Élections US 2024 : Chocs, Enjeux et Conséquences pour le Monde Avec Maître Hachim FADILI

Transcription d'une conversation audio en français (YouTube, nov. 2024) entre Aldo Sterone et Maître Hashim Fadili sur l'élection présidentielle américaine 2024. Les intervenants commentent la victoire de Donald Trump, le rôle des grands électeurs, la propagande médiatique, les enjeux géopolitiques (dédollarisation, BRICS, SWIFT), et les conséquences possibles pour l'Europe, la France et les institutions financières (Fed, FMI).
Mes amis, bien le bonsoir. On est là aujourd'hui avec un ami du canal, Maître Hashim Fadili, qui nous fait l'amitié aujourd'hui de venir commenter avec nous ce qui s'est passé aux États-Unis, cette révolution. Trump est de retour. Incroyable. Je n'y ai jamais cru, comme vous le savez. Et là, aujourd'hui, j'ai toujours l'impression de rêver. J'ai toujours l'impression que nous sommes dans une autre dimension, qu'on va se réveiller et nous dirons non, mais Biden est encore le président. Maître Hashim Fadili, bonsoir. Bienvenue sur le canal. Comment allez-vous?
Impeccable. Impeccable. Et vous-même?
Super. Merci. Merci. Moi, je suis... J'ai été très pessimiste. Et en réalité, je suis toujours inquiet parce qu'en vérité, on n'a pas élu Trump. On a élu les gens qui vont voter pour Trump parce que c'est un système. Ce n'est pas un suffrage universel direct aux États-Unis. Il y aura des grands électeurs qui ont voté pour Trump. Trump sera intronisé à Washington le 20 janvier 2025. Et d'ici là, peut tout se passer. tout peut se passer. Et moi, je vais vous dire un truc, je vais partager avec vous le fond de ma pensée. Je ne fais pas confiance au système américain, j'ai toujours l'impression qu'ils font rien pour rien, qu'il y a toujours quelque chose qui est en train de se cacher derrière. Juste, mettre à la limite, j'aimerais vous parler d'un mystère. d'accord, pour me dire ce que vous en pensez, qui moi m'a trompé dans mon analyse sur ce qui allait gagner. Moi, je pensais que Kamala Harris allait gagner comme Biden a gagné la première fois par les moyens que nous connaissons. J'ai pensé qu'ils allaient faire gagner Kamala. Maintenant, voici mon problème. Si je me mets dans la tête des démocrates, imaginons, je suis démocrate, je suis démocrate pour une minute. J'ai envie de gagner contre Trump. Je connais le répertoire de Trump. Je sais que c'est quelqu'un qui est bon au débat. Je sais qu'il sait sortir des images fortes et qu'il rassemble les foules. Je sais tout ça. Donc je vais lui opposer qui ? Je vais trouver un gendre idéal. Je vais trouver un Obama, quelqu'un de charismatique. Je vais trouver un Kennedy. Kennedy, JFK, le président roi qui tuait Adalas. C'était un démocrate, mais quelqu'un qui sait parler, qui sait se tenir, qui sait galvaniser les foules. un homme bien sur lui-même, tout ça, Jean Drigan. Pourquoi ils n'ont pas fait ça pour cette élection ? Ils ont pris Kamala Harris. Honnêtement, techniquement, j'ai utilisé un terme technique, c'est une cruche. Vraiment, intellectuellement parlant, elle ne vaut pas mieux que son patron. Son patron, il a l'excuse de l'âge des séniles. Elle n'a pas cette excuse. Donc, c'est quoi le rationnel ? C'est quoi leur logique ?
Alors écoutez Aldo, bienvenue dans le pays de la propagande. Et lorsque je parle de propagande, ce n'est pas un vain mot. Je vais parler tout d'abord de quelqu'un qui n'est pas vraiment connu, qui est le neveu de Freud. C'est le fils de la sœur de Freud. Il s'appelle Édouard Bernays. Il est né à Vienne, comme son oncle. Il a émigré aux États-Unis et son oncle l'avait chargé de développer la psychanalyse aux États-Unis. Il ne l'a pas fait et c'est devenu quelqu'un qui était spécialisé dans les relations publiques. Et il a écrit un livre, Propaganda, rien que ça.
Ça dit quelque chose, Propaganda.
Propaganda, rien que ça. Il a théorisé la propagande. en utilisant la psychologie des foules, la psychologie des masses, la psychologie sociale, le tout avec une mixture psychanalytique soi-disant. Et pour vous dire quels étaient ces grands faits d'armes, il y a American Tobacco Company qui est allé le voir et qui lui avait dit qu'on a un problème par rapport à la législation, c'est que les femmes n'ont pas le droit de fumer dans les fumoirs. Donc ça c'est pas bon du tout et il faut savoir que ça nous fait un manque à gagner de tant de milliards de dollars. Qu'est-ce qu'il a fait ? Eh bien il a réuni certaines femmes, il leur a demandé de descendre d'une église avec une cigarette à la main et c'était synonyme d'expression de la liberté. et il a fait appeler ça les torches de la liberté, rien que ça. À partir de là, les ventes de Lucky Strike ont explosé et on a assimilé la liberté de la femme, le droit de se comporter comme on veut, l'expression affichée de liberté par le fait de fumer une cigarette. Et qu'a dit Édouard Bernays ? Il a dit que la propagande est le bras exécutif du gouvernement invisible. Rien que ça. Et alors pour vous dire qu'il y a une continuité, parce que j'ai parlé de Freud, il y a ensuite son neveu Édouard Bernays, et Édouard Bernays est le grand-oncle de qui ? De Marc Randolph. Qui est Marc Randolph ? Le président fondateur de Netflix. La boucle est bouclée. C'est-à-dire qu'on est dans un pays de propagande, on est dans un pays qui ne fait rien au hasard, qui ne place personne au hasard, qui ne prend aucune décision au hasard. Voilà ce que je voulais dire en introduction, mon cher Aldo. Donc pour répondre très clairement à la question, pourquoi avoir pris, on va dire, une cruche ? Alors le symbole démocrate c'est l'âne, alors là c'est, excusez-moi d'être méchant, on a pris une bonne ânesse. Pourquoi on l'a prise ? Ce n'est pas par hasard, c'est parce qu'on est dans un basculement d'un système, et nous allons en parler après, voilà quelles sont les conséquences de ces élections-là. On est dans un basculement de système qui a, Donc je me répète, basculer il y a quelques années déjà, et il faut placer un gars comme Trump pour assurer ce basculement aux États-Unis. Une personne comme Kamala Harris est incompétente au total, est incapable d'assurer ce basculement. Et quel est ce basculement ? Je l'annonce très rapidement, mais on va développer après. C'est la chute du dollar, c'est la chute du système SWIFT. Avec l'apparition il y a à peine un mois, le mois dernier, des BRICS payent. Il est là l'enjeu. L'enjeu est juste énormissime par rapport à tout ce qu'on va dire par la suite. Voilà mon cher Aldo.
Merci, merci beaucoup pour ce tour. C'est assez incroyable, effectivement. C'est un pays, les États-Unis, un très grand pays qui vit beaucoup dans la propagande. Ce qui m'a choqué aux États-Unis, mon dernier voyage était à Tampa, en Floride. J'ai constaté comment les Américains s'en exposaient constamment à longueur de journée à la propagande. Par exemple, je suis arrivé dans des restos où je n'ai pas pu rester une minute. Imaginez un resto très volumineux, très grand, avec le plafond très très haut et à l'intérieur il y avait 25-30 écrans de télévision géants, chacun faisant 2-3 mètres de diagonale. Et je vous rajoute un détail, c'est que le son de chacun était à fond et chacun était sur une chaîne différente. Et les Américains semblaient vivre et trouver ça normal, ce son extrêmement fort qui les accompagne à longueur de journée et ces images qu'on leur projette. J'ai été après au bord de la mer. Ça, c'était le soir. J'étais au bord de la mer. On est en Floride. Il y avait une magnifique terrasse avec une très belle vue. Et en fait, il y avait des haut-parleurs énormes qui diffusaient les commentaires de la télé live. Et puis celui de ceux du resto à côté, c'est une autre télévision et les voix s'entrechoquaient. Je vous rajoute le dernier truc qui m'a frappé, c'est que quand j'étais dans le retour, j'avais écourté mon voyage tellement j'étais dégoûté. J'étais dans un 777 de British Airways et sur le retour, il y avait une Américaine qui était assise à côté de moi. Elle avait des écouteurs et elle avait le son à fond. Et ça faisait tout, tout, tout. Et je me suis dit, ces gens n'ont pas une minute de silence dans leur vie. Ils sont constamment exposés à ça. Et on ne réalise pas quand on est en Europe. En Europe aussi, on a notre dose de propagande, mais on est des petits joueurs par rapport aux Etats-Unis.
Tout à fait. Alors eux, ils ont institutionnalisé tout cela, bien évidemment, en parlant de baffles, de télé à un volume très élevé, etc. Il ne faut pas oublier que c'est carrément une pratique à Guantanamo, donc la prison illégale américaine qui est à Cuba. Il faut savoir qu'ils mettent aux prisonniers du Bruce Springsteen à fond pendant 23 heures, 24 heures non-stop.
J'avoue tout, j'avoue tout.
Ah oui, et notamment la fameuse chanson « Born in the USA » de Bruce Springsteen à fond. Et au bout d'un moment, le prisonnier devient fou au sens propre du terme. Et Metallica aussi ont utilisé cette musique-là. Et le patron de Metallica avait carrément annoncé qu'il était fier qu'on utilise sa musique. à cette fin-là. Donc c'est quelque chose qui est totalement assumé. Il y a, on va dire, une organisation qui est très claire. C'est ce qu'on appelle l'état profond. Et quand on parle d'état profond, quand on parle de deep state, ce n'est pas, on va dire, quelque chose d'abstrait, quelque chose de louche, etc. Non, ce sont des hommes et des femmes qui ont des postes très haut placés, mais qui ne sont pas aux avant-postes des décisions gouvernementales et étatiques, mais qui par contre assurent le relais entre la décision du sommet de l'État et sa manifestation, son relais au niveau quotidien par rapport à la population. Et on a bien vu la propagande, comment elle a fonctionné, notamment à l'occasion du Covid-19. c'était juste fou, avec des termes qui étaient clairement préétablis, tous vaccinés, tous protégés, etc. Et où on ne laisse pas un seul millimètre à la discussion, on ne laisse pas un seul millimètre, un seul espace, ne serait-ce qu'aux doutes cartésiens. Et donc du coup c'est tambour battant. Alors là qu'est-ce qu'on voit, qu'est-ce qu'on veut nous mettre en avant ? C'est, on a Trump, qui a été élu, stupéfaction. Alors, vous vous rappelez, mon cher Aldo, j'avais, on va dire, misé sur sa victoire et c'était là où nous nous étions violemment opposés par rapport à ça. Et là, on nous le pose comme, on va dire, une catastrophe. Mais en fait, vous l'avez remarqué, les marchés ont très bien réagi. Il n'y a eu aucun problème.
À propos des marchés, La veille, il y a eu quelques rumeurs qu'on croit potentiellement que Kamala Harris pourrait gagner. Et le dollar s'était replié. Si vous vous rappelez, le dollar était revenu en arrière. Et après, quand on a appris que Trump était en train de gagner, le dollar a repris des couleurs. Donc le marché semble apprécier Trump.
Et comment ? Et pour cause, quand on voit l'historique de cet homme, parce que quand même il faut rentrer un peu plus dans les détails, on nous le présente comme un raciste, très bien, comme un misogyne, comme un porc, comme un voyou, comme un grossier, comme, comme, comme, comme, très bien. Il faut voir quand même quelle était, on va dire, son ascendance. Un père allemand, une mère écossaise, un père qui était promoteur immobilier, et lui, bien qu'il fructifie la fortune familiale, très bien, et qui se lance dans quelque chose de très intelligent. c'est la télévision. Il devient producteur télé et il produit la fameuse émission « The Apprentice ». Et vous vous rappelez, Aldo, avec cette fameuse phrase « you're fired », voilà, « tu es viré ». Et les gens étaient contents, les Américains étaient contents, et tout cela s'est passé dans la Trump Tower, dans un studio au 50e étage. Et ça lui a permis de pénétrer la classe moyenne pendant dix ans. Parce que cette série a duré près de dix ans, c'est juste une folie. Et donc pendant dix ans, on ne voyait que lui. Lorsque de l'autre côté, il y avait un certain Obama qui se moquait de lui, qui le méprisait, etc. Lui, il était en train de taper dans la classe populaire, dans les rednecks, donc ceux qui ont le cou rouge, les véritable travailleur, mais en même temps, il a eu quand même une posture transversale, ce sont les valeurs et les croyances. Et c'est ce qui fait qu'avec une surprise, mais qui n'en est pas une, vous avez les musulmans du Michigan qui ont voté pour lui. C'est là où vous avez une surprise qui n'en est pas une, ce sont les latinos qui ont voté pour lui, parce qu'ils mettaient en avant la chrétienté latino-américaine, ils sont vraiment très à cheval sur ça, et il a mis en avant la virilité latino-américaine, et donc du coup tout cela fonctionnait. Et de l'autre, on a eu un monologue et un monothème, c'est le wokisme. où vous avez carrément Kamala Harris qui dit que tout le monde doit être woke, qu'il faut être woke. Mais ça, ça ne fait pas manger les gens, ça ne parle pas aux gens. Et à un moment donné, ça a carrément basculé, où vous avez Barack Obama quand même qui limite ou spie la communauté noire américaine en leur disant « vous êtes noires, vous devez voter pour Kamala ». pouvait-on imaginer une seule seconde Donald Trump dire « vous êtes des blancs, vous devez voter pour moi », ça aurait fait un scandale. Donc tout ça pour vous dire qu'il n'y avait aucun thème de la part de Kamala Harris, à part « c'est une femme, elle doit être élue », « elle n'a pas été élue parce que c'est une femme », alors dans ce cas-là, que faut-il dire en France pour Marine Le Pen ? Marine Le Pen s'est présentée à deux reprises, elle n'a pas été élue, donc on va dire « elle n'a pas été élue parce que femme », c'est juste ridicule. Donc, on est là pour présenter un programme et à partir de là, eh bien, on avance.
Oui, c'est mieux comme ça.
Là, c'est bon. Parfait.
Merci. Merci beaucoup. Merci. Donc, oui, je disais que là où les démocrates ont péché, c'est qu'ils sont partis sur un débat moral. Ça veut dire nous sommes le bien et vous avez le devoir moral de voter pour nous. Si vous n'êtes pas raciste, si vous n'êtes pas fachos, si vous n'êtes pas misogyne, si vous n'êtes pas, si vous n'êtes pas. En fait, c'est une sorte de. J'avais l'impression en les écoutant que c'était une sorte de chantage, une sorte de chantage émotionnel. soit vous votez pour nous, soit vous êtes un salaud. Et je pense qu'aujourd'hui on a vu l'échec de cette manière de faire campagne. D'ailleurs Kamala Harris a repris énormément de choses, d'ingrédients de la recette Hillary Clinton en 2016. Ce qui est ahurissant, moi quand j'analysais, je voyais prendre des recettes de Clinton. Ok, moi je veux bien. Mais si je dois piquer les recettes de quelqu'un, je prends quelqu'un qui a quand même réussi. Je ne prends pas quelqu'un qui a échoué. Parce que si Clinton a échoué, c'est qu'il y avait quand même des failles, il y avait quand même des problèmes dans sa communication. Elle va la reprendre à son compte. Donc forcément, elle va aller au mur. Et je pense qu'aujourd'hui, pour les États-Unis, mais j'espère que ce sera aussi le sang pour l'Europe, c'est terminer le chantage émotionnel. On ne peut pas dire que moi je suis moralement supérieur à l'autre, votez pour moi, sinon vous êtes. Ça marche plus ça. Comme vous l'avez dit très justement, ça ne nourrit pas son homme. Aujourd'hui, les gens s'inquiètent, ils s'inquiètent pour ce que leurs enfants apprennent à l'école, ils s'inquiètent pour leur pouvoir d'achat, ils s'inquiètent pour la pérennité de leur travail, ils s'inquiètent de l'inflation, de l'insécurité qui est en train d'augmenter, de l'immigration sauvage, des tensions géopolitiques qu'il y a, y compris au sein de l'Europe aujourd'hui, qui peuvent déboucher sur une guerre, par exemple. On a eu récemment sur Twitter, ces derniers mois, le mot « troisième guerre mondiale » a trendé presque tous les jours pendant de nombreuses heures. Donc c'est ça qui inquiète vraiment les gens. C'est pas à savoir, est-ce qu'un non-binaire aujourd'hui peut trouver un coiffeur pour non-binaire ? On n'est plus dans ces préoccupations-là. Ça, c'est des préoccupations de gens déconnectés de la réalité, déconnectés du quotidien, du citoyen, on va dire, de base, qui franchement ne goûtent plus à ce genre de plaisanterie. C'est terminé, ça.
Tout à fait, alors il y a une problématique aussi qui est très grave, c'est que le Parti démocrate, alors tout évolue, le Parti démocrate quand même est passé de Kennedy à Kamala. Ça commence par la même lettre, mais ça n'a pas du tout le même impact. Vous avez un Kennedy qui était juste extraordinaire avec un charisme magnifique et qui disait « ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais ce que vous pouvez faire pour votre pays ». à tout le monde doit être woke. Vous imaginez un peu l'impact du message. Sachant que Kennedy quand même c'était, on va dire, une énigme pour l'histoire des États-Unis parce que ce n'était pas un wasp. Comme vous le savez Aldo, le véritable Américain c'est un white anglo-saxon protestant. Et là c'était un white très bien, anglo-saxon très bien, mais catholique. Et c'était une première aux États-Unis. Après il y a eu une seconde première si je puis dire, il n'y avait pas de white mais un black, là c'est Obama. Et donc du coup, lorsqu'on passe de Kennedy à Kamala, on voit bien la chute, la dégringolade idéologique. On voit bien que ce parti qui était démocrate, parce que quand on dit démocrate, il faut le mettre au sens américain. Les républicains sont ceux qui estiment que c'est l'État fédéral qui dirige tout. Les démocrates estiment que chaque état des États-Unis, chacun des 50 états, peut avoir une disposition législative propre, particulière, etc. et entre guillemets s'auto-gérer. Donc du coup, par rapport à ça, les démocrates étaient très clairs, c'est qu'il y avait une vision, on va dire, très large qui s'inscrivait dans l'intégralité de l'histoire des États-Unis, que ce soit la côte Est, que ce soit la côte Ouest, que ce soit le Nord ou le Sud, notamment par rapport à la guerre de sécession. Et d'ailleurs, il ne faut pas oublier que Trump était démocrate à un moment donné. Il faut savoir que Trump est passé démocrate à l'époque de George W. Bush, de George Bush Junior.
Je ne savais pas ça, je l'apprends maintenant. Je ne savais pas qu'il a fait un tour chez les démocrates.
Oui, Trump est passé démocrate en 2001. 2001, c'est quoi ? C'est les attentats du 11 septembre. Et Trump, dès 2001, a constaté qu'il y avait un grave problème. Non pas par rapport aux attentats eux-mêmes, mais les conséquences de l'attentat, des attentats. Le Patriot Act, vous vous rappelez. Et en fait, qu'ont fait les Américains ? qu'ont fait l'État profond et tout l'entourage de George W. Bush, notamment les faucons comme Dick Cheney, ils ont fait main basse sur la démocratie américaine, tout simplement, main basse. Et c'est un groupe d'hommes qui a décidé de prendre en main tout l'aspect politique, tout l'aspect économique, notamment avec Carlyle, vous vous rappelez. Et c'est là où il y a eu cette fameuse doctrine « tous ceux qui ne sont pas avec nous sont contre nous ». Donc Trump à ce moment-là était démocrate. Il était démocrate pendant près de 8 ans, il ne faut pas l'oublier ça. Ensuite, il est redevenu républicain. Et ensuite, il a pris en main les choses et c'est là où il s'est imposé naturellement. D'ailleurs, là, lorsqu'il s'est représenté, il n'y avait quasiment pas eu de primaire. C'était juste impensable de se présenter comme lui tellement le rouleau compresseur avait fonctionné.
