Elections Britanniques : grand pas pour le Brexit

French-language vlog-style commentary recorded by the speaker (on the move in Budapest) reacting to the UK election results. The speaker defends Brexit as a vote to "open" the UK to the wider world rather than close it, criticizes the European Union as anachronistic, warns about media influence (especially on youth), highlights high turnout and a decisive Conservative win under Boris Johnson, and discusses the practical prospects and deadlines for executing Brexit (mentions 31 January and possible extensions).
Questions this video answers
31 January
Budapest
Bonjour mes amis donc voilà je suis sur le départ je suis à Budapest comme je vous l'ai dit j'ai déjà préparé ma valise c'est vendredi vendredi 13 je suis pas très superstitieux mais tant que je peux éviter de voyager le vendredi 13 je le fais mais voilà des fois le hasard du calendrier fait que De toute façon, l'autre jour, j'ai tenté d'exiger de ma compagnie un émolument supplémentaire de 20 euros par vol que je fais par alerte jaune, météo, et 30 euros par alerte rouge. Et puis... Je ne sais pas pour le vendredi 13 combien je devrais exiger pour voler des jours pareils. En tout cas, je ne pouvais pas résister, même si je suis sur le départ, je ne pouvais pas résister à cette envie de commenter le résultat des élections au Royaume-Uni. Alors hier, au repas, il y a un collègue qui m'a dit Alors comme ça, vous êtes pro-Brexit. Il m'a dit, tu penses quoi du Brexit ? Il m'a dit, moi je suis choqué par les Britanniques qui veulent se renfermer sur leur île, couper les ponts avec tout le monde et tout ça. Il m'a servi un petit peu ce discours que le Brexit était un vote de rejet, c'est un vote de fermeture. Fermeture à l'Oscar, bien sûr. Et puis... Je lui ai dit que ce n'était pas le cas du tout. Je lui ai dit que le Brexit était justement un vote d'ouverture. C'était un vote d'ouverture au monde, que nous devons dépasser l'instinct de créer, l'instinct de l'Union Européenne carrément, qui a été créé face à une menace, une époque où le monde était différent. Il y avait le bloc de l'Est, il y avait le bloc de l'Ouest. Les pays de l'Europe voulaient s'organiser, en particulier ceux de l'Europe centrale et de l'Ouest voulaient s'organiser en bloc pour faire face à un bloc soviétique. Mais cette équation n'existe plus aujourd'hui. Et puis, il faut voir que nous n'allons pas nous renfermer. Nous n'allons pas nous renfermer au monde. Au contraire, le vote de Brexit permet de s'ouvrir au monde parce que l'Union Européenne, il est coincé dans l'Union Européenne. Il y a énormément d'accords, il y a énormément de lois, il y a énormément d'échanges qui doivent se faire que dans le cadre de l'Union Européenne. Donc, sortir de l'Union Européenne permet justement une ouverture vers le monde, parce que l'Union Européenne, ce n'est pas le monde. L'Union Européenne, c'est rien du tout. C'est une trace, c'est une patte de mouche sur une carte. alors que le reste de la planète est beaucoup plus intéressant quand même. Donc, ce que je lui ai dit, nous devons sortir de cet instant de... de fonder à tout prix une union européenne impossible et aller peut-être vers une conscience de collaboration avec le monde entier. Et comme le Royaume-Uni, justement, a toujours été un empire, il a cette vocation naturelle, en fait, à échanger avec la planète entière. Pas seulement acheter des oranges en Espagne ou travailler avec la France et l'Allemagne. C'est quand même un petit peu... C'est quand même très peu. Voilà. En tout cas, Je suis content d'une chose, parce que pendant des années, depuis pratiquement le référendum, il y a eu des voix qui appelaient un second référendum. Alors qu'en réalité, celui-ci, l'élection d'hier, c'est le troisième référendum, si vous voulez. Parce que les élections européennes aussi ont eu ces allures de référendum. Mais hier, les gens se sont déplacés massivement. Et je ne vous cache pas que... J'ai pas douté, mais je me suis inquiété parce que je sais qu'il y a eu un travail de sape qui a été fait par les médias depuis trois ans, depuis 2016. Il y a eu un travail en profondeur qui a été fait, en particulier vers les jeunes. Beaucoup de ces jeunes, ça leur a fait littéralement un lavage de cerveau. C'est devenu le Brexit. Moi, je ne vous cache pas que depuis plus qu'un an, presque deux ans, j'en parle plus avec des amis, je ne sors plus en public ce propos-là, parce que c'est devenu aussi scabreux, c'est devenu aussi... nauséabond, littéralement, de parler de Brexit, et en particulier pour soutenir le Brexit. C'est