
A French-language YouTube monologue (March 2016) in which the speaker contrasts nostalgic memories of mid-20th-century French cinema with contemporary Europe marked by recurrent Islamist terrorism. Using the metaphor of famous inventor 'frères' versus modern criminal fratries (e.g., Abdeslam, Kouachi), the speaker argues that Islamist terrorism is long-rooted, organized intergenerationally (training children, family-based recruitment), and constitutes a new normal that European tolerance has inadequately confronted. The piece mixes historical references, moral critique of elites and media, and personal asides before a colloquial sign-off.
Bonjour mes amis, vous savez quand j'étais petit on avait une télévision, vous savez ces vieux téléviseurs à tubes cathodiques et je regardais les films qui sont aujourd'hui considérés comme assez anciens, je crois que même à l'époque ils étaient déjà anciens. des films avec, je ne sais pas, des acteurs comme Fernandel, Bourville, Louis Funès, Blié, des gens comme ça, ou des fois même des films peut-être avec des acteurs moins connus, mais avec une petite musique d'arrière-plan de Raymond, Raymond Lefèvre, n'est-ce pas ? Et donc, Je m'étais fait une idée de la France parce que ce qui se passe, c'est que ces films, dans la majorité des cas, c'était des films qui étaient censés retranscrire ou représenter des histoires qui se passaient à l'époque du film. C'était assez contemporain. Durant tous ces films-là, vous prenez les films de Fernandel, je ne sais pas, je n'ai pas vu une seule fois évoquer la problématique du djihad, la problématique de la burqa, du voile, du halal. Je n'ai pas vu ça une seule fois. Alors je me dis, comment ils ont réussi à filmer littéralement des kilomètres et des kilomètres de bobines sans jamais, ne serait-ce que par accident, évoquer un sujet pareil. Alors j'ai cherché à comprendre, est-ce que c'est par racisme qu'ils ont réussi à nettoyer cela ? Et quand tu regardes les films d'époque, c'est absolument, il n'y a pas du tout cela. Alors qu'aujourd'hui, je regarde, moi j'achète un journal français, je regarde les news, bon, et pas très différent d'un journal de Peshawar, par exemple, ou d'Islamabad, je veux dire, ces problématiques que je viens d'évoquer arrivent pratiquement, te sautent aux yeux. Les choses étant ce qu'elles sont, j'imagine qu'à l'époque ça devait être pareil, et je ne comprends pas comment ils ont pu éviter le sujet. C'était peut-être des racistes, je ne sais pas. À propos de cinéma, vous savez, les frères Lumière, vous aviez les frères Lumière qui ont inventé le cinématographe. Ils ont déposé, je crois, plus de 700 brevets sur le cinéma et tout ça. Il y a les frères Montgolfier, vous aviez les frères Montgolfier qui ont fabriqué la Montgolfière, le ballon. Les américains, ils avaient les frères Wright qui sont les inventeurs de l'avion. Et puis plein d'autres fratries qui sont restées dans l'histoire. Et aujourd'hui, quand je regarde dans les news, je ne sais pas, par exemple, il y a des frères Birkan, il y a des frères Abdeslam, des frères Kouachi. Donc, je me dis, même les Américains, ils ont leurs frères. Vous savez, ces frères, comment ils les appellent ? Duwarov, je ne me rappelais plus de leur nom, qui ont fait l'attentat de Boston. Ces frères, vous connaissez. Je vous les donne dans le désordre. On parle d'attentat du Bataclan, l'attentat de Bruxelles et tout ça. Parfois je me dis, il n'y aura pas eu un changement, tu sais, moi je ne cherche pas à être extrêmement dans la conspiration ou autre, j'essaye de m'inscrire dans la factualité, tu sais, comme on dit, ce qui est factuel au niveau de la matérialité est forcément vrai au niveau de l'énergie, tu comprends ? C'est pour ça que j'essaie d'aller au-delà de la subjectivité, d'essayer de m'attacher à des références qui me semblent extrêmement réelles. Et ces références-là me donnent