
This is a YouTube video titled "Déroute biblique en Afghanistan !" created on August 17, 2021. The content is a monologue in French discussing the chaotic situation in Afghanistan following the fall of Kabul. The speaker provides a critical commentary on the geopolitical dynamics, the role of Western powers, the Taliban, and the implications for refugees and international relations. The video reflects on 20 years of conflict, the failures of foreign intervention, and the complex social and political realities of Afghanistan.
Questions this video answers
About 300 million dollars per day.
About 800 people.
About 6,000 feet.
About 300,000 men.
Bonjour mes amis, tout comme vous je suis en train de regarder l'histoire de l'Afghanistan. La dernière vidéo, je disais que ça allait tomber, que Kaboul allait tomber dans les 30 jours. Il semblerait que j'ai été trop optimiste. En fait, je n'avais même pas fini d'enregistrer que Kaboul était déjà tombé. Alors, qu'est-ce qu'on peut dire sur ce sujet-là ? Alors, le premier sujet déjà, le premier point qui est assez frappant, quand on regarde un petit peu les images à l'aéroport et on regarde ces personnes qui s'accrochent à des avions et tout ça, il y a eu des morts. Il y a quelque chose, alors que nous allons bientôt commémorer le 20e anniversaire des attentats du 11 septembre qui ont été officiellement organisés par les Afghans. par les talibans c'est pour ça que les états unis ont été attaqués les talibans donc c'est vrai que je m'attendais quelque part à une meilleure maîtrise on va dire de l'aérien de la part des talibans je m'attendais à ce qu'ils soient plus à même de comprendre comment un avion fonctionne et tout eux qui sont capables de commettre donc la tragédie dont je vous ai parlé non pas du tout il semblerait qu'ils aient tout oublié depuis 20 ans ça c'est le premier point le deuxième point j'ai remarqué qu'il n'y a pas d'observation de la distanciation sociale. Il n'y a pas non plus de port de masque. Quoique, chez les femmes, il semblerait qu'un effort ou des efforts extrêmement sérieux soient faits dans cette direction. De sorte que, moi je dis, il ne faut pas trop toucher l'Afghanistan. Il faut juste laisser les choses aller. Et puis, forcément, on va avoir des clusters. Et puis forcément, dans 10 jours, 15 jours, tous les talibans s'en réappellent. Il faut juste attendre. Bien sûr, vous remarquez que depuis le début de cette vidéo, il n'y a rien qui se tienne. Il n'y a rien de logique. Mais en fait, c'est une logique. C'est comme ça que réfléchissent les dirigeants occidentaux. Ils réfléchissent selon cette logique-là que vous voyez. Il n'y a rien de rationnel dans ce que j'ai dit depuis le début. Il n'y a rien de factuel. Il n'y a rien qui colle, en fait. Mais c'est comme ça qu'ils fonctionnent. Ils sont tellement imbus de leur pouvoir qu'ils pensent qu'ils peuvent se déconnecter de la réalité, que la réalité ne peut pas les arrêter, ni la réalité, ni la loi de la physique, ni les lois sociales, ni rien du tout. Ils pensent qu'ils peuvent tout faire et voilà. Alors, durant cette passation de pouvoir, je disais que les Chinois ont dit que la passation de pouvoir à Kaboul était beaucoup plus calme, beaucoup plus mesurée, beaucoup plus sereine que les élections présidentielles américaines. Et je ne peux que leur donner raison. Il faut savoir que les Chinois sont en discussion depuis à peu près un mois plus avec les talibans. Et c'est eux qui ont quelque part, ils leur ont donné un certain nombre de garanties, des garanties de reconnaissance, entre autres. Ça veut dire que la Chine veut récupérer l'Afghanistan, va récupérer toute la pièce du puzzle, parce que malheureusement, les grandes puissances voient le monde non pas comme habité, on va dire, d'humains qui ont une vie, qui ont un sort, qui ont des droits, non. Ils voient ça comme des pièces de puzzle et on joue avec ces pièces en fonction des intérêts du