Est-ce qu'on peut réussir quand on est paresseux ?

A French-speaking YouTube monologue arguing that success requires sustained effort and sacrifice; laziness (or lack of an effort-culture) condemns people to precarious, exhausting jobs. The speaker uses personal experience (intense medical studies with nights without sleep), a friend who has worked supermarket nights for 15 years, and past precarious jobs (McDo, construction, moving) to show that hard work now enables later freedom (high pay for specialized skills), while failing to invest effort leads to lifelong struggle amid growing competition. The video closes with an exhortation to commit fully during one’s formative years.
Mes amis, bien bonjour. J'ai un jeune qui m'a contacté sur ce téléphone, sur ce WhatsApp que je donne régulièrement, et il m'a dit mes parents sont prêts à prendre en charge pendant des années, ils ont les fonds pour ça, pour que je fasse des études médicales. Alors moi, J'aimerais bien aller faire ces études médicales. C'est vrai que c'est intéressant. J'aimerais bien devenir médecin. Mais sauf que je suis trop paresseux. Je suis trop paresseux. Je me connais. Je n'ai pas envie de faire d'efforts. D'accord, je n'ai pas envie de faire d'efforts. Et donc, forcément, je ne sais pas trop quoi penser. Je ne sais pas trop quoi faire. Et vous savez quoi? Énormément de jeunes qui m'écrivent là, c'est un cas direct. Le gars lui-même s'est dit paresseux. Il m'a dit, il a dit le mot. Je suis paresseux, mais je reçois énormément de de messages de jeunes qui, sans se déclarer nécessairement paresseux, je réalise qu'ils n'ont pas eu la culture, quelque part, de l'effort, la culture du sacrifice. C'est-à-dire que ce gars, voici ce que je lui ai dit. Je lui ai raconté ceci. Vous savez, quand j'ai étudié les signes, parce que vous savez, dans ma vie, j'ai fait des études, des études médicales qui ont capoté pour des raisons assez longues à expliquer. Je vous raconterai un jour. Eh bien, je passais des nuits blanches, d'accord, des nuits blanches à étudier. C'était très difficile, c'est des études, et je comprends. Ça exige un degré de sacrifice assez ahurissant. Par exemple, en première année, tu apprends, entre autres choses, tu apprends, par exemple, tous les os du corps humain, avec leur moindre processus, leurs moindres caractéristiques, tout ça, leur nom, leur position, qu'est-ce qu'il y a à leur droite, qu'est-ce qu'il y a à leur gauche, ils touchent quoi. Tu apprends tous les muscles du corps humain, pas un ou deux ou trois ou douze ou vingt. Tu les apprends tous, sans exception. Tous avec leur nom, leurs insertions, leur énervation, leur vascularisation, leur rôle. Et ça, c'est rien du tout par rapport à tout le reste. Tu vas étudier les organes, tu vas étudier rien que la colonne vertébrale. Il y a 33 vertèbres, tu les étudies une par une. On ne te dit pas il y a 33 vertèbres. Chacune, tu dois l'étudier parce que chacune est différente. Chacune a des caractéristiques spécifiques bien âgées. D'accord ? Donc c'est un sacrifice énorme. Je passais des nuits blanches à étudier médecine. Mais alors, je te raconte une autre histoire. J'ai une amie. Elle travaille dans les supermarchés. La nuit. Quand le supermarché ferme, elle vient. Elle vient avec d'autres gens de sa condition. Il y a des semi-remords qui viennent également. Ils reculent sur la plateforme. Ils ouvrent. Et là, ces gens prennent des cartons, prennent des diables, prennent des chariots. Et vont... ramasser tout ça, vider des semi-remords comptiers et dispatch toute la marchandise à travers le supermarché pour que le matin, quand il ouvre, tout soit prêt. Que chaque boîte soit à sa place, que tout soit bien rangé, répertorié, nettoyé, bien placé. Et après, les camions repartiront. Elle fait des nuits blanches tous les jours depuis 15 ans. Elle n'est pas devenue médecin. Pourtant, elle fait des nuits blanches. Tu vois ce que je veux dire ? Il y a deux choses. Soit tu te sacrifies pour toi, soit tu te sacrifies pour les autres, les nuits blanches. Soit tu les passes pour toi-même, pour ta gueule j'ai envie de dire, tu les passes pour devenir quelqu'un, pour devenir avocat, ou devenir médecin, ou devenir pilote, ou devenir ce que tu as envie de devenir, pour devenir quelque