Discrimination : Comment les entreprises instrumentalisent le Wokisme

A French-language YouTube monologue where the speaker (originally from Algeria) critiques 'wokisme' for exacerbating social divisions by caricaturing real discrimination issues. The speaker emphasizes that acknowledging one group's discrimination need not deny others', cites professionals (including Big Four employees) who overwork to compensate for bias, and uses investment/ROI analogies to argue that overinvesting effort under discrimination is risky and unsustainable.
Mes amis, bien le bonsoir. J'utilise exceptionnellement ce décor pour ce canal. Je ne suis pas censé le faire. Je suis de retour à la maison. En tout cas, je ne suis plus en Guadeloupe. Je voulais vous parler d'un truc. La discrimination. Alors, j'ai utilisé ce mot qui commence par D, le D word. Il y a des gens, ils m'ont beaucoup critiqué avec beaucoup de virulence. Je vais vous dire un truc. Je ne suis pas un wok, mais je réalise aujourd'hui les dégâts faits par le wokisme. Et j'ai même compris pourquoi les entreprises ont soutenu et continuent à soutenir et de financer et d'armer le wokisme. Regardez ce qui s'est passé. Aujourd'hui, nous sommes des millions de gens qui sont discriminés pour une raison ou pour une autre. Il y en a un qui est discriminé parce que c'est une femme. Il y a un autre qui est discriminé parce que c'est un homme blanc hétéro de plus de 50 ans. Il y a un autre qui est discriminé parce qu'il est noir. Un autre parce qu'il est issu du Maghreb. Un autre parce qu'il est perçu comme musulman. Un autre parce qu'il est perçu comme chrétien catholique. Enfin, vous voyez ce que je veux dire. Il y a de vraies discriminations au fur et à mesure que des fossés se creusent dans nos sociétés. Des fossés parfois infranchissables. Mais est-ce qu'on a le droit d'en parler ? Non. Parce que les wokies, qu'est-ce qu'ils ont fait ? Ils ont pris ces problématiques, qui sont des problématiques bien réelles que vivent au jour le jour beaucoup de gens, et ils les ont caricaturées. Ils les ont caricaturés d'un côté et d'un autre côté, ils les ont utilisés comme des éléments de division. Ça signifie qu'ils ont pris des problématiques réelles. Ils ont formé par-dessus une idéologie qui n'a fait qu'empirer les fossés entre les gens. D'accord. Et puis bien sûr, pourquoi ils veulent empirer les problèmes ? Parce qu'ils capitalisent dessus, ils sont pas là pour les régler, ils sont là pour les exacerber. Parce que plus les problèmes s'exacerbent, plus, rétrospectivement, ça justifie, ou ça semble justifier, leurs actions et leur existence même. Vous voyez le truc ? Donc aujourd'hui, quand je parle de discrimination, Si je parle de discrimination par exemple de quelqu'un comme moi, je viens d'Algérie, ou je parle de discrimination de compatriotes qui m'écrivent ou des fois pas des compatriotes mais nos voisins marocains ou tunisiens qui se reconnaissent des fois dans ce parcours qui viennent m'écrire, il y a des gens qui s'adressent à moi comme s'ils s'adressaient à un walkiste parce qu'ils pensent que j'utilise d'abord je parle de discrimination, ils pensent que je suis en train de leur jeter ça à la figure pour diviser. Non, je ne suis pas en train de parler pour diviser. Au contraire, je suis en train d'ouvrir les yeux aux uns et aux autres sur des réalités, des réalités dramatiques que vivent des millions de gens et qui causent un fossé, qui causent des divisions. D'accord ? Ça, c'est le premier point. Et deuxième point, contrairement aux workistes, quand je parle d'une discrimination, je ne nie pas et je n'exclus pas les autres. Je ne suis pas en train d'accuser des classes entières de discrimination. Et je ne suis pas en train de dire que parce que, par exemple, un Marocain est discriminé, eh bien un Italien ne le pourrait pas, ou un Marseillais ne le pourrait pas, ou quelqu'un qui est à l'action provinciale ne le