
Gérard Leclerc analyzes a DR400 crash in France. The plane F-GMXY descended from 1,900 ft to 800 ft over the Loire, then climbed 2,300 ft/min before plummeting at 8,500 ft/min. He suspects the pilot entered cloud unintentionally and became spatially disoriented.
Questions this video answers
F-GMXY (spelled Fox Golf Mike X-Ray Yankee).
Departure: Loudun (Vienne). Destination: La Baule.
Initial ~1,900 ft, then descending in steps to about 800 ft over the Loire.
A sudden climb of ~2,300 ft/min followed by a descent peaking around ~8,500 ft/min.
Temperature 18°C and dew point 17°C.
Mes amis, bien le bonjour. Je suis en vacances et j'ai reçu pas mal de messages de la part de gens qui me suivent. Je les ai reçus sur mon téléphone me disant qu'il y a un avion de type DR400 qui s'est écrasé en France avec une certaine émotion. Je crois qu'il y avait dedans un journaliste, le demi-frère de Julien Leclerc. Alors, j'ai essayé de trouver quelques données, parces comme ça, avec l'internet qu'on a ici. L'internet est extrêmement lent sur cette île. Quand je vais uploader cette vidéo, pratiquement toute la population n'aura pas accès à internet pendant un petit moment. Donc, qu'est-ce que j'ai pu glaner comme info ? Alors, au départ, on m'a raconté qu'il y avait eu 30 morts. je me suis dit c'est un ATR qui pilotait le gars et en fait non j'ai réussi à comprendre que c'est quand même un DR400 probablement trois personnes à bord on ne le sait pas parce qu'il s'est écrasé dans la Loire dans une zone marécageuse et puis forcément il a éclaté en plusieurs morceaux et donc on n'arrive pas à trouver le nombre de personnes qu'il y a dedans on n'arrive pas à trouver les gens qui étaient dedans forcément alors qu'est ce que je peux vous raconter aujourd'hui en ce moment au sujet de cette histoire qui malheureusement va nous rappeler un petit peu le crash de M. Kennedy. Je vous le dis. Alors, j'ai un DR400. L'immatriculation Fox, Golf, Mike, X-Ray, Yankee. D'accord ? Et puis il part de Loudun. Loudun. Alors moi je ne suis pas mieux qu'un de l'autre. Je ne sais pas trop où se trouve Loudun. Je sais que c'est dans la Vienne, mais au-delà de ça je ne sais pas trop. Alors il part à La Baule. Donc il va prendre un cap absolument ouest à peu de choses près. Il est plein ouest. Que se passe-t-il ? On va le voir, quand on regarde ce qu'il est en train de faire. Il part avec une altitude d'environ 1900 pieds. Et après, il va commencer à glisser, il va commencer à descendre. À un moment donné, il est à 800 pieds, tout en restant au-dessus de la vallée de la Loire. C'est pour ça, quand il est tombé dans l'eau, il est tombé dans l'eau, parce qu'il était au-dessus de la Loire. Pourquoi ? Pourquoi un avion en VFR descend D'accord ? Perde l'altitude tout en restant au-dessus de l'eau. La perte d'altitude est un choix du pilote. Pourquoi il ferait ça ? Alors, c'est assez simple à comprendre. Très souvent, c'est pour échapper aux nuages. Alors, quand il y a des nuages, je ne sais pas ici si vous voyez, mais on a une couche nuageuse. Et parfois, ces avions, comme celui qui est derrière moi, C'est un Twin Otter, c'est le dernier vol qui arrive sur cette île et il passe la nuit ici. Il part très tôt le matin. Alors, que se passe-t-il ? Quand on a des pilotes qui voient une barrière nuageuse leur fermer la route, ils vont faire deux choses. Déjà, descendre pour passer dessous. Ils volent à vue, ce type d'avion, donc en VFR. Ce qu'ils vont faire, c'est descendre. D'où on voit cette constance. Ils partent à 1900 pieds, puis après ils commencent à descendre par palier jusqu'à 800 pieds. Et généralement, il reste au-dessus de l'eau quand il le fend, dans la mesure du possible, parce que ça évite les obstacles. Parce que tout simplement, quand on est au-dessus de l'eau, on est à peu près sûr qu'on a un plan à peu près horizontal, sans surprise, sans antenne, sans mont qui monte, avec une antenne 4 ou 5G dessus et tout ça. Alors, ici, on voit cet avion, il est à 800 pieds. Mais regardons la météo, regardons les métars de la région à cette heure-ci. Qu'est-ce qu'on va voir ? On va voir qu'à un moment donné, on va avoir une météo des nuages, un plafond qui descend à 1900 pieds, mais avec une couverture qui est de type SCT, ça signifie qu'il va scatter, qu'il va couvrir la moitié de l'horizon à 800 pieds, qui va devenir temporairement dans les métars, Broken, alors Broken c'est pratiquement, ça peut aller jusqu'à 7 octaves, 7 ou 8ème du ciel fermé. Donc Broken ça veut dire que pratiquement, potentiellement, selon la direction, ça se trouve il va fermer tout l'horizon. Et elle descend jusqu'à quelle hauteur ? Elle descend à 800 pieds. Il était à quelle hauteur l'avion ? Il était à 800 pieds. Donc clairement, on a probablement, et je vous le dis, l'enquête ne fait que commencer. Je vous donne un peu l'information à chaud, avec un taux de certitude de l'ordre de 70-75%, mais on affinera cela quand le rapport du BEA sort. On a, comme par hasard, une couverture nuageuse à 800 pieds et on a un avion qui descend à 800 pieds. Donc clairement, on est dans une logique d'évitement, on est dans la logique de rester en dehors des nuages. Que va-t-il se passer par la suite ? Quand on va regarder le retour du transpondeur, on va voir que notre appareil, soudainement, alors qu'il a 800 pieds, va cabrer. Il va prendre un taux de montée énorme, 2300 pieds