chose dans ta vie, ou créer un business, ou devenir entrepreneur, ou... Comme des millions de gens le font. Parce que tous les gens que tu vois qui ont réussi sont passés par là. Il n'y a pas le choix. C'est un paiement à faire. Si quelqu'un t'a dit que ça se fait tout seul, il t'a menti. Donc moi, je suis là avec une mauvaise nouvelle. Je suis là pour t'annoncer la couleur. D'accord ? Ou bien, si tu ne veux pas faire ça, eh bien, tu vas faire encore plus d'efforts, plus de sacrifices en galérant pour gagner ta pittance. C'est simple. Soit tu galères 5 ans, 6 ans, 7 ans, 8 ans, 10 ans. pour construire quelque chose pour toi. Et par la suite, si t'es médecin, t'as envie de travailler trois jours par semaine, ben travaille trois jours par semaine. Ou bien si t'as envie, moi j'ai mon dentiste, il prend deux mois de vacances par an. Il y a deux mois, il part, il passe quelques semaines à soigner des gens gratuitement en Afrique et en Asie et tout ça, il fait de l'humanitaire. Et puis le reste, il le passe sur des plages. C'est tout. Parce qu'il peut se le permettre. Parce que le reste de l'année, il gagne tellement bien sa vie, qui peut se permettre de prendre beaucoup de vacances. Sauf qu'avant de gagner sa vie et gagner de l'argent et tout, c'est quelqu'un qui a galéré. D'accord. C'est ça, c'est le prix à payer. Sinon, sinon, il y a l'autre option. L'autre option dire moi, je suis paresseux. OK, qu'est ce que tu en dis d'être paresseux? Il travaille dans un supermarché la nuit. pendant le reste de ta vie, d'accord ? Sans pouvoir prendre de vacances, sans pouvoir acheter une paire de chaussures si elles se déchirent, sans pouvoir construire ta vie sans aucun espoir, mis à part ces camions qui arrivent sans arrêt et que toi, tu dois aller vers ces rayonnages qui font des kilomètres et tu dois déposer les produits là-dedans, avec un contre-maître que tu détestes, qui te méprise et qui est toujours derrière toi pour te dire que tu ralentis la cadence et qu'il faut aller plus vite. Qu'est-ce que tu en penses de ça ? Il n'y a pas de... Il n'y a pas de paresse qui tienne dans ce monde. Si t'es paresseux, raison de plus pour travailler. Si t'es paresseux, tu sais quoi ? Tu te dis, vaut mieux que je travaille pendant 5 ans, ou 6 ans, ou 7 ans, et après je deviens dilettante, je passerai ma vie relax, que de relaxer maintenant, à l'âge où t'es censé te construire, à l'âge où t'es censé vraiment mettre sur pied ta vie, poser les jalons d'une vie de réussite, et bien là tu le fais pas, c'est là où tu es paresseux et puis tu passeras le reste de ta vie parce que tôt ou tard la chaleur va te... la chaleur du four, tu sais quand on tourne le four tu comptes 2, 3 puis bam la chaleur arrive et bien là la chaleur arrive et quand la chaleur arrive tu te retrouveras à faire du travail précaire tu te retrouveras dans la misère et là tu verras, tu verras franchement je veux dire un truc Si je regarde ma vie, j'ai fait des jobs précaires. Je sais de quoi je parle. Quand je te parle, j'ai fait les chantiers, j'ai fait McDo, j'ai fait les restos, j'ai fait des déménagements, tout ça. Je n'ai pas la carrière de déménageur, mais j'ai fait des déménagements, je t'assure. Donc, j'ai fait des emplois précaires et j'ai fait aussi des emplois extrêmement bien rémunérés. Tu sais quoi ? Je vais te dire la vérité. Tu veux savoir en termes d'efforts ? Tu veux savoir en termes d'efforts ? Je te garantis que Je n'ai jamais travaillé autant que sur les emplois précaires. Je t'assure que le job précaire, tu n'as même pas un moment pour respirer. Tu travailles sans arrêt. Quand, par exemple, tu es dans un resto et puis tu es là pour nettoyer la vaisselle qui arrive, Je peux te dire que la vaisselle arrive par montagne entière. Et t'es en train de la nettoyer par montagne entière, en train de courir, courir, courir, courir. Et dès que tu ralentis, il y a quelqu'un qui vient te dire que, écoute, il n'y a pas assez de vaisselle. Plus vite, plus vite, plus vite. Sans arrêt. Tu n'as pas le temps de respirer. Tu n'as pas le temps d'aller aux toilettes. Tu n'as pas le temps de manger quelque chose. Tu as le temps de rien faire. En 60 minutes, tu travailles 60 minutes et tu expédies en une soirée. Tu expédies le travail que font des dilettantes