Oui, absolument. Juste avant que je continue de parler, j'ai eu quelques commentaires au sujet du son. Certains me disent que le son de mon propre micro. Alors, je ne parle pas du vôtre, le vôtre est parfait. Ils parlent du mien et me disent celui de votre invité est parfait, mais le vôtre n'est pas assez fort. Donc là, je l'ai poussé presque au maximum. J'espère Dites-moi si jamais dans les commentaires, dites-moi si jamais vous voulez un peu plus de son, mais je suis pratiquement au maximum. Donc oui, je me rappelle de cette histoire. Maintenant, rentrons peut-être pendant cinq minutes dans la question des WOC. La question des WOC dit que l'Amérique n'est pas prête à voter pour une femme d'origine indienne, elle n'est pas noire, même si elle se présentait comme ça, elle a même imité l'accent. Beaucoup de gens ont trouvé ça très grotesque, déjà. Et il faut savoir que son jeu, malgré la grotesquerie, il a relativement bien marché parce que, il semblerait, je donne ce chiffre-là, peut-être certains pourront fact-checker, Il semble que seulement 12% des Noirs ont voté pour Trump. Ça signifie que réellement, il y a eu un shift par rapport à la dernière fois, donc c'est un peu surprenant. Je ne sais pas, je ne donne tel cas. Est-ce qu'aujourd'hui l'Amérique, et puis peut-être accessoirement la France, est prête à voter par exemple pour une femme ? Est-ce que peut-être juste le fait qu'elle ait une femme, elle part déjà perdante ? Est-ce qu'elle part avec un peu de… ?
Non, moi je pense que non. Et encore une fois, on a un exemple international. On prend des pays, on va dire, qui sont encore moins démocratiques que les États-Unis. Attention, accrochez-vous à le dos, je vais citer le Pakistan. Et vous aviez quand même Benazir Bhutto, vous vous rappelez. On a quand même en Allemagne, on ne peut pas dire que ce soit, on va dire, ce sont quand même des gens assez animés par la testostérone et il y a quand même eu Angela Merkel, ce n'est pas rien. En Grande-Bretagne, vous connaissez l'Angleterre mieux que quiconque, là aussi les premières ministres femmes se sont succédées et d'ailleurs de manière générale, elles ont eu plus d'aura et d'impact, pour ne retenir que Margaret Thatcher, que les premiers ministres hommes. Donc non, moi je pense qu'il faut sortir de ce raisonnement-là. On voit bien par exemple l'actuel président du Mexique. Voilà, c'est quand même énorme ce qui se passe. Donc là, non, pareil, l'ancien président du Chili, etc. Sortir l'argument à chaque fois où on dit une femme n'a pas été élue et ça veut dire qu'on n'est pas prêt, c'est dénigrant pour la femme déjà. parce que cela signifierait que sa défaite n'est due qu'à son genre, et sa défaite ne serait pas due à une argumentation, et cela colot le débat tout de suite sur une quelconque remise en question. Ça ne va pas du tout. Non, moi je pense que tout le monde est prêt aux États-Unis à élire une femme, tout comme tout le monde était prêt à élire un noir, tout comme tout le monde était prêt à élire quelqu'un d'incompétent, tout comme tout le monde était prêt à élire un fou, en l'occurrence George W. Bush. Donc là non. En France, excusez-moi, là aussi, on est mal placé pour donner l'exemple. Parce qu'à chaque fois, comme je vous l'ai dit, que Marine s'est présentée, elle n'a pas été élue. Est-ce que quelqu'un a dit une seule seconde, elle n'a pas été élue parce que femme ? Non. On dit à la Paix du Loup parce qu'il y a eu un sursaut républicain, il y a eu un arc républicain, il y a eu donc une réaction républicaine, démocratique, etc. Donc non, moi je pense que les Américains sont très matures parce que lorsqu'on passe d'un pays quand même qui pratiquait l'esclavagisme et la ségrégation raciale, et qui, à peine quelques années, trois décennies exactement, après l'assassinat de Martin Luther King. Un pays qui est prêt à mettre à la tête de son état-major un noir en la personne de Colin Powell. un pays qui, à peine 40 ans après avoir assassiné Martha Luther King, est capable de mettre à la tête de sa diplomatie une noire. Comment s'appelait-elle déjà ?
– Gondoliza Rice.
– Bravo, Gondoliza Rice. Et puis de remettre encore à la tête de la diplomatie, Colin Powell. Et bien évidemment ensuite, pendant deux mandats, huit ans de suite, Barack Obama. Non, c'est un pays qui n'a aucun problème avec ça, tout comme c'est un pays qui sera prêt à mettre à sa tête un latino-américain ou une latino-américaine. Parce que vous le savez, il y a une évolution sociologique par rapport à la population américaine, par rapport à la population qui vote. Et là, on a quand même des gens de plus en plus impliqués, des gens qui se renseignent et des gens qui, même s'ils subissent une propagande de manière virulente, fact-checkent, comme vous disiez Aldo.
Merci, merci beaucoup, Maître. J'aimerais dire quelque chose. Vous savez, votre réponse m'a impressionné. Je n'aimerais pas me retrouver face à vous dans un tribunal parce que cette question était totalement impromptue, comme toutes les questions que je pose ce soir. Elle était d'autant plus impromptue que J'ai pas l'habitude de poser ce genre de questions, de dire ok prenons la question des wokistes et essayons de la traiter pour ses propres mérites, selon ses mérites. Et là vous avez donné un argumentaire avec des exemples et tout ça absolument complet. Donc effectivement des journalistes qui arrivent, on a vu comment elle s'appelle là, l'ex-femme de DSK. Anne Sinclair qui a expliqué que voilà la deuxième fois qu'une femme se présente et on ne la laisse pas aller à la présidence parce que c'est une femme. Cet argumentaire ne tient pas la route malheureusement. ce que je perçois, je ne sais pas si vous êtes d'accord avec moi, comme un argumentaire de victimisation. On ne veut pas se remettre en cause. On dit, bon, moi j'étais bien, j'étais parfaite, j'avais une value proposition qui était excellente par rapport à Trump, mais parce que je suis une femme, on m'a discriminé. Je ne me crois pas en ce discours-là et je pense que l'électorat le goûte de moins en moins. Qu'est-ce que vous en pensez ?
– Je vous rejoins à 1000% et moi je l'avais vécu, je ne vais pas dire en direct parce que je n'ai pas participé à la campagne, mais j'ai suivi ça activement à l'époque, lorsqu'il y a eu la campagne présidentielle française et qui avait amené au second tour Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. Et c'était juste fou parce que l'argument de toute la gauche c'était, il faut voter pour elle parce que si c'est une femme, ce sera une première. Mais ce n'est pas, on va dire, un projet politique. Excusez-moi Aldo, ça ne va pas du tout. Alors bon, il y a eu Nicolas Sarkozy. Bon, nous n'allons pas commenter ce multiple délinquant récidiviste qui a été condamné à plusieurs reprises, qui est une première pour l'histoire de la Ve République. Mais en tout cas, Ségolène Royal n'avait pas été performante lors du débat d'entre-deux-tours, et tout cela a amené Nicolas Sarkozy à lui dire la chose suivante, « Madame », alors il l'avait dit avec beaucoup de cynisme, « Madame, lorsqu'on aspire à de telles fonctions, on ne s'énerve pas », parce qu'à un moment donné, elle s'est énervée, elle s'est mise à hurler, etc. C'est tout. Pareil pour Marine Le Pen face à Emmanuel Macron. Dieu sait si je ne tarie pas du tout d'éloge à l'égard d'Emmanuel Macron et que dès le début, il était clair que c'était de la supercherie dans le cadre de sa posture. la propagande qui était alimentée par la finance française, la finance internationale et par les médias. Mais lorsque nous avons quand même une Marine Le Pen qui se présente pour le débat d'entre-deux-tours avec plein de classeurs, vous vous rappelez, et qui se met à tourner des pages, etc., à chercher des références, et puis au bout d'un moment à l'interrompre, et puis lui très calmement à parler chiffres, c'est quand même un ancien inspecteur des finances, il était quand même à la tête de Bercy, donc il maîtrisait ses dossiers, ses sujets, et bien il a été naturellement élu, quand bien même je le déplore. Donc au bout d'un moment, il faut arrêter d'être au-delà de la victimisation dans l'infantilisation. Parce que ça veut dire quoi ? Ça veut dire que je vous pointe du doigt. Je vous pointe du doigt, il y a un jugement de valeur et là on vous dit, vous êtes encore limité dans votre posture. Comment peut-on dire que 79 millions d'Américains ont été bêtes, limités ou ne sont pas encore prêts à beaucoup de choses ? C'est juste inadmissible, sachant que Trump a d'ores et déjà nommé comme chef de cabinet une femme. Les choses sont très claires. Oui, absolument.
En fait, ce que je voulais dire, vous avez parlé de Macron et de Marine Le Pen. Dans un de mes livres, j'utilise le terme avec un appelant macronien.
Oui.
Parce que Macron, c'est vrai, il est capable de mentir avec calme, appelant. Ce n'est pas quelqu'un contre lequel je voudrais jouer au poker. Il est extrêmement bon, il ne se laisse pas démenter, il reste calme et il est capable de se sortir de n'importe quelle situation, quitte à balancer des fois des mensonges de la taille du dôme des Invalides. Mais sauf que lui, il sait qu'il est dans un direct, que l'important, on connaît ça dans les médias, on balance le mensonge en première page et on fait le rectificatif en page 15.
Tout à fait.
C'est pareil. Du moment que lui déstabilise son interlocuteur face à face, après par la suite, si deux jours plus tard, on dit oui, mais il a raconté n'importe quoi. C'est trop tard. C'est trop tard. Donc, c'est vrai que je me souviens à l'époque, j'étais venu en disant les gars, je ne pense pas que Marie Le Pen gagnera cette élection et je ne pense pas qu'elle gagnera une élection dans le futur, parce que malheureusement, je me souviens d'elle. Elle s'est faite avoir parce que si vous vous rappelez avant ce débat, on disait que Macron, il va avoir peur d'elle. Macron, il est inquiet. Macron pourrait potentiellement se retirer du débat. Et en fait. On a entendu un petit peu comme avant les matchs de boxe, ou bien de boxe thaïlandaise. Et les uns et les autres commencent à se faire peur comme ça. Elle est partie en tant que sûre d'elle. Elle a pris des classeurs, elle s'est dit j'arrive, j'ouvre les classeurs, je vais l'écraser. Et puis je sors gagnante. Et en fait, elle s'est perdue dans ses feuilles, dans ses dossiers et tout ça. Maintenant, moi, il y a quelque chose aujourd'hui qui me qui m'interpelle. Je ne cache pas un maître. Je suis jaloux des Américains. Ils sont capables, ils sont capables de changer de direction. OK, ils changent de régime comme ils changent de chemise. Ça me fait plaisir de voir ça parce que j'ai cette impression qu'en Europe et en France en particulier, on continue à voter pour les mêmes. Ça signifie qu'on a une direction comme ça, on a un axe, un agenda et on fait un petit virage à 10 degrés à gauche et la prochaine fois 10 degrés à droite et on zigzague autour de l'agenda. Mais en réalité, on va dans la même direction tout le temps. Et c'est vrai que j'aimerais voir un peu plus de, dans le bon sens du terme, un peu plus d'agressivité politique, un peu plus de niaque chez les Français, de dire on ose autre chose. Allez, ça marche pas, ça marche pas ce qu'on est en train de faire jusqu'à maintenant, ok ? On change, on fait demi-tour, on fait autre chose. Les Français ne changent pas de route. L'Europe ne marche pas, faisons plus d'Europe. Essayons d'améliorer l'Europe, essayons des mesurettes et puis s'enfonce. C'est désolant, je trouve. Qu'est-ce que vous en pensez ?
C'est désolant, mais là aussi, en fait, vous parliez de démocratie, on parlait de système. La France n'est pas une démocratie non plus. Les États-Unis ne sont pas une démocratie parce qu'il n'y a pas de suffrage universel direct. On passe par les grands électeurs. Alors là, on a un chiffre qui doit être confirmé, c'est 312 pour Trump et 226 pour Kamala Harris. Mais le vote populaire, c'est la première fois, a été supérieur pour Trump que pour Kamala Harris. Lorsqu'il avait été élu, La dernière fois à Trump, il avait eu le vote des grands électeurs, mais par rapport au vote populaire, c'était Hillary Clinton qui était supérieure. Là, il surclasse dans les deux domaines, très bien. Mais au regard de tout cela, on voit bien que le peuple américain n'a aucune décision directe. et n'a aucune représentativité directe. On vient maintenant en France. On voit bien que le vote ne sert absolument à rien, en ce sens où le Président de la République n'a pas hésité à nommer un Premier ministre qui a eu autour de 4% aux dernières législatives, dont le parti a eu 4%. On voit bien qu'il n'y a aucune considération du vote populaire français et on voit bien aussi dans le cadre des débats que le 49-3, malheureusement qui était outillé pour être l'exception, est devenu une pratique usuelle. Donc là aussi cette notion de démocratie doit être appréhendée, on va dire, avec beaucoup de mesures, avec beaucoup de finesse et d'intelligence parce que la démocratie, il faut qu'on soit d'accord sur le thème terme. Et il faut qu'on soit d'accord aussi sur son effectivité réelle. Or, aux États-Unis, comme en France, l'effectivité réelle est absente. Et je finirai rapidement pour dire que cela arrange tout le monde. Quand vous voyez, nous en avions parlé lors de notre dernier live pour l'Assemblée nationale, où il y a quand même le premier groupe de l'Assemblée c'est le Nouveau Front Populaire, eh bien le Nouveau Front Populaire n'a eu aucun problème à voter une augmentation du budget de l'Assemblée nationale. Et vous vous rappelez que la présidente Yael Brown-Pivet avait été interrogée par une journaliste qui lui avait dit, mais est-ce qu'il ne faudrait pas faire des économies à l'Assemblée nationale ? Elle a répondu automatiquement, sèchement, non, il n'y a aucune économie. Donc on voit bien qu'il y a une problématique et c'est là où je rejoins Jean-Paul Sartre qui disait grossièrement, mais c'est Jean-Paul Sartre, élection piège à con. C'est-à-dire que le seul moment où le citoyen exerce sa souveraineté, c'est lorsqu'il remet son bulletin. C'est tout. C'est-à-dire pendant quelques secondes. Il exerce sa souveraineté quelques secondes le temps d'un mandat. Et tout le reste est exercé avec une opacité extrême, avec un unilatéralisme extrême, et on fait le point à l'occasion de la prochaine échéance.
Voilà, oui, absolument. Merci d'être si nombreux à nous regarder. Ça fait 35 minutes que nous avons commencé ce live et vous êtes 2255 à nous regarder sur YouTube, sur Twitter et aussi sur Facebook. Alors, vous avez commencé par nous parler du dollar et je crois que c'est un des grands chantiers de Donald Trump parce que Le dollar est en train d'imploser ou d'exploser comme vous voulez. Les dollars, ces dernières années, on a vu une augmentation exponentielle du billet vert en termes de quantité, ce qu'ils appelaient le QE, Quantitative Easing, une sorte de fémisme pour ne pas dire la planche à billets. Et ces dernières années, on a connu une accélération. le dollar est imprimé de plus en plus. Ça, c'est le premier point. Le deuxième point, c'est qu'avant ces dernières années, on va dire, le dollar avait un marché de dilution qui était très grand. Ça signifie, oui, il perdait sa valeur. D'ailleurs, si vous voulez vous en rendre compte, cherchez les sites Internet qui s'appellent calculateurs de dollars constants, qui vous permet de dire, voilà, j'ai 100 dollars en 1980 ou en 1995 ou même en 2005. Combien ça vaut aujourd'hui ? et vous seriez choqué de voir comment le dollar, au fur et à mesure des années, perd de la valeur. Donc pour être millionnaire en 1980, vous n'avez plus rien aujourd'hui sans même avoir dépensé un centime. Maintenant, ce qui permettait d'amortir la chute du dollar, c'était le bassin de dilution. Normalement, si on s'appelle le Zimbabwe et qu'on commence à imprimer des dollars, comme le dollar du Zimbabwe reste qu'à l'intérieur du Zimbabwe. Très rapidement, on sature le marché. Il y a des billets qui commencent à pleuvoir par hélicoptère et au bout d'un moment, ça ne vaut plus rien. C'est ce qui s'est passé avec le Zimbabwe, avec la République de Weimar et d'autres pays qui ont connu une hyperinflation. Les États-Unis ne pouvaient pas connaître ça. Parce que pour acheter du pétrole, il vous fallait des dollars. Pour acheter, pour commercer, je sais pas moi, commercer avec l'Indonésie, il vous fallait des dollars. Peu importe où vous êtes. Donc il y avait ce bassin-là qui permettait d'amortir la chute. Maintenant, les Américains ont fait, à mon sens, une méga-erreur. Probablement une erreur liée peut-être à une forme de mégalomanie, responsabilité. Ils ont commencé à armer le dollar et politiser le dollar. Honnêtement, Moi, si j'étais dans leur position, je me dis, j'imprime du billet vert. La planète entière me le prend. Honnêtement, je ne les embête pas. Je ne cherche pas à faire d'histoire parce que je veux faire durer ce système qui est unique dans l'histoire de l'humanité, où un pays imprime du papier et les autres lui donnent de la valeur. Et ce qu'ont fait les Américains, le système Américain, c'est qu'il a commencé à s'aliéner, à commencer à causer des problèmes avec de plus en plus de pays. Embargo ici, boycott ici, interdiction là, droit de regard ici. Il faut savoir que, par exemple, la compagnie Alstom, Alstom, elle s'est retrouvée sous un terrorisme judiciaire américain avant sa vente, en réalité, parce que Alstom a payé des pots de vin, semble-t-il, je crois à l'Arabie Saoudite et en Égypte à des facilitateurs. Et comme les pots de vin étaient payés en dollars, la justice américaine considère qu'elle a un droit de regard.
Tout à fait.
Un droit de regard universel qui est dingue. Ça signifie qu'une compagnie française paye un facilitateur en Égypte.
Oui.
Alors que la justice égyptienne s'en saisisse, moi, je veux bien que la justice française s'en saisisse. OK, mais là, c'est la justice américaine qui s'en saisit. Donc, ils ont commencé à politiser, judiciariser et armer le dollar. Et à ce moment là, Le mouvement de dédolarisation qui existe depuis très longtemps a pris de l'ampleur. Et donc, ce qui va se passer maintenant, Trump arrive, oui, mais je ne vois pas comment il pourra freiner le mouvement de dédolarisation qui, pour moi, semble irréversible.
