
A French comedian's reported apology to Jewish people sparks reflection on Dieudonné's controversial history, conspiracy narratives, and whether individuals or states bear responsibility for mass crimes. The speaker weighs forgiveness against the persistence of extremist ideas in mainstream culture.
Mes amis, bien le bonsoir. J'ai vu une nouvelle que j'ai dû vérifier plusieurs fois. Je croyais au départ que c'était un canular. Dieudonné, l'humoriste, Dieudonné Mbala Mbala, a demandé pardon aux juifs. Authentique, textuel, tel que je vous le dis. Ça m'a fait réfléchir, ça m'a fait réfléchir sur un changement, sur un changement d'une époque. En fait, tous les jours, je vois des trucs ahurissants. Déjà, pour vous dire, Dieudonné est à contre-courant. Je pense qu'il a toujours été, cette fois-ci, il est encore à contre-courant en venant demander pardon aux Juifs qu'il aurait pu offenser. De toute manière, je vais vous dire un truc. les juifs, ceux avec lesquels j'ai interagi tout le long de ma vie, ont une histoire, une mémoire collective, parfois même une mémoire familiale, qui est très chargée, chargée de persécutions, chargée de déportations et de moments extrêmement difficiles tout le long de leur histoire. Sur des milliers d'années en fait, ça ne va pas dire. C'est des gens qui en général sont peut-être un peu plus solides, vu tout ce qu'ils ont traversé, ils ont la carapace un peu plus solide, pour être choqués par les propos de Dieudonné ou tout autre humoriste. Déjà pour commencer, moi, Dieu donné, il me fait rire. Vraiment, il me fait rire parce que, tout simplement, vous savez, quand on est en Méditerranée, chez les rebeus, chez les feuches, tout ça, on a le rire dégueulasse. Je veux dire, tu n'as pas envie de vous faire rire avec la blague sur une blonde. C'est des trucs... Je peux te dire, des fois, il y a des choses tellement abominables que je n'ose même pas traduire en français. Qu'on se dit les uns les autres pour rire, d'accord ? C'est comme ça, c'est le champ lexical. Notre champ lexical est différent, c'est tout. Faut pas considérer que la sensibilité du Blanc-Auteuil-Neilly-Passy doit être placée comme l'étalon, qu'on doit le placer à sèvres. D'ailleurs, le Blanc-Auteuil-Neilly-Passy, le Pascal hyper fragile, lui, il faut le placer à sèvres, effectivement. On met talent pour beaucoup de choses, pour beaucoup de choses, moi je vous le dis. Donc, c'est vrai que, quelque part, voir Dieu donner, demander pardon, quelque part c'est peut-être aussi une recherche de paix, une recherche de tranquillité, dans une époque où aujourd'hui, nous sommes dans une époque apocalyptique. Ça veut dire qu'il y a de moins en moins de choses cachées. Si vous regardez ce qu'on appelle les affreux conspirationnistes, des fois, ils sont dans une grande détresse, les conspirationnistes. Ils disent mais donnez-moi des nouvelles conspirations. Tout ce qu'on se disait depuis des années est devenu vrai maintenant. J'aimerais une nouvelle conspiration, mais pourquoi tout est devenu vrai ? Parce que ce qu'on appelait conspiration, qui était des choses cachées, qui n'étaient pas des choses révélées, mais parfois annoncées, annoncées par des signes avant-coureurs pour ceux qui s'y intéressaient, pour ceux qui analysaient, qui croisaient les données, qui réfléchissaient là-dessus, c'était quelque chose d'annoncé. Mais aujourd'hui, c'est quelque chose de révélé. Cette révélation, conduit justement à réévaluer ces positions et la pertinence de ces positions sur plein de choses. Si on regarde durant les années passées, les années 2000, tout ça, il y avait une histoire qui revenait énormément. C'était l'histoire des sionistes. Les sionistes contrôlent tout, les sionistes font ceci, les sionistes font cela. Et en fait, indirectement, c'était une manière de dire juif. On a vu ça en Allemagne, par exemple. En Allemagne, ils ne pouvaient pas dire musulmans à une époque, alors ils disaient salafistes. D'ailleurs, c'est juste pour ne pas utiliser la terminologie qui peut tomber des fois sous le coup de la loi ou autre. On lui substitue une autre terminologie, mais tout le monde sait de qui on parle. Par la suite, l'histoire, le temps, parce que c'est ça, c'est ça, le marqueur, vraiment, c'est ça, ce n'est pas le marqueur, c'est l'arbitre, l'arbitre. qui dit, si t'as raison, tu attends. Parce que le temps est plus