Entreprise : quand on te vole ton PROJET ! (WhatsApp: +447729000058)

A French YouTube monologue in which the speaker recounts a personal experience of 'project theft' while working as a JRI (journalist/reporter) at a small French TV company. He describes being assigned an individual company-report project, finding a strong contact at Euronext, then being demoted to an 'executant' when management imposed a colleague as partner; the colleagues took over his contact, the client authorized the colleague instead, the project collapsed, and the speaker reflects more broadly on corporate politics, favoritism, and loss of recognition. The tone is personal, frustrated, and cautionary.
Mes amis, bien le bonjour. Dans une précédente vidéo, j'avais parlé du vol des idées en entreprise. Aujourd'hui, j'aimerais vous parler d'une autre histoire qui m'est arrivée. Le vol de projet. Je vous raconte. J'étais dans une petite boîte française, une petite chaîne de télévision, c'est à l'entendre cela. Et puis je travaillais comme JRI, journaliste, reporter d'images. Je faisais des reportages, je passais ma journée dehors plus souvent, donc je partais le matin, petit déjeuner de presse quelque part, assemblée générale quelque part, machin, je faisais donc le tour. À un moment donné, on était en été, et puis on avait un petit peu de temps dans la grille, parce qu'il faut savoir que durant cette période, l'activité était un petit peu ralentie, donc il fallait trouver le moyen de remplir un peu la grille. à une réunion avec le rédacteur en chef, il a dit, séance plénière, voilà, je vous donne à chacun un projet individuel, il va falloir me trouver une entreprise, débrouillez-vous, peu importe laquelle, et vous faites chacun individuellement un reportage à l'intérieur de l'entreprise. Genre, je ne me rappelle plus les caractéristiques techniques, il fallait aller filmer, interviewer 2-3 personnes, faire un montage, venir avec un PAD prêt à diffuser de 30 minutes, quelque chose comme ça. chacun devait jouer de ses contacts qu'il fallait trouver. Bon. Voilà, d'accord, tout le monde est parti. La semaine d'après, on s'est réunis. Alors toi, t'as trouvé ? Oui, moi j'ai trouvé un cabinet d'avocat, machin, ils sont d'accord. Toi, moi, la financière à Intel, ils sont prêts, ils ont dit d'accord. Moi, un cabinet d'ingénieur, d'architecte, machin. Ok. Le truc, c'est que moi j'avais du mal à trouver au départ. Puis soudainement, j'ai eu une sorte de déclic. C'est-à-dire que presque chaque jour, quand j'allais prendre mon sandwich, j'allais sur une petite placette qui n'était pas très loin de la boîte. Donc j'allais sur une petite placette, je m'installais là. C'est à Paris, pas très loin du Paris-Breniard. Et puis, je mangeais mon sandwich et j'ai rencontré quelqu'un. Ce quelqu'un, un gars, je l'ai rencontré juste comme ça. Et nous échangeons de temps en temps, nous parlions de plein de choses, de choses et d'autres. Lui aussi était quelqu'un qui travaillait dans le coin et venait prendre sa pause. Il avait les mêmes habitudes que moi, donc forcément, ça crée des liens. Mais je ne savais pas où il travaillait vraiment. Je ne savais pas c'est quoi son rôle et où il travaillait. Un jour, je lui parle comme ça de ce projet, entre autres. sans vraiment l'arrière-pensée que lui m'aide ou un truc comme ça, juste en partager des anecdotes de travail et tout ça. Elle me dit mais, tu sais, je travaille dans une grosse boîte, pourquoi tu viens pas faire le reportage chez nous ? Je dis ah bon ? Tu pourrais m'obtenir ça ? Elle me dit oui, bien sûr, je peux t'obtenir ça, sans souci, les doigts dans le nez, tu viens, tu fais ton reportage, on t'ouvre plein de portes, tout ça, et puis tu feras un reportage intéressant. Bah, moi voilà, j'étais content. Ouf, enfin, j'avais quelque chose. Prochain meeting, toujours en séance plénière. Je suis là, bon, chacun commence à donner, oui, il trouve une petite clinique, un petit machin, tout ça. Comment tout arrive ? Et alors toi, c'est quoi ton... Qu'est-ce que tu vas nous concocter ? J'ai dit Euronext. Et là, les gens étaient... Euronext, c'est la bourse, c'est la bourse tout simplement, on croit. Donc, il tombait un petit peu de haut. J'ai dit oui, j'ai un contact là-dedans. Et puis, il est très bien placé à l'intérieur, semble-t-il. Et