Entreprise bénéficiaire mais lance un PLAN SOCIAL !

Informal French YouTube monologue explaining why profitable companies may still launch a "plan social" (mass layoffs). The speaker gives two main causes: (1) management anticipates a worse future (empty sales pipeline) and pre-emptively reduces headcount; (2) owners prepare the company for sale and cut payroll to improve profitability metrics for buyers. The video mixes concrete anecdotes, criticism of such practices, and pragmatic career advice for employees (prepare CV, interview discreetly, leave if possible).
Ça ne m'arrive jamais ces choses-là, mes amis, bien le bonjour. J'ai fini d'enregistrer la vidéo et quand j'ai fini d'enregistrer, j'ai réalisé que je parlais à la caméra, que je n'avais même pas appuyé sur play. Enfin, aujourd'hui, j'aimerais répondre à une question que m'a posé un abonné sur WhatsApp. Le numéro est ici. Si tu as envie de balancer un message, vas-y. La question est suivante. Sa compagnie fait un très bon exercice, ça signifie voilà, ils ont bouclé les comptes, ils sont très bénéficiaires, l'année se passe très bien, champagne et tout ça. Mais en même temps, il prépare, il prépare un plan social. Voilà, j'ai les neurones qui font tilt. Parce que souvent, on associe le plan social à des compagnies qui vont mal. Et c'est vrai, c'est vrai, le plus souvent c'est vrai. Le plus souvent, quand une compagnie prépare un plan social, c'est que bon, voilà, il n'y a pas d'argent, il n'y a pas de commandes, c'est en train de s'effondrer, on essaye de faire un petit peu comme dans les anciens navires qui étaient en train de couler, on jette par-dessus bord ce qu'on peut. Le problème, c'est qu'on jette des gens, des humains, des gens qui ont des familles, des gens qui ont des enfants. Et malheureusement, dans le monde dans lequel nous vivons, nous avons avec nos familles, avec nos enfants, avec nos responsabilités, nos responsabilités de parents, nos responsabilités de personnes. Ces responsabilités sont en CDI, contrat à durée indéterminée. Par contre, quand on est au travail, on est toujours en CDD. Combien même on a un CDI ? Parce qu'en réalité, le CDI, c'est juste un CDD glorifié. Au moins, avec le CDD, tu sais où ça va se terminer. Mais aujourd'hui, le CDI, Voilà quoi, il y a plein de gens qui avaient un CDI jusqu'au moment où on les a fait des guerpires. En fait, le CDI se transforme, surtout quand l'économie va mal comme aujourd'hui, se transforme en une sorte de CDD, enfin, oui, une sorte de CDD dont on ne sait pas vraiment où est la sortie. Au moins, voilà. Donc, ce spectateur, bien entendu, il a posé cette question qui est très intéressante et je vais vous en parler aujourd'hui. Alors, j'ai identifié dans ma carrière et dans les conversations que j'ai avec plein de gens, des dirigeants d'entreprise, des employés, des décideurs, tout ça. Voici les deux grands axes qui font que cette situation se produit. Et je vous donnerai à la fin de la vidéo ce que je considère comme étant la solution réellement à faire, si c'est possible. Les solutions que je vous donne sont toujours bon, si c'est possible. Je sais que des fois, on est obligé de faire avec les réalités du terrain. Donc, premièrement, La première situation qui fait ça, c'est quand une société a un mauvais feeling pour l'avenir. Ça veut dire que oui, dans le passé, oui, cette année, ils ont fait de l'argent. Oui, l'année dernière, ils ont fait de l'argent. C'est vrai. C'est vrai. Ça, c'est clair. Par contre, ils réalisent que le pipeline est vide pour l'année prochaine. Ça m'est arrivé de travailler dans des boîtes où, à un moment donné, les commandes tombaient, tombaient, tombaient. Tout le monde travaille. Voilà, machin. Et puis soudainement, ça se taille. Soudainement, tu ne sais pas pourquoi. Parce que voilà, la compagnie a pris des décisions stratégiques, a changé, genre on avait un logiciel qui partait contre des petits pains, puis un jour on a décidé de changer les termes de la licence, ou on a décidé de l'arrêter et de sortir un autre qui soit disant meilleur, qui en fait, bon ben voilà, il ne marchait pas. ça peut arriver pour des raisons x, y, ou bien un retour de l'économie ou un grand... Je vous donne juste un exemple assez irrissant. Je