
A French philosophical monologue (YouTube, 2015) reflecting on the tension between individual human uniqueness and collective religious laws. The speaker questions whether divine revelation—universal religious rules—can or should address each person's singular destiny, arguing that collective codes tend to de-individualize people and provoke rebellion.
Bonjour mes amis. Vous savez, notre vie semble régie par des lois, par des règlements, des codes sociaux, des normes, des interdits, des flèches. J'en vois une là, devant moi, qui me dit que j'ai le droit d'aller comme ça, mais pas dans l'autre sens. Et en fait, Tous ces concepts, tous ces codes, tous ces murs, si vous voulez, ne semblent pas tenir compte de l'individu, mais il semblerait qu'ils aient été conçus avec la collectivité, en pensant à la collectivité. Ils sont faits pour un usage collectif, sans tenir compte suffisamment des différences entre les individus. mais on peut comprendre que ce n'est pas possible de concevoir par exemple un code de la route pour chaque personne imaginez que vous entrez dans l'autoroute et puis vous voyez 30 000 panneau de l'imitation de vitesse avec, sous chaque panneau, le nom de quelqu'un. C'est sa limite à lui. C'est sa limite qui va dépendre de son expérience, de son style de conduite, de son véhicule, de plein de choses. Malheureusement, ce n'est pas possible. Donc toutes ces règles qui nous entourent, qui régissent notre vie, elles ne tiennent pas compte suffisamment de nous. Et c'est pour ça que des fois, on a envie de se révéler contre ces règles. Maintenant, Si vous regardez un essaim de fourmis ou d'autres bêtes, vous les voyez bouger et si vous allez, vous zoomez dedans, vous prenez un individu, il vous racontera une histoire, il vous racontera sa vie, et la vie de l'individu juste à côté sera à très peu de choses près la même. Alors que chez les humains, même si vous prenez les humains à la sortie d'un événement public et que vous voyez des milliers de gens, si vous les prenez un par un, chacun peut vous emmenez chez lui, vous montrez, je ne sais pas, ses enfants, sa grand-mère, vous parlez de sa vie, vous parlez de ses difficultés, de ses parents, de ses passions. Chez l'humain, si vous voulez, le destin ou le but de chaque être humain semble avoir été individualisé, alors que chez l'animal, il n'est pas individualisé ou pas suffisamment individualisé. Et un des gros problèmes, un des gros problèmes que nous avons, c'est que on a l'impression que ces lois ou ces règlements qui sont faits pour tout le monde ne nous individualisent pas suffisamment. Au contraire, ils ont tendance à nous désinvidualiser, si vous voulez. Ce mot n'existe pas, mais vous comprenez ce qu'il veut dire dans ce contexte-là. Et en fait, tout ce qui nous enlève notre unicité, parce que chaque humain est unique, irremplaçable, chaque humain, vous, moi, nous sommes chacun des personnes différentes, nous sommes chacune des personnes uniques. Tout ce qui a tendance à venir heurter cette unicité et vouloir l'effacer et vouloir la mettre dans une sorte de melting pot non individuel, comme ces règlements, suscite en général des envies des fois de rebeller. Quand l'humain des fois veut se rebeller contre un certain nombre de ses usages, c'est une manière peut-être pour lui de vouloir réclamer, mais par la mauvaise méthode, vouloir réclamer son humanité en quelque sorte. Ces lois ou ces règlements qui ne tiennent pas compte de notre individualité suffisamment, ils ont tendance à nous emmener peut-être ou à nous considérer comme du bétail. On utilise ce terme, nous sommes comme du bétail. Dès qu'on est pris dans un contexte où nous avons l'impression que nous sommes traités de manière collective, on a l'impression d'être traités comme du bétail. C'est le terme qui très spontanément sort. N'est-ce pas ? Donc, je voulais, avec cette introduction, essayer de partager avec vous ce qu'aujourd'hui je suis en train de penser de la religion. Parce que le problème c'est que la religion semble être un message divin, semble venir de Dieu. Ça signifie que la moindre des choses. La moindre des choses c'est que Dieu ayant créé des gens qui sont des individus différents, n'est-ce pas ? J'aimerais bien qu'il les traite en tant qu'individus différents, qu'il ne les transforme pas en bétail. Vous comprenez ce que je veux dire ? Parce qu'il aurait voulu. Voilà, je suis en train de consolider tout en vous parlant, c'est pour ça que c'est bien de partager. C'est que s'il avait voulu S'il avait voulu juger les hommes et les femmes comme il aurait jugé, je ne sais pas, les pommes de terre et les autres légumes ou bien les fourmis ou bien les moustiques, il