par minute, qu'un DR400 ne pourra pas maintenir de manière pérenne. Donc on a probablement un pilote qui a soudainement tiré sur le manche. Pourquoi ? Parce que Et ça, c'est le grand tueur de l'aviation générale, mes amis. C'est que probablement, il est rentré dans les nuages de manière intempestive. C'est ce qu'on appelle le passage intempestif en IMC, en condition de vol aux instruments. Quand le pilote n'est pas expérimenté ou n'est pas entraîné pour cela et n'a pas les instruments adéquats et l'entraînement qui va avec, eh bien, il est complètement désorienté, littéralement, dans les secondes après s'être rentré dans les nuages. Donc on a notre pilote qui tire sur le manche probablement pour essayer de sortir par dessus le nuage parce que par dessous, comme il est à 800 pieds, il pense qu'il n'a probablement pas assez de marge. Donc il va monter à 2300 pieds par minute. Ce que va faire l'avion, là vraisemblablement, il va commencer à perdre progressivement de la vitesse tout en troquant cela pour de l'altitude. Et à un moment donné, on a un retour transpondeur qui nous parle de 8500 pieds par minute de toute descente. Ça veut dire que c'est un avion qui est littéralement en train de piquer. Donc on a rentré un tempestif dans les nuages, on a un cabret très brutal, suivi à un moment donné par un piqué encore plus brutal. Là on a l'Ulysse qui part en preuve. 8500 pieds par minute, ça ne pardonne pas. Donc probablement, Quand il ressort des nuages, vu l'attitude qu'il a, donc les nuages sont peut-être allés à 800-700 pieds, quand il sort des nuages à cette vitesse-là et dans cette attitude-là, malheureusement, il n'a pas beaucoup d'auteur pour récupérer. Parce que 800 pieds, 800 pieds c'est extrêmement bas pour récupérer des déviations de trajectoire de cette amplitude. On peut toujours attraper des petites imperfections de trajectoire à 800 pieds, mais si on est réellement sur une situation où l'avion est en perdition, 8500 pieds par minute, notre avion est probablement vertical, sur le dos, des choses comme ça. Donc quand il sort, il a vraisemblablement, regardez, mettons 8000 pieds, 800, ça nous fait 1 dixième de minute, d'accord ? Ça nous fait 1 dixième de minute pour parcourir les 800 pieds. Donc on est en train de parler de 6 secondes. Ça signifie entre le moment où il sort des nuages et le moment où il tape contre l'eau, il a à peu près 6 secondes. 1, 2, 3. 3, 4, 5, et la sixième seconde, c'est l'impact. D'accord ? Donc, il n'a pas la possibilité de récupérer. Vous voyez, donc c'est malheureusement les données qu'on a, les chiffres qu'on a. Je vous le dis avec... Vraiment, je suis désolé pour ces victimes-là. Mais c'est malheureusement quelque chose de... Les chiffres que j'ai sous les yeux ne mentent pas. Par exemple, j'ai une température de 18 degrés et un point de rosée de 17. Ça veut dire quoi, vraiment ? Température de 18 degrés, point de rosée de 17. Le point de rosée, c'est la température à laquelle l'air commence à se saturer d'humidité, il ne peut plus prendre plus d'humidité. Là, si je souffle... Vous ne voyez pas d'humidité sortir de ma bouche, tout simplement parce qu'il y en a, mais elle s'évapore tout de suite dans l'air. Dans le sens où on a une température de 30 ici, probablement un point de rosée peut-être de 5 ou 6 degrés. Ce delta fait que la visibilité est très grande. Mais quand on a un delta comme ceci, 18, 17, ça veut dire quoi en réalité ? Ça peut signifier que, par exemple, on a une température réelle de 17,7 peut-être. On a peut-être un point de rosée de 17,3 ou 17,2. Et que donc, quand notre météorologue a fait les arrondis, on a l'impression qu'il y a un degré. Mais si ça se trouve, il y a un demi-degré. Ça veut dire quoi en vérité ? Ça veut dire que notre air est tellement saturé en humidité, il ne peut plus prendre plus d'humidité, qu'en réalité, quand on regarde, on a un horizon, on a une visibilité qui est extrêmement réduite. D'accord ? On a une visie qui est très réduite à cause justement de ce phénomène qui fait que l'air est très très chargé en humidité. Donc ça, ça ne va pas aider. Quand on a en VFR un delta d'un degré entre la température et le point de rosée, généralement c'est des journées pour rester à la maison, prendre un hubert ou prendre le train. Voilà mes amis, je vous dis ça avec beaucoup de réserve, c'est tout ce que j'ai pu glaner depuis mon île, d'accord. Trois victimes potentiellement, d'accord. Et puis c'est arrivé en face de croisière à partir de 800 pieds. Je vous dirai plus, le vent était nul pour que ça intéresse. Le vent était nul, ce qui est très mauvais parce qu'on a un vent de 2 nœuds. Un vent nul, ça veut dire que l'humidité a tendance à rester. Elle a tendance à se charger et rester dans l'air. Par exemple, les patches de brouillard vont se former très volontiers quand il n'y a pas de vent. Quand il y a du vent, le vent a tendance à emporter l'humidité, a tendance à ramener de l'airté, il a tendance à chasser cette humidité-là et ne pas permettre à des bancs ou à des patches de brouillard ou de faible visibilité de se former. Mais comme le vent était quasiment nul, bon, ça... Voilà, je vous dis ça avec toute réserve, mais... mais franchement... franchement, ça semble assez carré, ce point-là. Merci mes amis et on se voit dans une prochaine vidéo. A très bientôt.
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