moment. Donc l'Afghanistan est doucement en train de tomber dans le girand chinois. L'ambassade américaine a été évacuée, elle a été construite à des coûts de milliards de dollars. J'imagine qu'à ce stade elle est en train d'attaquer. L'ambassade britannique, je crois qu'on est à peu près dans la même logique, quoique l'ambassadeur britannique a déclaré qu'il allait rester pour pouvoir émettre un maximum de visas. Donc oui, c'est vrai que ça, c'est extrêmement british comme attitude. C'est vrai qu'en ce moment-là, l'urgence, c'est réellement émettre un max de visas. On va en parler, les visas, tout à l'heure. Et en fait, le français, pareil. Le français, il a évacué dans un hélicoptère. Et il a l'ambassadeur de France à Kaboul. D'ailleurs, entre nous, juste comme ça, quand on est sur la France, ce pauvre gars, je pense qu'il n'a pas énormément de pistons, il n'a pas énormément de connexions. Parce que des gens, ils reçoivent des ambassades, on les envoie à Washington, on les envoie à Genève, on les envoie à Tokyo. Lui, on l'envoie où? A Kaboul. C'est vraiment une maldonne dans sa vie. Il a fait quoi? Il a même pris le téléphone. Toute honte bue, comme on dit. Il a pris le téléphone et il a commencé à... Il a commencé à filmer, en fait. Il a commencé à filmer son évacuation. Je veux dire, moi, c'est exactement le moment où je n'aurais pas filmé. C'est en ce moment que j'aurais dit aux autres, juste éteignez vos téléphones et on essaye de passer ce... On essaye de passer cet épisode de nos vies sous silence. Mais bon, voilà. Donc, en termes d'évacuation, on avait aussi un avion, rempli de personnes. En fait, c'est un navire américain qui était venu pour chercher un C-17, un Globemaster, qui était venu chercher un certain nombre de personnes, bien définies. Quand il arrive sur place, il embarque ces personnes en question, il est sur le point de partir et là, il est envahi par à peu près 800 personnes. L'équipage en pensait sur l'instant qu'ils avaient 800 personnes. L'avion était plein. Je n'ai jamais vu un avion aussi plein que ça. Mais en fait, ces images réellement sont des images de déroute. Et les pilotes savent qu'ils ne pourront jamais sortir ces 800 personnes de l'avion, que la mission doit continuer. Ils sont partis pour évacuer des personnes. Ils doivent les évacuer à tout prix. Et qu'est-ce qu'ils ont fait ? Donc ils ont décidé de décoller avec ces gens-là. Quand on voit ces C-17 décoller, on voit que la performance au décollage est très très mauvaise, on voit qu'ils montent à plat littéralement, ils n'arrivent pas à trop prendre d'altitude. L'aéroport de Kaboul est en altitude, il est à 6000 pieds, entouré de montagnes, et avec des avions qui partent, j'imagine, au maximum, voire même un petit peu au-delà du maximum, je pense qu'on a transigé avec le maximum. Donc c'est vrai qu'ils sont à risque maximal, ils veulent juste fuir, fuir, fuir. L'appareil, les évacuations vont sur le Qatar, sur Dabha au Qatar. Je crois, je ne sais pas encore, mais d'après ce qui se dit ici, c'est que les Afghans qui ont été évacués vers le Qatar, probablement seront ventilés sur l'Union Européenne, seront ventilés sur la France, sur le Royaume-Uni et tout. Déjà le Royaume-Uni hier a déclaré qu'il allait accueillir des dizaines de milliers d'Afghans. Alors en fait, bien sûr, Ne croyez pas que je sois sans cœur. Ce n'est pas parce que je suis blogueur que je n'ai pas de cœur. Ce n'est pas ça. Mais je connais les britanniques. Je les connais. Alors je vais vous dire un truc à leur sujet. Vous entendez qu'ils veulent sauver des afghans. Et sur le principe vous pouvez même être d'accord. Le problème c'est que le jour où ils vous livreront ces afghans, vous allez voir qu'ils n'ont pas la tête d'afghans. Et vous allez voir qu'il n'y a que des hommes. Alors le truc c'est que, si on regarde par exemple ce qu'ils ont fait avec les réfugiés syriens, ils disaient on va sauver des mineurs