Alors, nous sommes arrivés à un système qui a bout de souffle. On est en train de vivre une époque extraordinaire, c'est la fin de Bretton Woods, c'est la fin du FMI, c'est la fin de la Banque mondiale. Et je pense que c'est une question de moi, et j'insiste là-dessus, c'est une question de moi. Et nous vivons également la fin de la Fed. La Fed qui est quand même une grande escroquerie, et intellectuelle, et institutionnelle, en ce sens où ce n'est pas une banque fédérale, c'est une banque privée, c'est une société privée, avec un numéro de, on va dire en français, comme on dit en France, de CABIS, un numéro de RCS, et ce n'est pas une banque de réserve, elle n'a aucune réserve, c'est une banque, on va dire, d'émission, et c'est ce que vous avez appelé les quantitatives easing. À partir de là, il se passe quoi ? Il se passe que nous avons la Fed, qui est une structure strictement privée, mais qui a reçu de la part du Congrès américain en 1913 les pleins pouvoirs monétaires. Très bien. Et donc à partir de là, qu'est-ce qui s'est passé ? 1913, à peine 16 ans plus tard, la crise de 1929. C'est-à-dire que depuis 1913, nous vivons aux États-Unis et Paris, coché dans la planète, nous vivons une augmentation de taux d'intérêt, baisse de taux d'intérêt, émission de monnaie, baisse d'émission de monnaie. On ne vit que ça. En fait, on vit un yo-yo avec un stress permanent et on a théorisé ça, on a dit que c'était juste normal. Or, ce n'est pas du tout normal. Et ça aboutit à un tel stade, on va dire, d'aberration que nous avons eu en 71, le Nixon shock, où il y a eu la fin de la convertibilité du dollar en or. Et elle est là, la véritable crise. Après, on a parlé de crise du pétrole, mais la crise du pétrole est, on va dire, totalement anecdotique parce qu'elle n'a touché que l'Europe. Et il faut savoir que l'ennemi numéro un des États-Unis, c'est l'Europe. Nous reviendrons après. Et donc par rapport à ça, qu'ou fait-il ? Que ce soit le trésor américain qui prenne en main la politique monétaire, tout simplement. Je suis désolé, un pays ne peut pas imprimer au-delà de ce qui produit, c'est juste impossible. Et vous avez bien vu Aldo, récemment aux États-Unis, il y a ce qu'on appelle les stress tests, où on fait des tests pour voir si les banques peuvent réagir à une déflagration monétaire et économique, et on se rend compte qu'en fait les banques ne possèdent même pas le un dixième en dépôt de ce qu'elles émettent en crédit. Vous imaginez ? C'est juste fou. Donc là, qu'est-ce qu'on va voir concrètement ? Vous avez Jérôme Powell qui a été très clair hier, il a dit même si Trump me demande de quitter la fête, je ne démissionnerai pas, rien que ça. Sachant que c'est Trump qu'il avait nommé, attention, c'est Trump qu'il avait nommé et Biden l'avait maintenu. Il a annoncé ça tout de suite. Donc on va voir en mois de janvier, que va-t-il se passer ? Est-ce que le patron de la Fed va être changé ? Oui, non. Parce que moi, qu'est-ce que je pense ? Je prends le problème à rebours. Je pense que Trump n'est pas le début, on va dire, du nouvel air. Il a été mis parce que des choses ont été préparées en amont. par la finance internationale, par les institutions et par, bien évidemment, l'empire militaro-industriel américain. C'est-à-dire qu'on a placé cet homme. Attention, il se présente comme quelqu'un anti-système, etc. C'est quand même un milliardaire, il ne faut pas l'oublier. Et le fait qu'il y ait Apple, Amazon, les GAFAM qui soient allés le voir, pas plus tard que la semaine dernière, pour lui dire qu'il fallait apaiser les discussions, c'est quand même révélateur. Donc voilà ce que je voulais répondre très rapidement Aldo.
Oui, merci. Donc là, le chantier du dollar, il va commencer par la Fed. Le problème, c'est que s'il commence à s'attaquer directement j'ai envie de dire, à l'État financier américain, parce que les États-Unis, c'est plusieurs États sous une seule casquette. Il y a l'establishment politique, il y a le complexe militaire ou industriel qui est très puissant, mais il y a aussi le complexe financier, avec à sa tête la Fed. Si demain, il veut démanteler la Fed ou autre, la Fed, c'est un État dans l'État, littéralement. C'est des gens extrêmement puissants. Donc, s'il commence à se mettre ce genre de personnes à dos, Ça va, sa présidence risque de tourner court, voilà, pour parler gentiment.
Alors c'est... Moi je pense que... Je ne dirais pas qu'il est fou, je ne dirais pas qu'il est inconscient, mais il faut savoir quand même qu'il a subi une tentative d'assassinat. Il s'en est relevé. Il y a eu ensuite un début de tentative d'assassinat où il y a eu ce type qui a été arrêté dans le golf de Trump où il est en train de jouer. Nous avons quand même un Robert Kennedy Junior dont le père a été assassiné, dont l'oncle a été assassiné, donc je pense qu'on a changé on va dire d'air par rapport à ça. L'assassinat politique, je n'y crois pas vraiment, même si tout est possible, l'avenir me donnera raison ou pas. Mais là aussi, je pense que s'attaquer à la Fed, ce sera une nécessité. Pourquoi une nécessité ? Parce qu'on a bien vu qu'elle n'agissait plus de manière rationnelle. Vous avez dit tout à l'heure, Aldo, que les Américains n'ont aucun problème à changer de cap très rapidement. Aucun problème. et on rembraille, on passe à autre chose, on va à gauche, on va à droite, etc. Et ça, c'est typiquement anglo-saxon. Pourquoi ? Parce que c'est typiquement protestant. Le protestant, on va dire, est quelqu'un de pragmatique. Et ce n'est pas un hasard. Si la première révolution industrielle est née dans un État protestant, la seconde révolution industrielle également, là où les pays catholiques étaient restés dans une aristocratie foncière terrienne. Donc par rapport à ça, on est arrivé à la fin d'un système, quel est-il ? C'est la finance apatride. Et ça, ce n'est plus possible. Parce que là on vient d'avoir une démonstration, le mois dernier, comme quoi la finance pouvait être ancrée dans chaque patrie, et ce sont les BricksPay. Et on a quand même les BRICS qui se sont réunis à Kazan le mois dernier. Alors, on n'arrêtait pas de dire que Poutine est isolé. Bonjour l'isolement. Vous avez quand même le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, qui s'est rendu à Kazan. C'est pour vous dire un peu la reconnaissance de ce système-là. Et là, vous avez Poutine qui a montré un billet avec les drapeaux des cinq pays fondateurs des BRICS. Et donc, au regard de tout cela, c'est quand même 40 % de la population mondiale, ce n'est pas rien quand même, et c'est plus de 30 % du PIB mondial, ce n'est pas rien non plus. Et vous avez 60 % de la population mondiale qui, en représentation, s'est réunie à Kazan le mois dernier. Et donc, elle était où l'erreur ? C'est que le système SWIFT a décidé d'exclure la Russie. Elle était là l'erreur. La Russie, qu'a-t-elle fait ? Ce n'est pas la Russie de Boris Eltsine, c'est la Russie de Poutine, quelqu'un qui quand même a une vision, quelqu'un qui est quand même un stratège, un ancien du KGB et quelqu'un qui avait annoncé la couleur dès 2007, vous vous rappelez Aldo, lorsqu'il y avait eu le sommet de la sécurité de Munich. C'est là où il a balancé sa feuille de route, en 2007, vous imaginez, et tout ce qu'il a annoncé est arrivé. Et donc là, on a ce système-là qui se concrétise comment ? Les Chinois, lorsqu'ils achètent du pétrole, peuvent payer soit en roubles, soit en yuans. Et ça, c'est juste la fin du pétrodollar. Donc là, que va-t-il se passer selon moi ? Selon moi, Trump va racler les fonds de tiroirs. Il va tout simplement aller voir les GAFAM, il va leur dire « salut les gars ». Est-ce que vous vous rappelez ce que vous avez fait en 2020 ? Oui ou non ? Et oui, est-ce que vous vous rappelez ? Oui, je me rappelle. Est-ce que vous vous rappelez ce que vous avez fait pendant le Covid ? Oui ou non ? Parce que je ne sais pas si vous avez remarqué Aldo, mais on ne parle plus de Mark Zuckerberg, disparu de la circulation. On l'avait quand même imaginé comme futur président des Etats-Unis, vous vous rappelez, comme l'homme le puissant du monde, etc. Il est aux abonnés absents. On ne le voit plus. Pareil, le patron de Google, on ne le voit plus. Sergey Brin, fini, on ne le voit plus. Donc il va leur dire, salut les gars, et bien qu'est-ce qu'on fait ? Merci de mettre dans le panier de la mariée. Et la mariée, c'est pas moi, la mariée, ça va être les États-Unis. Rappelez-vous, c'est exactement ce qu'a fait Mohamed Ben Salman. Vous vous rappelez quand il a emprisonné...
Dans un hôtel !
Et oui, il a emprisonné tous ses cousins qui étaient quand même au Ritz-Carlton. Alors bonjour à la publicité pour les Ritz-Carlton pendant un mois et il en est sorti plus de 300 milliards de dollars.
Moi, j'aimerais bien être emprisonné au Ritz-Carlton. Je n'ai pas de soucis avec ça. Mais je ne suis pas sûr que 300 millions de dollars ou 300 milliards vont tomber.
Dont le fameux Walid Ibn Talal, comprésenté comme l'un des hommes les plus puissants au monde, etc. Le Walid Ibn Talal a fini dans une chambre d'hôtel pendant un mois, a été obligé de tout lâcher. N'oublions pas que Walid Ibn Talal est le propriétaire du port de New York, Walid Ibn Talal est celui qui avait acheté le yacht de Donald Trump, Walid Ibn Talal est celui qui possède l'hôtel George V à Paris, celui qui possède Disneyland, et bien tout cela était terminé. Et c'est ce qui a permis à Mohamed Ben Salman de mener une nouvelle politique en Arabie Saoudite, de s'affranchir un peu des États-Unis et de commencer à moderniser le pays.
Oui, à propos de modernisation saoudienne, c'est vrai que ce n'est pas le sujet de la vidéo aujourd'hui, mais j'aimerais dire que nous, en Algérie, on se sent un petit peu mal dans le sens où l'Arabie saoudite était un petit peu notre notre phare. On les a suivis dans tous leurs errements, n'est-ce pas? Et puis, maintenant, ils changent de cap, ils se modernisent, ils font la fête et tout. Et nous, on a l'air bon. Voilà, on fait quoi? Nous, on fait la fête. On reste sur ce que vous nous avez raconté pendant 30 ans. Je ne sais pas. Vous avez parlé d'un sujet très intéressant, l'histoire des enquêtes, parce qu'on a fait subir beaucoup de choses à Trump en 2020. Il est sorti, on l'a menacé même, on l'a bloqué sur les réseaux sociaux. C'était quand même la première fois. Ce qui était dingue, c'est que le président américain, en exercice, pour utiliser des moyens de communication modernes, donc des réseaux sociaux, devait aller demander à des entreprises privées de le laisser parler. Ce n'est pas une cour suprême qui l'a bloqué ou autre, non. C'est juste des modérateurs qui ont dit bon, clac, on le bloque. Il a été bloqué Facebook, Twitter, tout ça, très rapidement. Il y a eu l'histoire de la crise sanitaire avec les actions du sinistre Dr Fauci et tout ça. Maintenant, on se dit, il est revenu. C'est quand même inattendu qu'il revienne. On se dit, il va faire quoi ? Il va enquêter ? Il va regarder un petit peu ce qui s'est passé en 2020 ?
Il a annoncé, il a annoncé déjà, il a donné les plats à Robert Kennedy Junior en matière de santé. C'est aussi simple que ça. N'oublions pas que Robert Kennedy Junior, son père a été assassiné, son oncle aussi. Il sait ce que c'est que l'état profond. Il a perdu un cousin, un cousin germain, donc Kennedy Junior aussi, à un accident d'avion qui est un peu étrange, mais ce n'est pas le sujet ce soir. Et donc, du coup, c'est quelqu'un qui il était devenu un éminent avocat spécialisé dans l'environnement et il avait remporté un superbe procès contre Monsanto. Et à partir de là, c'est là où Monsanto ensuite a été racheté par Bayern. Parce que si Monsanto n'avait pas été racheté par Bayern, l'Allemand, ça restait aux États-Unis et cette société aurait été tout simplement démantelée. Après il s'est lancé dans la défense de la santé infantile, et c'est là où il a commencé à s'intéresser au trafic d'enfants, maltraitance d'enfants, pédocriminalité, etc. Et lorsqu'il y a eu la crise sanitaire justement, il a vécu de plein fouet cette propagande, et c'était, on va dire, le chef de toute la résistance contre la mascarade des vaccins, qui n'étaient pas des réels vaccins, qui étaient un produit expérimental, comme l'a souvent dit et démontré le professeur Peron, le professeur français. Robert Kelly Jr. était en lien avec Fulmich, le fameux avocat allemand qui, à l'heure où je vous parle, est encore emprisonné, ce qui est juste surréaliste. On parle quand même de l'Allemagne qui est emprisonnée pour délit d'opinion. Et donc du coup, Robert Kennedy Junior a une parfaite connaissance de tout ce qui s'est passé, a une parfaite connaissance du système de santé américain, et d'ores et déjà il devrait être nommé ministre de la Santé, donc secrétaire à la Santé, et il a d'ores et déjà annoncé qu'il allait dissoudre des départements de la FDA. qu'il allait dissoudre des départements du CDC, qu'il allait mener des enquêtes éclaires avec des procès éclairs. Il a annoncé. Donc là Fauci devrait être traduit en justice très prochainement et c'est juste une excellente chose. Mais je fais rapidement un basculement avec la France, même si ce n'est pas le sujet ce soir. Mais lorsque vous avez un Olivier Véran qui soudainement a décidé de ne pas se présenter aux élections législatives à Grenoble. Parce que vous savez qu'il y a une élection qui était invalidée, et c'est sa circonscription, et donc il avait annoncé se présenter. donc pour ces élections-là. Et il a annoncé hier qu'il n'allait pas se présenter, qu'il avait assez donné dans la vie politique et que d'autres horizons l'appelaient. Cela s'appelle quoi ? Cela s'appelle un rat qui quitte le navire. Et je peux vous dire qu'au regard de tout cela, je pense qu'il y aura énormément de sanctions parce que toutes ces personnes-là qui ont causé des millions de morts, de par les confinements qui n'étaient pas du tout sanitaires, de par le rivotril qui avait été imposé qui n'était rien d'autre qu'un médicament pour euthanasier des vieux, le fait d'avoir écarté l'usage de l'ivermectine, le fait d'avoir fait disparaître l'aspirine, etc. eh bien ces gens devront rendre des comptes et on parle même de tribunaux militaires, c'est-à-dire il y a l'audience le matin et vous avez le jugement l'après-midi. Donc là, il y a une panique générale, c'est juste clair, et cette panique se ressent même en France.
Donc en fait, oui, voilà, vous avez répondu indirectement à la question que nous pose un auditeur, une auditrice. C'est, croyez-vous que Kennedy est capable de mettre la lumière sur le scandale Covid en dehors des frontières US? Probablement oui, parce qu'une fois que le narratif s'effondre quelque part dans un pays comme les États-Unis, bien entendu, il va s'effondrer partout. Il y a des crimes contre l'humanité qui ont été commis durant cette période de crise sanitaire. Le fait qu'il y ait une crise sanitaire réelle ou supposée ne donne pas carte blanche pour commettre des actes comme ceux qui ont été commis. Et j'espère que les gens seront poursuivis. Généralement, pour ce genre de crime, on poursuit jusque sur le lit de mort. Ça signifie même dans 50 ans, la personne ne dormira jamais tranquille parce que même dans 30 ans, dans 40 ans, elle sait qu'on peut venir frapper. Et puis, ce sera là. On est venu pour l'époque du Covid, c'est clair. Maintenant, moi, je vais peut-être partager un petit peu, un petit bémol par rapport à Kennedy. même si je comprends l'action qui l'anime et tout ça, j'ai quand même l'impression qu'il est un peu trop radical. Ça signifie un peu trop direct, un peu trop extrême dans ses positions. Ça veut dire que, sur le plan politique, j'ai quand même peur que Trump ne commence assez rapidement à le trouver encombrant, à le trouver gênant. C'est-à-dire que c'est pas quelqu'un qui... Dans le sens, voilà, je trouve qu'il en fait trop trop tôt. Ça veut dire qu'on attend déjà le 20 janvier, On attend que voilà, il y a un président qui s'appelle Trump et tout, que tout va bien. Et après, on commence progressivement à le rentrer dans le lard. On commence progressivement à dire, en fait, à dire et à agir tout de suite en réalité. Alors que là. Il est trop tôt, il n'y est pas encore et il commence à parler de cette manière-là. J'ai peur qu'au final, il soit un petit peu encombrant pour l'administration Trump à un moment donné. Parce que autant Trump l'apprécier pendant la campagne électorale, parce que c'est quelqu'un qui fait bouger des foules, c'est quelqu'un qui est connu pour ses positions, même pour ses excès parfois. J'ai peur qu'assez rapidement, il ne devienne encombrant pour l'administration qui devra faire de l'arrière politique à un moment donné.
Alors, vous savez, c'est ce qu'on appelle le fait du prince. Et là, il n'y a pas d'amitié, il n'y a que des intérêts. Trump compte nommer Kennedy Jr. ou comme il compte nommer Elon Musk. Ils feront l'affaire le temps de l'intérêt de Trump. Et lorsqu'ils ne feront plus l'affaire, bien évidemment, il n'y aura aucun problème à les limoger, à les changer. On va dire que c'est un grand classique. Maintenant, je pense que les États-Unis ont un impératif. c'était de rattraper les 30 dernières années de libéralisation qui a apporté, comme je l'ai dit, une finance apatride au détriment du peuple américain lui-même. C'est-à-dire que l'impérialisme américain était, on va dire, validé même par les vassaux des États-Unis. Pourquoi ? Parce qu'il y avait ce qu'on appelle le rêve américain. À partir du moment où ce rêve américain fonctionnait, avec sa propagande, avec Hollywood, avec tous ses films, avec l'industrie musicale, avec le fait que n'importe qui pouvait réussir, etc., ça passait. Mais à partir du moment où il n'y avait plus de rêve, à partir du moment où Hollywood est devenu, on va dire, l'expression de satanisme, l'expression cachée, voilée de pédocriminalité, lorsqu'on voit que l'industrie musicale a glissé vers le satanisme, a glissé vers l'expression de la pédocriminalité. On le voit bien avec le mandat de dépôt contre P. Didi et on a toute l'industrie musicale qui panique. Vous avez bien vu, Aldo, que tout le monde du jour au lendemain a décidé de soutenir Kamala Harris, que ce soit Bruce Springsteen, que ce soit Beyoncé, etc. Vous avez même Bono de YouTube qui a dit « si Trump est élu, eh bien je vais me jeter dans un ravin avec une voiture », donc on attend qu'il le fasse. Donc on voit bien qu'il y a une panique générale. Et tout cela, pourquoi ? Parce que ces personnes-là ont mésusé leur génie, leur savoir, au profit d'une pensée qui est totalement obscure. Parce qu'on vit quelque chose d'extraordinaire, on vit limite une guerre spirituelle. C'est-à-dire pourquoi on se lève le matin ? Est-ce qu'on se lève pour travailler, manger, dormir ? Est-ce qu'on se lève pour faire le bien ? Ou bien est-ce qu'on se lève pour détruire ? Et les États-Unis sont allés trop loin dans la destruction, tout comme l'Europe est allée trop loin dans la destruction, tout comme la France est allée trop loin. La France était un modèle universel, quand bien même elle avait des colonies. Et ce qui était incroyable, Aldo, et je parle de l'Algérie qui est un département français, vous aviez les Algériens qui qui idéalisait la France et qui exaltait la France, la culture française. N'oublions pas que Ferhat Sabas et Messali Hadj, qui sont quand même les deux fondateurs de la nation algérienne, disaient que la nation algérienne n'existait pas dans les années 30. Et vous vous rappelez cette fameuse phrase, la nation algérienne n'existe pas, j'y suis allé dans les cimetières, j'ai interrogé ces morts et ils ne m'ont pas répondu. Pourquoi cela fonctionnait ? Parce que c'était la France de Voltaire, la France de Rousseau, la France du raffinement, la France du savoir-faire, du savoir-vivre, etc. Mais lorsqu'on dérape vers la France de Anne Hidalgo, là ça ne va pas du tout.
