Difference Chiites / Sunnites : Exemple du Coran

A French speaker compares how Sunni and Shia scholars interpret Sura 80 of the Quran. Sunni textbooks say the verse describes Muhammad's reaction to a blind companion, while Shia commentators attribute it to Uthman ibn Affan. The speaker argues Shia readings are more internally consistent.
Bonsoir mes amis. Vous savez, j'ai acheté deux petites meules de foin. C'est pas la grande, la vraie, même si elle coûte pratiquement le même prix. Parce que je pense qu'il est très important de garder cette meule proverbiale sous les yeux, parce que nous vivons dans un monde où si on fait pas attention, on se retrouve littéralement à bouffer ça. Ça c'est pas du biscuit, c'est du foin. Et ce qui se passe, c'est que, bien sûr, Si tu demandes à des gens de manger ça, ils vont refuser. Par contre, sur le plan physique, ils vont refuser de faire ça. Maintenant, sur le plan intellectuel, qui est quand même un plan beaucoup plus important, ils font ça tous les jours. Ils font ça matin, midi et soir. Donc, je garde cette meule sous les yeux parce qu'elle est excessivement importante aujourd'hui. J'aimerais vous parler de... beaucoup de gens me demandent c'est quoi la différence entre les chiites et les sunnites alors moi qui suis ni l'un ni l'autre j'observe les deux de l'extérieur je compare entre les deux et honnêtement sur une vision purement extérieure, je trouve beaucoup plus de logique et de consistance dans le chiisme. Le chiisme est cohérent avec lui-même, est cohérent avec ce qu'il prétend affirmer. Là où le sunnisme, c'est quelque chose qui me dépasse. Je vous donne un exemple aujourd'hui, je pense qu'il peut être énormément profitable à tout le monde, aux musulmans et puis aux non-musulmans qui cherchent à s'informer sur l'islam. Donc aujourd'hui je vais prendre un exemple, Parce que vous savez, le Coran est le même chez les chiites et chez les sunnites. Par contre, très souvent, l'interprétation n'est pas la même. L'interprétation n'est pas la même chez les deux Corans. Alors aujourd'hui, je vais prendre une Soura. C'est un chapitre du Coran, si vous voulez. Je vais prendre la Soura numéro 80. « Abba sawata wallah ». En fait, je vous donne Ça, dans le descriptif de la vidéo, vous pouvez la lire et la lire en toutes les langues. Alors, de quoi s'agit-il ? Je ne vais pas vous la lire, mais de quoi s'agit-il ? Alors, il s'agit de quelqu'un. On parle de quelqu'un. C'est un reproche qui est adressé à quelqu'un. Ce quelqu'un n'est pas explicité dans le texte, d'accord ? Il s'agirait donc d'une personne. qui s'est senti, on va dire, qui a fait une grimace, et puis qui a fait une sorte de mou de dégoût, quand un aveugle s'est approché de cette personne. D'accord ? L'histoire ne dit pas qui c'est. Alors, ce qui se passe, c'est que le Coran est extrêmement dur envers cette personne qui a eu ce geste de dédain. D'autant plus que cette personne, si on lit un peu plus bas dans la page, cette personne semble, quand quelqu'un est riche, quand elle voit des personnes riches, elle va vers elle, indépendamment de leur fond, d'accord ? C'est ce que dit clairement le verset. Il dit celui qui se complaît dans sa suffisance, en parenthèse pour sa richesse, Comme ça, je sais que les gens n'ont pas le temps d'aller chercher. D'accord? Il se complaît dans sa richesse. Tu vas avec empressement à sa rencontre. D'accord? Et là, le verset suivant dit clairement que tu t'en fiches pas mal, en fait, ce qu'il a au fond de lui. Ce, cette, cette Sura, n'est-ce pas? Elle est enseignée Au gamma. Dans le monde sunnite, elle est enseignée au gamma. Elle semble être très prioritaire. Ça signifie l'enseignement de Satsura qui n'est pas porteur a priori d'un sens qui peut être profitable, qui peut apporter une valeur ajoutée aux enfants. Satsura est enseignée au gamma. Ça fait partie des premières qu'ils apprennent. Je dis ça, je dis oui, tu racontes n'importe quoi. On est toujours obligé d'apporter la preuve. Bon, je vous comprends. Je soutiens votre esprit critique. On est sur Internet. Les gens font raconter n'importe quoi. Je vous prends un livre. C'est un livre de l'enseignement d'éducation systémique algérien. C'est la troisième année de l'enseignement moyen. Donc, ça s'adresse à des adolescents. D'accord. Et ce n'est pas la première fois qu'ils sont exposés à cette source. Mais j'ai pu trouver ce livre là. Et là, je vous montre. D'accord ? On parle de Sourat Abbas. Alors, que