puis voilà, il a décidé de m'ouvrir les portes. Donc, je vais faire chez Euronext. Sympa, voilà. L'après-midi même, j'étais convoqué. J'étais convoqué chez mon N1, il y avait le N2, il y avait les responsables de direction, il y avait 4-5 personnes dans le bureau, plus un collègue. Moi j'arrive, je me suis dit voilà, je suis content, il veut que je parle de mon projet, tout ça, je vais avoir de la reconnaissance parce que forcément on m'a demandé de délivrer sur ce projet-là et visiblement, j'ai la plus grosse compagnie, j'ai une compagnie de plus de 40, pardon pour le peu, là où tout le monde a des petites boutiques, donc je me dis quelque part, c'est pour moi la consécration. Je rigole de ma naïveté de l'époque, c'est tout, excusez-moi, c'est nerveux, je suis pas... Donc, je t'assure, je le pensais, vraiment, j'allais dans ce bureau en pensant que c'était la consécration. Et donc, J'arrive dans le bureau, bon voilà, il commence à parler... Je sens un petit peu que... Voilà, le 1 de plus 2, il a un regard biaiseux, tout ça, il a toujours eu le regard biaiseux, lui. Et puis, ça commence à aller dans une direction que je n'aime pas du tout. Et là, il me présente un collègue. Je connaissais, mais voilà, il était avec eux. Ils me disent, oui, ce collègue va travailler avec toi. Écoute... Ce collègue va travailler avec moi, c'était un projet individuel dès le départ, tout le monde travaillait seul, pourquoi moi soudainement m'imposer un collègue ? Je me suis dit, honnêtement, sur l'instant, j'ai pris la chose du bon côté. Je me suis dit, de toute manière, c'est probablement parce que mon entreprise est grande, donc ils ne veulent pas de foirage, ils veulent que les choses se fassent bien, tout ça. Ils pensent que c'est complexe. Pourtant, j'ai toujours fait du bon travail. J'ai été excellent dans tout ce que je faisais. Jamais eu de foirage de mon côté, mais j'ai été sur des trucs très sensibles et tout ça. J'ai toujours délivré, donc je ne voyais pas pourquoi soudainement, mais bon. Ils ont ramené ce collègue, d'autant plus que ce collègue a été recruté après moi. Voyez-vous ? Donc, il n'était pas plus seigneur que moi. Et puis, il commence à discuter la répartition des rôles. Donc, il commence à dire oui, il nous faut comme ça. Je vous assure, je vous assure, mes amis, c'est dingue quand on y pense. Alors, il nous faut une tête pensante. Ça, c'est l'un de plus de qui parle. Il nous faut parler pour ce projet, vu qu'il est très important. Il nous faut une tête pensante. Il nous faut une cheville ouvrière. Donc la tête pensante, c'est le leader, c'est le leadership, celui qui va vendre sa vision du projet, celui qui est payé pour sa vision, pour son imagination. On est sur des valeurs assez élevées au sein d'une entreprise. Et moi, je suis la cheville ouvrière, c'est l'exécutant, c'est celui qui va tenir la caméra, mettre la bobine à l'intérieur, faire le montage, cadrer, là où on lui dit, je veux dire, l'exécutant. Vous voyez ce que je veux dire ? C'est la valeur la plus basse de l'entreprise. et il enchaîne immédiatement en désignant moi, et il dit, je pense que c'est évident que lui sera la cheville ouvrière, donc moi je suis la cheville ouvrière. Alors bon, je sors, je suis complètement, je suis estomaqué, je suis choqué, je ne sais pas me défendre. Que se passe-t-il ? Les jours vont se succéder comme ça, et puis je vais passer de la cheville ouvrière à rien du tout. Au bout d'un moment, ce qu'ils font, c'est qu'ils contactent même le client. Ils contactent même mon contact que j'avais mis dans le dossier du projet. Ils prennent contact avec lui sans me dire. Ils ne m'incluent même pas parce que dans leur tête, Vu que je suis la cheville ouvrière, j'ai même pas à participer à des meetings préparatoires avec lui. Pourquoi je vais participer à des meetings préparatoires, vu que je suis une cheville ouvrière remplaçable, je suis juste un exécutant, si je suis pas là ou j'ai la grippe ou autre, on ramènera quelqu'un d'autre qui obéira aux ordres, c'est tout. A midi, tu rencontres le gars ? Il me dit, oui tes collègues, c'est bizarre, ils m'ont contacté. Je dis ah bon ? Il me dit oui, ils m'ont contacté, ils étaient là, j'étais étonné que tu ne sois pas là, j'ai demandé après toi, ils lui ont sorti un truc bidon, ça m'a fait rire