Il n'y a qu'à voir les Jeux olympiques, l'ouverture, et on voit que l'universalité de la France, c'est terminé, c'est passé.
Terminé. Donc là, Trump, il a, on va dire, du grain à moudre, et il n'a que quatre ans. Sachant qu'il n'a pas vraiment quatre ans, parce que vous le savez, Aldo, il y a ce qu'on appelle les mid-terms. les élections de mi-mandat, donc il a deux ans à plein tube, deux ans c'est rien. Donc c'est pour ça qu'il faut qu'il aille vite, et c'est pour ça que dès maintenant il annonce la couleur, et c'est pour ça qu'il paraît virulent, et c'est pour ça que Kennedy Junior balance la cadence aussi très rapidement. Alors il peut se passer beaucoup de choses d'ici au 20 janvier, mais je pense qu'il a dû assurer ses arrières. Alors pour Trump, il va tout régler très rapidement. Attention, ne pensez pas un seul instant que j'idéalise Trump. Attention, ce n'est pas un ami, ce n'est pas un allié. Et quand il parle de « make America great again », Il parle d'América, pas « make world great again ». Donc les choses sont très claires par rapport à ça. Et s'il arrête les guerres, il va arrêter la guerre en Ukraine, il va l'arrêter dès le mois de janvier, ça c'est une certitude. D'ailleurs, Poutine s'est déjà positionné en disant qu'il était ouvert à la discussion, etc. Pourquoi ? Parce qu'il aura un agenda très serré, il faudra qu'il plonge dans le vif du sujet. Et le vif du sujet, quel est-il ? c'est de redéfinir la politique monétaire américaine, un. Deux, c'est de relancer l'industrie américaine.
Il y a intérêt, parce que le problème aujourd'hui, c'est que l'intérêt, l'industrie américaine, comme l'industrie européenne d'ailleurs, ont été transférées en Chine, la Chine qui... vers laquelle au départ, la Chine, on l'avait méprisée, parce qu'au départ, dans les années 70, si vous regardez, les Chinois, à la mort de Mao, c'était un peuple qui ne mangeait pas à sa faim. C'était un pays...
Il y avait une famine.
Il y avait des famines, des millions de morts, d'ailleurs. Parce qu'ils avaient des errements idéologiques. Un petit peu, Mao se réveillait un matin, il dit, les paysans, maintenant, je veux que vous produisiez de l'acier. Je ne sais pas comment, il a fini sans acier, il a fini sans nourriture. Et d'ailleurs, on est en train de détruire aujourd'hui l'agriculture européenne avec des stupidités de ce genre. Quand je dis Mao, ce n'est pas pour me moquer de Mao, mais c'est pour dire qu'en Europe, on n'est pas beaucoup mieux aujourd'hui en termes d'airement idéologique. Alors, j'ai montré un livre qui est dans le sujet, un livre qui est sorti cette semaine. Je n'ai pas fait de vidéo pour en parler, je profite ici pour en parler rapidement. C'est le livre de l'escrologie. Oui, ou comment l'écologie politique est en train de mener l'Europe vers sa destruction finale. Ça fait ça aussi aux États-Unis, c'est-à-dire qu'on profite un petit peu l'écologie climat et on profite des fois de d'inquiétudes légitimes des gens, mais parfois des inquiétudes pas légitimes du tout, des inquiétudes qu'on a juste poussées, poussées à travers les médias jusqu'à ce que les gens deviennent névrosés. Et par la suite, on les utilise comme levier pour tirer des subventions, pour délocaliser sans que personne ne puisse rien dire. Il y avait une époque en Europe, par exemple, quand on délocalisait, on avait les journalistes, on avait, on avait Monsieur le maire, on avait le préfet, on avait même un ministre des foies et tout ça, des piquets de grève. Aujourd'hui, on délocalise. C'est tranquille, ça passe, il n'y a plus de... Oui, c'est fini cette époque. Donc, ce que j'aimerais dire, c'est vraiment, Trump va essayer peut-être d'arrêter cette hémorragie pour son pays.
Oui.
Mais, je remonte la casquette, vous avez cité le MAGA, le A c'est pour América, ok ? Ah oui, c'est pour l'Amérique. Ça signifie, pour moi Trump, si jamais il y a une sorte de divergence d'intérêts entre les intérêts de l'Amérique et ceux de l'Europe, le choix est vite fait. C'est le président américain. Il prendra les choix qui rendront l'intérêt de son propre pays. Donc ce n'est pas le président européen, même si des fois on peut peut-être ramasser des bonnes miettes de sa part, ce qui tombera de la table américaine. Peut-être pendant quelques années, ça ira dans notre intérêt, mais pas plus, je pense.
Alors, vous savez, le monde a évolué. J'ai parlé des États-Unis. On va dire qu'ils ne fascinent plus. D'ailleurs, quand on regarde maintenant une série américaine, on ne on ne rêve plus. Voilà, on regarde ça avec détachement, etc. Hollywood, des goûts, des fois avec des goûts. Tout à fait. Alors qu'avant, quand on voyait l'Américaine aller faire ses courses au supermarché, mettre ses fruits et légumes dans un sac en papier, on trouvait ça magnifique, c'est génial. Donc on était heureux, on était content, on disait c'est beau. Maintenant on regarde ça vraiment avec un mépris certain. Ça ne fait plus rêver. J'ai parlé de la France, bien évidemment qu'il ne fait plus du tout rêver, et surtout avec un président de la République actuelle qui est là depuis 7 ans, et qui a totalement déconstruit, on va dire, le socle français, en disant carrément que la culture française n'existe pas. Mais c'est le cas également de la Grande-Bretagne, pour vous dire qu'on est vraiment dans un effondrement du monde occidental, mais quand je dis effondrement, ce n'est pas la chute, attention, il y a encore du lourd derrière. Mais un effondrement, vous avez suivi Aldo le mois dernier, il y a eu la grande réunion du Commonwealth britannique aux îles Samoa et donc le roi Charles est allé bien évidemment et là il y a eu quand même deux événements très importants qui ont été relevés. Le premier c'est que dans deux dirigeants des plus grands pays du Commonwealth, c'est-à-dire l'Inde numéro 1 et l'Afrique du Sud numéro 2, ne se sont pas rendus à ce sommet-là et ont préféré aller à Kazan pour le sommet des BRICS. Ça c'est quand même sacrément révélateur, en ce sens où la monarchie britannique ne fait plus rêver, le roi encore moins, et le système plus du tout. C'est-à-dire que le système est moins intéressant que les BRICS. Et c'est ça qui est fou. C'est-à-dire qu'avant, on était au Commonwealth parce qu'il y avait un intérêt certain, parce que le Commonwealth englobait toute la planète. Et on dit que le Commonwealth fait le tour de la Terre. Eh bien, ça assurait, on va dire, une productivité et ça assurait une croissance de tous ces pays. Eh bien, ce n'est plus le cas. À tel point que Narendra Modi et Ramaphosa sont allés à Kazan. Premier élément. Deuxième élément qui est quand même fondamental, vous avez quand même une députée néo-zélandaise, Maori, qui est allée devant le roi Charles en lui hurlant dessus, en lui disant « ce ne sont pas vos terres, ce sont nos terres, dégagez d'ici, sortez d'ici, vous n'êtes pas notre roi, je ne vous reconnais pas comme notre roi ». Et là c'est énorme en termes symboliques. Vous savez Aldo, le symbole c'est quelque chose de fondamental. C'est le symbole qui régit toute société, c'est le symbole qui régit toute communication. Et en parlant de symbole, vous savez lorsqu'il y a eu la seconde bombe atomique de Nagasaki, Hiroshima d'abord, Nagasaki ensuite, et bien les Japonais ont dit c'est bon, on capitule, ça y est, pas de problème. Et qu'ont dit les Américains ? Qu'a dit le général Truman, avant qu'il ne devienne président des États-Unis après ? Il a dit non, non, non, ça ne va pas se passer comme ça, vous allez abdiquer, ça bien sûr, mais toi empereur du Japon, tu vas faire une déclaration à la radio en disant que tu n'es pas un dieu. Et c'est ça qui a causé l'écroulement de la société japonaise, lorsque l'empereur a dit que ce n'était pas un dieu. Et vous voyez ce que ça donne des décennies plus tard, une société complètement fragmentée, complètement, avec un délire total qui s'exprime même dans les bandes dessinées, dans les films, etc. Donc où je veux en venir par rapport à ça ? Ce qui a fait la force des États-Unis, C'est quoi cette force ? C'est tout est possible. Et bien là, c'est devenu rien n'est possible. Et le tout est possible s'est transformé en tout est possible, on peut changer de sexe. Tout est possible, un homme peut devenir enceint. Tout est possible, un noir peut devenir blanc. Tout est possible, un blanc peut devenir noir. Il a été réduit à ça, le tout est possible. Il n'a plus… trouver son expression matérielle dans l'imagination, dans l'expression de la compétence, dans l'expression du génie, plus du tout. Et c'est ça qui est très grave et c'est là où je parle d'effondrement de la société occidentale, c'est-à-dire qu'il y a une perte totale de valeur et Trump, qui est on va dire presbytérien, attention c'est très important ça, c'est un presbytérien, donc c'est quelqu'un qui est très à cheval on va dire sur la religion chrétienne, et c'est quelqu'un qui va relancer bien évidemment cette notion-là et remettre au cœur du village le fameux In God We Trust. Et j'en finirai rapidement à ça, vous avez quand même Kamala Harris, qui, lors d'un meeting, est en train de parler, et à un moment donné, il y a un spectateur qui a dit « Jésus est notre Seigneur ». Et elle, carrément, elle dit non mais là ça va pas du tout, vous êtes trompée de salle, sortez d'ici. Et là ça a été un choc pour les Américains. On ne parle pas de Jésus comme ça. C'est très important. Il y a quand même une croix dans chaque classe des États-Unis. Et je le répète, in God with rust, attention. Donc tout comme en Angleterre, God save the Queen, attention. La laïcité, ils ne connaissent pas la laïcité, on va dire, c'est une spécificité française, même si elle a sa complexité. Mais aux États-Unis, on n'est pas laïcs du tout. Donc, à force de renoncer à tout ça, les Américains, au bout d'un moment, se sont soulevés. Et ce n'est pas anodin si la communauté noire, qui est profondément pratiquante à la base, a voté pour lui. Si la communauté latino-américaine, profondément catholique, a voté pour lui. Si des musulmans ont voté pour lui. Et bien évidemment, la communauté juive.
Bien sûr, merci, merci. Il faut que je vérifie pour la communauté noire, parce que j'ai vu des chiffres qui avaient tendance à dire le contraire. Mais juste en termes de symbolique, vous parliez de symboles. J'aimerais juste parler d'un symbole qui va peut-être étonner, mais je vais parler d'un écureuil. Vous savez, il y a des fois des événements, ça arrive en France aussi. Des fois, il y a une sorte d'histoire qui tient peut-être du fait divers. Mais quand elle arrive à la veille d'une élection, elle a un impact psychologique très fort parce qu'en ce moment, les gens sont à l'affût peut-être un petit peu de signes ou de symboles. Il y a beaucoup d'indécis aussi qui peuvent être touchés par ça. Il y a un gars à New York. C'est un influenceur, comme on dit. Il a un écureuil qu'il a adopté depuis 7 ans. Et une autre bête aussi. Son travail, d'ailleurs, c'est de sauver des animaux. Donc il le fait dans un cadre professionnel. Et bien, cet animal qui est devenu très apprivoisé, vraiment très proche de l'homme, il était très connu sur les réseaux sociaux. Il s'appelait Peanuts. Et en fait, ce qui s'est passé, c'est qu'un jour, La police de New York débarque chez le gars. Elle va le sortir dehors, lui et sa femme, ils vont le mettre dehors devant la maison. Et puis, ils vont fouiller la maison de fond en cambre. Ils vont fouiller même dans le... Ça, ça a choqué beaucoup l'Amérique parce que la femme du gars, elle est d'origine immigrée, d'origine étrangère. Elle est en règle, ils sont mariés et tout ça. Ils ont fouillé dans son historique d'immigration. Depuis quand on fait ça à New York ? Depuis quand on fouille dans l'histoire d'immigration des gens alors qu'on les ramène des personnes depuis la frontière du Mexique qui n'ont même pas de papiers, personne ne leur parle. Là, ils ont débarqué chez un Américain et ils ont fui dans ses papiers, dans sa vie et ils ont analysé le parcours d'immigration de sa femme. Et pire encore, ils ont pris l'animal et ils l'ont tué.
Et l'antanasié tout à fait.
Donc là, les Américains, il faut comprendre une chose. Peut être que chez les Européens, ça touche pas beaucoup parce que nous sommes devenus la petite bête un petit peu. Vous savez, on est micromanagé par l'État. Chez nous, même un bouchon, quand on ouvre une bouteille, je veux dire, voilà, il s'est attaché.
C'est juste fou, ça s'appelle le progrès. Ça, voilà, c'est les nouvelles bouteilles en France.
On a les mêmes au Royaume-Uni, malgré le Brexit par ailleurs. Chez les américains, malgré tout ce qu'on entend sur les pertes de liberté, c'est pas du tout le même niveau. Là-bas, c'est des gens qui roulent toujours en V8 et ils n'ont pas de problème avec ça. Là-bas, on n'a pas des témoins du climat qui viennent s'attacher sur les routes. Là-bas, ils sont armés jusqu'aux dents. Ils ont tout à fait le droit, des fois même apparent ou concealed. Ça signifie que comme ils veulent, il y a des lois différentes, selon ce qu'on veut cacher l'arme ou la montrer. Et ils s'appellent « the land of the free ». C'est comme ils s'appellent. Ils s'appellent comme ça. Nous sommes le pays des gens libres, des hommes libres. Dans un pays désemblié, pardon, les flics ne viennent pas à la maison, saisir l'animal de compagnie et le tuer. Donc là, c'est vrai que ça... Et les démocrates ont fait l'erreur, parce que ça a tellement... C'est tellement monté que même Kamala en a parlé. Ils font leur travail, ils préservent... Donc, ils sont apparus comme cruels et détachés de la réalité. Plus cette histoire de Jésus, là, qui a fait... Ça a beaucoup tourné cette histoire. C'est vrai que Kamala, ne pouvaient pas gagner. Moi, j'ai dit que Trump n'allait pas gagner. Je me suis trompé. Oui, je me suis trompé. C'est vrai. Mais rappelez-vous, j'étais à ça, à une oreille près de gagner. Je n'ai pas été très loin. OK, puis on n'est pas encore, on n'est pas encore le 20 janvier. Mais en même temps, il y a ces démocrates qui sont déconnectés de la réalité. C'est devenu le parti de P. Didi. Voilà. D'ailleurs, ils ont tous commencé à supplier s'il vous plaît, s'il vous plaît, votez pour Kamala parce que probablement, Les partis démocrates auraient étouffé l'histoire d'Eddie. Probablement, elle serait arrêtée là. Là, maintenant, ça va être étalé. La dernière, une des dernières, Jennifer Lopez. Jennifer Lopez, oui, il faut voter, s'il vous plaît. Mais Jennifer Lopez, elle joue sa tête dans l'histoire parce qu'elle était très proche de ce gars. Donc, et par rapport au par rapport au roi du Royaume-Uni, je veux dire deux, trois trucs, ça me désole. Mais la famille royale n'est que l'ombre d'elle-même. La famille royale, c'est fini. C'est plus cette famille qui faisait rêver, qui avait du décorum, qui avait Une certaine aura, tout ça, c'est terminé aujourd'hui. Leur fils s'est marié avec une actrice. Et Dieu sait, quand on regarde l'histoire des familles royales, que se marier avec une actrice, c'est vraiment le no go. Il s'est marié avec une actrice. Et maintenant, il a remplacé les Kardashians sur les tabloïds. Ce n'est pas grandiose pour une famille royale. Le roi est malade. Il est déconnecté de la réalité. de sorte que je comprends, il y a de plus en plus de pays. D'ailleurs, l'année dernière, il y a des îles, je ne me rappelle plus le nom, l'année dernière, l'année d'avant, qui ont supprimé la reine d'Angleterre comme souverain.
Tout à fait.
C'est sorti de leurs billets d'argent, de monnaie, des timbres et tout, c'est fini, terminé. Et on verra dans les mois et les années qui viennent, de plus en plus de pays, potentiellement la Nouvelle-Zélande, que vous avez cité, potentiellement l'Australie et d'autres, qui vont supprimer cet artefact, on va dire, du nerf impérial du Royaume-Uni où ils vont se dire vous savez les gars on vous veut plus maintenant c'est fini c'est terminé vous n'êtes plus souverain de quoi que ce soit le Canada aussi le chef d'état au Canada c'est le c'est le roi d'Angleterre en fait c'est le papier même s'il n'y a pas beaucoup de pouvoir mais tout ça tout ça va s'effondrer avec l'effondrement du Royaume-Uni qui ressemble de plus en plus à un pays du tiers monde il faut le dire je finis sur ça un chiffre un chiffre je regarde un économiste parler Il disait qu'il y a 30 ans, le revenu au Royaume-Uni était le même qu'à Singapour. Je crois que c'était de l'ordre de 40 000 dollars par personne, par capita, le GDP. Eh bien aujourd'hui, Singapour, c'est 120 000 dollars par habitant. Si c'est multiplié par 3, au Royaume-Uni, c'est toujours 40 000. Quand on compare aux Etats-Unis, c'est pareil. Quand on compare à d'autres pays, c'est pareil. On est en train de stagner, on est en train de revenir en arrière. Et forcément, on ne séduit plus. Quand vous dites finalement, après, c'est le symbole, c'est l'aura, c'est l'image qu'on dégage. Il voit un minable arriver. Je suis votre roi, mais tu es le roi de Croate. Qu'est ce que tu fais là? Je veux dire juste rentre chez toi. Et je comprends cette nana de Nouvelle-Zélande qui lui a dit.
C'est clair. Par rapport à ce résultat des élections, on veut nous faire croire que l'élection de Trump est un choc, mais 312 par rapport à 226, 312 grands électeurs de la Chambre des représentants par rapport à 226, ce n'est pas un choc. C'est un mouvement, c'est une vague réelle, sachant que là, il va avoir la Chambre des représentants avec lui, il va avoir le Sénat avec lui. Donc du coup, il va avoir les pleins pouvoirs qui vont être en plus appuyés par une Cour suprême, qui ont composé de six républicains sur les neuf juge de la Cour suprême. Et sur ces six républicains, Trump à lui seul en avait nommé trois, ce qui est unique dans l'histoire des États-Unis. Donc, du coup, il va avoir une autoroute énorme. Et cette autoroute-là, comme je l'ai dit, n'est pas le début d'un système, le début d'un mouvement, mais c'est, on va dire, la conséquence de ce qui a été fait avant, ce qui a été travaillé avant, aussi bien par rapport à l'inquiry des démocrates par rapport à l'incurie de la finance nomade internationale apatride, par rapport à l'incurie des GAFAM, là aussi internationaux apatrides, et par rapport au travail de Trump sur le terrain depuis exactement 4 ans. Donc là, pour moi, ce n'est pas un choc. Quelles vont être les conséquences ? Les conséquences vont être pour moi très claires et très simples. C'est que ça va tout simplement dégommer. Ça va nettoyer. Et c'est exactement ce qu'avait fait Poutine lorsqu'il avait débarqué après Boris Eltsine. Rappelez-vous, à l'époque Aldo, on parlait des oligarques et on avait peur des oligarques. On disait attention, c'est un oligarque, etc. Il débarquait dans les jets privés.
Ils ont disparu. C'est fini.
