
A short French-language YouTube monologue (recorded around July 2013) commenting on the rapid removal of Mohamed Morsi in Egypt. The speaker highlights mass street protests (claimed 17 million people), contrasts Egyptian political unity with French societal divisions, criticizes Western governments and financial support (claims France gave over €15 billion), and analyses Islamist movements as containing moderate electoral factions and violent minorities — warning of possible escalation and foreign-backed armed infiltration. The tone is critical and cautionary.
Questions this video answers
17 million people (speaker's claim).
More than 15 billion euros (speaker's claim).
About 90% (speaker's claim).
July 4, 2013 (from source metadata).
Bonjour tout le monde. Alors ces dernières 24 heures, les égyptiens ont montré au monde comment on peut faire une erreur en élisant un pouvoir tyrannique et comment corriger cette erreur très rapidement et le retirer ce pouvoir-là. Mais remarquez qu'ils étaient 17 millions dans la rue et ils n'ont pas déposé une demande en préfecture avant d'y aller. et c'était pas une manif qui a duré de 10h du matin à midi mais c'était une manif qui était là pour rester, pour durer et les gens ont pris la rue et n'ont pas bougé jusqu'à ce que le pouvoir tombe. Mais en fait, une chose pareille, vous ne pouvez pas l'avoir en France, parce qu'en fait en France, vous n'arriverez jamais, c'est un pays tellement divisé, que vous n'arriverez jamais à rassembler 17 millions de personnes autour de la même idée. C'est-à-dire que quoi que vous fassiez, quel que soit le... le point sensible de la population sur lequel vous touchez en France, ça va toujours, on va dire, mobiliser 100 000 personnes par là, 20 000 par là, 1 million par là, dépendant de ce point que vous touchez. Mais vous n'allez jamais trouver un point comme l'a tous les Français, qui va faire qu'ils sortiront tous comme un seul homme dans la rue. Et ça, en fait, le pouvoir en France, il travaille depuis des décennies, il travaille à créer des divisions, de sorte qu'il s'assurera que quoi qu'il fasse, il n'y aura jamais une masse critique dans la rue qui fera tomber le pouvoir. Les Égyptiens... sur ce sens-là sont beaucoup plus unis. Ils ont des valeurs qui sont très communes. D'ailleurs, vous remarquez que quand ils votent, ils votent massivement pour le même pouvoir. Mais lorsqu'ils ont un ras-le-bol, ils sont massivement dans la rue pour le faire tomber. Pareil, un petit peu ce qui s'est passé en France. C'est-à-dire que les musulmans ont voté à 90%. pour Hollande, mais vous allez voir que la prochaine fois, il y aura 10% de musulmans qui voteront pour lui. Donc c'est une communauté qui travaille par masse. On peut lui reprocher énormément de choses, mais on remarque qu'il y a quand même une certaine unité. Alors, la chute de ce pouvoir de M. Morsi, qui c'était déjà dès les premières semaines de son pouvoir, ils s'étaient arrogés autant de pouvoir qu'un pharaon d'ailleurs, c'est-à-dire qu'ils s'étaient mis au-dessus des lois, et c'était partout dans la presse locale qui parlait, qui utilisait le terme de pharaon, il n'est pas de moi. Et ce qui s'était passé à l'époque, ni l'Union européenne, ni le pouvoir américain, ni personne ne s'était ému de ces abus du pouvoir islamiste égyptien. D'ailleurs, Il leur avait donné même de l'argent, je crois. Rien que la France a donné plus de 15 milliards d'euros à ce pouvoir-là. Et en fait, ce qu'il se passe, c'est qu'aujourd'hui que Morsi est par terre, on entend tout à coup des voix qui disent oui, mais il faut respecter les droits de l'homme de ce monsieur. Parce qu'ils ont peur qu'ils le pendent, en fait. Parce que c'est toujours un risque dans ce pays-là. C'est vrai que si tu bascules très vite dans les pays africains, tu