disent les sunnites aux enfants au sujet de cette Sourah et que disent les chiites ? Deux versions diamétralement opposées. Maintenant, moi, je ne suis pas là pour vous encourager à croire en l'une ou en l'autre, n'est-ce pas ? Moi, je vous dis, libre à vous de croire en celle que vous voulez, mais faites attention quand même, ne mangez pas de foin, c'est le seul truc. Chez les sunnites, aussi surprenant que cela puisse paraître, même à des non-musulmans, ils désignent le prophète Mohamed avec ça. Ils disent que cette sura arrive en reproche direct au prophète Mohamed, parce qu'il y avait un aveugle qui est venu vers lui, donc le prophète Mohamed était donc assis avec des gens riches, n'est-ce pas ? Et puis ce qui se passe, c'est qu'à un moment donné, il était en train de les inviter à l'islam. Et à un moment donné, il y a un gars très pieux, très croyant, Ibn Um Mektoum, qui était aveugle. Quelqu'un, on va dire, d'une condition modeste socialement. Il s'est approché pour pour demander, pour poser lui aussi des questions, pour s'informer. Et le prophète Mohamed, il a eu une mine de dégoût envers lui, il a eu une grimace envers lui, il s'est senti gêné par cette personne-là. C'est les sunnites qui le disent, c'est pas moi. Donc, ce que je dis, alors qu'en même temps, comme dit le Coran, et ceux qui se complaisent dans leur suffisance pour leur richesse, Qu'est-ce qu'il dit ? Qu'est-ce qu'il dit ? J'ai dit, lisez-vous ! Comme ça, dispersez Aldosteran qui lit. Tu vas, tu vas avec compressement à sa rencontre. D'accord ? Donc il va vers les riches et il dédaigne les croyants lambda. Alors bon, je veux dire, si on lit le reste de la vie du prophète Mohamed, c'était quand même pas son style. Et en plus, le Coran ne le désigne pas. Le Coran dit, il commence par « il ». En français, il s'est renfrogné, il s'est détourné. Qui ? On ne dit pas qui. C'est le début. En fait, en plus, c'est le verset 1. Ça signifie que la Sourah commence là. On ne sait pas qui. On ne sait pas de qui il s'agit. Chez les sunnites, pour eux, sans aucun doute, et ils vendent ça, ils mettent ça dans la tête des enfants, des petits. C'était le prophète Mohamed. Et après, ils se permettent d'accuser le canard enchaîné d'insulter le prophète. Les mecs, c'est l'hôpital qui se fout de la charité. Et après, un peu plus loin, dans le livre d'éducation islamique, n'est-ce pas ? Il y a la question, la fameuse question, donc une fois qu'on a fini le cours, qu'est-ce qu'on fait ? On va faire un écrit. Je vous le montre tout en bas en bleu, la première ligne en bleu. Qu'est-ce qu'il dit ? Pourquoi Allah... Qu'est-ce qu'Allah reproche à son noble prophète ? Vous comprenez l'expression vicieuse comme ça, son noble prophète ? Ça signifie qu'en fait, si tu veux avoir la note complète ici, il faut dire qu'Allah reproche à son noble prophète qu'on salue bien au passage. de dédaigner les pauvres et les handicapés et tout ça, et puis être orienté, favoriser les riches, peu importe leur caractère intérieur ou leur valeur intérieure. Ça c'est dingue de raconter, je trouve, bon sincèrement, je veux dire, c'est pour vous, je trouve quand même assez osé de raconter des saloperies aussi énormes sur votre prophète. C'est... Les juifs ne racontent pas des choses équivalentes sur Moïse. Les chrétiens ne racontent pas des choses équivalentes sur Jésus. Alors que vous, votre prophète, si vous ne lui collez pas une saloperie par jour, vous ne vous sentez pas bien. quand les gens ne font que caricaturer ou ne font que vous renvoyer votre propre discours sous une autre forme, les gens vont juste dire ok donc t'as raconté ça, laisse moi te le raconter comme ça tu l'entends, ça rentre dans tes oreilles, vous commencez à flipper, crier l'islamophobie et tout ça. Enfin c'est vraiment des fois, on sait pas à quoi s'en tenir avec vous. Alors, la version chiite, donc là j'ai lu, alors j'ai lu tous les exégètes du Coran sunnite, Il y a un consensus total, absolu, parfait sur le fait que c'est le prophète Mohamed. Il n'y a pas un doute que c'est le prophète Mohamed qui avait ce caractère-là et que le Coran lui reproche abassa wa tawalla. En plus, le mot tawalla au Coran, dans le Coran, est très très grave. Il n'est utilisé que dans des contextes extrêmement négatifs. Quand vous cherchez le mot tawalla dans le Coran et vous cherchez sur quel genre de personne a été employée, vous allez voir qu'il a été employé généralement pour des créatures