Economie d’extraction : ils pillent tout, même l'eau

A French-language YouTube monologue (May 2025) arguing that Europe — illustrated by the UK — is undergoing an "economy of extraction" where privatization and short-term finance pillage public infrastructure (notably water). The speaker claims the UK has not built new reservoirs for 34 years, that many reservoirs have been closed, and that privatized water firms have raised bills (cited +30%) while under-investing, distributing large dividends and loading debt. The talk links these dynamics to broader political capture, neo‑Malthusian rhetoric used to blame citizens, and a cycle where the public may eventually have to re-buy failing utilities. The piece ends with a personal note about the speaker launching a Substack and leaving the UK.
Questions this video answers
34 years
30% (speaker's claim)
About half (speaker's claim)
72 billion distributed in dividends; 60 billion of debt (speaker's claim)
Mes amis, bien le bonjour ! Au Royaume-Uni, on nous parle de rationnement d'eau pour des raisons climatiques, n'est-ce pas ? Je veux dire, pardon. Quand tu arrives, quand tu arrives comme ça, à parler de rationnement d'eau dans un pays où il pleut tout le temps, c'est vrai que... c'est vrai que t'as du mal, hein. Ça a fait tilt un petit peu dans ma tête. Alors oui, on nous parle de rationnement d'eau parce qu'on dit bon voilà, le climat s'est réchauffé, l'eau s'est évaporée tout d'abord. Laissez-moi vous dire un petit peu la réalité. Ça fait seulement 34 ans qu'on n'a pas construit de nouveaux réservoirs d'eau dans ce pays. On a cessé d'investir sur les infrastructures publiques. Pire, on est en train de les piller. Aujourd'hui, j'aimerais vous parler de l'économie de pillage et d'extraction que vous pouvez constater en France également, en Belgique, un peu moins en Allemagne, mais énormément de pays européens sont en train d'aller tout droit dans l'économie d'extraction. Je vais vous raconter quelques exemples et vous en donner les marqueurs avant de rentrer dans le sujet. J'ai décidé, vous savez, moi je fais des vidéos mais les vidéos c'est une petite partie de mon temps, je passe 8, 9, 10 heures par jour à écrire. Donc j'ai décidé de lancer un compte Substack, je vous donne le lien, inscrivez-vous, je partagerai avec vous des choses, des extraits de mes futurs livres, des idées, tout ça que je peux plus détailler parfois à l'écrit qu'à l'oral. Vous trouverez le lien dans le descriptif de la vidéo et le commentaire attaché, comme le veut la formule consacrée. En tout cas, revenons au sujet. Comment ça marche ? Comment ça marche, l'économie de pillage et d'extraction ? Ça se déclenche quand un pays ne croit plus en son avenir, et quand il est entouré par des forces qui sont là, qui se branchent dessus, juste pour essayer d'en piller la substance, juste pour prendre le sang de ce pays, et puis de... Le verset n'est pas sous forme de billets verts dans des cantes à l'étranger. Juste un exemple peut-être, c'est un exemple tout bête comme on dit, mais il n'y a jamais d'exemple tout bête. Il y a toujours des exemples qui sont très révélateurs, qui portent en eux une symbolique assez extraordinaire. Vous savez que au Royaume-Uni, une grande partie de nos dépenses partent dans des dans des investissements, je dirais pas investissement, c'est pas le mot, c'est des dépenses sans contrepartie, des dépenses sans contrepartie en termes de valeur. Par exemple, on paye des taxes de circulation, une charge en bouteillage, des frais de parking, des amendes de parking, des amendes de... parce qu'on a tourné à droite, alors c'était interdit juste comme ça, n'est-ce pas ? En fait, on a de plus en plus de prélèvements de notre, si tu veux, de notre revenu, qui est prélevé, pour des choses contre lesquelles on ne reçoit rien en retour. Tu vois ce que je veux dire ? Quand tu vas chez le boulanger, tu achètes, tu donnes, je ne sais pas, un euro ou deux euros, tu sors avec une baguette ou un croissant, peu importe. Tu as dépensé, mais tu as reçu quelque chose en retour. Or, réfléchis à toutes les dépenses que tu fais sans que tu reçoives quoi que ce soit en retour. Tout ça, c'est de l'argent qui est extrait. On a aujourd'hui des fonds de retraite