Decision de la Cour Suprême US : Annulation de Roe v. Wade

A French-language monologue reacting to the U.S. Supreme Court's 2022 reversal of Roe v. Wade. The speaker recounts Roe’s origin story, critiques how emotionally charged cases are used to advance broader rights (and how that can mask long-term consequences), links American cultural exports to European politics, and criticizes progressive legal and social trends in France and the West.
Bonjour mes amis, toutes les forces vives françaises, jusqu'aux chefs de l'État inclus, Macron, se sont pris fait et cause pour cette histoire, ce jugement de la Cour suprême américaine sur l'avortement. Alors avant de rentrer dans le vif du sujet, il y a un truc qui me surprend. Vous savez, vous me connaissez depuis longtemps, j'ai une sensibilité, une sorte de fibre souverainiste, sans être dans l'excès. Et ceci me surprend complètement quand je vois un pays comme la France qui veut amender sa constitution sur la base d'une décision de la Cour suprême américaine. C'est comme ça qu'on devient vassal, mes amis. C'est comme ça que ça commence. Je ne suis pas un anti-américain primaire. Je suis même, par certains aspects, assez admiratif des États-Unis. Mais néanmoins, ce que je constate, c'est qu'aujourd'hui, en Europe, et en France en particulier, on importe la toxicité des États-Unis. Les États-Unis ont beaucoup de bonnes choses. On ne les ramène pas. Mais on te ramène McDo. On te ramène BLM, vous savez l'histoire de BLM et ce gars dont j'ai oublié le nom. Je vous assure que j'ai oublié le nom et la majorité des gens en ont oublié le nom. Vous savez ce gars qui a eu maille à partir avec la police et puis... il a été tué de manière absolument inexcusable et absolument inexplicable par la police, de la pure violence policière, de la bestialité littéralement, donc pour vous dire que je n'excuse pas du tout le geste, il avait déclenché à l'époque des manifestations BLM et tout ça. Suite à cela, un certain nombre de joueurs de foot avaient décidé de commencer les matchs en se mettant à genoux. Faut savoir une chose, que le nom du gars a été oublié, le nom du gars a été oublié par la majorité des gens, les joueurs de foot anglais, jusqu'à nos jours, au moment où je mets sous presse, se mettent toujours à genoux avant le début d'un match. On ne sait même plus pourquoi, on ne se rappelle même plus, les moins de 20 ans ne s'en souviennent plus. Et eux, ils sont là à se mettre à genoux, comme si, quelque part, cette posture à genoux, de manière symbolique, est devenue pour certains peuples la posture la plus confortable. Elles leur siaient tellement bien, parfois, quand on regarde comment ils se soumettent à tout, comment ils acceptent l'inacceptable. Revenant à cette histoire des États-Unis en fin des années 60, il y a deux avocats, enfin plus que deux avocats, un groupe d'avocats du Texas, des avocats militants, on va dire, avec des penchants féministes, avaient décidé de lancer devant la cour du Texas d'abord, puis escalader devant la cour suprême américaine, une histoire d'avortement. Le problème, c'est qu'ils n'avaient pas Ils n'avaient pas de cas sous la main, donc ils ont commencé à faire de la sollicitation, en d'autres termes, faire du racolage, ce qui est interdit par leur métier. Mais ils savaient que c'était interdit ce qu'ils faisaient, mais ils l'ont fait quand même parce qu'ils ont considéré que l'intérêt suprême du public et de la cause et tout ça, valait quand même cette entorse à la déontologie. Donc, ils ont commencé à chercher, ils ont trouvé des femmes, des couples, des gens prêts à se porter devant la cour. Néanmoins, la femme qu'ils avaient trouvée à l'origine, elle avait quand même un très grand défaut, c'est qu'elle n'était pas enceinte. Donc, aller devant des juges faire du foin pour une histoire d'avortement quand t'es pas enceinte, sans être une