C'est fini. C'est fini. Il n'y a plus un seul oligarque. C'est fini. Et pourtant, la Russie est devenue encore plus riche qu'avant. Il faut savoir que c'est devenu la première armée au monde, carrément. Là, au dernier salon de l'aviation en Chine, ils ont montré leur Sukhoi 57. Et vous, Aldo, qui êtes un expert en aviation, vous imaginez que le Sukhoi, pour moi, je n'y connais rien du tout, mais au bout de quelques mettre à peine, et bien cet avion de chasse déconne. Et c'était juste fou parce qu'il s'arrêtait en plein vol, il redescendait, il tournait comme ça. Vous avez dû voir les vidéos. C'est juste incroyable. Donc, c'est Top Gun revisité. Donc, on a quand même la Russie qui est devenue la première armée du monde. On a la Chine également, qui est certainement la première armée ou première armée bis au monde, avec carrément le président Xi qui a annoncé la semaine dernière qu'il fallait se préparer à la guerre. Rien que ça. Et on a quand même la Chine qui a encerclé tout Taïwan, rien que ça. Et à côté de ça, on a les États-Unis qui n'étaient même plus capables de se maintenir en Afghanistan. Faut pas oublier ça, Aldo. Et donc là, toutes ces personnes-là qui sont dans l'armée, qui sont dans les systèmes fédéraux, qui sont dans les systèmes de santé, etc., vont devoir rendre des comptes. Et c'est là où Trump va dégommer au niveau interne, aux États-Unis. Et ce n'est pas pour rien qu'il a pris Elon Musk. Elon Musk est chargé d'alléger, de dégraisser le système fédéral. On l'a bien vu lorsqu'il a pris la présidence de Twitter, il a diminué la masse salariale de trois quarts, rien que ça. Alors je ne dis pas qu'il va devoir faire la même chose aux États-Unis, ce serait un désastre, mais en tout cas je pense qu'il doit y avoir pas mal de doublons, tout comme en France. Vous imaginez, en France quand même, il y a 358 sénateurs pour 70 millions d'habitants, j'arrondis à 70. 358 sénateurs, Aldo ! Aux États-Unis, pour 340 millions d'habitants, il y a 100 sénateurs. Et ce n'est pas pour rien qu'on a un président du Sénat, Gérard Larcher, qui est bien bedonnant, qui est bien portant. Et ce n'est pas pour rien qu'il y a une expression en France qui dit avancer à pas de sénateur, c'est-à-dire très lentement. Donc tout cela, en fait, va être changé. Et c'est là où nous vivons une période extraordinaire parce que nous allons assister en live, en direct à tout ça. Et donc, du coup, les enjeux, c'est quoi ? Les enjeux au niveau international, ça va être de vite revoir les alliances. D'ailleurs vous avez vu, le Hamas spontanément a annoncé vouloir faire la paix. Comme ça, direct, tout de suite. Et vous avez Trump qui a annoncé au Hamas que lorsqu'il allait prêter serment pour l'investiture le 20 janvier, il faudra que tous les otages soient libérés. Très bien. Alors bien évidemment, il n'y aura zéro bombardement, mais ça va être un deal en fait, ça va être un deal économique, ils savent avancer comme ça. Sachant qu'au Proche-Orient, n'oublions pas que celui qui a la cause de tous ces problèmes, ce n'est ni le Hamas, ni l'US Bona, c'est Netanyahou. Netanyahou qui est décrié par les Israéliens en plus haut lieu, surtout depuis qu'il a limogé le ministre de la Défense, Galant. Et là il faut savoir qu'il y a une rébellion au sein de Tzahal, une rébellion au sein de l'armée israélienne, et certains même disent qu'il pourrait y avoir un coup d'État. Parce que faire la guerre, pourquoi pas ? mais lorsqu'il n'y a aucune finalité à part tout détruire, tout raser et procéder à un véritable génocide, et ce n'est pas moi qui le dis, c'est Ralph Segal, l'expert mondial israélien en matière de génocide, il a dit ce qui se passe actuellement à Gaza c'est un cas d'éconne, et cela a été également confirmé par Hélène Bappé, qui est un éminent historien israélien. Ça a été également repris par énormément de personnes qui ont même vécu l'Holocauste. Donc à partir de là, on a un problème. c'est Netanyahou qui est complètement décrié et qui n'a que le mépris de Trump. Il faut savoir que Trump n'apprécie pas du tout Netanyahou. Plusieurs fois, il avait refusé de lui serrer la main. Lorsqu'il avait Netanyahou à ses côtés, il ne le regardait pas, etc. Et puis Trump quand même a une vision, on va dire transversale, parce qu'il a un gendre, donc juif, Jared Kushner, et il a un autre gendre qui est libanais. Et oui, ça joue tout cela. Tout cela montre quoi ? Qu'il a une double sensibilité par rapport à la région, et je ne doute aucunement qu'il va vite s'y atteler. Pourquoi ? Parce que derrière ce génocide, derrière ce massacre, derrière cette déstabilisation régionale, vous avez un enjeu économique de taille, ce sont les BRICS. qui sont l'ennemi numéro un des États-Unis. Et vous le savez Aldo, les BRICS ont été très intelligents en ayant intégré l'Iran, en ayant intégré l'Égypte, en ayant intégré les Émirats Arabes Unis, en ayant intégré l'Arabie Saoudite qui doit confirmer son peu, et en ayant intégré l'Éthiopie. Et là vous n'avez rien de moins Aldo que 30 pays qui demandent à intégrer les BRICS, dont la Malaisie, l'Indonésie, etc. Donc ils sont quand même des poids lourds. Donc l'enjeu il est là. Et Trump va imposer à mon sens son diapason à l'Europe. et c'est pour ça, je pense que l'Union Européenne, je n'ai pas parlé d'Europe, l'Europe existera toujours, elle sera toujours extraordinaire, mais l'Union Européenne, pour moi, vit ses derniers mois. L'euro, pour moi, vit ses derniers mois et on sent bien la panique de la part de Van der Leyen, on sent bien la panique de la part de Thierry Breton qui, il y a deux semaines, annoncer que les États-Unis, ce n'est pas ça la démocratie, et qu'Elon Musk devait faire attention, etc. Et là, dès qu'il y a eu le résultat, vous avez Thierry Breton, ancien commissaire, qui a dit, mais vous savez, le seul téléphone que possède Donald Trump, c'est le téléphone de Viktor Orban. Et ce qui est vrai, et d'ailleurs vous le voyez bien, comme quoi il n'y a pas de hasard dans le calendrier, à l'heure où je vous parle, c'est la Hongrie qui préside l'Union Européenne jusqu'au 31 décembre. Donc vous imaginez bien que d'ici le 31 décembre, Orban et Trump vont être très synchros pour bien préparer l'après-Hongrie.
Oui, oui, excellent. Écoutez, par rapport à... Vous avez parlé très rapidement d'Israël. J'ouvre une parenthèse. Ce n'est pas le sujet de ce soir, bien entendu, mais on fera peut-être un live, si on veut se risquer à faire un live spécial Moyen-Orient un jour. Pourquoi pas ? Vous êtes la 3000 à nous regarder. Là, on vient de dépasser la barre des 3000. On est à 1h27. Juste par rapport à Netanyahou, moi je pense que les Israéliens auraient dû le virer à l'époque de la crise sanitaire. Ce qu'il a fait durant la crise sanitaire, ça montrait déjà de quelle bois il se chauffe ce type. Ce qu'il a fait, quand on regarde l'histoire d'Israël et quand on regarde la fondation de l'État d'Israël, ce qu'il a fait c'était absolument un logo historique. Ce qu'il a fait durant la crise sanitaire, Netanyahou a annulé complètement toute perspective morale par rapport à ce qui s'est passé durant la Deuxième Guerre mondiale. Ça signifie qu'Israël ne peut plus se référer à ce qui s'est passé durant la Deuxième Guerre mondiale parce qu'elle fait exactement pareil sur son propre peuple pour commencer. Donc l'ennemi, le premier ennemi, c'est Netanyahou. Netanyahou qui sous son watch aujourd'hui, Israël a perdu tout goodwill parce qu'un pays, quel qu'il soit, un pays, prenez un pays au hasard, ça peut être l'Égypte, l'Afrique du Sud, peu importe. N'importe quel pays n'existe pas uniquement parce qu'il est capable de tuer et de bombarder. Il y a, bien sûr, un pays a une armée. Bien entendu, tous les pays du monde ont une armée, enfin presque. L'armée, c'est le côté dissuasif. On ne va pas l'utiliser systématiquement. Dans l'idéal, on ne l'utilise pas. Mais l'armée est là. On la sort les jours de fête nationale, on montre les muscles, machin, c'est bien. Mais tout le reste, il y a plusieurs éléments qui jouent dans la pérennité d'un pays. La culture, qu'on arrive à rayonner à l'extérieur. La France est très forte là-dedans. l'économie, les échanges économiques qu'on arrive à faire, la diplomatie, les bras de fer sur des sujets et d'autres et tout ça. Tout ça, tout ça. Il y a une palette en réalité. Nathaniel, on n'a qu'une seule palette, la brutalité. Il y a une brute. Alors, beaucoup d'israéliens sont d'accord avec ce que je dis. D'autres peut-être pas. Parce qu'il y a le coup de... Il y a le coup de l'émotion. Là, non, non, non, Aldo, tu ne comprends pas, il nous défend, il veut nous tuer tous ensemble. Oui. Quand vous reviendrez, ceux qui sont en train de tenir ce discours, quand vous reviendrez de votre émotion, Vous comprendrez. Sauf qu'il va falloir à Israël, probablement 100 ans à partir de maintenant, pour qu'elle revienne au goût d'huile qu'il y avait sur Israël avant le 7 octobre. Et je veux dire, quand il y a eu l'attentat du 7 octobre, tout le monde l'a condamné. Je l'ai condamné. J'ai vu des imams chiites radicaux venir condamner les attentats du 7 octobre. Cherchez la vidéo de Yasser Habib, un imam chiite radical condamné à mort dans son pays d'origine. qui dit mon cœur a eu mal de ces images tellement dégueulasses, tellement odieuses. Aucun humain ne peut les regarder, même s'il a dit je suis en guerre contre Israël, je lutte contre Israël. Mais ces images là de civils mourant de cette manière là, ce n'est pas possible. Voilà le goût d'huile qu'il y avait, même chez les gens qui étaient anti-Israël. Aujourd'hui, Je veux dire, good luck les gars quoi. Même les gars qui étaient pour la normalisation avec Israël et tout n'existent plus, ils sont partis, c'est terminé. Ceux-là sont partis, on disparaît. Et les gars qui détestaient Israël avant, aujourd'hui ils sont passés du côté obscur de la force. Voilà. Ce que je dis. Pour moi, Netanyahou n'est pas en train de défendre Israël. Netanyahou c'est celui qui détruira Israël s'il continue, s'il n'y a pas un coup d'État un jour et qu'on le voit avec les menottes. On verra. Bon, juste, tu fermes la parenthèse parce que c'est pas le...
C'est intéressant, Thaldo, mais c'est pour vous dire, les enjeux vont être là. Il va y avoir en fait trois enjeux pour moi. Il y en a beaucoup plus, bien évidemment, que je vais aborder. Le premier, il est interne aux États-Unis. C'est recréer une classe moyenne. une middle class et recréer le rêve américain et ramener les investissements aux États-Unis. Il faut savoir quand même qu'Apple ne produit pas aux États-Unis, c'est juste fou. Il faut savoir que les plus grands hangars d'Amazon ne sont pas aux États-Unis, c'est juste fou. Et donc du coup, il faudra qu'ils relancent ça, c'est juste un impératif. Quand vous voyez Aldo que 5 millions d'Américains, il y en aura certainement plus, vivent en dessous du seuil de pauvreté, Il y a 16 millions d'Américains qui vivent de bons alimentaires. Vous imaginez, c'est juste fou. Pendant les élections, vous pouvez voter des immigrés illégaux en ne présentant pas de pièce d'identité en Californie. C'est juste fou. Donc là, on est arrivé à un chaos énorme, mais qui n'intéressait pas du tout Bill Gates, etc. parce qu'ils sont apatrides ces gens-là. Et là, on va rapatrier au sein de la patrie, au sein des États-Unis. Donc le premier enjeu, il est là. Et cet enjeu-là va avoir des incidences énormes sur la planète en termes d'export, en termes de commandes, énormément. Le deuxième enjeu va être européen. nous allons vivre les derniers mois de l'Union européenne telle que nous la connaissons avec des détournements de fonds au détriment du citoyen européen pour nourrir un régime nazi. Il faut quand même savoir que Zelensky est un bandériste et vous avez énormément là aussi de personnalités juives, notamment qui sont rescapées de l'Holocauste et qui ont condamné justement la pratique de l'Ukraine. on n'a eu aucun problème à massacrer également des millions de juifs. Donc on a un régime nazi qui ne s'en cache même pas en plus, et un régime ultra-corrompu. Il ne faut pas oublier quand même qu'à l'époque des Panama Papers, vous vous rappelez Aldo, on décriait Zelensky et l'Ukraine. On disait que l'Ukraine était l'un des pays les plus corrompus au monde. Le pays le plus corrompu au monde, c'est un pays qui partage nos valeurs. Mais quelles valeurs ? De quelles valeurs nous parle-t-on ? Et je ne veux même pas rentrer dans le cadre de ce live des laboratoires clandestins, des trafics d'enfants, des traités d'humains, etc. Je ne veux même pas rentrer dans ça parce que c'est un puits sans fond. Mais en tout cas, il va y avoir des conséquences européennes et Trump, en tant qu'homme d'affaires, et tout bon politique qui soit, il va quand même négocier, mais avec une perte de demain, pour reprendre votre expression, au poker. Parce qu'à l'époque, il n'y aurait pas eu la guerre depuis deux ans, maintenant depuis bientôt trois ans, parce que c'est en février 2022 qu'il y a eu l'opération spéciale russe, Eh bien, mine de rien, il y a énormément de temps qui a été perdu par rapport à tout ça, et Trump va devoir négocier un état factuel. C'est quoi ? C'est que la Russie est tranquillement arrivée jusqu'au fleuve Le Dniepr. Donc la Russie dira, moi je m'arrête au niveau du fleuve, très bien. Poutine dira ça. Le reste je veux bien renoncer, mais par contre je ne fais pas marche arrière, il en est hors de question. La deuxième chose, c'est que Trump va se retirer de l'OTAN. Quand je dis se retirer de l'OTAN, ce n'est pas forcément du commandement, parce qu'ils vont garder la main, mais du financement de l'OTAN. et bien l'OTAN va dire aux citoyens français, salut les gars, il faut rempiler encore plus, il faut mettre la main à la poche. Et c'est là où ça va exploser en Europe, parce qu'on est quand même dans un continent qui est ultra prélevé en termes d'imposition, en termes de taxes, etc. Et les gens veulent bien mettre la main à la poche, mais lorsque ça a un sens, et déjà depuis deux ans on leur demande de payer pour un criminel, pour un corrompu qui ne cesse de détourner cet argent-là, mais bien évidemment tout cela n'est que du blanchiment, et donc là on n'acceptera pas de payer encore plus pour quelque chose de totalement abstrait. Et on veut nous vendre la Russie comme un ennemi. La Russie n'a jamais été un ennemi. Jamais. La Russie, il faut savoir, n'est pas un pays impérialiste. Je pourrais choquer certains, mais ce n'est pas les États-Unis. Les États-Unis, n'oublions pas qu'ils ont 780 bases militaires dans le monde. Et 780, je dois être gentil d'en avoir plus. 780 bases militaires dans 80 pays. La Chine, qu'on décrit comme l'ogre, n'a qu'une seule base militaire dans le monde, c'est à Djibouti. et d'ailleurs c'est une base qui a comme voisin une base américaine, également Djibouti, et une base qui a comme voisine une autre base, c'est la base française. Donc vous avez trois bases militaires à Djibouti, américaines, chinoises et françaises, donc ça se surveille très bien dans cette partie du globe. Donc la Russie n'a jamais été impérialiste. Par contre la Russie nous donne des exemples. Un, Napoléon s'est cassé les dents. Deux, Hitler s'est cassé les dents. Jamais deux sans trois. Eh bien l'Union Européenne se cassera les dents, c'est juste une évidence. Et c'est parce que les États-Unis sont de fins stratèges, on dira ce qu'on voudra, qu'ils n'ont mené aucune opération directe contre la Russie. Ce n'est pas possible. Et il faut savoir que Trump aura la main sur le Pentagone, contrairement à Biden, notamment via le général Flynn. Donc voilà quels seront les enjeux. Et ici, pour parler de la France, pour parler de l'Angleterre, je pense que Macron vit pareil ces derniers mois. Je pense que Macron ne finira pas son mandat, ne tiendra pas jusqu'en 2027. Vous avez remarqué Aldo que déjà le gouvernement Barnier s'essouffle, il est déjà insignifiant. – On ne parle plus de lui.
On ne parle plus de Barnier, c'est terminé.
Alors, on a parlé de lui pour deux choses. Une chose, la semaine dernière, il a eu une attaque, le pauvre. Alors bon, je lui souhaite un prompt rétablissement, mais il a eu une attaque, il a fini à l'hôpital, etc. On a dit que tout allait bien. Donc, on a parlé de lui par rapport à ça. Et puis, on a parlé de lui ce matin. Il faut savoir qu'un de ses majordomes a été arrêté avec de la cocaïne. Voilà, rien que ça. Ça date de ce matin, Aldo. Voilà. C'est tout ça pour vous dire, les Français n'en peuvent plus de tout ça, surtout à un moment où on voit qu'il y a beaucoup d'argent. Parce qu'on nous dit qu'il n'y a pas d'argent, mais il n'y a que ça de l'argent en France. Et je finirai mon propos sur la France, parce qu'on parle des États-Unis, mais rapidement cette petite parenthèse, c'est Il y a deux semaines, un article du Canard Enchaîné nous apprend qu'une société de mobilier qui vend des tables, des bureaux, des lampes, etc. dont le siège est à Amiens, Amiens c'est la ville natale de Macron. En 2022, c'est une société qui vend ses biens à l'État. C'est de la commande publique. Cette société, en 2022, avait un chiffre d'affaires de 450 000 euros. Jusque là, tout va bien. Accrochez-vous à le dos, s'il vous plaît. Chiffre d'affaires 2023, 155 milliards d'euros. Vous m'avez bien entendu.
De 450 000 ?
Voilà, de 450 000 à 155 milliards.
Mais ils vendent des missiles ou quoi ces gens ?
Ah non mais c'est... et alors donc ils sont rentrés dans les détails le cadavre enchaîné et une lampe qui vaut chez Ikea on va dire 20 euros était vendue 200 euros. Voilà rien que ça.
Je la vends à 180 euros moi à l'état français s'ils me l'achètent.
Et bien l'enjeu va être là, les conséquences vont être là. C'est-à-dire que Trump n'aura pas de temps à perdre et soit on va marcher avec lui, sachant que la France est un vassal des États-Unis, mais c'est un vassal des États-Unis depuis Sarkozy uniquement. Attention, parce que c'est lui qui a vendu l'or français aux Américains, c'est lui qui a décidé de réintégrer le commandement militaire de l'OTAN, etc. Et il y a ce qu'on appelle les « young leaders ». Et quand on voit, il y a pas mal de leaders français, dont Macron, dont Gabriel Attal, dont Othmane Nassrou, dont Édouard Philippe, etc., qui ont été formés par les Américains, notamment par rapport à la fondation franco-américaine. Donc la France est un vassal des États-Unis à l'heure où je vous parle, et donc soit Macron va marcher, va changer complètement de cap et prendre un virage à 180 degrés, soit il va dégager.