australiens, à l'autre bout du monde, à l'autre bout, eh bien des fonds de retraite australiens qui reçoivent des centaines de millions chaque année parce qu'ils ont investi, ils ont acheté des compagnies de policing, de parking. Ça signifie le britannique. Ce parc dans son pays, Et au moment où il garde sa voiture, il paye des gens à l'autre bout du monde. Parce que tellement il est devenu une société de prédation et de capture, qu'il y a des gens à l'étranger qui se disent c'est génial, on va venir se greffer dessus et prendre l'argent. Donc, cet argent qui est dépensé, le pays n'obtient rien en retour, d'accord ? Il n'y a rien qu'on obtient en retour en tant que société. La personne qui paye cette amende, elle n'obtient rien en retour également, n'est-ce pas ? C'est de l'argent qui est pillé de ce pays. Normalement, je pense qu'aujourd'hui, il faudrait développer des stratégies, des stratégies légales, des stratégies même constitutionnelles s'il le faut, pour verrouiller ce genre de prédation. Mais arrivons à cette histoire d'eau et de réservoirs par lesquels j'ai commencé cette vidéo. Je vous raconte. L'eau a été privatisée au Royaume-Uni. chaque région. Alors, il n'y a pas beaucoup de compétition en réalité, parce qu'il y a des fois, mais le plus souvent, c'est une compagnie d'eau va couvrir une région. Et la compagnie d'eau est privée, avec un actionnariat privé. Alors, on leur a vendu, pour une bouchée de pain, des infrastructures publiques, construites avec l'argent du public pendant de longues années, pendant des générations en réalité. Donc, une fois que ces compagnies d'eau ont pris le contrôle, Déjà, elles sont dans des FIEF ou des territoires où elles n'ont pas de concurrence. Récemment, nous a augmenté la facture de 30%. Pourquoi ? Est-ce qu'il pleut 30% moins ? Est-ce que l'eau... Je veux dire, je peux comprendre, on peut comprendre quand le carburant augmente, machin, à cause de l'Iran, l'eau pèpe, l'Arabie Saoudite. Moi, je veux bien. Moi, je veux bien. Mais l'eau... Qu'est-ce qui se passe ? Est-ce que les tuyaux réclament 30% plus d'argent pour faire passer l'eau ? Est-ce qu'il y a 30% de moins d'eau dans les lacs ? Qu'est-ce qui se passe ? Il pleut 30% moins. En réalité, il pleut le double. En fait, tu vois que c'est juste une technique d'extraction. D'accord ? Maintenant, on va aller dans le vicieux. Parce que prélever, augmenter, tout ça, oui, on connaît. Mais il y a plus vicieux que ça. Plus vicieux, c'est que tu reconnais la technique d'extraction, Quand on est sur des logiques à court terme, on n'est pas dans des logiques de pérennité. C'est-à-dire, je vous ai dit que sur les 34 dernières années, on n'a pas construit de réservoir, mais je vous dis autre chose. On en a fermé la moitié. La moitié des grands réservoirs existants ont été fermés. Pourquoi ? Quand tu as une société, quand tu as une compagnie d'eau qui appartient au public, qui appartient à l'État, Elle est là pour assurer l'eau. Elle n'est pas là pour assurer du rendement pour l'actionnariat. Elle est là pour assurer que tout le monde ait de l'eau et au meilleur prix, etc. Mais quand tu es une entreprise privée, tu vas lui vendre l'infrastructure. Pourquoi elle irait réparer le réservoir ? Mais elle s'en fout du réservoir. Le réservoir, on va en extraire la valeur. Et comment extraire la valeur ? C'est d'utiliser le surutilisé sans le maintenir, sans aucune maintenance derrière. Pourquoi ? Parce que si on injecte de l'argent pour la maintenance, c'est de l'argent qui est perdu pour l'actionnariat. C'est de l'argent qu'on ne va pas distribuer en dividende. Donc qu'est-ce qu'on fait ? On l'utilise, on l'utilise, et quand il commence à tomber en lombo, quand il commence à fuir, quand il commence, on le ferme, puis c'est tout, voilà. Et puis après, on fait la même chose avec le suivant, le suivant, le suivant. Donc en réalité, tu réalises que mathématiquement, c'est l'infrastructure publique qui est surutilisée et dont la valeur, qui n'a ni maintenance ni rien, dont la valeur est virée sous forme de billets verts. Donc, on est sur le court terme, on n'est pas sur la pérennité. Il y a aussi autre chose, c'est très intéressant. Il y a une entreprise ici de Dow, elle a distribué 72 milliards