attitude genre je cherche des problèmes, y'a quand même un cousinage, vous comprenez. Donc, elles ont considéré que cette femme-là n'était pas réellement la meilleure porteuse de la cause. Elles cherchent encore, et 1969, elles vont trouver une femme. C'est une femme qui s'appelait Norma, quelque chose, McConroe, je crois. Cette Norma, c'est elle qui rentrera dans la postérité sous le nom de Jane Roe. Pourquoi Jane Roe ? C'est infonnant, c'est infonnant. C'est juste qu'ils ont mis un nom parce qu'elle ne voulait pas y aller sans blase, n'est-ce pas ? Donc pour protéger un petit peu sa vie privée, ils l'ont appelée Jane Roe. C'est pour ça que le case qui remontait plus tard devant la Cour suprême des États-Unis s'appelait Wade contre Roe. Wade, c'était le DA, District Attorney, genre le procureur principal ou général du Texas, qui a été donc attaqué par ses avocates par le biais de cette femme qui en réalité ne savait même pas ce qu'elle faisait là. C'était un cas social, elle avait 21 ans, elle était déjà à cet âge-là mère de deux enfants, elle était enceinte du troisième, elle était porté un petit peu sur les stupéfiants et tout ça. Et donc, elle ne savait vraiment pas à quoi elle participait. Mais elle lui en dit, ses femmes, ses avocates, tu viens avec nous, on s'occupe de tout, tout ça. Donc, elles sont parties avec elle en figure de proue sur une bataille, d'abord au Texas, puis après devant la Cour suprême des États-Unis. Pour la petite histoire, la durée de ces procédures, vous pensez bien, étant qu'elle a quand même accouché d'une fille qui a été donnée en adoption. En 1973, la Cour suprême rend, avec une majorité assez confortable, elle rend justement un arrêté, un jugement, si vous voulez, plutôt, qui va dire que l'avortement Vu ce cas, vu ce qu'on comprend, l'avortement est un droit constitutionnel aux États-Unis. Si c'est un droit constitutionnel, c'est un peu comme la liberté d'expression, le port d'armes, tout ça, les États ne peuvent pas l'igéférer pour l'empêcher, pour l'interdire. Ce qu'ils peuvent faire, c'est l'encadrer. Ils le vont encadrer, mais ils ne pourront pas interdire. C'était une méga grande victoire féministe en 1973. Néanmoins. Très souvent, les débats, et en particulier les débats avec les progressistes, sont souvent des débats tronqués, des débats basés sur de fausses... sur des principes qui sont en réalité juste un cheval de troie pour quelque chose parfois de plus sinistre. Je vous donne juste un exemple. En France, quand il s'agissait de... de la peine de mort. Juste pour clarifier, je suis en train d'analyser, donc je ne suis pas censé vous donner mes opinions. Ce n'est pas le but de la vidéo, mais juste pour vous donner mon idée, n'est-ce pas ? Juste pour qu'on soit honnête sur les sensibilités des uns et des autres. Je suis contre la peine de mort. Et pourquoi je suis contre la peine de mort ? Parce que je ne considère pas que des États aussi corrompus que ceux que nous avons doivent avoir la possibilité d'ôter la vie. Vous voyez, c'est plus par limitation, par volonté de limiter le pouvoir de l'État qu'autre chose. C'est tout. Bon. Cette parenthèse étant fermée, je reviens à mon histoire. Le débat était à l'époque, quand on parlait de peine de mort en France et d'ailleurs ailleurs, en Navarre et ailleurs, c'était que pourquoi aller vers une telle cruauté de tuer quelqu'un qui a tué, ce qui n'est pas quelque part donner une leçon de morale, on n'est pas supérieur à cette personne-là, alors qu'on peut tout à fait enfermer cette personne à vie et garantir que la société est protégée du danger de cette personne, sans qu'on ait besoin d'aller jusqu'à la peine de mort. Ce débat était faux, ce débat était faux, ce débat était tronqué, comme le sont souvent les débats avec les progrès. Les progressistes n'avaient jamais l'intention de militer pour que certains individus