d'enfer. Ce n'est pas un mot très sympa. Ce n'est pas le genre de mot que tu aimerais qu'on utilise sur toi. Alors, les chiites, je prends leur explication de la même sourde, et puis ça c'est des explications qui ont été écrites il y a des siècles, c'est pas d'aujourd'hui. En fait, Alors je prends Ali Ibn Ibrahim, Ali Ibn Ibrahim al-Qoumi, qui est un des fondateurs, si vous voulez, son mythe et une des têtes pensantes du chiisme. Pour lui, ce verset-là est arrivé en reproche à Othmane, Othmane Ibn Affan. Othmane Ibn Affan qui faisait partie d'un clan extrêmement riche, extrêmement puissant, qui était celui des Omayyad. Donc il faisait partie de ce clan. Et alors, d'après le récit chiite, il y avait le prophète Mohammed, il y avait Othmane qui était avec lui, et il y avait les seigneurs de Bani Omayyad. Donc jusqu'à là, l'histoire Sunnites et chiites se rejoignent. Et ce qui se passe, c'est qu'il y a l'aveugle qui arrive pour poser une question à Mohamed, et qu'est-ce qui se passe ? Qui le repousse ? Qui est dédaigneux dans son attitude ? Qui fait la grimace ? C'est Othmane, en fait. Et Othmane avait effectivement ce genre de traits qu'on retrouve chez lui. Par exemple, on sait bien, je vous l'ai raconté à une autre occasion, qui n'a rien à voir avec cette histoire, qu'une fois, par exemple, il y a quelqu'un du clan d'Othmane qui s'était pris la tête sur un point du Coran ils ont eu une différence sur une explication du Coran avec quelqu'un alors le quelqu'un c'était qui ? c'était... j'allume cette lumière et je reviens je vais acheter une petite voiture téléguidée comme ça, ça me permettra d'allumer la lumière sans quitter le véhicule donc Je dis et je redis donc que il y a eu une dispute une fois entre entre quelqu'un très important chez les Omayyads, donc du clan de Othmane, qui s'est disputé avec Abou-Dar al-Rafari. Abou-Dar al-Rafari, c'était un des premiers musulmans, d'accord ? C'était à l'époque où il y avait trois ou quatre musulmans sur Terre, il en faisait partie. C'est un des premiers, d'accord ? C'est d'ailleurs celui-là qui a inauguré l'expression Salam. Quand les musulmans disent Salam, c'est le premier qu'il a utilisé, ou avec qui elle a été utilisée, entre lui et le prophète Mohammed, d'accord ? Abouda El Ghafari ? Il est mort ? dans l'isolation. Il a été condamné quasiment à mort. Il a été condamné à l'exclusion. Vous savez, l'exclusion, c'était pratiquement une des condamnations les plus infamantes. La personne devait quitter la ville, devait partir, laisser ses biens, laisser sa famille, laisser tout. Et être exclu n'avait plus le droit de revenir dans la cité. Et donc, il est mort dans l'exclusion. D'accord ? Ça, c'était après la mort du prophète. Bien sûr, du vivant du prophète, ça ne serait jamais arrivé. Mais après la mort du prophète, bon, tous les gens qui étaient ses protégés et tout ça ont bien morflé. Donc, ce qui se passe, C'est que ce trait de caractère d'être du côté, toujours de Bani Omaïa, donc du côté du clan des Omaïades, qui était un clan extrêmement puissant, extrêmement riche, et dédénier tous les autres indépendamment de leur fond, c'est quelque chose qu'on retrouve couramment chez Uthman ibn Hafen. Ça ne nous surprend pas, ça ne nous surprend pas du tout de l'entendre de la part des chiites, parce qu'il y a une cohérence avec l'histoire, avec la psychologie du bonhomme telle qu'on la retrouve dans les histoires sunnites et chiites, d'ailleurs. L'histoire que je viens de vous raconter, c'est une histoire reconnue par les chiites et les sunnites, c'est pas un problème. Donc, ce qui se passe, c'est que là, j'ai énormément de versions, d'explications chiites, et tous, au minimum, elles disent, cette histoire n'est pas et ne peut pas être au sujet du prophète Mohammed, cette histoire du verset qui est très dur. Et d'autres vont plus loin et disent, c'est au sujet de Othmane. Mais même si on enlève l'idée d'Othmane, même si certains ne l'acceptent pas, restons sur le point principal, comment pouvez-vous, sans aucune preuve solide, accuser votre prophète de trucs pareils ? C'est ça qui est dingue. Parce que ce qui va se passer, et là on va toucher quand même un des points terribles de la logique sunnite, si y'en a, c'est que plein de gens vont flipper suite à cette vidéo. Ils vont dire mais comment tu oses accuser notre Seigneur Othmane ? Comment tu oses l'accuser de choses aussi odieuses ? Lui, l'homme parfait, Lui, l'homme extraordinaire, Lui, l'homme