de dividendes à ses actionnaires. Plus souvent, les actionnaires se trouvent à l'étranger. Des fonds de pension, machin, tout ça. Elle est endettée à hauteur de 60 milliards. Ça signifie qu'on a des compagnies qui font ceci. Donc ces entreprises, elles ne maintiennent pas le réseau, elles ne maintiennent pas l'infrastructure. Le réseau est en train de réduire Kompot-Chagrin. Pendant que la population augmente, la capacité de réseau est en train de baisser. En plus de la vétusté, un des résultats de la vétusté, c'est qu'on perd plusieurs milliards, bien milliards, pas millions, milliards de litres d'eau par jour dans des fuites. On a des méga fuites, on a des fuites des fois plus grandes que le jet d'eau de Genève. On a des fuites régulièrement, des fuites où ça monte très haut dans le ciel et ça dure des jours avant qu'on puisse plus ou moins colmater et ça continue à partir. D'accord ? Donc, que se passe-t-il ? On a ces montages financiers où la compagnie s'endette pour distribuer de la valeur à l'actionnaire, l'actionnaire qui devient vraiment l'alpha et l'oméga, qui devient la chose la plus importante dans l'équation, pas le consommateur. Le consommateur, il l'était à l'époque où la compagnie appartenait à l'État. Mais aujourd'hui, c'est fini. Alors, maintenant qu'on a beaucoup de gens, L'infrastructure est vétuste, elle tombe en ruine, elle est sous-dimensionnée. Qu'est-ce qu'on fait ? Alors ce qu'on fait, c'est qu'on augmente les prix. Parce que, maintenant, on va leur donner des leçons aux gens, hein, n'est-ce pas ? On va donner des leçons aux gens, on va leur dire, ben oui, c'est de votre faute, voilà, vous êtes coupables, vous êtes trop nombreux. Il faut qu'un jour, peut-être, je fasse une vidéo sur le malthusianisme, sur... je sais que j'en ai parlé une fois. Mais il faudra qu'on revienne sur ça. parce que nous vivons dans des logiques néo-malthusiennes tout le temps. Et en fait, le malthusianisme, c'est que tous les problèmes, c'est pour ça que les élites aiment bien le malthusianisme, parce que l'idée derrière, si tu veux, c'est que tous les problèmes que nous avons ne viennent pas du pillage, ne viennent pas de la corruption, ne viennent pas de cela, ça vient parce que nous sommes trop nombreux. Donc, aujourd'hui que le système est sous-dimensionné, On regarde pas le pillage qu'ils ont fait dessus, mais on regarde le fait que nous nous sommes trop nombreux à leur sens. Nous sommes trop nombreux. Alors comment faire pour nous punir ? Pour nous obliger à changer nos comportements, comme ils disent, et adopter des attitudes plus respectueuses et plus responsables, n'est-ce pas ? Plus éco-responsables. Qu'est-ce qu'on fait ? Eh bien, on va nous sanctionner par la facture. Voilà. L'eau, maintenant, est beaucoup plus chère. Utilise moins. Prends moins de douches. N'est-ce pas ? Lave pas tes habits, en France, rappelez-vous. Il y a eu récemment une campagne. Combien je peux porter cette chemise ? Combien je peux porter ce pantalon 85 fois ? Je n'ai pas besoin de le laver, n'est-ce pas ? Donc, réellement, pendant que d'autres nations sont en train de créer des drones-taxis et sont en train de créer des trucs inimaginables en termes de technologie, de confort et d'avancée, etc., en Europe, qui le crue, aujourd'hui, ils sont en train d'aller dans le misérabilisme jusqu'à affecter l'eau. Alors, Je veux dire, si on n'arrive pas... Et c'est ça qui est choquant. Il y a des pays qui étaient des déserts qui n'ont pas de problème d'eau aujourd'hui. L'Europe, qui est probablement l'un des continents les plus humides sur Terre, elle a des problèmes d'eau à cause du pillage. Ce n'est pas à cause de la nature, ce n'est pas à cause d'un manque, c'est à cause d'une mentalité de pillage à tous les niveaux qui s'est emparé de l'Europe. Voilà la problématique. Donc, il se rajoute le dernier effet qui se coule. Le dernier effet qui se coule est le suivant. C'est qu'on prend l'infrastructure publique, en l'avant pour une bouchée de pain, les entreprises qui la possèdent vont la piller, la dilapider, comme j'ai expliqué, jusqu'au tronion, n'est-ce pas ? Et après, Une fois que la crise est là, qu'on commencera à avoir des coupures d'eau, que l'eau deviendra encore une fois un privilège