fort que nous tous, en fait. Plus fort même que les pyramides. J'ai vu les pyramides, on le sent dans un état, bon, d'accord, c'est bien qu'on surveille tout, mais on sent que le temps a fait son âme. Le temps est capable de tout écraser, tout révéler, in fine. Donc, à l'époque, ceux qui disaient que les juifs, les juifs, les juifs, finalement, le temps ne leur a pas donné raison. Finalement. D'accord ? On voit bien que Mais je trouve que par rapport à ces choses là, il faut être relativement ouvert, il faut être relativement direct. Par exemple, j'avais entendu une fois les juifs contre les médias. J'ai été vers des juifs, j'ai dit vous contrôlez les médias. Qu'est ce que vous en dites? C'est pas des fragiles en général, les feuilles, vraiment, c'est des gens très, très ouverts à la discussion et tout ça. Vous contrôlez les médias. Qu'est ce que vous avez à dire? Ce qu'ils avaient à dire, c'était qu'il fallait juste aller chercher un article dans les médias équilibré sur Israël, par exemple. Voilà, par exemple. Un événement qui se passe là-bas, trouver une version, ne serait-ce qu'équilibrée, je parle même pas de version pro-Israël, mais une version équilibrée. Ils ne contrôlent rien du tout, en fait. Rien, absolument. Et les dernières années, de plus en plus, on voit que tout ce qu'on appelait les sionistes ou autre, ça ne casse pas une patte à un canard, c'est ça ? Un canard ou un corbeau ? Je ne sais plus, à un volatile en tout cas. Vous comprenez ce que je veux dire. Donc quelque part, je ne vais pas encore expliquer pourquoi M. M'balambala est à contre-courant. Il est à contre-courant vraiment. Parce que, si vous regardez, à l'époque, il était considéré comme la bête. Il était la preuve que le ventre fécond de la bête est toujours... toujours est là, toujours fécond. C'est un peu ça ce qu'on disait. Que les heures sombres... Alors bon, les heures sombres, parce qu'il est noir qu'on a dit ça. Il y a quand même... Je ne veux pas rire de tout non plus. Mais... On a dit qu'il était l'illustration parfaite du retour des heures sombres. OK. Terrible. Il y a un truc qui me... Il y a un truc qui me chagrinait dans cette histoire. Et je vais vous dire, il y a un truc sur lequel j'étais idéologiquement aligné avec Dieu donné. Je suis toujours, je ne vais pas changer d'aiyota sur ça. Je vais vous dire. Il y a un truc, je n'ai jamais pris au sérieux les gérémiades, les pleurniches, les séances d'excuses et d'aplaventrismes qu'on trie. J'ai jamais cru que c'était sincère. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que, pour moi, par exemple, prenant l'État français, il commet une rafle républicaine où il va enfermer des hommes, des femmes, des enfants, il va les enfermer dans un vélodrome, rue Nellaton, les uns sur les autres, puis les entasser dans des wagons et les déporter. Ça, c'est les heures sombres. Les heures sombres, ce n'est pas un humoriste qui est sur scène. D'ailleurs, les Allemands n'avaient pas le sens de l'humour à l'époque. Et je crois que même jusqu'à maintenant, ils n'en ont pas développé un. Est-ce que vous connaissez un humoriste allemand ? Racontez-moi un humoriste allemand, racontez-moi une blague allemande. Je ne pense pas que ça existe. Les rares fois où j'étais en Allemagne, où j'ai raconté une blague, j'ai dû l'expliquer parce que les gens me regardaient, ils ne comprenaient pas. Les ursens, ce n'est pas un humoriste. Les heures sombres, ce n'est pas non plus des gens, des particuliers qui développent des idées de suprémacisme et de haine et des trucs comme ça. Ce n'est pas ça, les heures sombres. Les heures sombres, c'est un État. C'est un État et ses fonctionnaires, sa police, son armée, ses juges. C'est un État qui devient hors contrôle et qui décide de commettre des crimes de masse contre sa population, en utilisant des moyens industriels que seul un État peut avoir. C'est pas un groupuscule, c'est pas un particulier, c'est pas un humoriste sur scène. Mais on a une inversion accusatoire, si vous avez remarqué. L'État. L'État, aujourd'hui, qui commettait des crimes Quand mon père était gamin, l'État français déportait des Juifs. Aujourd'hui, il veut nous donner des leçons. Il veut nous donner des leçons sur le bien, le mal, la morale, place des caméras dans les rues. Vous imaginez ça ? C'est comme si un violeur multirécidiviste, soudainement, le met