me rappelle une société, sincèrement, c'est assez dingue ce que je vais te raconter. Ils avaient une directrice, une directrice à un certain niveau, voilà, qui faisait beaucoup de choses. Elle avait énormément de casquettes, énormément de responsabilités. Figure-toi, et là c'est vrai que je te le raconte, on a du mal à y croire. Et bien un jour, elle a pris la grille des prix. Ils avaient un portail avec une grille des prix à l'intérieur. Et ce qu'elle a fait, elle est partie dans ce portail et elle a décidé d'augmenter les prix. Mais alors elle les a augmentés de manière massive, vraiment grotesque. Elle augmente du 80% par là, on double ce prix, on met ça, ça c'était inclus, bon c'est plus inclus maintenant il faut payer, etc. Et elle a fait un saccage. On ne peut pas juste comme ça, on est positionné sur le marché, on a un bon positionnement, on ne peut pas juste arriver et puis multiplier les prix, ça ne marche pas comme ça. Il y a des réalités économiques. Donc, elle fait ça. Et comme tout le monde était à genoux devant elle parce que c'était la chouchoute du PDG de la boîte, etc. Ah bon, les gens ont applaudi, ont dit génial, machin, ok. Elle fait ça. Et je vous garantis que littéralement, littéralement, au bout de deux semaines, trois semaines, elle a démissionné. Elle est partie chez la concurrence. Je t'assure, elle est partie chez la concurrence. Donc, elle part chez la concurrence. Mais il y avait un tel culte de la personnalité qui était attaché à elle que personne n'a osé défaire les prix qu'elle avait mis en place avant de partir. Donc ces prix n'étaient plus concurrentiels, n'étaient plus compétitifs. Et elle les a mis en place parce que quand tu sais qu'à ce niveau, pour travailler chez l'autre boîte, ça prend des semaines et des mois d'entretien et de tractation, etc. Tu réalises qu'au moment où elle était en train de saboter la grille des prix, elle avait déjà son contrat avec les autres. Et il n'a pas été touché. La réalité, c'est que les produits qu'elle a frappés de cette manière-là ne se vendaient plus. Et donc, bam ! Il y a beaucoup de gens qui ont été virés par la suite. Donc, je te raconte. La compagnie, parfois, a de mauvaises perspectives. Même si son passé récent était glorieux, les perspectives sont mauvaises. Par exemple, ce qu'on appelle le funnel, le tube, le pipeline de vente qui est vide. Il n'y a personne. Voilà, nada, du vent. Donc, qu'est-ce qu'on fait là ? Eh bien, on va anticiper. On va anticiper des vaches maigres, on va anticiper les sept plaies de l'Egypte. On fait quoi ? On va commencer à licencier les mondes. Et ça arrive, voilà. Maintenant, juste avant de continuer, je vous rappelle, juste 30 secondes, le partenaire du canal, c'est plus qu'un partenaire, c'est un ami du canal, qui l'use en France. Vous regardez le lien, je vous le donne dans le commentaire épinglé et dans le descriptif de la vidéo. Ils font quoi pour vous ? Après, ils peuvent vous coacher à soit retrouver un travail si vous avez perdu votre travail, soit à évoluer vers quelque chose de plus aligné avec votre carrière si vous avez un travail en ce moment. Tout ça payé par France Travail. Donc, c'est gratuit pour vous. C'est vraiment la Rolls parce qu'ils font du coaching face à face avec une seule personne, un seul coach, une seule personne. Donc c'est quelque chose d'assez puissant. Appelez-les de ma part ou remplissez le formulaire, ils vous appelleront. Revenons à notre histoire. Donc la première chose qui fait que ça se passe de cette manière, c'est quand il n'y a pas, c'est quand des perspectives sont mauvaises. L'autre raison, et l'autre raison, c'est une des raisons qui fait que les compagnies deviennent parfois absolument infréquentables. Et au passage, comme je n'ai pas de script pour faire ces vidéos, tu sais que la vidéo que je n'ai pas enregistrée, je racontais complètement autre chose, d'accord ? Mais voilà, c'est drôle. Si j'arrête cette vidéo maintenant et je la reprends, je suis sûr que je raconterais complètement différemment. Mais ce n'est pas grave. Donc on est entre nous, on discute. Donc, je te disais, L'autre technique, l'autre problème, c'est quand une compagnie veut se vendre. Parce que des fois, tu entends que la compagnie a