syriens. Ils ont ramené des moustachus de 40 ans, qui n'étaient pas syriens, qui n'étaient pas mineurs, et en plus ils les ont lâchés dans des écoles primaires ou dans des écoles secondaires, où normalement même un parent d'élève, il ne peut pas rentrer comme ça. Ces gens-là étaient là-dedans avec les enfants. D'accord ? Donc là, ce qu'ils vont faire, ils vont tout simplement ouvrir une filière qu'ils vont appeler la filière afghane. Et puis sous cette filière-là, sous cette étiquette, pratiquement n'importe qui peut rentrer en fait. Donc c'est un classique. J'ai aussi entendu hier Macron parler. Ça m'a fait rire parce que c'est drôle tous ces principes qu'il était en train d'évoquer. sur les droits humains, sur les principes républicains presque, à l'adresse des talibans. C'est bizarre parce que tous ces principes-là ne sont pas appliqués en France. Tous ces principes-là, s'il veut sauver un pays, il peut aller sauver l'Australie par exemple, qui vit le cauchemar aujourd'hui. Je veux dire, autant avant, il pouvait utiliser ces mots qu'il ne croit pas, ces discours qu'il lit sur un prompteur qu'il n'écrit même pas, autant avant ils pouvaient avoir chez certains une forme de crédibilité, autant aujourd'hui ça sent complètement faux en fait. Voir un dictateur te parler de grands principes, c'est vrai que ça fait rire. Mais bon, à la télé on n'est pas à ça près. Et le dernier point que je voulais évoquer avec vous, et là c'est un point extrêmement important, les Occidentaux sont partis en Afghanistan en 2001, 20 ans. Ils sont partis pendant 20 ans là-bas. Ils ont dépensé à peu près 300 millions de dollars par jour. 300 millions de dollars par jour, ça signifie tous les trois jours, il y avait un milliard de dollars qui était dépensé pendant 20 ans. Vous imaginez si cet argent avait été investi dans des infrastructures, dans des hôpitaux, dans des écoles, dans n'importe quelle problématique dans les pays occisiontaux, elle aurait été réglée. Il n'y a pas un seul Il n'y a pas un seul problème dans nos vies, des problèmes sérieux, je parle, que nous attaquons à un coût de 300 millions de dollars par jour. Ça n'existe pas. Quel que soit le projet, on te dira non, il n'y a pas d'argent. Pourtant, pour cette contrée oubliée des dieux et des hommes, il y a de l'argent. Alors, remarquez que pendant 20 ans, ils ont investi des milliards. Ils ont perdu beaucoup d'hommes. Ils ont détruit beaucoup de choses. Et finalement, quand ils sont partis au bout de 20 ans, les islamistes étaient en place, non pas 5 ans plus tard, non pas 10 ans plus tard, non pas 50 ans plus tard. Auquel cas, on aurait pu dire, oui, mais tu vois, pendant 20 ans, ils ont fait une avancée. Il y a eu une avancée, il y a eu quelque chose. Il aurait fallu peut-être qu'il reste un peu plus pour renforcer, on va dire, ce souffle-là qu'ils avaient réussi à mettre dans le pays. Non, non, même pas. Même pas, c'était tout de suite. 20 ans plus tard, 20 ans plus tard, et ils sortent, et bam, et c'est tout de suite. Ça vous donne une idée parce que beaucoup d'Occidentaux, en particulier des dirigeants, des dirigeants civils, des dirigeants militaires, des politiques, des journalistes, croient que dans des pays musulmans, croient qu'il y a deux choses, ils voient deux camps. une population qui est prise de, on va dire, de liberté, qui progressiste. D'ailleurs, ils ont même ouvert, ils avaient ouvert en 2000, 2015 à l'Université de Kaboul. Ils avaient même financé par l'Union européenne des études de gender, des études du genre. J'ai l'impression que ça va vite s'arrêter. On va très vite ne retrouver personne qui fait ses études. En fait, et puis à côté, on va dire, il y a les islamistes. qui sent quelque chose d'étranger à la société. En fait, non, pas du tout. Pas du tout. C'est pas comme ça que ça marche. Ils ont, il y a peu de temps, machin, Biden disait que non, l'Afghanistan ne tombera pas en main des talibans parce que