extrêmement dangereux, des criminels récidivistes qui ont déjà commis des crimes de sang, qui sont prêts à revenir demain, à recommencer, ces progressistes n'avaient pas l'intention de les arrêter, n'avaient pas l'intention de les mettre en état de nuire, par quelque méthode que ce soit. Tout simplement, les progressistes sont dans une logique de justice sociale. Finalement, tu sais, s'il a violé cette femme, c'est que, bon, probablement, vu ses caractéristiques sociales telles que pouvait les imaginer, ses caractéristiques personnelles, il n'a pas pu y accéder. Donc, quelque part, par cet acte, il est en train de rétablir une justice sociale, il est en train de corriger une injustice sociale qui n'aurait même pas dû exister. Et donc, forcément, en tant que société, on doit être tolérant. Et la victime, la souffrance de la victime, c'est le juste prix à payer pour que cette justice-là se fasse. Donc, fondamentalement, on retrouve des juges, et je pense qu'en France, vous en avez eu des exemples dans l'actualité judiciaire sur les 20 dernières années, des exemples très abondants, où on voit des juges qui, effectivement, ont pour instruction de pencher plutôt du côté du criminel, du prévenu, que de la victime. Je considère que la victime, ma foi, je comprends qu'elle soit la victime, quel que soit le crime, On comprend, on comprend la souffrance de la victime, on compatit. Mais ma foi, tu vis dans une société qui est pleine d'injustices. Tu en es peut-être même un des représentants si tu es privilégié, privilégié parce que c'est pas moi. T'es riche, t'es jolie, t'es blanc, t'habites un beau quartier, t'es bien habillé, tes parents sont d'une bonne classe sociale, tout ça. T'es local, t'es né ici, etc. Tu t'appelles Pascal, tout ça. Ou Pascaline, ou ce que vous voulez. Donc finalement, à ton corps défendant, même si on ne te considère pas toi personnellement comme coupable, tu fais partie quand même d'un groupe qui prie collectivement et coupable de quelque chose, et donc il y a une injustice dont tu as tout le temps bénéficié, toi et des gens comme toi, le long de votre vie, génération après génération, et là tu as subi un crime qui arrive dans un contexte où quelqu'un qui subit cette injustice, donc finalement cette injustice que tu as subi, ce crime que tu as subi, est une réponse. On est presque dans un cas de légitime défense, si vous voulez. Je caricature pas, c'est ça la mentalité. Et donc, à ce moment-là, bon, on compatit avec ta souffrance, mais bon, c'est fini. Qu'est-ce que je veux que je fasse ? On va le libérer. Et donc, c'est pour ça qu'on retrouve une sorte d'inversion. C'est-à-dire qu'au final, la France n'a pas aboli la peine de mort, elle l'a de facto, elle l'a transférée vers le public. ou des gens, au hasard, des victimes innocentes, je mets ça entre guillemets si on parle du côté progressiste, le côté progressiste de la victime n'est jamais innocente, ok, à moins qu'elle ait été mégenrée, ça c'est autre chose, ils en auront. s'ils voulaient, ils ont leur barème ou ils ont leur échelle de crimes qui n'est pas d'un autre monde, elle n'est pas celle que partagent les gens dans leur globalité. Et c'est pour ça qu'on a retrouvé en France, par exemple, non pas qu'on a aboli la peine de mort et qu'on a des perpétuités incompressibles pour les pires criminels, non, au contraire, on a aboli la peine de mort, on a tout aboli derrière et on retrouve des gens qui ont été condamnés des fois pour mort d'homme ou mort de femme ou mort d'un nom binaire. Et on va se retrouver avec ces gens qui étaient condamnés sur le papier à 18 ans et ils vont récidiver trois ans plus tard. Ça veut dire que trois ans plus tard, c'est dans la rue. Et c'était ça le projet à la base. D'accord. Donc, le projet n'était pas comme il était proposé. C'était pas ça. Donc, si on revient à notre histoire d'avortement, l'avortement, c'est