l'impression que je suis en train de parler de deux mondes différents. Voilà. Qu'est-ce qui s'est passé entre eux deux ? Je n'ose pas évoquer le remplacement de population cher à M. Camus, parce que c'est quand même extrêmement... Je ne sais pas, ce n'est pas quelque chose qu'on peut penser. Je veux dire, si un truc pareil s'inscrit dans Ténérone, Ce qui est un problème, c'est que tu dois aller dans un endroit où on te met une camisole de force et on t'injecte du Valium ou du Pentotal, quelque chose pour te calmer. C'est juste d'être un type normal, moi. En fait, ce qui se passe, c'est que, je vais vous dire un truc, c'est que j'ai l'impression que l'Europe a changé en profondeur. A changer en profondeur, elle est allée vers une acceptance, une acceptance de l'horreur, une acceptance du crime sur son propre sol. Les Européens ont voulu être tolérants, mais ils ont poussé la tolérance jusqu'à être plus tolérants avec des crimes qui menacent aujourd'hui leur propre existence, mais ils sont tolérants avec eux. Alors je vais te dire un truc, moi aussi je vais être tolérant et je suis extrêmement positif envers les gens qui sont tolérants, n'est-ce pas ? Et ce qui se passe, c'est que je vais te dire un truc, une fois que t'es mort, Tu ne peux pas être tolérant. Enfin, mort n'est ni tolérant ni non-tolérant. Je veux dire, il est mort, c'est tout. Alors le problème, c'est que si tu veux continuer à être tolérant, un des points clés, je pense, c'est qu'il faut continuer à être en vie. Voilà. Parce que ta tolérance s'inscrit donc au sein de ta vie. Pas de vie, pas de tolérance. Donc moi, je te dis, juste pour défendre la tolérance, n'est-ce pas, il faut essayer de défendre un petit peu ce que tu es. Ce qui se passe, c'est que Les ancêtres, les ancêtres des français, les ancêtres des européens, ont été, si je regarde l'histoire, ont eu tendance à être extrêmement islamophobes. Je pense qu'ils avaient même légère tendance, mais je n'ai pas pu le démontrer encore, à stigmatiser. Quand ils, vous savez, arrivaient à leurs frontières, ça se passait extrêmement mal, le coup du petit réfugié comme ça, on ne leur faisait plus. Mais bon, on ne leur faisait pas. Vous, on vous le fait. Vous êtes différents, vous n'êtes pas comme vos ancêtres. Mais le problème c'est que vos ancêtres ils ont donné vous. Vos ancêtres ils ont continué à exister. Vous... Vous, je ne sais pas. C'est un autre cas. La problématique du terrorisme aujourd'hui c'est que c'est quelque chose qui est là pour durer. Surtout le terrorisme islamiste. Je vous dis pourquoi. Vous savez, vous avez toujours eu la bande à Bono, même si Bono n'était pas le chef. Vous comprenez, vous avez eu les brigades rouges, vous avez eu même le terrorisme d'État français, officiel, c'est pas de la conspiration, ils ont fait sauter en Nouvelle-Zélande, ils ont fait sauter un navire rainbow machin appartenant à Greenpeace, bon voilà. C'est carré, documenté, je veux dire même la Nouvelle-Zélande a pris pour un acte de guerre, donc voilà. Il y a le terrorisme d'État aussi, c'est pas de la conspiration ça, mais en tout cas, il y a eu des terrorismes qui dans l'histoire, dans votre histoire si vous voulez, ou dans l'histoire avec un grand H, ça signifie une histoire qu'on va projeter sur peut-être un millénaire ou à la rigueur des siècles, ce terrorisme-là n'a duré que très peu de temps, c'est sporadique. On a un pic de ce terrorisme, on l'identifie, on en voit le début, on en voit l'acte fondateur, on en voit la fin, c'est oublié. Généralement, il disparaît avec les gens qui en étaient, parce que Donc vous avez des extrémistes en général, ils ont du mal à recruter. C'est pas dans une société saine, ils ont du mal à recruter. Donc ils vont eux-mêmes commettre des attaques, des attentats. La moitié se font arrêter, l'autre moitié se font tuer. Et finalement, leurs actions vont s'éteindre avec eux. En général, c'est