Ouais, on verra. S'il vous plaît, il y a plusieurs personnes qui réagissent au chiffre de 155 milliards. S'il vous plaît, fact-checkez-moi ça, regardez c'est quoi le chiffre dans les commentaires. On verra un petit peu ce que dira le public, comme on dit dans les questions pour un pour un champion, ce que dit le public. Il semblerait que le chiffre d'affaires a explosé, mais pas jusqu'à 155 milliards. On va voir. Mais ce n'est pas grave. Vous avez dit beaucoup de choses.
Oui.
Par rapport à... J'ai noté que je n'arrête pas de prendre des notes. À propos de General Flynn, j'ai remarqué que General Flynn, depuis quelques années, on se suit mutuellement sur Twitter.
Excellent.
Il me suit, je le suis. Je ne l'ai pas parlé, je ne l'ai pas engagé, je ne lui ai pas écrit un message privé, mais peut-être que je le ferai à l'occasion quand j'aurai un truc intéressant à dire. Maintenant, Une question, j'avais une question. Alors, le problème c'est que ça boue dans tous les sens dans mon cerveau. Vous êtes combien ? Vous êtes 3 180, presque 3 200 personnes à nous regarder. Merci d'être ici, ça me fait vraiment plaisir que vous soyez là.
Alors excusez-moi Aldo, je me suis checké moi-même, auto-checké. Donc Europe 1, comment le public, l'administration est-elle victime de surfacturation de la part de certaines entreprises pour ses achats notamment de fournitures et mobiliers ? L'administration a dépensé 155 milliards d'euros en 2023 et c'est une société qui a profité de de ces commandes là et cette société s'appelle alors je vais vous dire le nom bah c'est 155 milliards ah bah voilà le chiffre était tellement.
Énorme maître était tellement énorme qu'il y a des gens qui ont dit non mais c'est pas possible on rentre pas.
Dans la tête En tant qu'avocat, je lis régulièrement des bilans d'entreprises. Passer déjà de 450 000 à 1,5 million, c'est déjà un exploit. Passer à 15 millions d'euros, alors là c'est juste improbable. Passer à 150 millions, c'est impossible. En milliards, c'est juste fou. Et c'est une société en plus qui est structurée en mezzanine, c'est-à-dire une société possédée elle-même par une holding, etc. Mais tout ça pour vous dire quoi ? Tout ça pour vous dire qu'en fait, on est dans du gangsterisme d'État et on est, on va dire, dans du conflit d'intérêts permanents. On est dans de la prise d'intérêts très c'est une entreprise illégale d'intérêt permanent et c'est ça qu'il faut arrêter. Et Trump, mine de rien, s'est prononcé, on va dire, sur la corruption aussi. Il s'est positionné sur ça, là où Kamala Harris s'est prononcée sur le wauquisme. Voilà, excusez-moi, je ne vous interromps plus Aldo. Je me suis auto-chiqué, je me suis autorisé.
C'est bien, c'est bien. Non, mais on a bien fait de nous arrêter sur ce chiffre de 155 milliards parce qu'effectivement, beaucoup de beaucoup de Français et je les comprends quand ils voient le niveau, le degré du pillage, on n'est plus dans du pillage de 100 000 euros par ci, de 100 000 euros par là, des factures de taxis. Aujourd'hui, ça a pris des proportions industrielles et d'ailleurs, Je le dis tout le temps dans mon livre sur l'escrologie, il y a une phrase que je répète tout le temps, il n'y a pas de crime sans victime. L'argent qui est en train d'être pillé pour partir à droite, à gauche chez des copains, c'est l'argent qui viendra à manquer le jour où on a besoin de construire un hôpital, le jour où on a besoin de remplacer la hanche à un vieux monsieur, le jour où on a besoin de chauffer une école. Ça signifie la qualité de vie qui est en train de se dégrader aujourd'hui du français et du britannique. D'ailleurs, c'est pareil, nous vivons la même chose. Eh bien, ce n'est pas par hasard, ce n'est pas par accident. Nous sommes, entre guillemets, soi-disant des pays du premier monde, mais nous sommes en train de dégringoler parce que on est siphonné. Les richesses du pays sont siphonnées. Ici, au Royaume-Uni, mettre en aller même. On a eu une fois un article de journal qui montrait un petit peu combien l'hôpital public paye pour, par exemple, des pâtes alimentaires. Un sac de 500 grammes de pâtes alimentaires que n'importe qui peut trouver pour 1,50€ ou 2€ chez Carrefour. C'était de l'ordre de 150€ le pack, oui. C'est ce genre de chiffre. Mais ces compagnies, moi je pense, je ne parle pas de cette compagnie en particulier, je n'ai pas envie de remplacer la hanche à un vieux monsieur le jour où on a besoin de chauffer une école. Ça signifie la qualité. Mais en général, ce que j'ai cru comprendre au Royaume-Uni, c'est qu'il y a souvent des marges arrière. Ça signifie que la compagnie ne va pas garder complètement les 150 euros pour le paquet de pâtes, mais probablement... Et c'est comme ça qu'on finit avec des Panama Papers et c'est comme ça qu'on finit avec ce genre de choses. Cet argent, il vient de quelque part et il est viré ailleurs. Et honnêtement, les Français qui nous écoutent, chez beaucoup de Français, nous écoutons pratiquement 3 200 personnes. Il faut qu'ils prennent leur destin en main. Il faut arrêter de voter pour les mêmes. Il faut arrêter de voter pour les gens du système. Honnêtement, ils vont vous ruiner, et pareil pour nous au Royaume-Uni, jusqu'à ce qu'on devienne comme le Sud-Soudan ou la Somalie. Ils n'ont pas de limites, eux. Ils sont en train de pomper l'argent. Donc franchement, on peut se retrouver affamés, on peut se retrouver à nous battre pour un morceau de pain. C'est pas leur problème. On est chez des sabordeurs de civilisation. Les Américains, eux, ils l'ont compris. Ils ont vu le wokisme, ils ont vu P. Didi, ils ont vu le gars, le signe de la Maison Blanche, ils se sont dit bon... On ne sait pas comment elle est arrivée la dernière fois à la Maison-Blanche, peu importe. Mais aujourd'hui, on se réveille, on y va. Et ils en étaient massivement. Et comme vous l'avez décrit, le vote, là, c'était un raz-de-marée. Ce n'est pas un petit genre, oui, il a eu 50 % et demi. Non, non. Mais elle n'avait aucune chance, la nana. Il l'a écrasé, c'est le rouleau compresseur. Il y a une volonté populaire derrière.
Et d'ailleurs, il avait des propos quand même qui étaient très forts, franchement, parce qu'il ne faut même pas être un génie parce que cela relevait du bon sens, lorsque l'Iran a bombardé Tel Aviv et bombardé Israël en dehors de Tel Aviv. Très bien, le lendemain Trump a-t-il annoncé, il a dit aux États-Unis personne n'est responsable, Biden est en train de dormir et Kamala est allée danser avec Beyoncé. Et ça ce sont quand même des phrases non seulement choques mais tellement réelles, tellement réelles. Qu'est-ce que Kamala Harris va appeler Beyoncé pour qu'elle vienne, sachant que tout le monde s'attendait à ce qu'elle chante en plus ? Et à la rigueur, elle aurait chanté, pourquoi pas ? Ça aurait pu inverser la tendance. Si elle avait fait un concert pendant deux heures, on l'aurait retenu comme ça, très bien. Tout le monde en l'aurait eu pour son argent, entre guillemets, même si c'était gratuit. Et elle n'a parlé même pas cinq minutes. Même pas cinq minutes. Et après, la mère de Beyoncé a parlé. Et là, elle a osé dire, excusez-moi, les gars, le téléprompteur est trop loin. Je n'arrive pas à bien lire. Vous imaginez ? Donc c'est là où il y a des choses quand même qui sont très graves, et les gens ne supportent plus ce type de posture. Lorsque vous avez Biden qui a traité les Américains qui votaient pour Trump de déchets, carrément, et dès le lendemain, Trump conduit un camion de bain à ordures. « Eh bien moi, je suis fier des déchets, c'est-à-dire voilà, je suis middle class, etc. » Lorsque vous avez Kamala Harris qui annonce qu'elle avait travaillé chez McDo, et là vous avez Trump qui va travailler à McDo, il sert des gens, etc.
Mais elle a montré une fausse photo, Maître. Elle a montré une photo qui était en Photoshop. On a même trouvé la personne derrière la vraie photo. Ils ont changé la tête.
Tout à fait. Et ça, les gens ne le supportent plus. Et c'est d'autant plus aberrant qu'on a quand même maintenant un contre-pouvoir. Parce qu'on a toujours désigné les médias comme le quatrième pouvoir. Mais les médias, en tout cas en France, en tout cas en Europe, en tout cas en Angleterre, ne sont plus le quatrième pouvoir. Ce sont uniquement des relais de propagande et ce sont uniquement des journalistes de faits divers. Et là aussi, ils voient leur fin arriver parce qu'il ne faut pas oublier que Twitter… après une valorisation boursière, mais juste surréaliste. Tesla, après une valorisation boursière incroyable. Je n'ai pas les chiffres réellement en vue.
– Je regarde, je regarde.
– Oui, mais dès l'élection de Trump, ça a explosé et on dit que la fortune personnelle de Musk en valorisation a augmenté de 27 milliards en à peine quelques jours. Et donc qu'est-ce que cela donne ? Cela donne que demain Twitter n'aura aucun problème à racheter d'autres médias. Demain, Twitter n'aura aucun problème à se substituer aux médias d'île traditionnelle qui sont devenus mainstream. Et donc, c'est là où on est vraiment à une technologie de déplacement. C'est là où on est dans un basculement. Et c'est là où, je me répète, on vit une époque formidable. Alors souvent, par rapport à nos lives, on me reproche d'être optimiste. Attention, moi, je ne suis pas du tout naïf. Je suis optimiste parce que je refuse de céder à l'obscurité, à la peur, au côté sombre des choses. Je pense être très clairvoyant, je le dis avec beaucoup d'humilité, mais il faut quand même savoir s'extasier lorsqu'on entend un oiseau chanter le matin. Il faut savoir s'extasier lorsqu'on voit le soleil se lever ou se coucher, et donc du coup, Nous, nous devons, je le dis, c'est une obligation, de voir les choses, on va dire, avec bienveillance, tout en restant, bien sûr, clairvoyant sur l'escrologie, pour ne pas l'écouter.
L'escrologie, le livre escrologie, je vous rappelle, qui est disponible sur Amazon. Le papier est sorti, la version papier est là et la version Kindle va sortir dans quelques jours. Elle va sortir dans deux jours, le 10.
Quand même très rapidement en parlant d'escrologie, vous et moi, on est vieux, moi j'ai 50 ans et moi j'ai grandi quand même dans les années 80 où on nous disait qu'on allait être détruit par les pluies acides. Ensuite, moi, je m'en rappelle très bien.
Il y a des trous après dans l'ozone.
J'y viens, ça c'est des années 90. Doucement, s'il vous plaît, Aldo, doucement. Ensuite, les années 90, c'est la couche d'ozone. Et je me rappelle, à l'époque, je n'étais pas outillier comme maintenant, lorsque j'achetais un déodorant quand j'étais adolescent. Eh bien, vous imaginez, déodorant, voilà. Et derrière, c'est écrit préserve la couche d'ozone. C'est écrit sur l'arrière du dodo. Vous vous rappelez, Aldo ? Mais c'est fou. Après, eh bien, j'ai vécu les Maldives vont disparaître.
Oui.
Vous vous rappelez de ça? Et donc, je me disais mais mince, il faut que j'aille aux Maldives. Donc, je suis allé aux Maldives. J'y étais, on va dire, il y a 15 ans. Très bien. Et là, je vous assure, il y a 15 ans, c'est bon, j'ai fait les Maldives. Maintenant, ça peut disparaître. J'étais très égoïste à l'époque et les Maldives n'ont pas disparu, voire même mieux. Ils n'arrêtent pas de construire de nouveaux aéroports. Donc on est dans de l'escrologie, mais tout ça pour vous dire quoi ? C'est qu'on alimente des peurs en permanence. Il faut arrêter de céder à la peur, il faut que la peur change de camp. Et là, je le dis avec force, la peur doit changer de camp. C'est Fauci qui doit avoir peur maintenant. C'est Tedros qui doit avoir peur. D'ailleurs, Tedros a déjà exprimé sa peur. Je ne sais pas si vous avez suivi Aldo. Il a donné une conférence de presse. Il a dit mais on n'a jamais imposé à qui que ce soit de se vacciner. Jamais. – Eh oui, il l'a dit, vous savez certains ne doutent de rien, donc il a quand même dit qu'on n'a jamais imposé qu'il que ce soit, donc la peur doit changer de camp et la peur doit être maintenant dans les tripes de Von der Leyen, doit être dans les tripes de Sterner, doit être dans les tripes de Macron, doit être dans les tripes de tous ceux qui ont causé un chaos depuis des années, ont fomenté un véritable hold-up étatique et transnational, et nous, nous sommes la force du nombre. Et ce que je veux dire par là, c'est que lorsqu'il y a un discours simple, un discours clair, un discours net, qui a été exprimé par Trump, qui a été exprimé par Kennedy, qui a été exprimé par Musk. Eh bien, lorsqu'on a ces discours là, vous avez un élan populaire qui avoisine des 79 millions de personnes. Et ça, c'est juste superbe.
Absolument, absolument. Alors Tesla, Tesla, ça a pris 30% en un mois. J'ai regardé. C'est énorme. C'était dans les lots de 200. C'était 218, etc. Maintenant, c'est 320. Bon, ça a pris. d'après des analyses financières auxquelles j'ai parlé, c'est un petit peu surévalué. Je comprends la conjoncture économique, je comprends la politique. Parce que si vous voulez, on valorise en général, on valorise comme ça, on valorise les entreprises en nombre de fois leurs revenus. Si on compare la capitalisation boursière par rapport aux revenus, Il y a quand même une aberration. Mais bon, le marché a toujours raison. Le marché a poussé Tesla vers le haut parce que bon, Trump arrive, machin. Mais il faut se méfier quand même. Ce n'est pas un conseil financier. Je ne suis pas en train de recommander. On n'est pas en train de recommander d'acheter du Tesla ou autre. C'est super, super valorisé. Faites très gaffe, survalorisé. Par rapport au Maldives, j'ai été au Maldives l'année dernière et j'ai pris avec moi pour rigoler ce que j'ai appelé la règle climatique. Donc, j'ai pris une règle en métal et j'avais mesuré l'enfoncement des hivers. En fait, en réalité, effectivement, ils ont menti parce que dans les années 90, ils se sont même permis un vaudeville qui avait fait le tour du monde. Le président des Maldives, avec tous ses ministres, ont tenu un conseil des ministres sous l'eau. Donc, ils ont pris des tables. Ils ont mis sous l'océan, ils ont mis des tenues, et puis ils ont fait semblant de travailler dans un conseil des ministres. Ils ont dit, nous pauvres Maldives, on va couler, on va tous mourir. la mer n'a pas bougé d'un iota, même pas d'un niveau de grains de sable. Ils sont très bien, ils prennent même des réservations pour l'année prochaine, pour vous dire, il n'y a pas. Donc, c'était encore une fois votre vie. Par rapport, vous avez parlé des CFC. Alors, je parle des Maldives dans le livre. Dans le livre de l'escrologie, je parle des CFC. Je vais vous dire juste un truc rapidement sur les CFC. À l'époque du trou de l'ozone, On a découvert que, vous savez, dans les parties, quand on va à l'hémisphère Nord, durant l'hiver, durant l'hiver qui dure très longtemps, pendant des mois et des mois, le soleil reste sous l'horizon, il fait nuit d'ailleurs, au-delà du cercle polaire. Eh bien, il n'y a pas de rayons solaires qui arrivent sur l'atmosphère, et donc l'ozone a tendance à partir, à dégénérer et partir. Et ce qu'on a constaté, c'est qu'au printemps, quand le soleil revient, dès que les premiers UV arrivent sur l'atmosphère, l'ozone se régénère. Et il le fait jusqu'à maintenant, donc c'est un phénomène naturel en fait. L'ozone, un molécule O3, on respire du O2, l'ozone c'est O3, donc c'est trois molécules d'oxygène, il part et il revient en fonction des saisons. C'est saisonné, c'est variable. Quand ils ont découvert ça à l'époque, alors qu'ils n'avaient même pas fini d'investiguer ou de comprendre ou autre, ils étaient ne serait-ce qu'au début de l'observation du phénomène. Ils ont appelé les journalistes en disant, les gars, on va tous mourir. Regardez ce qui se passe. L'ozone est en train de partir. Tout ça. En fait, il y avait une hystérie. Il y a des études. Il y a une étude que je cite ici, une étude revue par des pairs, publiée dans des sites scientifiques, qui dit que c'était une affaire politique plus qu'une affaire scientifique. C'est faux. Qui était derrière, mes amis ? Vous savez qui était derrière ? Le plus grand fabricant de CFC au monde, Dupont. Mais alors les gens vont dire, là on a 3300 personnes qui écoutent, qui vont dire, mais attends, attends. Dupont fait un part en campagne contre un produit qu'eux-mêmes fabriquent. Mais c'est quoi cette histoire ? Eh oui, mais il faut savoir une chose. La patente pour ce produit de CFC avait expiré depuis longtemps. Dupont avait plein de concurrents qu'il fabriquait à travers le monde. Ses parts de marché étaient en train de partir. Ses marges sur le CFC étaient en train de s'effondrer. Donc, ce qu'il leur fallait, une obsolescence réglementaire du CFC. Il fallait le supprimer et ils avaient un produit qui était dix fois plus cher. Mais le produit dix fois plus cher, ils ne pouvaient pas le vendre s'il n'y avait pas une obsolescence réglementaire. du produit moins cher. C'est comme si demain, on interdisait l'aspirine et puis on sort un produit qu'on appelle aspirine 2.0 qui coûte dix fois plus cher.
Ils en rêvent. Ils en rêvent.
Donc, c'est ce qu'ils ont fait. Dupont était derrière cette histoire et ils ont influencé comme l'industrie du tabac que vous avez cité en début de vidéo. L'industrie du tabac est à l'origine de la fake science. J'en parle ici aussi. La fake science. Il y a récemment, en 2018-2019, une fondation indépendante qui finançait des études sur le tabac partout dans le monde. Et la loi Metz déclare ne prenaient plus d'études de cette fondation indépendante, ne prenaient pas leurs études, ne prenaient pas leur argent, ne travaillaient pas avec eux. Pourquoi ? Parce qu'on découvre que derrière, c'était Philippe Maurice, le plus grand vendeur de cigarettes au monde, qui l'avait créé et qui a injecté un milliard de dollars par an dedans. pour fabriquer de la fausse science. Donc, une étude récente qui est sortie, scientifique, une étude sur sept publiée aujourd'hui est un fake complet, a été acheté, a été corrompu. Je veux dire, mes amis, quand des gens viennent dans des plateaux télévision et vous disent c'est un fait scientifique, Attention, attention, aujourd'hui, il va falloir faire gaffe, prendre ça avec des pincettes. On a énormément d'antrismes, d'influences de Big Pharma, de l'industrie, de l'industrie du tabac. Ça devient, nous vivons, nous vivons à mettre l'âge de la grande méga corruption. Tout ce qu'on touche aujourd'hui est malheureusement corrompu. C'est pour ça qu'on doit faire gaffe, faire très, très, très attention, sinon on finit par prendre des décisions qui sont contraires à nos intérêts, à l'intérêt de nos familles, à l'intérêt de nos enfants, à l'intérêt de notre pays. Il faut faire très très gaffe, vous pouvez devenir l'ennemi de vous-même aujourd'hui.