fait du bénéfice, tout va bien. Par contre, on sent le vinyle pour la suite, on sent que ça ne va pas. Donc, qu'est-ce qu'on veut faire ? On veut vendre la compagnie. Dans ce cas-là, on va voir des cabinets spécialisés. Il y a des cabinets qui ne font que ça, qui travaillent, qui font du courtage, du conseil, de l'audit, tout ça, c'est leur job. Tu vas aller voir ton dossier, tu dis voilà, j'ai ma compagnie, là, 1000 employés, 300 employés, voici ce qu'on produit, voici nos comptes, machin, tu prends avec toi tes gars, tu prends ton directeur financier, tu prends plein de gens. Et puis, tu dis, on veut la vendre. Voilà. Parce que souvent, il y a des boîtes qui ont été créées pour opérer, être opéré, opérer ça signifie pour travailler, d'autres souvent, ont été créées pour être vendues. Ou bien des fois, on commence par créer une boîte pour opérer, et après on se dit, Vendant là, et sortant et tout, surtout ceux, les premiers qui étaient là, les premiers investisseurs, les dirigeants qui sont là depuis longtemps, tout ça, je vais dire honnêtement, ils gagnent plus d'argent en vendant qu'en attendant que des miettes tombent chaque année, tu vois ce que je veux dire. Donc, je vous raconte. Quand ils vont voir, ces conseillers, ces conseillers vont, on peut leur montrer 10 000 pages de textes, il y a deux chiffres qui les intéressent. Premier chiffre, c'est combien la compagnie fait rentrer, C'est quoi le chiffre d'affaires ? Combien vous faites rentrer ? Combien vous dépensez ? Et la subtraction des deux chiffres. Vous faites rentrer un milliard par an, ça c'est votre chiffre d'affaires. Mais pour faire rentrer un milliard, ça vous coûte un milliard d'euros. Ça signifie que vous dépensez à hauteur d'un milliard d'euros. Ça signifie que vous perdez 200 millions par an. Vous n'intéressez personne. Combien même vous rapportez un milliard, ce milliard vous coûte. 1,2. Ça signifie chaque euro coûte 1,20 euro à rapporter. Et là, c'est pas intéressant. Donc, ce que veulent les boîtes, c'est montrer un ratio extrêmement, le plus, le delta le plus grand possible entre les rentrées et les sorties. Donc, une boîte qui rapporte, qui a un chiffre d'affaires d'un milliard, mais qui a des dépenses de 900 millions, sera beaucoup moins intéressante qu'une boîte avec toujours des rentrées de milliards, mais qui dépense 450 millions. Tu vois, parce que là, c'est 550 millions sur canapé de bénéfices. Tu vois ce que je veux dire ? Des chiffres exagérés que je te donne, mais pour illustrer. Donc, quelle est la plus grande dépense dans une entreprise ? Dans la plupart des entreprises, la plus grande dépense, c'est la masse salariale. Les humains coûtent cher à employer. C'est pour ça qu'on est en train de les remplacer par de l'IA et des robots. Il y a même des gens qui disent que Elon Musk l'a dit, beaucoup d'autres, que dans le futur, on aura des millions, si ce n'est pas des milliards de robots qui feront tout, fabriqueront tout, feront des services, tout ça. C'est génial, mais bon, il faut bien que les humains gagnent leur vie pour acheter le produit de ces robots. Si les humains n'ont pas de travail et les robots font tout, peut-être que les robots auront d'autres robots qu'un client. Donc ce qu'on peut faire, nous, c'est juste Voilà, nous retirer au soleil, puis regarder, les regarder vivre. Regarder des robots produire, d'autres robots acheter, d'autres robots être dans le RER le matin, voilà. Et puis, de toute façon, tu vas au RER le matin, moi je te dis, t'as déjà des robots. J'étais déjà là, aux heures de pointe. Je t'assure, t'as déjà des robots. T'as pas besoin d'Elon Musk pour qu'ils te le disent, ou qu'ils te le prophétisent. En tout cas, dans cette situation-là, Ce qu'on va faire, pour plaire à un éventuel acheteur, et j'étais là, je l'ai vu, pour plaire à un éventuel acheteur, on va commencer à couper à la machette dans la main d'œuvre. Vire-moi le maximum de gens, vire, vire, vire, pour que les chiffres deviennent de plus en plus jolis. Voilà. Et là, on a beaucoup d'argent qui est rentré, on a des dépenses qui sont très maîtrisées, très faibles. Là, ça devient très sexy, ça devient très intéressant pour un acheteur. Alors, bien sûr, On ne travaille pas dans la pérennité. Je veux