en charge des écoles et des foyers de jeunes filles, et puis que c'est à lui de défendre ceci et celle-ci. Vous y croyez, vous ? L'État osait placer des caméras, osait nous surveiller, surveiller nos transactions, surveiller nos appels téléphoniques, nos communications sur Internet, vouloir les modérer. Si les choses étaient normales et qu'elles fonctionnaient de manière conséquente, t'as commis un crime épouvantable il y a peu de temps, Aujourd'hui, ça serait à nous, ça serait à nous de leur placer des caméras, ça serait à nous de leur placer des micros partout. On devrait avoir, si on prend les politiques, si on prend l'Assemblée, l'Élysée, Matignon, ils devraient avoir des webcams même dans les chiottes, ils devraient avoir, ouvertes sur le public, que tout le monde puisse écouter, que tout le monde puisse voir, que tout le monde puisse contrôler. On devrait, nous, en tant que peuple, avoir la possibilité matérielle, et chaque fois que la technique avance, qu'on fasse avancer notre même mise sur eux, qu'on les contrôle pour éviter justement qu'ils ne récidivent, qu'ils ne refassent ce qu'ils ont déjà fait. D'accord ? Ça, c'est pas à eux. C'est pas à eux d'augmenter leurs moyens. C'est pas à eux d'augmenter leurs moyens pour que si un jour ils décidaient de refaire, de récidiver finalement, de recommettre les crimes du passé, qu'ils pourraient faire encore plus de morts que dans le passé. D'accord ? C'est ça, c'est dans cette direction que ça va. OK ? C'est pas au violeur de surveiller sa victime. C'est pas au violeur qui vient de sortir de prison de venir contrôler la victime et lui mettre des caméras, de contrôler son compte en banque, de contrôler ses communications. C'est pas ça. C'est pas dans ce sens que ça marche. OK ? Donc, je disais, ça c'était juste en aparté sur le fait qu'on a dit que Dieu Donné Et la bête, je vous ai rappelé qui était la bête. C'est très important. Je vous ai rappelé qu'il sent les heures sombres. Ça veut dire quoi les heures sombres ? Qu'est-ce qu'il y a derrière ? Les heures sombres c'est un état, une institution très importante. Ne vous laissez jamais accuser d'être le représentant des heures sombres. Ça c'est le premier point. Deuxième point, pourquoi j'ai dit qu'il était à contre-courant ? Je n'ai pas expliqué ça encore. Parce que si on regarde aujourd'hui, La doctrine qui était en vogue entre 39 et 45, en fait elle était née bien avant en réalité, mais on se comprend, vous savez de quoi je parle. Cette doctrine-là, n'est-ce pas, elle est en cours de réhabilitation aujourd'hui. Vous voyez ? C'est pas du tout Dieu donné qui l'incarne, il ne l'a jamais incarné, ni aujourd'hui, ni hier. Sauf qu'aujourd'hui, elle est défendue. Je vous donne un exemple. Il y a la Russie qui présente depuis un certain nombre d'années, assez longtemps, qui présente une résolution à l'ONU, une résolution extrêmement symbolique, condamnant le nazisme et la promotion de celui-ci, et la glorification de celui-ci, parce que, tout simplement, c'est normal, c'est la moindre des choses. Si on avait un criminel qui a commis des crimes atroces il y a peu de temps, On devrait quand même avoir l'œil sur lui et veiller à ce que réellement il a changé, réellement il a rejeté ses idéaux et ses projets du passé. Je disais que récemment, et d'habitude c'est une résolution qui obtient l'unanimité, récemment on a les Etats-Unis et l'Ukraine qui ont voté contre. Et l'année dernière c'est ses comptes de pays qui ont voté contre. y compris la France. La France a refusé de condamner le nazisme dans le cadre d'une résolution traditionnelle. Elle a voté contre. On est dans une logique, justement, de réhabilitation de cette doctrine. Vous voyez le truc ? Donc, vers où allons-nous ? On a Diodonée qui est à contre-courant quelque part. Regardez celui qui est à contre-courant également, Arnaud Klarsfeld. Arnaud Klarsfeld, vous vous rappelez de lui ? Il a eu ses grandes heures. Il est là comme un Playmobil dans un lavabo. Il est en train de crier sur le financement d'un groupe ouvertement nazi en Ukraine, de par leur symbolique, de par leur discours, de par leur référence historique. Et lui, il en parle, il condamne. Ça ne touche personne, ça ne touche rien. Ils tweetent comme ça, le pauvre, et puis voilà. C'est ce que je vous disais plus tôt dans cette vidéo. Le temps n'a pas donné raison à ceux qui