ce qu'on constate. Le terrorisme islamiste, c'est une autre histoire. Le terrorisme islamiste, ça fait 1400 ans qu'il dure. C'est la vérité. Les mots pour le décrire, les mots pour le décrire. sont nouveaux. Les mots qu'on entend aujourd'hui pour décrire le terrorisme ont été ressortis des pages oubliées du dictionnaire pratiquement en 2001. A partir du 11 septembre 2001, on a commencé à entendre des choses qui existaient dans la langue mais dont on ne s'en servait pas tous les jours. D'accord ? Mais en réalité, si vous regardez ce que Daech fait par exemple, ils disent ce qu'ils font, tout ce qu'ils font. n'est qu'une reconstitution de 1400 ans d'histoire. Ils n'inventent rien, les gars. Qu'est-ce qu'ils font ? Ils regardent dans les livres, dans les livres musulmans, les livres les plus respectés, ils regardent dedans, ils regardent ce qui se faisait, donc les décapitations, les massacres, l'esclavage, les destructions des villes et tout ça. Ils trouvent ça documenté. Ils le font aujourd'hui en 2016. Et plein de musulmans, par milliers, voient cela, comprennent ce qui est en train de se passer, les soutiennent et d'autres vont même les rejoindre. Le problème c'est que ce n'est pas un terrorisme avec lequel tu peux compromettre en te disant de toute façon ça va passer, ça va durer 5 ans, 10 ans, ça s'arrêtera. Ce terrorisme-là il ne s'arrête pas parce qu'aujourd'hui quand tu regardes la symbolique, regarde sur les vidéos d'Isis il y a une symbolique, je ne t'invite pas à les regarder. Il y a une symbolique extrêmement forte, c'est quand tu vois qu'ils utilisent des fois des enfants, littéralement des enfants de 5 ans, pour des fois prendre un flingue plus lourd qu'eux et abattre un otage, ou des fois même décapiter des gens, par des enfants, et ils en ont pas un ou deux, ils en ont des milliers. Vous comprenez ce que je veux dire ? C'est qu'ils forment des générations de tueurs, d'assassins. C'est pour ça qu'on retrouve souvent ces fratries. Les fratries viennent au sein d'une même famille, grandissent au même endroit, et ils ont grandi généralement dans un contexte de secte apocalyptique que je décris pas mal de fois. Donc, ce qui se passe, c'est que ce terrorisme-là existait il y a 1000 ans et il existe aujourd'hui. Et vos autorités sont en train de dire On ne pourra pas empêcher d'autres attentats. Ça signifie que, littéralement, ils sont en train de vous dire que c'est le nouveau normal, que c'est la nouvelle normalité. Ça signifie qu'à partir de maintenant, il faudra s'attendre à ce que ça saute comme des popcorns, chaque fois dans une ville, dans un endroit différent, chaque fois avec des exactions différentes. Quand on protègera les aéroports, ça sautera dans les supermarchés. Quand on protègera les supermarchés, ça sautera dans les écoles et tout ça, et ainsi de suite. Et ça sera tous les jours comme ça. Et puis ce que vous faites, Il y a des réactions. Il y a eu des réactions. Ici, Cameron a réagi très durement sur Twitter, n'est-ce pas ? Il y a aussi des services qui sont en train d'espionner les réseaux sociaux. Ils ont arrêté deux, trois gars qui ont fait de l'apologie du terrorisme. Voilà ce qui se passe. Les gens, on leur donne des craies, et puis ils vont par terre, ils vont commencer comme ça à dessiner des coeurs, des trucs comme ça. Des fleurs, des... Je veux dire, un enfant qui est en train de lire un poème et pleurant, je n'ai pas vu celle-là, mais je pense que ça serait très bien dans le cadre. Ça rentrerait très bien, je veux dire, un peu de pleurniche avec un poème et tout ça, puis un enfant... Je verrais peut-être même trois enfants, peut-être un asiatique, un noir comme ça, puis une petite musulmane comme ça au milieu. Ça aurait de la gueule, ça. Ça aurait de la gueule. Oui, tu comprends ce que je veux dire. On s'inscrit dans l'émotionnel. Mais il n'y a rien qui est fait. Ceux qui sont vendus, à