nous avons armé 300 000 hommes, on a créé une armée, ça fait 20 ans qu'on entraîne cette armée, ça fait 20 ans qu'on arme ces gens, qu'on les entraîne et tout. Non, pas du tout. Pourquoi ? Parce que ces gens-là, cette armée-là, Quand vous regardez au niveau humain, au lieu de les regarder comme 300 000 hommes, vous allez voir un par un, vous allez voir que dans la quasi-totalité, soit ils sont eux-mêmes favorables aux thèses des talibans, soit eux-mêmes ils ont dans leur famille un frère, un cousin ou autre qui fait partie de la mouvance talibane. Donc en fait, Les talibans ne sont pas... Ils ne vont pas venir de Mars en réalité. Ils font partie de ce pays. Ils font partie de ce pays. Et les talibans ne sont pas nés depuis 2001. Ils sont nés bien avant. Il faut savoir que l'Afghanistan a été un pays extrêmement... Pendant longtemps, l'Afghanistan a été un pays extrêmement stable, prospère et tout. Ce n'est pas le pays qu'on connaît aujourd'hui. Et en fait, quand on regarde les images des années 70, on est choqués du changement. de ce pays. En réalité, c'est un pays qui a servi à une guerre par proxy entre l'URSS et les États-Unis. Ça veut dire que l'URSS avait envahi l'Afghanistan. Les États-Unis n'avaient pas envie de laisser ce pion partir chez les Soviétiques. Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Ils ont joué la carte du djihadisme. Ils ont commencé à financer et promouvoir le djihadisme partout. Et en fait, il y avait des gens de partout, d'Algérie, de Tunisie, du Maroc, d'Europe, qui partaient en Afghanistan, au Pakistan au départ, ils transitaient par le Pakistan, le Pakistan savait, ils jouaient le jeu, ils savaient où ils allaient. Puis après, ils se sont mis dans des camions armés et ils partaient en Afghanistan. Et c'est ceux-là, quand ils sont revenus par la suite dans leur pays d'origine, c'est ceux-là qui ont lancer littéralement des clusters de djihadisme radical. C'est cela. Mais à l'époque, quand les islamistes étaient en train de se battre contre l'URSS, ils avaient très bonne presse. Ils étaient accueillis à la Maison Blanche. Il y avait même une fusée, une fusée spatiale américaine, une navette, dont la mission était dédiée à eux, à ces gens-là, pour vous dire. Alors c'est vrai que c'est toujours la même histoire avec les Américains. Quand quelqu'un joue dans leur camp, il est... Il est génial, il est extraordinaire, on le défend, on le finance et tout. Et dès qu'ils ne jouent pas dans leur camp, il devient le diable. Vous voyez le truc ? On retrouve toujours cette logique. Mais pour vous dire que quand il s'agit de lutter contre l'islamisme, c'est perdu d'avance. Vous voyez le truc ? C'est absolument perdu d'avance. Les méthodes classiques, comme ça a été utilisé en Afghanistan, 20 ans, des milliards, on l'a devant soi. On a ce lab devant soi, si on veut. Rien du tout. Ce que j'aimerais vous dire aussi, c'est que les mêmes, et je finis sur ça, c'est que les mêmes personnes qui ont causé le chaos afghan, qui font semblant aujourd'hui de découvrir l'eau chaude, c'est les mêmes qui gèrent plein de problèmes économiques, sanitaires, sociaux chez nous. D'accord ? C'est les mêmes. Donc, c'est les mêmes personnes qui sont rarement dans le doute, mais tout le temps dans l'erreur. C'est des personnes qui sont très obtus. C'est des personnes qui n'hésitent pas à utiliser la force, le chantage, la coercition, le mensonge, qui n'hésitent pas à pousser la propagande par tous les moyens pour pouvoir faire avancer une idée fixe qu'ils ont dans leur tête. Et le jour où il y a tout qui se casse, il y a tout qui tombe, il y a tout qui s'écroule. En fait, ce n'était pas moi. Je suis responsable et pas coupable. Vous voyez exactement ce type de personnes que nous avons. Voilà mes amis, c'était juste quelques commentaires sur la situation en Afghanistan. Et puis... Je vous laisse et je reviens bientôt.
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