Elections Législatives en France : l’incroyable résultat

YouTube monologue (French) analyzing the surprising sequence of recent French elections: author compares simultaneous UK results, notes that France voted RN in European and first legislative rounds then shifted massively to La France Insoumise a week later despite high turnout, and argues this pattern is mathematically surprising. The speaker expresses skepticism that electoral outcomes change real policy (claims major parties are aligned with Atlanticist/European agendas), criticizes the entrenched anti‑RN dynamic, and proposes structural reforms (reduce presidential power, consider a 6th Republic; even suggests ending frequent elections).
Mes amis, bien le bonjour. Cette semaine, la France et le Royaume-Uni vivent exactement au même rythme. Au Royaume-Uni, nous avons eu une dissolution. Vous aussi. On a eu des élections également. Et vous aussi. Et le résultat, figurez-vous qu'il a été le même, regardez. Je vous montre un journal britannique de vendredi. Vous pouvez appliquer exactement la même chose, vous pouvez faire le même dessin si vous voulez. La partie rouge, là, c'est nos LFIs, c'est à nous. D'ailleurs, on a maintenant un premier ministre LFI, c'est une forme de gauche, même si je pense que la gauche est morte au siècle dernier. Et ça, c'est en bleu, là, c'est les conservateurs. Vous voyez ? c'est à peu près les mêmes résultats. Alors, j'aurais été d'un esprit tordu, d'un esprit conspirateur, je me serais posé des questions. Je me serais dit, par exemple, comment ça se fait que deux pays semblent être alignés sur le même agenda politique, faire des élections en même temps, avoir des résultats similaires. C'est vrai que je me serais posé ce genre de questions. Heureusement que je ne les pose pas. Alors, autre chose aussi qui m'a surpris, c'est qu'on a les Français qui votent majoritairement Rassemblement National pour les Européens. Voilà, c'est d'ailleurs ce qui a causé la dissolution et tout ça. Par la suite, premier tour de législative, ils votent majoritairement Rassemblement National, donc quelque part, ils confirment, sans surprise vraiment, ils confirment ce qui s'est passé juste avant. Donc là, il n'y a rien de surprenant. Et là, une semaine plus tard, littéralement d'un dimanche à l'autre, ils votent et soudainement ils votent à la FI. Vous voyez ce qu'un esprit mal tourné aurait pu penser d'une histoire pareille ? C'est presque comme si ce n'est pas le même peuple qui a voté le dimanche dernier et ce dimanche-là. Alors, bien entendu, si on avait eu mettons 10% de participation le dimanche dernier et qu'on a 10% aujourd'hui aussi, On aurait pu dire, ou soutenir la thèse, que voilà, c'est pas les mêmes gens qui se sont déplacés. On a eu un groupe qui s'est déplacé la dernière fois. Après, cette fois-ci, les autres se sont dit, écoute, ras-le-bol, on va pas voter tous les deux semaines, ça commence à faire beaucoup, il y a trois élections quand même. Donc, ils ont laissé tomber et d'autres sont venus à leur place et ils ont voté complètement différemment, à l'opposé. C'est pas le cas. Ce n'est pas possible. parce qu'on a eu le vote du week-end dernier, on a eu un taux de participation qui était quand même historique. Je crois qu'il faut remonter à 1978 pour retrouver un taux de participation pareil. Et si je regarde aujourd'hui, il faut remonter à littéralement 1981-82 pour trouver un tel taux de participation. Alors, Mathématiquement, ça a commencé à devenir dur. C'est comme si, au cours d'une semaine, une grande partie des français, parce que c'est toujours les mêmes qui sont venus voter, vu le taux de participation, c'est comme si en une semaine, on leur a retourné l'esprit, et ils ont changé d'avis. Ils ont voté deux fois à Rassemblement National, et dans la fois, ils se sont dit, on va voter autre chose. Ce qui est assez choquant aussi, c'est l'arrivée... Il y a des députés comme Borne, Darmanin, François Hollande, qui parlent déjà d'euthanasie. Vous savez, quand on est sous la parole de mort, c'est ma priorité. Il arrive, on n'a rien qui est organisé, on ne sait pas qui est qui, les papiers ne sont pas