pourrait pas, ou quelqu'un qui vient d'une région défavorisée, ou quelqu'un qui est gros, ou quelqu'un qui ne serait pas défavorisé. Non. On ne serait pas discriminés. D'accord ? Il n'y a pas ça. Je ne mange pas de ce pain-là. Mais regardez, je vous laisse juge, je vous prends à témoin des dégâts qui ont été commis par le wokeisme, qui ont empêché que cette parole-là n'ait droit de citer tellement elle a été ridiculisée et mal utilisée par ces gens-là. Donc ça, c'est déjà un premier point que je voulais vous dire. Deuxièmement, il y a plein de gens qui me contactent des gens qui ont eu beaucoup de succès. Il y en a plein. Ce n'est pas eux, bien sûr. Ce n'est pas eux qu'on va te mettre en avant, on est bien d'accord. C'est pas eux. Parce qu'eux, ils veulent pas faire parler d'eux. En général, tu sais, ils veulent juste faire leur vie, ils ont fait leur vie, ils ont leur famille, ils ont leurs enfants, ils ont leur entreprise ou leur travail qui les occupe jour et nuit. Ils sont pas là pour parler, écoute, je suis maghrébin. C'est pas eux qui parlent. D'accord ? C'est pas eux qui vont marcher avec un t-shirt avec le drapeau algérien ou le drapeau marocain et foutre la pagaille. C'est pas eux. Eux, tu les vois pas. Ils ont trop de travail, ils sont trop occupés. D'accord ? C'est pour ça qu'on va moins les entendre. Et c'est un tort, j'ai envie de dire, c'est un tort, parce que j'ai envie que, et c'est une manière pour moi de ressouder les pièces cassées, c'est une manière de réconcilier la société, c'est que les gens qui sont positifs, qui ont des choses qu'ils ont à réaliser, qui ont des choses à dire, viennent le dire, viennent parler, c'est très important. Sinon, on laissera la place qu'au pire, et ceux-là sont promus sans arrêt. Ces gens, des fois, ils me contactent et qu'est-ce qu'ils me disent ? Ils me disent, oui, Aldo, j'ai compris, il y a de la discrimination et tout, mais ce qu'il faut faire, c'est se donner plus que les autres. Il y a des gens, ils me disent, oui, tu sais, je suis cadre dans une grosse boîte. Certains disent, je suis cadre dans une des Big Four. Vous savez, quand on dit Big Four, on parle typiquement de KPMG, Ernst & Young, PwC et Deloitte. Ce sont les quatre grosses boîtes d'audit, d'accord ? C'est des méga systèmes. Je suis là dedans, mais je travaille dix fois plus que les autres pour pouvoir affirmer ma position et tout ça. Dix fois plus que les autres. Moi, j'ai un problème avec ça. D'accord, j'ai un problème avec ça. Je veux dire pourquoi? Parce que moi, j'aurais voulu que tu travailles la même chose que les autres. Pourquoi un rôle égal à salaire égal? Tu travailles dix fois plus que les autres. D'accord. Après, tu vas me dire, non, il n'y a pas de discrimination. Attends, attends, tu es en train de dire toi-même que tu travailles dix fois plus que les autres. Ton retour sur investissement, il est comment ton ROI? Vous savez, quand on fait le B.A. de l'investissement, c'est quoi le B.A. de l'investissement? Je ne parle pas nécessairement d'investissement financier. Je ne parle pas nécessairement d'acheter, d'acheter une action. D'accord, je parle de n'importe quel type d'investissement. Tu mets quoi? Tu fais des études, par exemple, tu t'inscris à l'université pour faire des études. C'est papa, maman qui paie les études. Tu n'investis rien toi. Tu investis quoi ? Tu investis ton temps, des années de ta vie, tu investis tes efforts. Et puis, il y a bien sûr tes parents qui investissent leur argent, qui investissent aussi leurs espoirs en toi. Donc tout ça, tout ça, c'est un portefeuille d'investissement. Une partie est matérielle, une partie les moins, mais c'est un investissement. Après, on doit considérer le retour sur investissement, le ROI. Pourquoi je te dis ça ? C'est super important de le considérer. Jamais, jamais, jamais n'investis pas une minute dans quelque chose si tu n'as pas fait une analyse de la ROE. Parce