de casse, qu'on deviendra peut-être qu'au Moyen-Âge, il faudra un âne et des bidons, il faudra aller au lac, ramener de l'eau et mettre du permanganate de potassium dedans pour le consommer, je sais pas, peut-être, je spécule. Eh bien, ce qu'on va faire, on va racheter ces compagnies. Ça signifie que le public va racheter des compagnies qui sont maintenant déficitaires, qui sont maintenant endettées, qui ont besoin maintenant de milliards d'investissements. Voilà l'idée. J'investis dessus, je la rends au top niveau, j'assigne ces finances, je la vends au privé, ils vont tout extraire la valeur et après ils me la rendent. Quand ils me la rendent, je refais pareil, on repart sur le cycle. Tant qu'il n'y a pas des protections, sérieuse contre ça, mais il n'y en aura pas, il n'y en aura pas dans l'avenir proche parce que très souvent on va trouver un phénomène de... parce qu'on attend à ce que les régulateurs ou les politiques agissent, mais très souvent, très souvent ils sont eux-mêmes de mèche avec tout ça, parce qu'ils sont pas de mèche dans le sens où ils sont comme les méchants de James Bond avec de grosses bagues, etc. et puis un chat, non, c'est pas ça l'idée. C'est tout simplement, ils regardent leur intérêt personnel. Quand un pays ne croit plus à son avenir, tout le monde réfléchit à son intérêt personnel. C'est maintenant ou jamais. L'idée de pays, de nation, d'avenir même, n'existe plus. Il faut frapper maintenant, obtenir tout ce que tu peux maintenant. C'est ça la mentalité qui va se mettre en place. Et elle l'est aujourd'hui là. Donc tu vas trouver les gens qui pourraient potentiellement protéger la nation de ce problème-là, de ces fléaux, n'est-ce pas, de captation, Eh bien eux, ils ne vont rien faire. Pourquoi ? Parce qu'une fois qu'ils ont fini leur travail au ministère ou autre, tu vas les trouver comme cadres supérieurs chez ces mêmes boîtes qu'ils étaient censés réguler. Donc là, je ne sais pas c'est quoi la solution réellement. On est en réalité, si tu regardes bien, on est dans la pente descendante du capitalisme. C'est-à-dire, si tu regardes dans les années 60, par exemple, quand c'était la pente ascendante du capitalisme, ils te donnaient une voiture, les vacances, les congés payés, tout le monde part en vacances, la tante, la grand-mère, tout ça, puis on part, voilà. On loue un pavillon de vacances ou un chalet ou autre, c'est sympa ça. Un micro-ondes pour tout le monde, n'est-ce pas ? un four, une télévision, couleurs et tout, n'est-ce pas ? Ça, c'est la partie ascendante, ça signifie que c'est une partie où il va soudoyer avec des biens de consommation courante, avec des biens de bouche, tu vois. Après, quand tu ne peux plus les acheter, parce que, très rapidement, au départ, ils ne sont pas chers, mais très rapidement, on va s'organiser pour que tu ne puisses plus les toucher, c'est la réalité, c'est la vérité. Mais on a une solution pour toi, on va te donner des cartes de crédit, on va te prêter de l'argent, tiens, on va te prêter de l'argent. Le problème, c'est qu'au bout d'un moment, tu as une nation d'endettés. Et puis, au bout d'un moment, les gens s'endettent, s'endettent, et puis à un moment, ils ne peuvent plus consommer du tout. Et à partir de là, c'est la pente descendante, c'est l'effondrement, c'est ce que nous sommes en train de voir avec une accélération traînée depuis 2008. Une véritable accélération où on te reprend tout. On joue au jeu de Kipper Pair, on te reprend le micro-ondes, on te reprend la voiture, les vacances, tout ça. C'est un peu ce que nous sommes en train de vivre. Je le détaillerai à l'occasion avec beaucoup plus de détails techniques. Merci mes amis en tout cas d'avoir écouté cette vidéo. C'était probablement... Je ne sais pas si c'est la dernière ou l'une des dernières depuis cet endroit. Vous ne réalisez pas que quand je dis que je quitte l'Angleterre, ce n'est pas un effet d'annonce. Voilà, en tout cas, j'aime bien cet endroit, mais voilà, je crois que toutes les bonnes choses ont une fin, comme on dit. Merci d'avoir écouté cette vidéo jusqu'ici. Rappelez-vous, abonnez-vous sur Substack, n'est-ce pas ? Et puis, on se voit quand on se voit. À très bientôt.
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