dire, nous, on veut encaisser et partir, c'est tout. Le problème, c'est que parfois, on vire des gens importants, on ferme des départements essentiels. Ça n'a pas de... Pour ceux qui font ça, ce n'est pas important. Ce qu'ils veulent, c'est apparaître à l'instant T comme étant une compagnie extrêmement solvable, extrêmement bénéficiaire, avec des jolis chiffres, et bam, au revoir. Et c'est terrible parce que j'ai quitté... Alors, j'ai vu les deux. Dans ma carrière, j'ai été dans des compagnies qui voulaient se vendre, qui ont été rachetées. Je suis resté. Parfois c'est une bonne idée, parfois c'est une mauvaise, mais je dirais dans la balance des probabilités, c'est généralement une mauvaise idée. Ça peut des fois, sur le court terme, ça peut aller, mais en général, sur le long terme, ça ne va jamais. Donc en général, mon conseil, je te donnerai des conseils à la fin, c'est que si tu es dans cette situation et que tu peux dégager. Je connais les réalités économiques. Parfois, tu peux pas. Parfois, le marché est mauvais. Voilà, je te crois. Il n'y a pas de souci. Mais si tu es dans une compagnie qui fait ça, tu es à la place du mort. Ça signifie que tu es en danger. Si tu peux dégager, dégage. Ne reste pas là, s'il te plaît. Ne reste pas là. Moi, ça m'est arrivé. Honnêtement, le mieux que j'ai fait, mais je n'ai pas fait exprès. J'entendais justement les bruits de couloirs, j'ai senti l'odeur du vignele brûler. Qu'est-ce que j'ai fait ? Préparer mon CV. Et puis, juste en hypocrite, tu vois, t'as pas besoin de crier sur les toits. Tu prépares un CV en hypocrite, tu prends deux jours de vacances, tu vas aux entretiens, etc. Et puis, voilà, les entretiens téléphoniques, juste, tu fais les tapos cigarettes, même si tu fumes pas, on se comprend, tu vas dans le parking, tu parles aux gens rapidement, tout ça. Après, par la suite, j'ai signé ailleurs. Et puis j'ai fait mon exit, quoi, tranquille. Fête, applaudissements, machin, la totale. Dans les entreprises, généralement, on ne t'apprécie pas quand tu es là, mais le jour où tu décides de partir, on t'apprécie, on te fait même la fête. Je n'ai jamais vu d'entreprises qui font la fête pour ceux qui restent, mais j'en ai vu qui font la fête pour ceux qui partent. Je veux dire, quand tu veux partir, ils se disent quel bon sens. Celui-là, franchement, aujourd'hui, je le respecte parce qu'il a décidé de partir. C'est le message un petit peu que ça envoie. En tout cas, je te dis, Je suis parti une fois, et je crois que dans les... Je me rappelle plus le chiffre exact. Honnêtement, je crois que dans les trois semaines, un mois, tout le monde a été viré. Tu vois ce que je veux dire ? Donc, j'ai commencé à toucher du bois, quoi. Et l'avantage, quand tu pars dans tes propres termes, c'est que tu parles à l'aise, tu parles tranquille, quand tu vas à un entretien et on te dit vous avez un travail en ce moment, tu dis oui, tu n'es pas en train de mentir, tu dis oui j'ai un travail, ça se passe très bien, tout ça, mais bon voilà, je cherche des nouvelles perspectives, j'aime bien votre boîte, j'aime bien ce que vous faites, j'aimerais bien m'exposer à vos produits, tout ça, j'ai entendu dire du bien de vous, etc. Tu vois le genre ? Toujours faux cul, on se comprend. Mais voilà l'idée, voilà l'idée. D'accord ? Donc si tu peux dégager, dégage, Bon, si tu peux pas dégager, ma foi, tu restes jusqu'à l'implosion. Voilà. T'es pas mort d'homme, après tout. C'est juste un travail, après tout. Si la baraque s'effondre sur toi, calme, tout ça. Puis on rebondit, beaucoup on rebondit. Je sais que certains nous écoutent et disent « Ouais, j'ai perdu mon job, ça fait mal et tout ». Je sais, je suis passé par là, mais je t'assure. Après, ça s'oublie. Je t'assure, il y a des chagrins d'amour qui ne s'oublient pas, mais des chagrins de travail, ça s'oublie. Un jour, tu ne pourras même pas les citer tellement ça sera loin, tellement ça aura disparu dans tes émotions et dans ta tête. Merci, mes amis, en tout cas, d'avoir regardé cette vidéo jusqu'ici. Je n'aurai pas d'une dernière fois à qu'il l'use dans le commentaire épinglé dans le descriptif de la vidéo. On se voit dans la prochaine. À très bientôt.
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