millions d'Algériens ont fait pareil. Voilà la naïveté des Algériens en 62, d'accord ? Ils ont été leur donnée. Et ces crapules ont acheté des maisons en Suisse, en France, ont rempli des comptes bancaires, ont bouffé parce que c'est des alimentaires, tu comprends ? C'est même pas le gars, tu lui donnes, en fait, il est capable de te voler. 50 millions d'euros, et après tu le vois, il porte la même chaussure, il porte le même manteau, il y met, etc. Il a la même tête, il mange toujours la chorba. Je veux dire, tu te dis, putain, mais pourquoi tu voles ? Au moins, éclate-toi, montre-moi que t'es dans un jet privé avec des top models et du champagne à 30 000 pieds. Montre-moi que tu nous as mis dans la misère pour que toi, tu accèdes à des choses telles que je puisse me dire. Tu sais, la tentation était trop forte. Non, même pas, même pas, même pas. C'est juste du cash. C'est juste du cash. Ils ont pillé le cash. D'accord. Enfin, si tu pars sur ce genre de discussion, tu t'en sors pas. D'accord, on va en revenir doucement. On va en revenir un petit peu. Alors. Ce qui se passe, c'est qu'il leur fallait donner à la population, pendant qu'ils sont en train de se polier, c'est ça, c'est un classique, vous avez ça même chez vous, il faut leur donner un os, un os pour qu'ils s'occupent. Et à ce moment-là, il y a eu un discours anti-français qui continue jusqu'à maintenant, de sorte que, et là c'est absolument inimaginable, de sorte que, alors écoute-moi bien, Tu parles à un vieux monsieur ou à une vieille femme qui a vécu la guerre, qui l'a vraiment vécu, qui l'a vécu dans sa chair. Certains ont été blessés, certains ont perdu des enfants, ont perdu des... Ok. Et tu vas trouver un discours apaisé par rapport à cette époque. Tu vas découvrir une fois même une nostalgie par rapport à certains aspects de cette vie de l'époque, par rapport à des personnes rencontrées, par rapport à... Et une vision extrêmement, on va dire, équilibrée par rapport à la France, ce que représente la France. Et tu vas trouver aujourd'hui quelqu'un qui a 14 ans, qui est né en 2001. Tu vas, tu vas trouver une haine noire contre tout ce que la France ou le Français représente à cause de la colonisation. Je veux dire, certains sont comme des chameaux. La page ne se tourne pas. Il y a une mémoire, une mémoire des mauvaises choses qui va rester éternelle. La preuve, la preuve. Ils sont capables d'aller tuer des gens pour des histoires de califas et tout ça, ou de califs qui sont morts il y a 1400 ans, mes amis. D'accord ? Donc si vous croyez que depuis 1962 c'est loin, c'est rien ça. Parce qu'il y a une culture, malheureusement, une culture chez ceux qui sont influencés par l'arabisme, une culture qui encourage beaucoup plus facilement la haine que des sentiments plus positifs. En tout cas, toujours est-il que Ceux-ci se passent en Algérie. Les gars, on s'en fiche, t'es français. C'est-à-dire que tu seras aimé en Algérie ou pas, qui s'en foutent, après tout. Mais bon, il faut comprendre une chose. Avec l'immigration massive et avec cette immigration cloisonnée, ça signifie que des gens arrivent et continuent à vivre sous l'influence culturelle de pays étrangers. Qu'est-ce qui se passe ? Cette haine de la France va ressurgir chez des populations qui vivent en France. Et c'est des gens qui sont nés en France. Alors imagine-toi. Imagine-toi. Mets-toi 5 minutes dans la peau d'une personne pareille. Le gars, il est né en France. D'accord ? Ses parents, peut-être, sont même nés en France. Mais par des influences culturelles dans lesquelles ils baignent, il a une haine absolue contre la France. Mets-toi dans sa tête. Je veux dire, ils ne sont pas esquizofrénés près, mais c'est quelque chose qui va déjà à la base mettre en... mettre en danger l'ajustement psychologique et social de la personne. Donc déjà à partir de là, toutes les portes sont ouvertes. Et donc, t'as quelqu'un qui a un passeport français mais qui a une haine absolue de la France. Voilà. Et... Ça c'est le problème. Je viens de... Je viens d'un petit peu de... de te mettre un petit peu la lumière dessus. La solution... Oh, la solution, c'est... J'aurais suggéré des solutions s'il n'y avait pas un type comme Hollande au pouvoir. Je veux dire, les mecs, des fois, ils me disent, oui, mais tu pointes des problèmes et tu ne me parles pas de solutions. Oui, mais mes amis, mes amis, là, là, là, une partie des gens ont voté Front National. Après, la presse a commencé à les traiter un petit peu, à suggérer qu'ils sont des racistes et parler des heures sombres de l'histoire, etc. Et les gars, ils ont eu un coup de track zir tel que Deuxième tour, ils n'ont même pas voulu sortir voter. C'est ça, on reconduit les mêmes, on reconduit les mêmes. Je veux dire, il n'y a pas de solution. Il n'y a pas de pourrissement qui va venir. Il n'y a que le pourrissement. Il n'y a pas une volonté de solution, ni chez le pouvoir, ni chez vous d'ailleurs. Voilà, je démarre.
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