en deux semaines. Quand j'étais très bien payé en entreprise, je passais beaucoup, beaucoup de temps à regarder le ciel, à regarder des vidéos YouTube, à voyager, être dans des restos payés par la compagnie, tout ça. Tu vois ce que je veux dire ? Ce n'est pas du tout la même chose. Donc, si tu es par ASE, moi je te dis, investis et construis-toi. Par contre, je te dis un truc, pour pouvoir atteindre ces lieux où je te dis où j'étais extrêmement bien payé. Il a fallu que je galère. J'ai galéré comme une bête. J'ai galéré comme une bête. Mais par contre, par la suite, je pouvais donner lieu, laisser courir à ma paresse. Après, je suis devenu minimaliste, si tu veux. Après, oui. Après, je voulais le maximum d'argent pour le minimum de travail. C'est une manière de valoriser. Quand on payait, quand on payait pour un savoir, on payait pour une compétence. En réalité, même si ma compétence, j'allais l'exercer, par exemple, dans une situation critique pendant deux heures. Donc après, pendant 3-4 jours, je ne fais rien. Mais on me paye très cher pour ces 2 heures-là. On n'était pas en train de me payer que le temps de ces 2 heures. On était en train de me payer les années passées où je faisais des nuits blanches, où je travaillais 16 heures par jour pour apprendre cette compétence qui m'a permis de régler ces problèmes qui coûtent des millions de dollars, qui m'a permis de les régler en 2 heures. Tu vois le truc ? C'est ça. Mais il n'y a pas de... On ne rase pas gratuitement dans ce monde. Il n'y a pas de gratuité. Il n'y a rien qui est donné comme ça. Donc voilà, c'est... Je sais que j'ai une mauvaise nouvelle, je sais que j'arrive pas ici avec un message d'espoir, je sais qu'il y a des gens qui voulaient que je vienne dire que bon, voilà, tu te lâches, tu t'amuses, t'achètes la dernière Xbox, tu passes ta vie à jouer et tout, tout ira bien. Non. Non, non. C'est pas vrai. C'est pas vrai. On t'a menti. Si on t'a dit ça ou on t'a laissé croire ça, c'est qu'on t'a menti. Et c'est vrai qu'on vit dans la société du divertissement et t'as l'impression que tu te divertis et la vie se fera tout seul. Non, c'est pas vrai. C'est pas vrai. C'est encore plus difficile aujourd'hui que ça l'était avant et ça sera plus difficile demain parce que forcément, on est de plus en plus nombreux. Donc, on est en train de nous battre. De plus en plus de gens se battent pour la même chose. D'accord. Pour la même, la même, la même chose. Et forcément, ça va créer ce ça va créer cette pression. D'accord. Moi, je parlais Quand je parle aux gens, j'ai connu un vieux monsieur, il a acheté sa maison. Il l'a acheté dans les années, je crois, 30 ou 40. Il l'a acheté contre une vache. Il a donné une vache, une chèvre, je crois. On lui a donné une maison à moitié construite. Il a fini de la construire plus tard. Aujourd'hui, une maison pareille au centre-ville, tu dois t'en déter pour plusieurs générations pour la payer. À l'époque, c'est une vache. J'étais gamin, j'ai parlé à des à des pilotes de ligne, il me disait que les compagnies, là-bas, c'était en Algérie, la compagnie nationale recrutait et personne n'y allait. C'était, ils voulaient, ils voulaient, ils voulaient, mais ils ne trouvaient personne. Et finalement, la moindre personne qui se dérangeait pour y aller, elle était recrutée, on lui payait toutes ses études et tout ça. Et par la suite, aujourd'hui, tu vois, il y a un rôle qui se libère, tu as 5 000 personnes qui viennent appliquer. C'est partout pareil, dans tout. les choses de notre vivant ou du vivant de plein de monde aujourd'hui, les choses se sont compliquées, compliquées tout simplement au fait que c'est devenu la vie devient de plus en plus compétitive. Donc, comment tu vas t'en sortir dans une vie compétitive ? Un jour, il te faudra un bac plus 12 ou deux doctorats pour aller travailler dans le supermarché et vider les camions. Tu vois ce que je veux dire ? Ce n'est pas en train de simplifier l'équation. Elle est en train de devenir de plus en plus difficile. Donc, c'est pour ça que je t'invite vraiment, je t'enjoins à donner à fond parce que c'est le moment ou jamais. Merci mes amis d'avoir écouté cette vidéo ici et puis on se voit dans une prochaine. A bientôt.
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