que pourquoi ? Parfois. Parfois. D'accord ? Tu peux avoir deux voix qui coutent la même chose en investissement mais une va t'apporter beaucoup plus, aura un rendement bien meilleur. Donc, tu investis sur quoi ? Forcément, tu iras vers celle qui va te rapporter plus. D'accord ? C'est pour ça, c'est très important de faire l'analyse. Ou des fois même, tu peux trouver une voie qui est moins chère en investissement, par exemple moins d'années d'études ou autre, et qui te rapportera beaucoup plus que ce qu'ils sont en train de faire. Ok ? Alors, il y a ça. Dans quel cas ? qui doit dans son travail travailler dix fois plus que les autres. Il a un rendement qui est 10% de celui des autres. D'accord, parce que s'il n'avait pas une tête de Marocain ou une tête d'Algérien ou autre, il aurait pu s'en sortir dans ce même endroit avec 10% du travail que font les autres. Donc, 90% de son travail ne sert qu'à justifier son existence, ne sert qu'à se faire pardonner d'être étranger ou d'être maghrébin, d'être noix. Ah oui, forcément, forcément, parce que le 10% correspond à ce que les autres font, donc c'est pour ça qu'il est là. Et le 90% par-dessus sert à quoi ? Le top là, l'autre, il sert à quoi ? L'autre, voilà, il sert à se faire pardonner d'être... ce qu'il est, d'avoir une caractéristique qui sert de base de discrimination et donc on va lui pardonner parce qu'on sait qu'il donne beaucoup plus. Tu vois ce que je veux dire ? C'est comme, je te dis un truc, si tu veux je te donne un autre exemple, beaucoup plus simple. C'est comme si, c'est comme si, tu vas chez le concessionnaire, d'accord ? Il y a un client devant toi qui est en train d'attendre. Lui, il dit j'ai un budget de 50 000 euros. On lui dit OK, pour un budget de 50 000 euros, je te vends la Tesla. J'ai une Tesla neuve, toute option, machin. Voilà 50 000 euros. Tu le vois sortir avec une Tesla. D'accord. On donnera même un cadeau. On va dire on va te graver les sièges avec votre nom. Il va vous donner un nom d'assurance et machin et tout. Voilà parce que c'est vous. Toi, tu arrives. Oui, 50 000 euros. OK, pour 50 000 euros, je peux. J'ai une, j'ai une Zoé, j'ai une Renault Zoé, elle est un peu usagée, d'accord ? Elle a roulé 5-6 ans, elle a 100 000 km heure, on a un petit peu tapé dessus. Elle fait un peu de bruit, puis les pneus, il faut les changer. Si vous voulez, bon, pour 50 000 euros, on vous la vend, d'accord ? Tu vois le retour sur investissement ? Tu es en train de payer trop cher. Je peux vous parler d'autre chose, d'accord ? Je vais vous parler d'autres choses, mais j'en parlerai une autre fois. Je vous invite à réfléchir dessus. Vous savez à quoi il sert aussi le ROI ? Il sert à définir le risque. Ah ben oui, chaque investissement a son risque. D'ailleurs, c'est pour ça que vous allez remarquer que chaque fois que vous avez des investissements, je parle d'investissement sérieux, je ne parle pas d'arnaque. Quand vous allez chez des banques ou autres, et des fois, on vous propose des investissements, avec un rendement plus élevé que la moyenne. On vous dira quoi? Alors oui, ici, vous avez un rendement élevé, mais c'est des investissements qu'on considère peut être pas pour perte de famille. C'est des investissements plus agressifs. C'est des investissements qui partent sur de nouvelles technologies, sur des startups, sur des machins comme ça. Donc, quand ça rapporte, ça rapporte beaucoup. Mais il y a quand même un risque énorme qui est associé à ça. Tu vois que le ROI et le risque marchent ensemble. l'un permet de définir l'autre, l'un permet d'évaluer l'autre. Quand tu es, quand tu es dans une situation comme celle ci, où tu es en train de surinvestir dans un contexte discriminatoire. Est ce que tu vas obtenir? Tu es en train de rouler à tombeau ouvert. Ton risque est non. Oui, forcément. Ton risque n'est pas en proportion avec ton ROI, un ROI petit comme ça. avec un risque énorme. C'est