devenu... C'est comme si t'arrives aujourd'hui en France, dans un café ou dans un restaurant, et tu dis que tu soutiens Trump. D'accord ? C'est devenu de ce même niveau-là. Et j'avais peur que le travail de SAB fait vers les jeunes en particulier parce qu'il y a eu une terreur intellectuelle sans nom. On a tout entendu. On a entendu que nous allions crever de faim, que les hôpitaux allaient manquer de médicaments, qu'on n'aurait pas d'électricité, qu'on n'aurait pas d'essence. Il y a eu des horreurs, des scénarios à la Mad Max qui ont été évoqués. Alors qu'en fait, voilà, c'était juste de la peur. Et j'avais peur, je craignais en fait, Je vois que ce n'est pas pour rien que les Britanniques sont quand même un grand peuple, parce qu'ils sont sortis en masse hier. C'était une élection avec un taux de participation énorme. Il n'y a personne qui est resté à la maison. Tout le monde est sorti, tout le monde a été voté. Donc en termes de représentativité, personne ne pourra dire oui, mais il y a très peu de participants. Non, vraiment, tout le monde était là. Et puis les gens ont voté massivement pour les conservateurs qui sont le parti de Boris Johnson qui, justement, promet de tout faire pour exécuter le Brexit d'ici le 31 janvier. C'est un autre référendum. D'ailleurs, quelque part, les gens qui voulaient un second référendum, les gauchistes qui voulaient un second référendum, parce qu'ils disaient, oui, les gens n'ont pas su sur quoi ils votaient pour le Brexit. Certains ont changé d'avis, d'autres se sont fait arnaquer, d'autres sont trop bêtes pour comprendre. Toujours, vous voyez, ces arguments toujours comme ça, rabaissants de la gauche. Les gens sont trop bêtes, ils ne savent même pas sur quoi ils votent. Beaucoup ont voté Brexit en pensant rester dans l'Union Européenne. Vous savez, comme ils sentent leur attitude comme ça, arrogante et tout ça. Et puis, au bout d'un moment, même les ténors de la gauche commençaient à dire, attention, on ne va pas vers un second référendum, on ne veut pas d'autre référendum. Pourquoi ? Parce qu'ils ont compris une chose, que s'ils faisaient un autre référendum, le risque de... C'est pas le risque, c'était presque une certitude. les gens allaient voter encore massivement, peut-être encore plus massivement qu'en 2016, pour le Brexit. Et il vient de le démontrer aujourd'hui. Enfin hier. Donc voilà, mes amis. Cette fois-ci, je pense que cet establishment n'aura plus réellement d'options. soit ils se disent qu'on sort de l'Union Européenne et ils exécutent le Brexit, soit il va falloir mettre l'armée dans la rue. Il va falloir emprisonner des gens, il va falloir le faire comme ils le font en Afrique. Et comme on n'est pas en Afrique, je pense que le Brexit se fera cette fois-ci. Je ne garantis pas qu'il se fera le 31 janvier. Cette date me semble un peu courte à ce stade. Mais ce n'est pas impossible qu'il y ait encore une autre extension, peut-être vers juin ou avril ou autre. Ça ne m'étonnerait pas, je dirais. Mais j'espère que ce coup-ci, ça va marcher. Je sais qu'il y a beaucoup de conservateurs qui sont des traîtres. D'ailleurs, la politique britannique est souvent basée sur la perfidie et la traîtrise. C'est-à-dire que ce qu'on a eu aux dernières élections législatives, des gens ont été élus. Des parlementaires ont été élus sur un discours pro-Brexit, parce qu'ils savaient que l'électorat était réactif à cela. Mais une fois qu'ils arrivent au siège, qu'est-ce qu'ils ont fait ? Ils ont changé de camp immédiatement, tourné la veste et ils disaient non, on ne veut pas d'élection, on ne veut pas d'élection anticipée, on est là, on reste. Il y en aura, cette fois-ci. Il y en aura. Il y aura toujours des gens qui n'ont pas de scrupules du tout, qui veulent juste arriver au pouvoir. Ils vont tenir le discours que le peuple veut entendre. Une fois qu'ils arrivent au pouvoir, ils changent de camp. Mais je pense que cette fois-ci, la leçon a été fortement administrée et il y aura très peu de gens, moins de gens qui joueront à cela. On va voir, on va voir. J'espère que le Royaume-Uni sortira de l'Union européenne quand même. Et puis que ceci montrera la voie peut-être à d'autres peuples aussi. Parce que je sais que d'autres peuples ont aussi la tête sous l'eau avec cette union. Parce que s'il s'agit de se vendre des voitures allemandes parmi, ou se vendre des cajots de tomates et d'oranges, On n'a pas réellement besoin d'une union politique ou fédérale. Ce n'est pas absolument nécessaire. Enfin, on va voir et puis je vous tiendrai au courant.
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