pareil aussi. Oui, la pauvre jeune fille, elle a 17 ans, toute fraîche, toute jeune, innocente. Elle arrive à la vie. Elle est violée. Quand Dieu ne plaise dans un cercle familial, pour rajouter un petit peu le drame. Et puis maintenant, doit-elle encore porter l'enfant de son violeur et tout ? Bien sûr, de là, ça c'est pour te vendre. Tu sais, chaque fois qu'on veut te vendre le projet, on va te le vendre avec des cas un peu extrêmes comme ça, des cas à pleure niche, n'est-ce pas ? Je ne dis pas que les cas à pleure niche n'existent pas et qu'ils ne méritent pas notre respect, mais c'est des cas qu'on va te caricaturer pour essayer de te vendre un projet beaucoup plus global que ce cas qu'on te montre. Donc le cas qu'on te montre est quelque part juste pour construire ton consentement. C'est pour construire ton consentement. Donc on t'attaque sur le plan émotionnel. Et pourquoi on t'attaque sur le plan émotionnel ? Parce qu'on ne veut pas que tu réfléchisses. C'est une tentative d'animalisation. Nous avons plusieurs cerveaux, nous avons plusieurs choses, des forces émotionnelles, des forces peut-être instinctives, l'intelligence, la bêtise, des émotions positives et négatives. On aime, on déteste, on a peur. Tout ça, c'est un magma très compliqué dans la tête de chacun de nous. Et en fait, Quand on veut t'aborder par l'émotion, quand tu vois une émotionalisation des choses, c'est que typiquement, ce qu'on cherche à faire, on cherche à abolir ton intelligence. On veut que tu te... Et ça, c'est la pub. La pub sent très fort là-dessus. On veut réellement que tu te... propulse que sur le plan de l'émotion, tu réfléchis avec tes tripes, pas avec ta tête. Parce que si tu réfléchis avec ta tête, probablement, tu verras que le plan entier est foireux. Donc, l'idée est partie de quoi? L'idée est partie de cette de cette histoire genre cas social, machin ou bien des cas de santé ou des cas de viol, etc. Et après, on va remonter ça, on va remonter le fil. Et on arrive à quoi ? Et là, on va arriver à des trucs du genre l'avortement qui est utilisé comme une contraception. On arrive à l'avortement en neuf mois ou même après la naissance pour des raisons psychosociales ou pour une détresse sociale ou autre, vous voyez ? Donc, on part d'un cas extrême. Une fois qu'on valide le cas extrême, une fois que tu signes sur la foi d'un cas extrême, d'un cas caricatural, Après, on ouvre la boîte de Pandore et là, tu vois le vrai projet des fêtes, des concours d'avortement, du nombre d'avortements et tout ça. Et en fait, le problème, c'est qu'on ne voit pas le. On voit pas la... Vous savez, je vais vous dire un truc. Moi, personnellement, en tant que mec, je vais pas m'avorter. Je veux dire, je peux toujours m'identifier à une femme. Si je veux, je peux porter une robe, me colorer les cheveux en bleu, tout ça, venir gueuler contre vous et vous dire, appelez-moi avec mes bons pronoms et tout ça. Je peux faire ça. Je peux. Je n'ai jamais avorté. Donc je ne vais pas être concerné par ça dans ma chair. Néanmoins pour les femmes qui sont concernées par cela dans leur chair, qui des fois ont été induites dans cette voie qui sur le moment semblait naturelle, un droit à faciliter tout ça, qu'en dix ans plus tard elles comptent et réalisent qu'aujourd'hui leur est une avant, Il y a beaucoup de femmes qui ne dorment pas la nuit. Et ça, on n'y pense pas. On ne réfléchit pas sur le long terme. On réfléchit tout de suite sur l'instant. C'est la victoire de l'instant sur l'éternité. Quelque chose est faite sur l'instant, et par la suite, ça peut poursuivre des personnes tout le reste de leur vie. Donc, ça c'est quand même un point, le revers, ça signifie le revers de la médaille, si ça avait été une médaille, ce n'est même pas une médaille en réalité. Mais le revers, on va dire, de la chose n'est pas évoqué. Or, pour avoir un débat