comme si tu vas à la banque et ils te disent, alors oui parce que c'est vous, on va vous proposer un investissement. Alors le rendement n'est pas très bon, c'est un investissement, si on regarde la moyenne des 10 dernières années, il a pu apporter des fois de 0,25%, de 0,1% par an, des fois il était même légèrement déficitaire, d'accord. C'est un investissement qui fait des surplaces, grosso modo. Par contre, oui, le risque associé est énorme. Le risque, on a beaucoup d'investissements très spéculatifs là-dedans. Je veux dire, c'est du foutage de gueule. Ça n'a aucun sens cet investissement-là. Je te donne un investissement qui fait des surplaces. Alors je peux te dire à la rigueur en retour, oui, c'est un investissement, t'inquiète pas, c'est un immobilier placé en Suisse, tout ça, c'est hyper stable, machin. C'est vrai que ça ne rapporte pas beaucoup, on est d'accord, on est dans des zones où il n'y a pas de spéculation, les propriétaires gardent leurs propriétés, des fois pendant des générations, tout ça, dans la région, donc on est sur un marché qui est extrêmement statique. Mais en même temps, quand on pose de l'argent dedans, bon, voilà, on le conserve. Au moins, votre argent est là. Mais on est sur des 0,5% par an. Ce discours est valable. Mais le discours qui n'est pas valable, c'est celui qui dit, ah oui, c'est hyper spéculatif, mais ça rapporte 0,5% par an. Ta vie ressemble à ça quand tu es en train de travailler à ROI merdique. Ça veut dire que ton risque d'échec est énorme. ton risque de banqueroute est très élevé parce que tu es en train de surinvestir sur des rendements extrêmement bas. C'est-à-dire que mathématiquement, tu as les statistiques contre toi. Voilà ce que je cherche à dire. Ça signifie que quand tu vas morfler, tu vas morfler très grave. D'accord ? Parce que tu es à tombeau ouvert. Tu ne le vois pas parce que ce n'est peut-être pas très intuitif. J'espère qu'en donnant des exemples et en vous invitant à réfléchir dessus, ça vous permettra d'appréhender la chose. Mais ce que je suis en train de te dire, c'est que tu es à risque ou à tombeau ouvert. ton risque est vraiment super élevé là-dedans. Il n'est pas du tout en rapport avec ton retour sur investissement parce que les gens qui investissent risqué, mais ont un retour élevé. Pourquoi ils ont un retour élevé ? C'est pour les récompenser et pour aussi les compenser des pertes qu'ils feront fatalement. Quand tu investis spéculatif, là j'ai gagné, j'ai gagné, là j'ai doublé ma mise, là j'ai fait un 50%, là j'ai fait un 80% et bam, là j'ai mis une mise, tout est parti ou j'ai récupéré les miettes. On se comprend, on est dans un système qui se tient. Oui, une fois tu as doublé, une fois tu as fait du 50, une fois tu as fait du 60%, tout ça. Mais le jour où tu as morflé, tu as morflé méchant, c'est vrai. Mais normalement, si tout se passe bien, si tu avais bien géré ce morflage, tu pourras le compenser avec ce que tu as gagné par ailleurs. Mais si tu travailles à risque élevé et ROI faible, je veux dire, t'es foutu. Tu gagnes petit, gagnes petit, gagnes petit, et le jour où tu mors, tu mors tellement énorme que tu ne pourras jamais compenser avec tout le travail que tu as fait sur les 10 dernières années. Tu vois ce que je veux dire ? C'est ça ce que je suis en train de dire. Ok, mes amis ? Voilà, je pense que j'en ai... J'ai dit assez. Et je vous invite toujours à réfléchir. pas dans l'intuitif, d'accord ? D'utiliser ce genre d'exemples qui inclut des statistiques et des risques et tout ça pour mener vos réflexions parce que les problèmes que nous vivons et tout ne sont pas toujours intuitifs, ne sont pas toujours, ne coulent pas toujours de source, d'accord ? Parfois, il faut vraiment bien, bien, bien creuser pour pouvoir placer les éléments là où ils doivent aller. Merci mes amis et puis on se voit dans une prochaine vidéo.
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