Tout à fait, mais en fait, qu'est-ce qu'on voit ? Ce qu'on voit très clairement, c'est qu'on a une doctrine coloniale et néocoloniale où on a imposé une vision du monde. et on a imposé une vision du monde de manière segmentée. Je prends le cas de l'Afrique parce que j'ai parlé des enjeux. J'ai parlé du premier enjeu du fait de l'élection de Trump qui est un enjeu interne. J'ai parlé du deuxième enjeu qui est l'enjeu européen. Il y a un troisième enjeu qui est l'enjeu du Proche-Orient et on a évoqué cette problématique. Je voudrais quand même parler de l'Afrique. qui est un très grand continent et qui va, dans les 20 prochaines années, être la première population mondiale. À partir de là, il faut savoir que l'Afrique joue quelque chose de très important pour les prochaines années. Pourquoi ? Parce que les États-Unis n'auront pas le temps de mener sous Trump une politique impérialiste, une politique de bombardement. De toute façon, c'est le seul président des États-Unis post-seconde guerre mondiale qui n'a mené aucune guerre. C'est le seul. Lui, c'est un homme d'affaires. Donc ça, les États-Unis n'auront pas le temps, on va dire, d'essayer d'asphyxier l'Afrique. Il faut savoir que l'Europe est de plus en plus rejetée de l'Afrique. On voit bien la France qui a été rejetée du Mali, a été rejetée du Niger, a été rejetée du Burkina Faso, a été rejetée par l'Algérie, a été rejetée par le Maroc, avant que Macron ne fasse un marche arrière toutes et à y faire la danse du ventre pas plus tard qu'il y a deux semaines au Maroc avec une délégation de 122 personnes, c'était complètement délirant, disproportionné, avec deux Airbus A330 plus un jet, tout cela pour renouer des relations avec le roi Mohammed VI, tout cela pour signer pas mal de contrats, le tout en échange de l'affirmation claire et nette de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental, très bien. Mais hormis ça, on est quand même encore dans des subdivisions, c'est-à-dire le Maghreb d'un côté, on dit les maghrébins sont limite pas des Africains, l'Afrique de l'Ouest, l'Afrique de l'Est, l'Afrique centrale, l'Afrique du Sud, non, on est où là ? Il y a une Afrique, une on va dire unie je dirais, je ne vais pas dire indivisible, mais l'Afrique joue un enjeu énorme, c'est maintenant ou jamais où il faut mettre fin à son élite corrompue et c'est maintenant ou jamais où sa jeunesse qui a la trentaine, la quarantaine et même la cinquantaine, qui est éveillé, qui est diplômé, qui est outillé, devra agir pour lui donner un élan. C'est maintenant ou jamais. Et ce sera une occasion à saisir qui est unique dans le cadre de ce siècle-là, et j'espère que l'Afrique va saisir cette occasion. Maintenant, pour l'Amérique du Sud, vous avez un Milleï qui d'ores et déjà a annoncé qu'il allait voir Trump après-demain. Lui, il est carrément direct. Il va prendre son avion, il va monter, sachant que l'Argentine, avant l'élection de Melehi, avait signé l'intégration des BRICS. Attention, il ne faut pas l'oublier. Et une fois Melehi élu, eh bien, ça a changé. Qu'est-ce que ça aura comme conséquence en Amérique du Sud ? Là, l'Uruguay est en train d'organiser cette élection dite générale pour élire un président de la République et un Parlement. Nous aurons les résultats fin décembre et à partir de là, on va voir quelle orientation va être empruntée. Mais là où ça m'intéresse, parce qu'il y a quand même une donne qui a été oubliée par beaucoup de gens, qu'est-ce qui va devenir Bolsonaro au Brésil ? – Attention, attention, il ne faut pas oublier ça, parce que Lula est vieux, Lula est vieillissant, Lula est fatigué, Lula est fatigant, Lula n'a plus le même charisme, Lula est quand même sorti de prison, le pauvre, donc ça affecte quand même. Et là, il déçoit de plus en plus de Brésiliens, même si le peuple brésilien l'adore par définition, mais plus on va dire par idéologie. Et donc là, il n'est pas impossible que Bolsonaro revienne sur le devant de la scène, fort justement de l'arrivée de Trump. Et donc du coup, Trump va se faire des alliances très rapides C'est soit vous marchez avec moi, soit ça va mal se passer, mais non pas en termes de bombardement, ce sera en termes d'asphyxie économique, parce qu'il procède comme ça. C'est ce qu'il a fait avec la Chine et c'est ce qu'il a fait avec d'autres pays. C'est vous voulez discuter avec moi, c'est bien, vous ne voulez pas, j'augmente la barrière douanière, j'augmente les taxes douanières. C'est ce que Trump avait fait notamment avec la France de Macron sur le champagne. Donc les choses avaient été réglées en une seule nuit, vous vous rappelez, où Trump avait dit moi j'ai aucun problème Macron, est-ce que vous augmentiez bien les droits de douane sur les produits américains ? Dès demain c'est un truc comme tripler ou quadrupler les taxes sur le champagne. Et là c'était la mort du grand ami de Macron, c'est-à-dire Bernard Arnault, c'est-à-dire LVMH. Donc là on va avoir des enjeux énormes et qui vont être très rapides. Et pour qu'il soit très rapide, il faudra avoir affaire, on va dire, à des personnes qui soient vives par rapport à sa nouvelle doctrine. Et sa nouvelle doctrine, c'est quoi ? C'est arrêter d'abrutir les gens. Attention, je ne dis pas qu'il n'est pas des magots, je ne dis pas qu'il ne manipule pas. Attention, on reste dans de la propagande. Mais là, en fait, on va emprunter un nouveau système. Et ce système, quel est-il ? C'est le système jacksonien. parce que Trump c'est quelqu'un qui est dans la doctrine du Président Jackson et le Président Jackson c'était quelqu'un qui était d'un grand pragmatisme et c'était quelqu'un, on va dire, qui était dans le win-win. Et Trump va aller dans ce sens-là, dans le win-win. Et c'est pour ça que Mohamed Ben Salman a été très intelligent, il n'est pas allé au sommet de Kazan, Il attend que les choses se dégagent et se manifestent de manière claire aux États-Unis et je pense que l'Arabie Saoudite va jouer un rôle énorme et je pense que Mohamed Ben Salmane va négocier à la hausse énormément de faveurs américaines. Tu ne veux pas que je rejoigne les BRICS ? Ça coûte temps. et il va aller voir ensuite les Bricks. Vous voulez que je reste avec vous ? Ça coûte tant. Et oui, non, mais c'est ce que j'appelle le pragmatisme de Erdogan. Erdogan est juste quelqu'un d'extraordinaire. Attention, je n'idéalise pas du tout Erdogan, mais quand je dis extraordinaire au niveau pragmatique. C'est quand même quelqu'un qui suppliait l'Union Européenne pour la rejoindre. Et vous vous rappelez, Aldo, comment l'Union Européenne a méprisé la Turquie. Ils s'en mordent les doigts. Et là, ça n'intéresse plus Erdogan. Et Erdogan est très allié avec la Russie de Poutine, alors qu'il avait quand même bombardé deux bombardiers russes, vous vous rappelez, à l'époque. Mais lorsqu'il a subi la tentative de coup d'État en 2016, ça il a eu très mauvaise et donc du coup il a décidé d'avoir la main sur la base militaire américaine qui est en Turquie et il joue avec toutes les parties, tout le monde. Il est pro-Ukraine, pro-Russe, pro-Américain, membre de l'OTAN, extraordinaire. Et d'ailleurs la Turquie atteint un niveau de croissance extraordinaire.
Ouais, mais en fait, ce qui est terrible, c'est qu'on voit tous les pays du monde, on voit tous les pays du monde, enfin beaucoup de pays du monde qui ont des dirigeants pragmatiques, excepté certains pays occidentaux. Nous, au Royaume-Uni, on n'a pas de dirigeants pragmatiques. Nous, on est dans un pays, vous savez, la température moyenne à Londres, elle est la plus élevée au mois de juillet-août, comme vous aurez pu le deviner, elle est de 19 degrés. Elle ne touche pas les 20 degrés. On a certaines villes au nord, dans la température moyenne la plus élevée de l'année, comme Edinburgh par exemple, c'est 14 degrés en juillet et en août. On est un pays qui paye des milliards, cette année on paye 22 milliards de dollars à l'étranger pour que les gens luttent pour nous pour éviter le réchauffement climatique. On paye des milliards à l'Ukraine pour qu'elle récupère le Donbass. Honnêtement, je peux vous dire un truc, si la Russie était venue et nous avait pris l'Écosse ou le pays de Galles, je ne suis pas sûr qu'on serait battu autant, qu'on aurait versé autant d'argent pour le récupérer que ce qu'on est en train de faire pour le Donbass. Le Donbass, la majorité des gens, je sors aujourd'hui avec une carte, la majorité des gens ne savent même pas où se trouve le Donbass. Et on est en train de nous gaspiller, de nous détruire pour ça. En termes de réel politique, moi, je suis très content de voir comment a agi un Trump, comment a agi un Erdogan. Je veux dire, le monde n'est fait pas de bon sentiment. Il est fait avec un système d'intérêt. Ils voient l'intérêt de leur propre pays. Maintenant, question que je voulais vous poser. Moi, je suis très peiné par ce qui se passe en Ukraine. Quand je vois que pratiquement un million de jeunes Ukrainiens ont été envoyés dans une boucherie complètement inutile et évitable. Il faut savoir une chose que très peu de temps après le début de l'histoire, Il y a à Ankara, puisque vous parlez de la Turquie, les Turcs avaient réuni, ce n'est pas les Français qui vont le faire, je suis désolé, avec Macron, ce n'est pas possible. La Turquie a joué un rôle diplomatique en ramelant à la même table les Russes et les Ukrainiens. Ils étaient à deux droits de signer un accord. Notre premier ministre de l'époque, un véritable bouffon, Boris Johnson a pris l'avion, il est parti chez les Ukrainiens en leur disant ne signez pas, ne signez pas, on veut la guerre. Il a empêché la signature. Un million de morts plus tard, on est exactement dans l'impasse tous les jours et on voit des images absolument ignobles où on voit des jeunes Ukrainiens qui cherchent à fuir, se faire prendre manu militari par la police militaire, qu'ils emmènent sur les fronts et puis ils vont se faire tuer. Celui-là en deux heures, celui-là en trois jours et puis on en ramène, on en ramène. Donc moi, j'ai entendu parler d'un plan de Trump pour arrêter cette guerre et en particulier une démilitarisation d'une zone tampant de l'ordre de 800 km des frontières de la Russie. Et en réalité, en réalité, c'est ce que la Russie a toujours voulu, c'est ce que la Russie a toujours dit, parce que ça correspond à des accords qui ont eu lieu il y a longtemps, qui ont eu lieu dans les années 90 déjà, quand la Russie a permis à un moment donné la réunification de l'Allemagne. La réunification de l'Allemagne, c'est ce qui arrêtait, définitivement, en réalité, c'est la fin de la Deuxième Guerre mondiale, la réunification de l'Allemagne.
En 1989, tout à fait.
Voilà, c'est là où on dit, ok, cet artefact de la Deuxième Guerre mondiale, on l'arrête. Mais il y avait des conditions qui étaient attachées derrière. La condition, c'était justement qu'on ne militarise pas toute la frontière de la Russie, on ramène des missiles de l'OTAN et autres jusqu'à la frontière russe. Voilà, on a violé ces accords là. Et ce qu'on dit là où on a des gens comme Trump qui sont très pragmatiques, on a des Turcs qui sont très pragmatiques. qui entendent les deux camps et qui cherchent à trouver une solution. Ici, nos politiques, au Royaume-Uni par exemple, sont tellement dogmatisés sur la question qu'ils ne disent jamais, qu'ils ne parlent jamais d'Ukraine sans répéter, comme des robots, l'attaque non provoquée de la Russie sur l'Ukraine. L'attaque non provoquée. Le mot non provoquée, ils n'arrêtent pas de le répéter, alors qu'elle est provoquée. Elle l'est provoquée. En fait, ils veulent, ils sentent, comment dirais-je, ils vivent un petit peu comme ces anciens films, ces anciens dessins animés où on a le méchant, le méchant qui agit sans aucune logique. Donc le méchant, c'est Trump, c'est Poutine dans l'histoire. Il n'y a pas de logique. Il se réveille un matin, il se dit je suis méchant parce que je suis méchant. J'ai envie de faire une méchanceté. Tiens, c'est quoi ? Je vais attaquer l'Ukraine de manière non provoquée. Et ce genre de discours le comprennent que des gens qui ont un quotient intellectuel, je suis désolé, proche d'un petit singe. Et ça, c'est pas possible. Ça, ça doit s'arrêter. Ça, c'est des insultes qu'on fait aux gens. Et en parallèle, on se retrouve avec des factures de gaz qui ont triplé. On se retrouve avec des usines qui ferment. Une attaque non provoquée. Et on n'en peut plus de ces gens-là. On n'en peut plus de ces costumes. Vraiment, ça devient...
Mais en tout cas, pour la France, C'est là où il y a un grave problème, on va dire au niveau occidental, c'est qu'il y a une volonté d'imposer un système de valeurs. Très bien. Pourquoi pas dans l'absolu ? Si ça suit derrière, comme on dit. Si derrière, il y a de la compétence. Si derrière, il y a du progrès. Mais quand je dis le progrès, pas le progrès en termes idéologiques. Si derrière, il y a une croissance. ici derrière il y a une augmentation du panier d'aménagères, etc. Il n'y a rien de tout cela. Et pour parler de la France très rapidement, c'est pour ça que Macron ne pourra pas rester, c'est qu'il y a une véritable catastrophe qui a déjà commencé cet été. Il y a Thalès qui a annoncé des milliers de suppressions d'emplois. Pas plus tard que mardi, il y a Auchan, vous connaissez le groupe Auchan, qui a annoncé rien de moins que le licenciement de 2300 personnes. Et vous avez le jour même Michelin qui annonce le licenciement de 1300 personnes et la fermeture de deux usines, dont celle de Cholet et celle de Vingtaine. Donc par rapport à ça, c'est quoi ? Eh bien nous allons avoir une explosion, nous aurons les chiffres bientôt, du nombre de faillites, on dit ça pudiquement en droit de redressement judiciaire et de liquidation judiciaire. Les dites faillites, eh bien vous provoquez tout simplement des licenciements. Ces licenciements vont devoir avoir comme conséquence financière des allocations, lesquelles vont creuser le déficit bien évidemment, parce que ces personnes-là vont vivre d'allocations au début mais elles ne vont pas en vivre pendant des années, c'est une année maximum, et on va arriver Écoutez-moi bien, Aldo, quelque chose d'effroyable, mais même en Angleterre, je pense, et ça existe déjà en Angleterre, c'est d'obliger le salarié à ce qu'il accepte une diminution de son salaire. C'est-à-dire qu'on va dire attention, tu n'as pas le choix et je suis déjà bien gentil de te garder. Volkswagen, c'est une véritable catastrophe. Il faut savoir que l'industrie automobile allemande est en pleine déconfiture. Alors que nous, on a grandi avec, quand on disait une Allemande, on ne parlait pas de femmes, on parlait de voitures, et bien c'était sans jeter. Que ce soit BMW, que ce soit Volkswagen, que ce soit Audi, je ne parle même pas de Porsche, etc. Mais quand on parlait d'Allemande, c'était synonyme de solidité, de fiabilité, d'endurance, de peu de consommation, d'ergonomie, etc. Tout cela a été détruit. Et on voit bien que même Olaf Scholz va disparaître parce que lui-même vient de limoger son ministre des Finances. Et donc là c'est la catastrophe totale. Et donc on est dans une déperdition et c'est là qu'on voit qu'il n'y a aucune colonne vertébrale. Parce que lorsqu'on n'a pas de vision, on est limité. Netanyahou n'a aucune vision à part d'être génocidaire, il en vient même à limoger son ministre de la Défense. Et on ne limoge jamais un ministre de la Défense en pleine guerre, ça n'existe pas. On reste sur la même stratégie. et on la travaille éventuellement à la modèle. On prend la première puissance économique de l'Europe, de l'Union Européenne, de l'Allemagne, on ne limoge pas son ministre des Finances sur qui repose, on va dire, toute la stratégie économique monétaire d'un pays, surtout au moment où on vote la loi de finances pour l'année prochaine. Et pareil en France, on ne désigne pas un vieillard fatigué qu'on sort de je ne sais quel tiroir pour le mettre à la tête d'un gouvernement sachant qu'il ne représente aucune majorité et sachant qu'il n'a aucune vision à part décider d'augmenter les impôts. Et là ça ne va pas du tout. Et donc au bout d'un moment les Français qu'est-ce qu'ils vont se dire, les Européens ? Ils vont se dire mais nous on a des Américains de l'autre côté qui ont décidé de se bouger. Et on va voir les effets tout de suite, parce que tout de suite Trump va baisser des impôts, tout de suite Trump va supprimer des dépenses qui sont inutiles. Et les Français vont le voir tout ça. Et au bout d'un moment, ça va clasher. Et donc que font tous ces gens-là ? Ils se réfugient sur la morale. C'est-à-dire qu'on a un président Macron qui a décidé de prononcer un discours à l'intérieur même de la cathédrale Notre-Dame le 7 décembre prochain. – Carrément.
– À la cathédrale ?
– Oui, carrément.
– Mais c'est interdit ça, c'est un lieu de culte.
– Tout à fait, donc il faut savoir qu'il y avait eu un bras de fer avec l'archevêque de Paris, et l'archevêque de Paris a fini par céder face au rapport de force. À la base, Macron devait prononcer un discours sur l'esplanade, qui s'appelle le parvis Jean-Paul II, le parvis de Notre-Dame. Eh bien non, il a décidé de prononcer un discours à l'intérieur de l'enceinte.
– À l'intérieur, vous êtes sûr ?
– Vous m'avez bien entendu. Sachant qu'en 2017, Aldo, lorsqu'il y avait eu les obsèques de Johnny Hallyday et qu'il y avait eu la cérémonie religieuse à l'église de la Madeleine, Macron avait prononcé un discours devant l'église de la Madeleine, à l'extérieur, sur l'opéra.
– Parce qu'il n'a pas le droit d'aller à l'intérieur pour prononcer un discours.
– Il n'a pas le droit pour deux raisons. L'article 1 de la Constitution française proclame que la France est une république laïque. donc séparation des églises et de l'État. Et deux, il y a l'article 35.1 de la loi de 1905 qui interdit tout débat politique, toute discussion politique par une personnalité politique ou un élu dans l'enceinte d'un lieu de culte. C'est interdit. Et donc là, on a un président qui viole 1. la Constitution, 2. qui viole la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l'État, 3. qui viole l'article 5 de la Constitution, qui dit que le président de la République est garant de la continuité de l'État, etc. C'est le gardien de la République.
– Mais il a perdu la tête ?