bascules très vite du père de la nation à voir tes intestins y aller sur le trottoir. C'est pratiquement du binaire, quoi. C'est 1-0, c'est très rapide. Si vous voulez, les islamistes sont un fantasme dans énormément de pays arabes. Parce que les gens sont coincés, dans les pays arabes ou musulmans, sont coincés généralement entre un ou deux parties qui représentent les mêmes intérêts. Ça signifie des systèmes entièrement corrompus du sommet jusqu'à la base. Et si vous êtes français, par exemple, vous savez exactement de quoi je parle. Des systèmes corrompus qui font semblant de se remplacer alors qu'ils ne représentent qu'un duopoly des mêmes intérêts si vous voulez c'est comme un magasin avec deux entrées et ce qui se passe c'est que alors dans les pays musulmans ce qui se passe c'est que les gens se disent bon on vote islamiste il y a des gens qui sont pas des islamistes sauvages quoi que ce soit mais qui se disent je vote islamiste parce que c'est la seule manière en fait de faire tomber ce système là et voilà c'est ce qui s'est passé en Egypte les gens y ont cru ils ont voté pour des islamistes et puis ce qui se passe c'est qu'ils ont remarqué que c'était des gens des gens aussi qui auront pu voir plus que les autres si la chose est possible. Donc voilà, ils les ont fait tomber mais en fait ça va être un choc psychologique pour énormément de nations arabes ou musulmanes qui votent comme un seul homme pour les islamistes. Donc voilà, on va voir comment ça va se terminer cette histoire mais c'est déjà très... comment dirais-je... c'est inquiétant parce que je ne sais pas si les islamistes vont laisser partir le pouvoir comme ça, parce qu'historiquement, il n'a jamais laissé partir le pouvoir comme ça. Historiquement, il préfère, on va dire, le bain de sang. C'est-à-dire que, si vous voulez, je vous explique rapidement comment ça marche. Dans la masse islamiste, vous avez dans cette mouvance-là, on va dire, deux courants. Il y a un courant majoritaire et un courant minoritaire. Alors, le courant majoritaire, ce sont des gens qui se disent, on va arriver au pouvoir par les élections, et puis on va établir, on va dire, le commandement de Dieu sur terre. Mais en fait, quand je dis Dieu, c'est le fric, donc on se comprend, c'est juste un mot-clé. Donc ils disent, on établit le commandement de Dieu sur terre, et il y a une faction minoritaire, toujours dans ce mouvement-là, qui dit, non, c'est pas par les élections qu'on peut établir ce commandement-là, mais on l'établira par la force, et par la violence, et par les armes, s'il faut tuer la moitié de la population pour y arriver, on le fera. Et donc, ce qui se passe, c'est que Généralement cette faction violente reste calme tant que la faction démocratique avance. on va dire dans un processus électoral ou autre, mais le but du jeu c'est quand même le verrouiller une fois qu'elle passe au pouvoir. Et là, comme l'armée les a mis dehors par la force, je suis un petit peu inquiet, je ne vais pas créer victoire trop vite, il faut attendre un petit peu ce qui va se passer durant les prochains jours, parce qu'il suffit qu'il y ait deux ou trois cargos des gorgeurs comme ceux qu'ils ont en Syrie débarquent en Égypte et puis ça transforme le pays en merdier en très peu de temps. Puis il y aura bien sûr Fabius et Cansor qui viendront dire qu'il faudra les financer parce qu'ils luttent pour la démocratie. Enfin, vous commencez à comprendre un petit peu le jeu. C'est toujours le même jeu qui se répète. Je veux dire, ils ne sont pas inventifs. Il n'y a aucun mérite à avoir ces choses-là. Aujourd'hui, on peut lire en eux comme sur un livre ouvert. Allez, je vous laisse et puis je vous souhaite... Je ne sais plus quoi souhaiter. Allez, à bientôt.
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