signés, on n'a pas de Premier ministre, on n'a rien. Moi, je veux l'euthanasie. Je veux dire, vous voyez le genre d'obsession qu'ils ont. Alors qu'il y a d'autres priorités en France, malgré tout. Autres que l'avortement et l'euthanasie. Mais voilà, quand on est obsédé par la parole de mort, on vit sous sa coupe. Autre chose, on constate également, il y a une loi, il y a une loi que j'ai formulée, j'en ai pas la paternité, tu peux dire que c'est toi qui l'a formulée, pas de soucis, c'est une loi que j'ai formulée un certain nombre d'années qui dit que les français votent toujours, d'ailleurs j'avais même suggéré qu'on arrête les élections en France, sincèrement, on arrête les élections en France parce que ça coûte cher, on peut s'en sortir avec un collège, ça signifie on va former un collège de quelques dizaines ou quelques centaines de chanteurs, acteurs, humoristes, clowns, jongleurs, footballeurs, stars de réalité TV, animateurs d'émissions, présentateurs de météo, tout ça. Et en fait, ce groupe-là, sur le plan purement mathématique, Il simule complètement, ou il suit complètement, enfin, c'est pas qui suit qui, mais il rend exactement le même vote que les Français. Ça veut dire, dans ce cas-là, pourquoi se casser la tête à faire des élections si on peut obtenir rapidement la décision d'un collège formé des personnes que je viens de mentionner ? Voilà. Donc, il y a une situation aberrante. Maintenant, quelque part, j'aimerais vous dire quelque chose. Il ne faut pas trop... Je sais qu'il y a beaucoup de gens qui sont pro-Rassemblement National qui me suivent, il y a aussi des aléaphistes qui me suivent, il y a des gens de toutes les formations politiques qui me suivent. Maintenant, j'aimerais vous dire une chose. Je ne pense pas, je ne pense pas qu'une élection potentielle du Rassemblement National aurait changé quoi que ce soit, à l'agenda, à l'agenda avec un grand A. le Rassemblement National a déjà vendu son âme, je vous l'ai dit, il est déjà aligné sur la politique atlantiste, otanienne, déjà aligné sur la politique européenne, ça veut dire que, d'emblée déjà, il venait en disant, nous on va rien changer, nous on n'est pas là pour bousculer l'ordre établi, nous on est là pour juste donner nous le pouvoir et puis voilà, c'est notre tour maintenant. Mais il n'avait pas de colonne vertébrale clairement définie, de colonne vertébrale idéologique, qui n'avait pas de ligne sur le sable. Donc voilà, de sorte que, honnêtement, ça aurait été le Rassemblement National ce soir, je ne vois pas dans ta vie de tous les jours ce que ça aurait changé. Sincèrement, ça n'aurait strictement rien changé sur aucun plan. Macron. Macron va s'en sortir renforcé de cette histoire, parce que tout simplement, si vous regardez, il a parié, je pense, Il a une forme de génie machiavélique. Il a parié, il a dissolu l'Assemblée. Quand il a dissolu l'Assemblée, son mouvement était complètement mourant, il valait strictement rien. Il est aujourd'hui. encore le maître du jeu. Il sort renforcé. Aujourd'hui, il y a une assemblée avec trois groupes, dont personne n'a la majorité absolue, donc vous imaginez comment gouverner un pays avec ça, et lui peut, par un jeu d'alliance, se retrouver finalement le maître de cette assemblée-là. Je crois à terme, il faut que la France réfléchisse à une 6ème République. Et dans cette 6ème République, il faudrait qu'elle réduise un peu le poids du Président. Ça signifie que, c'est pas la première fois, on l'a vu avec Sarkozy, on le voit avec Macron, la France est souvent sous la coupe de super Président. Ça signifie que le Président français, dans une République, en tout cas en apparence, plus de force, plus de poids que par exemple le roi d'Angleterre dans un royaume. Vous voyez ? Donc ça ne sert à rien de dire on est une république, le royaume c'est du passé, si on a remplacé le roi finalement par un président qui a encore plus de pouvoir, plus de prérogatives et plus de discrétion dans son action. Donc c'est quelque chose, je pense qu'à terme il va falloir changer. Ce qu'il faut changer également, moi j'espérais honnêtement, J'espérais que le RN gagne avec une majorité absolue. Et