aurait dû les créer aussi uniformes que le sont les pommes de terre ou aussi uniformes que le sont les moustiques. Vous comprenez ? Mais non, il les a créées de manière différente en tant qu'individu, et il semble vouloir, avec la religion, il semble vouloir leur apporter une sorte de prêt-à-porter. Il semble vouloir leur apporter, dans chaque religion c'est à peu près pareil, il semble vouloir leur apporter une solution qui ne tient pas compte suffisamment du plan que devrait avoir chaque personne. Vous comprenez ? Et beaucoup de gens, cette tentation, d'où je viens, beaucoup de gens, se disent, je me suicide mentalement, je m'éteins, j'éteins mon cerveau. Donc si je m'éteins mon cerveau, qu'est-ce qui va se passer ? La différence entre moi et l'animal va s'estomper, donc je vais tendre, je vais m'éloigner du girant de l'humanité, me rapprocher de celui de l'animalité. et je serai jugé en tant qu'animal. Alors comme l'animal n'a pas de destin individuel, comme l'animal dans un contexte religieux est jugé collectivement, et assez positivement d'ailleurs, parce qu'il n'a pas la notion du bien et du mal, donc je serai sauvé. Mais je serai sauvé, ça signifie que quand les vaches et les chèvres et autres bêtes iront rentrer par les voies du Seigneur, je serai au moins en train de courir au milieu. Si on m'arrête, je dis, écoutez, oui, oui, je vais vous expliquer, d'accord ? Je sais que je n'ai pas l'air, mais bon, pratiquement, eux, moi, c'est pratiquement la même chose. Ce n'est pas possible de risquer comme ça, je pense. Je pense qu'il ne me semble pas possible de risquer de cette façon-là. Il me semble, aujourd'hui, que si tu es un humain, tu ne peux pas vouloir obtenir ton salut en même temps qu'un artichaut. Tu es obligé. d'obtenir ton salut en tant qu'humain. Et le salut de l'humain est un salut qui est individualisé, c'est un salut personnel. Donc, mon problème, c'est par exemple, avec la religion, c'est, on a une révélation unique, d'accord, Et puis, elle doit s'appliquer à tout le monde. Mais attendez, je veux que Dieu se révèle à moi, je veux qu'il parle à moi. Je veux qu'il parle à moi. Maintenant, tu peux me dire, oui, mais écoute, il n'a pas le temps. Ce n'est pas possible. Techniquement, tu comprends. C'est comme celui qui construit l'autoroute. Il y a 30 000 panneaux. D'accord. Je veux dire, c'est pour ça qu'on l'appelle Dieu quand même. Je veux dire, si Dieu est incapable de se révéler à chaque personne, de parler à chaque personne, d'apporter un chemin à chaque personne différente qu'il a créée, moi je lui dirais, écoute, je veux dire, avec tout le respect que je lui dois, je lui dirais, t'aurais pu quand même te limiter à cinq, six personnes. T'aurais créé... juste très peu de gens pour que ton intendance puisse suffire pour gérer leur cas, pour les gérer au cas par cas. C'est-à-dire pourquoi aller créer, je ne sais pas, des milliards d'un coup, puis après dire « bon, je suis débordé, je ne m'en sors pas, je suis obligé de les traiter comme des lesbiennes ». Voilà. Vous comprenez ce que je veux dire ? C'est ça mon problème. Je n'arrive pas à croire. Autant je peux bien croire que sur le code de la route, il faut trouver un consensus et mettre un panneau unique pour tout le monde. Je n'attends pas à ce qu'on mette un panneau pour moi. Autant je m'attends d'un message qui est divin ou qui se dit divin de m'apporter quelque chose, d'individualiser, de ne pas m'apporter lui aussi ou lui encore une solution. qui est collectif, d'accord ? Parce que les solutions collectives sont généralement des solutions humaines. Je les connais, on a l'habitude. J'en vois tous les jours. Règlement intérieur, code civil, code pénal, code fiscal, comprenez ? Code de la route, savoir vivre, sens interdit, vous comprenez ? Je veux dire, ces choses-là, on a l'habitude, d'accord ? Et ces choses-là ne sont pas individualisées et je n'attends pas à ce qu'elles le soient. Je ne m'attends pas à ce qu'elles le soient. Je connais leur faiblesse, je connais leurs limites. quand même que je transgresse des fois, tellement je connais leurs limites. Mais sur quelque chose, quand on parle de quelque chose qui viendrait de l'absolu, je m'attendrai à trouver un peu mieux que des concepts purement collectifs. C'était ma question. Alors si vous êtes versé dans la théologie ou dans la religion ou autre, aidez-moi. Peut-être qu'il y a une clé pour aller vers cette interrogation, pour rencontrer cette interrogation et y répondre. Mais à ce moment-là, aujourd'hui, je ne vois pas cette clé. Merci mes amis de l'aide que vous pouvez m'apporter dans cette question.
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