croyaient que c'était les juifs qui contrôlaient tout. Regardez les juifs, comme ils ont morflé. Regardez ce qui s'est passé en 2020. Qui a lancé l'histoire ? Quel régime a lancé l'histoire ? Le régime chinois ? Le régime hidraélien et le régime italien. Par la suite, tout le reste leur a emboîté le pas. Mais ils se sont retrouvés, tous leurs discours, toute leur histoire les a pas empêchés de subir ce qu'ils ont subi dans un pays où ils se croyaient en sécurité. Mais il y a autre chose encore que je voulais vous dire. C'est une longue histoire. La réconciliation, égalité et réconciliation. Une époque où j'hésitais beaucoup aussi. J'aime bien l'idée d'égalité et de réconciliation. Mais je sais que Dieu Donné en était proche, une époque, je ne sais pas s'il l'est toujours. J'aime bien l'idée. Mais je suis un extrémiste de cette idée. Un radical de cette idée, mais de l'égalité et de la réconciliation. Ça veut dire que je veux celle-ci, même avec les Juifs. Et je trouve que c'est ce qui a manqué malheureusement aux soralistes. Puisqu'on parle de Diodonée, parlons de Sorale aussi. Ce qui a manqué en fait. Il leur a manqué cette intuition de dire que finalement, Notre ennemi est commun. Les élites qui sont au-dessus de nous, ces élites qui décident de notre sort, qui décident qu'on est trop nombreux, qui décident qu'il va falloir nous... Vous ne pouvez pas savoir ce qui viendrait dans leur tête demain. D'accord ? Vous ne pouvez pas savoir ce qui pourrait venir dans leur tête. Ces élites-là, ce n'est pas des Juifs, ce n'est pas des musulmans, ce n'est pas des chrétiens. Alors oui, on peut trouver de chaque nation un représentant. de chaque nation, on retrouvera le pire. Mais au fond, ce ne sont pas des gens qui travaillent pour une nation. Ce ne sont pas des gens... Celui qui est de l'origine chrétienne ne va pas travailler pour le Christ. On pourrait étaler le christianisme sur Terre. Vous voyez ? Pareil pour les autres. Ce sont des gens... Ils ont été parfois... Ils ont été parfois comparés à des... à des vipères comparés à des lézards, à des reptiles, en fait. Dans le sens où ils n'ont aucune empathie, aucune mauvaise conscience de ce qu'ils font, de ce qu'ils pourraient faire. Vraiment, zéro. Zéro. Et la limite, leur limite, c'est la nôtre, en fait. C'est la barre, c'est nous qui mettons là-bas. C'est nous qui leur disons, voici une ligne sur le sable, tu ne passeras pas à travers cette ligne. Je trace une ligne. Et à partir de là, tu ne passeras pas. C'est nous qui mettons la limite. Si on ne met pas nous la limite, en tant que société civile, eux ne vont pas arrêter. Ils ne vont jamais s'arrêter. Jamais. Jamais. Voilà mes amis. Merci d'avoir suivi cette vidéo jusque là. Et d'avoir voulu accompagner cette réflexion. Quelque part, voilà, moi je ne suis pas contre qu'un balambala demande pardon s'il sent, s'il ressent au fond de lui-même qu'il a peut-être blessé des gens et tout, des petits sensibles. Il lui est demandé pardon, pourquoi pas, on vit dans un monde, de toute façon, il y a trop de haine, il y a trop de... il y a trop de... il y a trop de discorde. Il s'est alimenté, c'est alimenté et animé. Donc s'il y a quelqu'un qui fait un pas vers l'autre, pourquoi pas. Moi, ça fait combien de temps que je suis en train d'émettre sur Internet ? Ça fait très longtemps. Je sais que forcément, quand on parle, quand on réfléchit, surtout quand on utilise, quand on va vers des sujets parfois délicats, parfois des sujets difficiles, on peut nécessairement, forcément, on peut des fois choquer les gens, les heurter. Sur les dix dernières années, j'ai dû heurter plein de monde, plein de monde. Ce n'était pas mon but de vous heurter, ce n'était pas mon idée. Mais fondamentalement, des fois, il y a des choses qui doivent être dites. Il y a des conversations qu'on doit avoir en toute humanité, en toute fraternité. Et il le faut bien, on ne peut pas en faire l'économie. Si on ne fait pas ces conversations-là, si on ne les tienne pas, on paiera plus cher encore plus tard. Alors bon. Si on doit blesser un égo au passage, ce n'est pas si cher payé, en fait, pour ce qu'on cherche à faire. Merci mes amis, en tout cas. Je vous souhaite une très bonne nuit à ceux qui regardent cette vidéo tard. Et puis on se voit dans une... On se voit dans une autre.
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