pourquoi je le voulais ? Je le voulais pour le bien des français, honnêtement, parce que je pense qu'il faut qu'ils se débarrassent de ce parti. Je le voulais pour des raisons cyniques, plus qu'autre chose. Vous l'avez constaté d'ailleurs. Aujourd'hui, je suis dans une ère post-politique dans ma tête. Je ne pense pas que la politique change quoi que ce soit. Mais j'aurais voulu que ce parti arrive au pouvoir Et comme ça que, voilà, vous voyez ce que c'est le Rassemblement National, vous testez ça, et puis vous morflez comme ceux qui ont voté Mélanie ont morflé, ou ceux qui ont voté Tsiporas ont morflé, et d'autres, dans d'autres pays européens. Parce que du moment qu'on a une droite, même si on l'appelle extrême droite ou extrême gauche, ça n'a aucune importance, mais du moment qu'on a des formations qui sont alignées, et ça je peux vous garantir sur facture, du moment que tu as une formation qui est alignée sur la politique étatsunienne, otanienne et européenne, Je te garantis qu'elle ne changera strictement rien. Ce sera juste une chambre d'enregistrement d'ordre venue d'en haut, et elle va les répercuter, les exécuter. Ce qui va changer, c'est les mots avec lesquels on va te les justifier, les mots avec lesquels on va t'expliquer la chose. C'est tout, mais... Grosso modo, à deux semaines près, ils prendront tous les mêmes décisions in fine. Parce que les ordres viennent d'en haut. Donc moi j'aurais voulu que le RN arrive au pouvoir, comme ça que l'abcès soit crevé quelque part. Parce qu'aujourd'hui, comme je vous l'ai dit, ça fait quand même plusieurs décennies que la... le rassemblement contre le rassemblement national ou le franc national, comme on l'appelait avant, devient un facteur définissant et limitant de la politique française. Il n'y a plus de politique possible en France, il n'y a plus de gouvernance possible. Si toute la politique tourne autour et orbite autour, il faut bloquer le Rassemblement National aux prochaines élections. Ce n'est pas possible. Ce genre de blocage stratégique, les comptillages en rétriangulaire, il y en a un qui se désiste ou il y en a un qui appelle pour voter pour son concurrent ou autre, c'est un artifice, une carte politique qui existe. Ça fait partie du lot, ça fait partie des outils possibles et imaginables. Par contre, là, ce qui est terrible, c'est que ça fait 50 ans presque que c'est utilisé. Là, ça commence à faire beaucoup. Là, ça commence vraiment à faire beaucoup parce que c'est... On va un jour aller vers une France qui ça fait un siècle qu'elle n'a rien fait d'autre que de bloquer le Rassemblement National. On a le Rassemblement National, un parti, on vote pour l'autre parti. Rassemblement National, parti Y, on vote pour le parti Y. Rassemblement National, parti Z ou ce que vous voulez et on vote pour le parti Z. Et ainsi de suite jusqu'à la fin des temps. Ceci, il faut qu'il s'arrête. Mais bon, c'est pas prêt de s'arrêter, n'est-ce pas ? Donc, voilà, les... C'est quand même un résultat mystérieux. C'est quand même un résultat mystérieux, je vous cache pas, c'est pas... C'est quelque chose qui me surprend sur le plan mathématique. Mais voilà, c'est comme ça. Parfois, les voix des élections sont impénétrables, un petit peu comme les Américains ont voté Biden, allez comprendre. À l'époque où Trump remplissait des stades entiers, c'était un guichet fermé. D'ailleurs, il y avait même des gens dehors qui regardaient sur de grands écrans. On avait vu ça sur Twitter et tout. En même temps, on avait Biden qui remplissait des petites salles municipales avec des chaises, avec la distanciation sociale et des cercles blancs autour de chaque chaise. Et malgré tout, même toutes les chaises n'étaient pas occupées. Et c'est ce dernier qui a gagné les élections. Je veux dire, voilà, des fois, tu es complètement surpris par les événements. On vit dans une époque bizarre quand même. Merci, mes amis, d'avoir écouté cette vidéo jusqu'ici. Et puis, on se voit dans une prochaine. Je voulais vous dire un truc. Je ne me rappelle plus ce que c'était, mais je vous le dirai une autre fois. Voilà. A très bientôt.
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