sur l'instant parce qu'il avait sorti un truc bidon, il lui mentait en fait. En fait, il n'avait pas réalisé la proximité que j'avais avec lui. Et bon, ce qui s'est passé, pour vous la faire court, c'est qu'il a réalisé qu'on m'avait vendu du projet, et puis il leur a envoyé une e-mail, il m'a mis en CC, Il leur a dit, voilà, j'ai compris votre projet, j'ai compris un peu les contours et tout ça. Par contre, je suis extrêmement sensible à la participation de votre collègue et il m'a cité moi. Et c'est à votre collègue que j'ai donné l'autorisation de venir filmer chez nous. Ce n'est pas à vous en tant que compagnie. Donc, s'il n'est pas dans une position clairement dominante dans ce projet, moi, ça ne m'intéresse pas de continuer avec vous. Et à partir de là, le projet a collapsé. Le projet n'a pas été fait. Donc, finalement, à la fin du mois, quand les gens commençaient à présenter leur projet, j'étais un des rares qui n'en avait pas. Je suis désolé, mais moi, je n'ai pas. Moi, je suis un loser. Je ne suis rien du tout. Je suis un moins que rien. Je n'ai pas. Vous voyez le truc ? C'est-à-dire qu'ils ont préféré, et ça, ça arrive très souvent dans les compagnies, ils ont préféré me voler un projet. Et finalement, ils n'ont pas été à la hauteur. Ils l'ont fait collapser. Et finalement, moi, je me retrouve sans rien. On voyait le truc, c'est à dire que dans leur logique, dans la logique souvent pourrie des mondes corporate, malheureusement, c'est que personne ne travaille dans l'intérêt d'entreprise. L'entreprise n'existe pas en tant que soi. Les gens travaillent dans leur intérêt personnel. Donc, ils voient un beau projet chez un collègue. Ils essayent de le fagociter, ils essayent de le prendre. Maintenant, si le projet collapse parce qu'ils ne sont pas à la hauteur, parce que finalement, le karma les rattrape, ce n'est pas grave. C'est pas grave, il s'en fiche. Il voit le projet, soit il le prend personnellement et ce projet sera porté à son crédit à lui, soit si ce n'est pas possible, ça part à l'égout et il s'en fiche. Après tout, ce n'est pas l'entreprise de sa mère. De toute manière, ça ne va rien changer pour lui. Soit il l'obtient, soit il le jette, mais il ne le donne pas à toi. Donc malheureusement, c'est une tendance qu'on retrouve très souvent dans les entreprises et les témoignages que vous m'envoyez sans arrêt vont dans ce sens, c'est que si vous avez un projet qui est trop beau, qui a du succès, vous avez des gens qui viennent se greffer dessus. Typiquement, les gens qui sont dans les ventes me disent, voilà, on m'a donné un territoire, on m'a donné un territoire de vente. Le territoire était complètement dévasté quand on me l'a donné. L'entreprise où je travaille n'avait jamais rien vendu sur ce territoire-là. J'arrive, je travaille, je passe des mois à galérer, je voyage, j'y vais, j'établis des contacts, des partenariats, des machins. Puis au moment où le territoire décolle, on me ramène un collègue. Oui, on a pris une décision. Ce collègue va prendre le territoire. Ça signifie qu'il viendra récompter tout ce que tu as semé. Et ça, c'est... Malheureusement, ça m'est arrivé de quitter des entreprises pour ça. Parce que tu réalises que tu bosses, tu bosses, tu bosses. Au moment de la cueillette, au moment de la récolte, tu ne récoltes pas le fruit de ton travail. Au moment de la récolte, ils viennent, ils en prennent tout et on part en vente. C'est ça. Ou parfois, ils sont même capables de tout saccager parce que très souvent, ils donnent. Ils donnent des choses intéressantes à leurs favoris, quitte à ce que ça soit saccagé. Et le favori, s'il saccage un truc, vous savez ce qu'on fait ? On va chercher quelqu'un d'autre, on lui prend aussi le fruit de son travail, on le donne au favori, il le saccagera encore et on continuera comme ça et ainsi de suite. Voilà. Donc, je voulais partager avec vous cette tendance. C'est très difficile sans protéger, honnêtement. C'est vraiment, vraiment difficile. Je n'ai pas de parade. Je n'ai pas une recette. Je n'ai pas du prêt-à-porter. De toute façon, dans toutes mes vidéos, il n'y a jamais de prêt-à-porter. Il n'y a jamais de recette toute faite. Mais voilà, ouvrez les yeux et faites très attention. À très bientôt, mes amis.
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