Et donc là, qu'est-ce que ça donne concrètement Aldo ? Ça donne quelqu'un qui se positionne comme quelqu'un qui fait un rapport de force par rapport à la communauté chrétienne, par rapport à la communauté catholique, parce que la cathédrale ce n'est pas un square, c'est un lieu de culte, c'est une église qui appartient aux catholiques en plus, c'est la propriété de l'archevêché. Et deuxièmement, c'est quelqu'un qui va choquer également tous les républicains français, qui sont très attachés à la notion de laïcité, et qui va même choquer, on va dire, les non-chrétiens. C'est-à-dire qu'un musulman va être choqué par cette dynamique-là, tout comme un juif pourrait être choqué par cette dynamique-là, et ça va créer un précédent. C'est-à-dire que demain, il y a un président pour aller inaugurer une mosquée, pourquoi pas ? Et puis il va prononcer un discours à côté de l'imam, pourquoi pas ? Pareil pour la synagogue. Donc du coup, on a un président qui devient complètement, je ne dirais pas fou, parce qu'il n'est pas fou, parce qu'il a une ligne de conduite, c'est la déconstruction totale. Et moi, si vous me permettez Aldo, je voudrais émettre un message. Monsieur le Président de la République, soit vous opérez un virage à 180 degrés, soit vous dégagez. Et il y a beaucoup de pays qui ont dit à leurs dirigeants « dégage ». La Nouvelle-Zélande a dit à sa première ministre « dégage ». Elle a dégagé et vous l'avez suivi Aldo, notamment par rapport à sa politique sanitaire, Jacinda Ardern. On lui a dit « dégage ». il y a eu l'Égypte qui a dit à Moubarak « dégage », il y a eu la Tunisie qui avait dit à Ben Ali « dégage », et bien là, attention, les Français risquent de vous dire « dégage ». Donc soit vous opérez un virage à 180 degrés et vous changez tout, et ça c'est possible, et vous donnez une nouvelle impulsion à la France, je ne dis pas ça par naïveté, et vous vous entourez on va dire, de gens qui veulent le bien de notre pays, de notre nation, et vous finissez votre mandat présidentiel de manière extraordinaire. Soit vous dégagez, vous présentez votre démission, soit vous allez être dégagé. Et je voudrais le dire avec force, et je vous remercie Aldo de me permettre de le faire. parce que nous vivons des moments graves, des moments importants, et il faut arrêter au bout d'un moment de prendre des pincettes. Quand je vois Nicolas Dupont-Aignan qui dit « oui, Macron est un clone », il faut arrêter avec ce vocabulaire, il faut arrêter, il faut taper sur la table à un moment donné. mais il faut arrêter ces mots qui sont infantilisants et qui sont complètement désuets. Lorsqu'on voit un Zemmour ou lorsqu'on voit un Asselineau qui s'autoproclame des Trumpistes, carrément ! Voilà, c'est rien que ça. Donc le ridicule ne tue pas, heureusement. Lorsque vous avez tous les...
Ils ont dit ça, ils ont dit ça, c'est raison.
Ça y est, ils sont en plein pouce Trumpistes. Vous avez même Montebourg, il essaie d'y aller un peu et puis on met tout ça dans le souverainisme.
Je leur vends la casquette.
... opérer un virage à 180 degrés et vous changez tout.
Je leur vends la casquette.
Donc nous vivons vraiment quelque chose d'extraordinaire en ce sens où il faut dire une seule chose. Assez. Stop. On s'arrête là maintenant. Et ça a été le message du peuple américain. C'est assez. Stop. On arrête. Et d'ailleurs, ils sont tellement à court d'arguments qu'à l'heure où je vous parle à Aldo, Kamala Harris n'a fait aucune déclaration. C'est juste fou. C'est juste incroyable quand même. Aucune déclaration. Rien.
Oui, elle a paniqué, elle a disparu. Elle ne veut pas affronter. Elle ne veut pas affronter. Bon, oui, moi, je suis, je peux, j'ai beaucoup de sympathie pour votre appel extrêmement fort. Moi, malheureusement, je ne peux pas faire ce genre d'appel parce que Macron n'est pas mon président. Je ne suis pas français, donc je ne peux pas demander depuis l'étranger au président d'une nation souveraine de dégager ou autre, mais j'aimerais bien que je prie pour lui, pour qu'il retrouve un petit peu une forme d'illumination. Mais pour être honnête avec vous, le mec, ça fait très, très longtemps qu'il est... Ça fait des années, ça fait 7 ans qu'il est là. Et en 7 ans, il s'est pas bonifié, il s'est pas amélioré. On aurait pu dire que oui, au début, peut-être, c'était la nouveauté, n'est-ce pas ? Qu'il a égaré, mais non, non. 7 ans plus tard, on remarque qu'il est toujours le même. Et on va voir. Moi, la question que je me pose vraiment peut peut-être finir sur cette question. Oui, on va vers deux heures et demie en 3555 personnes. La question vraiment que je me pose, c'est est-ce que l'Europe, vous regardez, je vous donne un exemple. Par exemple pour l'Ukraine, on sait que pour l'Ukraine, Trump va jouer le désengagement. Lui, ça n'intéresse pas l'Ukraine. Trump est un isolationniste à la base. Franchement, il s'en fiche. Bouffez-vous les uns les autres. Lui, il veut faire du business. Débrouille-toi, parlez. Il a Vladimir Poutine d'un côté, Vladimir Zelensky de l'autre, deux Vladimir qui se prennent la tête à l'autre bout de la planète. Franchement, je peux comprendre. En tant qu'Africain, je peux comprendre. Maintenant, L'Europe et la France ont deux choix maintenant. Premier choix, c'est dire OK, le temps a changé. Il y a un vent de changement là. On va changer nous aussi. On va y poser cette position et on va jouer à la désescalade. Ou bien ce qu'ils peuvent faire, comme d'ailleurs l'a laissé suggérer dans certains tweets Macron, il peut se dire bon, nous, on est les laquais de l'état profond américain et de l'establishment militaire industriel. Si les Américains se désengagent, nous, on continue tout seul. Ça signifie on se radicalise dans les positions d'hier et puis on va contre vents et marées et puis on prend la responsabilité, pas sur l'Ukraine seulement. Moi, je parle de l'Ukraine, mais vous me comprenez. Ça signifie on déteste Trump. C'est le diable en personne et on va faire complètement l'opposé de ce qu'il est en train de faire. Comment vous voyez vous la chose ?
Je la vois de manière très claire. Emmanuel Macron n'a aucune crédibilité, il a démontré à maintes reprises, je vais citer deux exemples. Le premier, c'était il y a quelques mois, en début d'année, où il avait annoncé carrément envoyer les troupes au sol, vous vous rappelez ?
– Oui, oui, la folie.
– Plus que de la folie. Une semaine après, lorsque Biden a dit qu'il ne soutenait pas cette position, on n'en a plus jamais entendu parler. Plus de troupes au sol. Sachant que l'état-major militaire français avait dit que c'était une folie de faire ça, sachant qu'on avait déjà perdu énormément d'armement en destruction et en confiscation.
Pardon de vous interrompre, ils avaient un général français à la retraite qui faisait tout le tour des plateaux en disant on y va, on va en Russie, on libère l'Ukraine, on tue tout le monde et on revient. C'était une position simple pour lui.
Donc Macron n'est pas du tout crédible par rapport à ça, sachant qu'il avait quand même un état-major qui était très fort lorsqu'il avait été élu en 2017. Et le chef d'état-major, c'était le général de Villiers, qui était quelqu'un d'unanimement respecté, quelqu'un qui avait une véritable vision et quelqu'un qui, lorsqu'il avait rendu une audition au sein de l'Assemblée nationale, il était convoqué par des députés, par des parlementaires, et il avait mis en avant la problématique financière, tout simplement. et ce qui était juste normal et cohérent, et bien uniquement sur ça, Macron l'a ensuite descendu au niveau de la presse, qui a amené bien évidemment le général de Villiers à démissionner, et à la place il y a eu le général Lecointre qui est totalement inféodé à Macron, mais l'état-major militaires français ne suivent pas du tout la doctrine de Macron. Et cet État-major-là, bien évidemment, est complètement désabusé par rapport à l'exemple africain. Donc Macron n'a aucune crédibilité par rapport à ça. La deuxième chose, ce n'est pas plus tard que cette semaine, il faut savoir que le 4 novembre, Macron avait déclaré ouvertement qu'il ne pensait pas que Trump serait réélu. Voilà, rien que ça. Normalement, on fait preuve de modération, on fait preuve de retenue, on attend, etc. Bref, il a annoncé publiquement tout ça pour que le surlendemain, ce soit l'un des premiers à le féliciter. Donc, je ne pense pas un seul instant au regard de sa personnalité, au regard de ses pratiques, au regard de son fameux « tout en même temps », je ne pense pas qu'il dise « c'est bon, les États-Unis ont décidé de se retirer, on y va quand même ». Pour une raison, une seule, au-delà du fait qu'il n'y ait pas de crédibilité, c'est qu'il n'y a pas d'argent. Il n'y a rien du tout. Les caisses sont plus que vides. On a quand même un déficit de 3 200 milliards. On a une dette de 3 200 milliards, pardon. C'est juste énorme. On a eu un creusement de la dette de 1 000 milliards depuis 2017, vous imaginez. Et là vous avez eu l'ancien ministre des Finances et le Premier ministre français qui ont été auditionnés hier et aujourd'hui, et tout n'a été qu'arrogance, déni et supercherie. Donc Bruno Le Maire a été juste pathétique, quant à Gabriel Attal c'était juste scandaleux de voir un gamin de 34 ans couper la parole aux rapporteurs, etc. et se comporter avec un tel mépris. Donc il n'y a pas d'argent par rapport à ça et la France n'est plus à la hauteur de ses ambitions. Lorsqu'on se fait dégager du Burkina Faso, et je n'ai aucun mépris par rapport à ce pays, mais ce n'est pas un gros poisson quand même, c'est qu'on n'a pas d'argent et on n'a aucune vision. Lorsqu'on se fait dégager du Mali, Cela signifie qu'on n'a pas d'argent et qu'on n'a pas de vision. Lorsqu'on se fait dégager du Niger et qu'on maintient quand même l'ambassadeur en place alors que le Niger a décidé de l'expulser et qu'on en vient jusqu'à ce que le Niger décide de couper l'électricité et l'eau de l'ambassade. Vous imaginez un peu l'humiliation. Et à quel niveau de bassesse on en a réduit ? Eh bien, on n'a aucune crédibilité. Et c'est pour ça que Macron doit vite changer de posture. Mais quand je dis vite, c'est dès demain. ou sinon soit il dégage, soit il sera dégagé. Donc je ne pense pas un seul instant qu'il dira quoi que ce soit, sachant que les dissensions ont déjà commencé, c'est-à-dire que Viktor Orban a une posture qui est plutôt passéiste. qui commence à avoir de plus en plus de relais. On a quand même Olaf Scholz, qui pas plus tard qu'au début d'année avait dit qu'il fallait se lancer frontalement contre la Russie, et là Olaf Scholz qui est en train de dire qu'il faut qu'on discute avec la Russie. Avec l'aberration suivante, et j'en finirai là, pour vous dire à quel point il n'y a aucune crédibilité, c'est qu'on achète le gaz russe auprès de l'Inde. Vous imaginez un peu Aldo ? La Russie. Et après on va vous parler d'écologie. Non mais regardez-moi un peu. C'est-à-dire que le gaz va de la Russie à l'Inde et de l'Inde à l'Europe. Donc ça n'a aucun sens. Et la France qui a quand même le système nucléaire le plus sophistiqué au monde, eh bien commence à avoir l'électricité la plus chère d'Europe. Et ça, ça ne va pas du tout. Donc Macron n'est que dans du bluff. Vous savez, un joueur de poker ne balance pas toujours, ne base pas son jeu sur le joker. Le joueur de poker bat son jeu sur de vraies cartes et s'est accepté les défaites. Macron n'acceptera jamais aucune défaite et c'est pour ça que malheureusement il sera amené à être dégagé, mais pour l'avenir me confirmera ou infirmera.
– On va voir, on va voir, merci beaucoup Maître. Je suis, vous savez, Comme je vois effectivement l'Allemagne détruire littéralement tous les acquis de sa construction depuis 1945, les détruire dans cette aventure du temps basse, j'avais presque l'impression qu'ils avaient la digestion un petit peu difficile, qu'ils avaient envie d'une autre manche avec la Russie, qu'ils n'avaient pas digéré de s'être... Vous savez, à l'époque, ils voyaient, les soldats allemands voyaient Moscou. Voyez les premières habitations de Moscou. Ils étaient si proches. Ils ont été dégagés. Aujourd'hui, ils ont envie d'un autre coup. Au passage, ils ont détruit Volkswagen. Ils sont en train de détruire leur industrie automobile. Ils sont en train de détruire toutes leurs fondations économiques. Et puis, ils achètent bêtement. Ils achètent du gaz à l'Inde. L'Inde prend sa part au passage. et leur vendent du gaz qu'ils vont utiliser. Il arrivera très cher en Allemagne. Ils sont en train de ramener aussi du gaz de schiste en le faisant américain, en le faisant traverser l'Atlantique. Ils payent leur énergie sept fois plus chère qu'avant. Et donc leurs entreprises sont étouffées, sont en train de collapser les unes après les autres. Voilà. C'est de la veulerie, c'est de la stupidité. Non, je retire le mot, ce n'est pas de la stupidité. Non, parce que quand on a des décisions qui sont prises, on peut se tromper une fois. On peut se tromper une fois en allant dans la mauvaise direction. Ils ont détruit Volkswagen, ils sont en train de détruire leur industrie. automobile, sinon ça peut arriver à tout le monde. Je me suis trompé sur 30, je dis il reviendra pas, il est revenu. Mais quand on fait ça systématiquement, qu'à chaque choix, qu'à chaque carrefour de choix, on prend la mauvaise voie pour son pays, pour son peuple, c'est qu'au bout d'un moment, c'est qu'on a envie de saboter, on a envie de trahir. Voilà un petit peu.
Vous savez, on a quand même une référence et il a proposé son aide. Figurez vous, on a une référence, c'est le Salvador. avec son fameux président Bukele. Le Salvador, quand même, était le pays le plus dangereux de toute l'Amérique. Les trois confondus, du nord, central et du sud. En à peine un mandat, il en a fait le pays le plus sécurisé et d'ailleurs le tourisme explose au Salvador. Et pourtant, il y avait une doctrine au Salvador, c'est qu'il est impossible d'enrayer la sécurité. La sécurité est systémique. Je ne supporte pas ce mot quand on dit que c'est systémique. Ça vient de partout et de nulle part. Eh bien, il a enrayé. Et Bukele a proposé carrément son aide à Haïti, figurez-vous. Eh bien, on a refusé. Vous imaginez ? Et Bukele a tapé du pied dans la fourmilière. Il a fait un discours, pas plus tard qu'il y a deux mois, où il a parlé du système monétaire américain. Il a dit qu'il faut qu'on m'explique. À partir du moment où j'imprime de l'argent et que j'ai le pouvoir d'imprimer de la monnaie, pourquoi je pose des impôts ? parce qu'on me dit que l'impôt sert à financer ma politique monétaire. Mais si moi, j'ai la force et la puissance et le pouvoir et le droit d'imprimer, pourquoi j'impose les gens ? Et là, il y a un blanc. Et c'est là où on est dans une supercherie générale. C'est qu'une question de volonté politique. Est-ce qu'on veut ou ne veut pas ? Un exemple tout simple. Je lis régulièrement des rapports de la Cour des comptes dans le cadre de mon travail et j'ai lu le rapport de la Cour des comptes sur l'ordre des médecins qui était publié en 2019. C'est écrit noir sur blanc, Aldo. Figurez-vous que l'ordre des médecins en France a une trésorerie, écoutez-moi bien, une trésorerie de 160 millions d'euros. uniquement grâce aux cotisations des médecins. 160 millions d'euros qui sont posés.
C'est un trésor de guerre, mais c'est un trésor de guerre ça.
Et là, la Cour des comptes qui conclut, à ce montant-là, c'est quatre années de cotisations dans l'ensemble de la métropole et départements d'outre-mer confondus qui peuvent dispenser les cotisations des médecins. Quatre années de dispense. Donc on a vraiment un problème. Les avocats, pareil. Il y a ce qu'on appelle une caisse des avocats, ça s'appelle la CARPA, Caisse Pécuniaire de Règlement des Avocats, où c'est comme une forme de caisse de dépôt pour sécuriser les transactions. Eh bien, la caisse des avocats, la CARPA, a un bénéfice net, écoutez-moi bien Aldo, de 70 millions d'euros. Vous m'avez bien entendu. 70 millions d'euros. et on demande en permanence aux avocats de cotiser toujours plus en termes de cotisation ordinale, en termes de responsabilité civile professionnelle, en termes de retraite, etc. 70 millions d'euros. Tout ça pour vous dire quoi ? L'argent est là, mais soit il est bloqué, soit il est capté, soit il est sorti dans des paradis fiscaux.
Oui, je parle beaucoup dans mon dernier livre sur l'escrologie, de la captation de l'argent. Il y a de véritables mafias qui sont très, très bien organisés, qui sont des mafias, qui sont des chasseurs de subventions, par exemple, qui sont capables, la moindre loi qui est pendue, ils viennent, ils se greffent dessus et après, ça devient comme une sorte de gros siphon qui va pomper l'argent public. Et cet argent public qui est censé être dépensé pour le public, et bien il finit sur des comptes à l'étranger, il finit dépensé en frais de bouche, en yacht, en jets privés, en montres de luxe et tout ça. Donc c'est véritablement un marqueur de la civilisation aujourd'hui. Ça fait deux heures et demie qu'on est là maître, j'ai l'impression d'abuser de votre bienveillance.
C'est toujours un plaisir, c'est un plaisir. Par rapport à ces subventions, un grand scandale qui doit être dénoncé, la fameuse association France Terre d'asile, dont la présidente est Najat Vallaud-Belkacem, l'ancien ministre socialiste qui était ministre de l'Éducation nationale, dont le mari Boris Vallaud qui était à l'Élysée sous François Hollande. Cette association, 62 millions d'euros de subventions. Vous m'avez bien entendu.
– Et pour faire quoi avec ?
– Millions d'euros. Et c'est pour ça que Madame a paniqué lorsqu'elle est législative et qu'elle est venue très rapidement pour soutenir le nouveau Front populaire face, attention, à la menace du RN et que c'était tout sauf le RN. C'est fou. Donc, pour revenir à notre sujet, et j'en conclurai là, il faut être très optimiste parce qu'on a beaucoup de signaux qui nous annoncent qu'il y a beaucoup de choses qui vont tomber. Vous avez, pas plus tard qu'avant-hier, le président de la Fondation Clinton qui a démissionné, comme par hasard. Et vous avez, pas plus tard qu'hier, le président de Moderna en Chine qui a été arrêté.
J'ai vu ça, oui.
Donc là, on va avoir un effet domino énorme. Et en France, je pense que c'est Olivier Véran qui a ouvert le bal. Et comme avait dit Poutine il y a quelques mois, le bal des vampires est fini. Sur ces beaux mots, Aldo, je vous remercie infiniment de votre invitation. et merci infiniment pour cet échange toujours aussi riche, toujours aussi courtois, toujours aussi intéressant, qui m'a nourri, qui me grandit, et j'espère qu'on en aura d'autres, bien évidemment, si nos auditeurs le souhaitent.
Merci. Et je pense qu'ils le souhaitent bien, parce qu'aujourd'hui, si je regarde maintenant le compteur, ils sont 3668 à travers plusieurs plateformes sur lesquelles nous diffusons en même temps, je crois qu'on doit avoir 1600, 1700 sur YouTube, plus 2000 autres personnes qui sont sur d'autres plateformes. Merci beaucoup. Et je tiens à rappeler aussi que regardez, on n'est pas toujours d'accord sur tout, mais on arrive à échanger dans le respect, dans la bonne humeur, en public et également en privé.
Vous êtes trompé, vous avez dit que Kamala n'est très lue. J'aurais dû parier une caisse de champagne.
Non, je ne ferai plus jamais, plus jamais. Vous auriez dû parce que j'aurais accepté le pari. Je ne ferai plus jamais de prévision. Mais je vous dis un truc entre nous. Vous savez, vous savez, moi, j'ai eu peur d'une chose. C'est sérieux, sérieux, mais j'avais peur de porter la poisse à trempe. Si j'avais été crié sur les toits, Trump va gagner. Trump va gagner. Je vous garantis, il aurait perdu. Il aurait perdu. Donc Trump doit maintenant me remercier parce que c'est grâce à moi qu'il a gagné. Bonne nuit à tous. Bonne nuit maître. Merci beaucoup.
Au revoir. Au revoir.
A bientôt tous. A bientôt.
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