équilibré, pour que les décisions soient prises de manière équilibrée, il faut regarder sous tous leurs angles ce qu'on ne fait pas en tant que société. On passe d'une caricature à l'autre. Alors aujourd'hui, ce qui me surprend, moi, c'est que des gens comme Macron ou comme Trudeau ou comme d'autres dirigeants, dirigeants occidentaux comme Biden, tout ça, parle de la liberté de disposer de son corps. Alors quand je vois ça, je me dis mais non, mais pas toi, c'est pas possible. La liberté de disposer de quoi ? De son corps ? La France, on a appelé la police, et c'est un cas peut-être caricatural que je vous donne, mais c'est un cas qui est qui montrent les innombrables tragédies individuelles. Tragédie individuelle, il y a une soignante qui a été suspendue sans salaire, sans aucun droit, il y a plus d'un an maintenant. Vous savez, ils sont dans une détresse totale beaucoup. Ils ont tout perdu. Ils ont perdu leur famille, ils ont perdu leurs biens, ils ont perdu leur travail. Des pestiférés littéralement. Tout simplement parce qu'ils ont dit qu'ils n'ont pas envie de s'injecter un truc. Un truc qui, aujourd'hui, on est en train de voir en quatre colonnes à la une, souvent, sur des médias de plus en plus mainstream, on est en train d'en voir les retomber. Ils ont dit non. Parce qu'ils ont dit non, on les a considérés comme des pestiférés. Sa fille s'est suicidée il y a quelques jours. D'accord ? Pour vous dire, tragédie terrible. L'autre tragédie, c'est quand une femme qui va à un institut qui soigne le cancer, on lui appelle la police parce qu'on n'a pas de passe. Donc là, dans ces circonstances, et ça, c'est juste deux cas que je vous prends, mais il y en a des milliers d'autres. des gens empêchés de travailler, de se déplacer, de voyager, de sortir, de voir leurs parents dans des EHPAD, de se faire soigner, des libertés fondamentales considérées comme acquises depuis des lustres ici en Occident, ont été détruites sur la foi de la parole du Parti communiste chinois, de notre ennemi, géostratégiques traditionnelles. On n'a ni vérifié, ni calculé leurs propos, ni débanqué leur cinéma avec des gens qui tombent par terre et tout ça. Et on a pris, deux, le problème et la solution et on a commencé à l'implémenter. D'accord ? Donc vous voyez, mes amis, c'est une C'est... Il n'y a pas de valeur. La vraie valeur, en réalité, et ça, je vous invite à regarder une vidéo que j'ai publiée il y a assez longtemps, qui était que l'Occident est habité par une parole de mort. Et moi, je vais vous dire la vérité. Vous tournez le problème quand vous voulez. Vous tournez le problème vraiment quand vous voulez. Mais tout va redescendre, va se simplifier à deux choses. Va se simplifier à... Sommes-nous habités par une parole de vie ? où sommes-nous habités par une parole de mort. Quand on se met du côté du violeur, quand on se met du côté de la fin de vie, quand on se met du côté du criminel, quand on choisit chaque fois la mort, chaque fois qu'on a une bifurcation on choisit la mort, On est dans une parole de mort. On est dans une parole de mort. Même la stérilité que nous observons, la stérilité que l'Occident observe, il observe chez ses enfants, chez ses... qui ne font plus de famille, qui s'occupent plutôt de loisirs, qui s'occupent d'eux-mêmes et qui parfois même détruisent leur corps pour aller vers des logiques, vers des sexualités non reproductives qui sont aussi une expression de cette mort-là. Il y a une entreprise américaine qui a déclaré que les femmes qui voudraient aller vers d'autres états pour avorter recevraient un pécule de 4000 dollars. dans un pays où les employés n'ont pas l'habitude de lâcher des dollars comme ça. Et là, le dollar idéologique. Vous savez, on a eu le petrodollar. Aujourd'hui, on a le dollar idéologique. Le dollar idéologique coule à flot. C'est devenu même une des premières industries des États-Unis aujourd'hui. Le dollar idéologique. 