auquel même Dieu a garanti le paradis. Même Dieu a dit toi je te juge pas, t'es tellement extraordinaire. Comment lui peut-il faire une chose pareille ? Comment lui peut-il dédaigner un croyant juste sur la base d'un handicap ? Je te laisse la question, je te laisse répondre toi à la question, pas moi. D'accord ? Je veux dire... Si c'est indigne de ton hotman, est-ce que ça serait digne de ton prophète ? C'est tout, je veux dire... Je te laisse toi répondre, mais on fait toujours attention à ça. Parce qu'en fait le problème c'est que... Dans le monde sunnite, on nourrit les gamins de paille depuis leur enfance. Et vous comprenez que c'est pour ça qu'on retrouve cette histoire dans des livres vraiment d'école. On retrouve ça dans des livres d'école où les gamins, parmi les cinq premières choses qu'ils savent du Jésus du Coran, c'est cette Soura là, qui est en réalité quelque chose qui vient saper la personnalité de leurs prophètes. juste sous couvert de mots, genre notre noble prophète et tout ça, il a fait ci, il a fait cela, mais on voit bien où ça va. Alors, il faut comprendre un truc, dans la logique du sunnisme, toujours très important, dans la logique du sunnisme, le sunnisme a été fait, conçu, à partir d'un cœur au départ de mohammadisme, de la religion de Mohamed, qui a été modifiée, changée, falsifiée, pervertie pour faire croire. Elle a été tournée de sorte que toujours les califes, les sultans, les émirs, les princes, les dirigeants, les gens comme ça, sortent anoblis, sortent élevés, sortent comme des petites divinités sur Terre. D'accord ? Et si pour cela, ils doivent insulter même leur propre prophète s'il le faut, ils n'ont aucun problème avec ça. Ils n'ont aucun problème. Si tu leur dis, cette chose odieuse qui a été faite, a été faite par le prophète, il dit ben d'accord. Faites faire Othman, qui était le troisième calife chez les musulmans sunnites, les chiites ne le reconnaissent pas du tout. Ah ben, tu viens de dire une horreur. Tu viens de dire une horreur. Par contre, dire que c'est le prophète Mohamed, c'est bon, il n'y a pas de problème. Et c'est pour ça que la personnalité du prophète Mohamed, comme disait l'autre jour, j'étais en train de lire un livre écrit par un occidental sur ce point-là, et il disait que c'est le prophète ou le fondateur de religion ou le patriarche le plus insulté de l'histoire. Pourtant, sa religion a marché. C'est étonnant, parce qu'il y a des gens qui ont été plus insultés que lui, mais généralement, c'était des gens qui n'ont pas été acceptés et que plus tard, l'histoire a retenu comme étant des charlatans, des gourous ou autre. Mais lui, alors que sa doctrine semble avoir marché, n'empêche que ses propres adeptes, comme les sunnites, semblent lui coller des saloperies sans cesse. Et ça, la logique derrière, là où vous voyez On vous dit, Mohamed, et on lui met une saloperie à côté, comme là, cherchez toujours le calife autour. Cherchez toujours le calife, ça ne rate jamais. Parce que dès qu'un calife cherche à justifier une saloperie qu'il fait, il trouvera toujours un imam ou un historien ou autre, il donnera une bourse de dinars et il lui dit, voilà, tu vas me dire que le prophète faisait ça. Et puis le gars dit, oui, le prophète faisait ça. Voilà, ça rentre dans les livres. Et bon, si tu dis le contraire, on te dit que... Voilà, tu deviens le diable en personne. Enfin, voici, c'était juste une petite... C'est juste une petite vidéo qui nous permet vraiment de comprendre la rationnelle toujours entre les chiites et les sunnites. Les chiites sont 100% orientés vers le prophète Mohamed. Pour eux, dès que quelqu'un s'affronte avec le prophète Mohamed, c'est le pot de fer contre le pot de terre. La personne en face ne tient pas. Entre l'honneur de Mohamed et l'honneur de quelqu'un d'autre, il choisit toujours l'honneur de Mohamed. Entre la dignité de quelqu'un d'autre et Mohamed, il choisit toujours Mohamed. Tout le temps, 100% du temps. Alors que... Chez les sunnites, très très très régulièrement, il y a ce schéma là qui revient où ils cassent leurs prophètes pour favoriser quelqu'un d'autre. J'ai un autre exemple très intéressant, je vais peut-être arrêter là, mais je vous ramènerai un autre exemple. Si ça vous intéresse, je vais vous parler d'un autre exemple assez frappant que je trouvais dans Bukhari. Très très frappant, je vous le garantis. A bientôt mes amis.
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