qui j'ai dit la dernière fois, ceux qui sont vendus au pétrodollars, si vous voulez, ceux qui sont en train de mener ce projet, ceux qui sont au sommet de vos états, s'en foutent complètement. Je veux dire, ils compatissent, ils compatissent. Un bébé à Bruxelles en train de pleurer sur le cadavre de sa mère, c'est vrai qu'ils compatissent. C'est des humains après tout, ils sont comme vous et moi, par certains aspects. ce qui se passe, ce qui est in fine, in fine, il va couper la télé, changer de chaîne et il ne fait pas d'omelette sans casser deux, c'est le juste prix. Je veux dire, oui, d'accord, on veut faire avancer un agenda et on sait bien que forcément, il y aura des attentats, forcément, il y aura des morts. Et puis bon, c'est triste quand ça arrive, mais que veux-tu qu'on fasse ? Je veux dire, c'est un prix pour eux, c'est le prix à payer, c'est tout. La seule chose qui les dérange à la rigueur, la seule chose qui les dérange, vos élites, que leurs plans prennent un coup, et puis que c'est moins populaire qu'avant, il y a un petit peu plus de résistance à tout ça, mais bon, au fond, ils oublieront, t'inquiète pas, ils oublieront. Un petit peu de planiche et de violences, ils oublieront. Regardez, les musulmans élutent ça aussi de manière absolument presque caricaturale. Il faut dire qu'ils sont pas très portés sur la communication, eux. Genre, il y a un attentat, on n'a même pas encore dénombré complètement les morts, ils sont déjà en train d'avoir peur que leur religion soit mal vue. Je veux dire, tu vois, chacun ses problèmes. Je veux dire, bon, toi tu pleures, t'es mort. Lui, j'ai peur que ma religion qui justifie tout ça soit mal perçue. D'accord ? Puis on va voir, on va embêter un petit peu les blogueurs, on vient chez Aldosterone, tu vois tu dis des propos, puis ces propos les gens ils vont t'écouter, puis ils vont mal interpréter notre religion, avoir une mauvaise idée de notre religion. Tu sais, je veux dire, ta religion, je ne vois pas comment les gens peuvent avoir une mauvaise idée, plus que ce qu'ils en ont déjà. Je veux dire, je ne vois rien que tu puisses rajouter qui pourrait empirer la situation au stade où tu en es. Et puis deuxièmement, les gens ne voient pas mal ta religion parce qu'il y a un blogueur qui vient dans sa voiture qui parle. Regarde, un blogueur dans sa voiture. Il n'y a ni sang, ni mort, ni rien. Il n'y a pas de feu. Ce n'est pas comme le bébé qui pleure sur le cadavre de sa mère à l'aéroport de Bruxelles. C'est ça qui touche ta religion. Ça, ça touche ta religion. Mais quand les gens comme ça font des attentats au nom de ta religion, il n'y a personne. Pas de manif, pas de... Tu sais, les terroristes là, le dernier qui s'est fait arrêter, il était... Il vivait en plein... Tu sais, il vivait en plein quartier. Je pense qu'il s'était ouvert au sud de tout le monde. Il n'a pas fait 400 mètres pendant plusieurs semaines. Oui. J'ai l'impression de vivre en plein délire. En plein délire. Mes amis, Je vous laisse. Il y a une amie qui m'a écrit tout à l'heure pour me dire qu'elle a eu, on va pas dire mal à partir, elle a eu quelques mots avec des rugbymans, une sorte de rugbyman dans un bar à Marseille. Puis elle leur a dit, je connais Aldosterone. Et puis apparemment, apparemment, ils ont fini par lui payer un verre. Ils ont trouvé extraordinaire qu'elle me connaisse. Ça m'a touché. Je ne sais pas. Je suis seul dans ma voiture, je fais des vidéos. Je ne sais pas ce que... Je ne sais pas toujours comment les gens perçoivent ce que je dis ou ce que je pense, ce que je partage. Je sais que je ne fais pas que des amis avec tout ça, mais... Je pense que... L'important, c'est d'être juste et puis défendre les choses auxquelles on croit. Mes amis, je crois que cette fois-ci, je vous souhaite un bon week-end et puis on se voit une autre fois.
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