4000 dollars, va avorter, ma chérie. Moi, si je travaille dans une compagnie pareille, vous savez ce que je fais ? Le lendemain, j'arrive, comme ça, comme je suis. Et je déclare que je m'identifie à une femme. Et je veux les 4000 dollars. Vous savez quoi ? On me les donnera sans poser de questions. Parce que le premier qui se posera la question, qui me dira, écoute, je n'ai pas envie de t'offenser ou je n'ai pas envie de rentrer dans des polémiques, tout ça. Mais les 4000 dollars, je veux dire, c'est pas moi. Tu t'es vu dans un miroir. Je veux dire, vous comprenez ? Le premier qui tient ce propos, il est mort. Il est mort socialement. Il y a tous les Walk de la Terre, il y a tous les Walk, il y a tous les cheveux bleus, les cheveux roses, les cheveux violets qui sont derrière lui. Et il n'osera pas. Quand il regardera, il se dira, tu sais quoi? Lâche lui 4000 dollars à ce clown. Je ne veux pas avoir d'histoire avec lui. Juste lâche lui 4000 dollars. C'est beaucoup moins cher que ce qui peut nous tomber sur le coin de la gueule si on commence à financer avec lui. 2022, la Cour suprême des États-Unis. Qu'est ce qu'elle a fait? contrairement à ce que certains affirment. Elle n'a pas dit on va interdire l'avortement. Elle n'a pas dit ça. Elle a dit tout simplement que quand on regarde le Wade contre Rowe, le cas Wade-Rowe, elle a dit que ce cas là, a causé à l'époque, la décision qui a été prise dans ce cas, était un égarement. Que la Cour, en 1973, quand elle a statué que l'avortement était un droit constitutionnel, cette Cour-là a erré. Et cette Cour n'avait pas à prendre cette décision. Et qu'elle a vraiment surinterprété des textes constitutionnels, et qu'elle a même dit dans l'arrêté, elle a dit que le raisonnement derrière Le raisonnement derrière cette décision est extrêmement fragile parce que la Constitution ni n'interdit ni n'autorise l'avortement, ne parle pas d'avortement, ni il y a dans l'histoire des États-Unis et dans l'histoire judiciaire des États-Unis, en particulier au niveau constitutionnel, il n'y avait pas de jurisprudence liée à l'avortement. Donc, l'histoire Déjà en 73, le cas en 73 était extrêmement faible. Et ce cas a duré 50 ans, maintenu justement par tous les progressistes de la Terre. 2022, la Cour, qu'est-ce qu'elle dit ? La Cour suprême des États-Unis, elle dit sur le plan de la constitutionnalité, ce n'est pas quelque chose qui nous regarde. Ça revient aux États. Donc ça revient aux gens. Ça revient à ce qu'on appelle les people, les gens. Chaque état pourra légiférer. Certains états pourront dire c'est interdit, d'autres pourront dire c'est autorisé, et les gens pourront voter pour leur représentant en fonction de cela s'ils veulent. Vous voyez le truc ? Donc, ce qui va déclencher probablement, ce qui va se déclencher, c'est que la décision ne sera probablement pas renversée ou autre. En plus, les juges dans la Cour suprême sont désignés à vie, sont désignés par le président. Donc, un des juges, par exemple, a été désigné par 30. Je crois qu'il en ait désigné deux. De mémoire, je crois qu'il n'en avait désigné qu'un seul. Une, je crois, c'est même une femme, je me rappelle de l'histoire à l'époque de Trump, on avait parlé de lui désignant quelqu'un à la Cour suprême. Ce qui va se passer, c'est que tout simplement, les États démocrates, ils vont probablement renforcer leurs législations pour autoriser, voire encourager, voire glorifier, pourquoi pas créer le moins des fiertés de l'avortement. C'est clair, c'est ce qu'ils vont faire. Les États républicains vont probablement, et je dis ça de manière un petit peu vague parce que probablement il y aura des exceptions, les États républicains vont probablement faire l'opposé. Voilà. Ce qui fait qu'aux États-Unis, on va assister à un voyage.
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