Europe : Comment Survivre dans un Tiers-Monde sans Soleil ?

Monologue en français (YouTube, 22 nov. 2023) où l'auteur, arrivant au Royaume‑Uni, compare le déclin des services publics et la morosité européenne à la solidarité et à l’adaptabilité des pays tiers‑monde. Il critique la bureaucratie, la destruction des infrastructures publiques, la précarité énergétique et climatique, et déplore l’inhumanité et l’hypocrisie sociales en Occident, tout en évoquant des exemples personnels (Guadeloupe, traversée de plage) et des réflexions sur l’hydrogène et la politique économique.
Mes amis, bien le bonjour. C'est cendrillon à 1h du matin. Fini les plages, fini le sable fin, fini le soleil. Je suis au Royaume-Uni. T'as l'impression qu'il fait nuit. En fait, il est 16h seulement. Mais dis-je, c'est la nuit. Alors, la pire nuit que nous avons au Royaume-Uni, que nous avons en Europe, c'est la nuit qui tombe sur les cœurs, sur les cerveaux, sur les âmes. C'est ça notre problème. Je vais vous raconter un truc. J'étais en Guadeloupe, qui est fondamentalement un pays du tiers-monde. Je sais que les gens qui me regardent depuis là-bas ne me seront pas choqués, ne me voudront pas d'utiliser cette terminologie, étant moi-même tiers-mondiste. J'utilise ça avec beaucoup d'affection. Comme le disait un ami, quand tu arrives en Guadeloupe, tu n'as que deux options. Soit tu deviens sage, soit tu deviens fou. Effectivement, en venant d'un juriste, c'est à peu près pareil. Il y a des moments où tu vois des aberrations, grosses comme le dôme des Invalides. Tu ne dis rien. Tu apprends à te taire devant ce genre de choses. Tu apprends à ne pas poser de questions. Et pire encore, et là c'est quand la sagesse rentre, tu apprends à ne pas te poser de questions. Alors aujourd'hui, j'arrive au Royaume-Uni et je regarde les choses d'un œil nouveau. Je vais vous dire un truc. au Royaume-Uni. C'est comme en France. C'est comme le reste de l'Europe. Nous sommes en train de nous tirer mondiaux. Je constate jour après jour, et je suis là depuis hier seulement, je constate ou je reconstate ou je redécouvre comment les services publics sont complètement détruits. La médecine s'est déjà effondrée depuis très longtemps. La sécurité. Et pire encore, il y a tout ça, la crise économique, le marasme, mais tout ça sous un ciel gris et 300 jours de pluie par an. Alors je vais te dire un truc, l'intérêt des pays du tiers-monde, c'est qu'effectivement c'est le tiers-monde, On ne te parle pas de crise, on ne te dira pas, il y a la crise, et derrière la crise viendra, comme le disait Alain Juppé, c'est jamais venu par ailleurs, il y aura la relance. A l'époque on disait oui, c'est la crise, mais l'année prochaine nous attendrons une relance. Puis l'année d'après on te dit une relance, puis bon, 20 ans plus tard, la relance, il n'y a plus personne qui en parle, c'est fini, c'était juste quelque chose qu'on donnait aux gens pour leur faire accepter qu'on est en train de piller leur économie. Et puis, au-delà du pillage, on est en train de la vandaliser, on est en train de tout détruire. On est en train de planifier pour eux un futur de privation, de précarité. Et puis aussi, avec cela, viendront les permis, les bons, les contrôles, les restrictions par application, des choses comme ça, l'identité digitale, le reste de l'argent qui nous restera en Europe. On ne dépensera pas pour nourrir nos enfants qui finiront bien frais, n'est-ce pas ? Ceux qui ont moins d'âge auront la référence, n'est-ce pas ? On dépensera le fond des caisses pour acheter des caméras de surveillance et déployer un système de permis et de contrôle. Voilà où nous allons. Alors je vous dis un truc, c'est vrai que la misère est plus facile à supporter quand tu as 300 jours de soleil par an. Il y a aussi autre chose que tu as dans les pays tiers-mondistes et que tu n'as pas ici. Dans le tiers-monde, il y a une sorte de solidarité naturelle. Les gens, ça fait très longtemps qu'ils ont fini de croire dans le système. Ça fait très longtemps qu'ils savent qu'ils doivent se débrouiller, qu'ils doivent vivre et laisser vivre. Ça fait très longtemps qu'une forme de solidarité, une solidarité naturelle entre les gens qui vivent dans des milieux hostiles. Exemple. J'étais en Guadeloupe et je voulais passer d'une plage vers une sorte de gros rocher. Il y avait un peu de courant et je voulais passer à Gué. C'était faisable, mais il fallait savoir où mettre les pieds. Il y avait des oursins aussi de loin en loin et des coraux cassés. Alors, je vous disais que j'ai fait l'aller, puis après j'ai fait le retour. Et cependant, je faisais le retour. J'ai commencé à apprécier la température de l'eau et je me suis laissé flotter là dessus pendant quelques temps. arrive un couple qui voulait faire la même traversée. Entre nous est née, naturellement, sans parler, une sorte de solidarité, de gens qui ont le même défi, qui sont dans le même endroit naturel. Et naturellement, j'ai senti un peu d'inquiétude chez la dame et je leur ai indiqué avec la main, là où il fallait aller, les repères que j'avais mentalement pris, pour traverser. Et ils ont suivi ces mêmes repères pour eux aussi y aller. Donc, ce que je cherche à vous dire, c'est que quand tu vis dans un pays du tiers monde, par exemple, l'administration et sa bureaucratie et ses histoires, il n'y a plus personne qui y croit, il n'y a plus personne qui a la foi là-dedans. Tu vas parler à des gens, tu vas parler à un infirmier ou un administrateur ou un fonctionnaire, tu vas trouver un humain face à toi. Tu n'as pas trouvé une casquette, tu n'as pas trouvé un uniforme, tu n'as pas trouvé un badge. Tu pourras parler aux gens toujours, tu as toujours accès à l'humain. Et quand tu accèdes à l'humain, et Dieu sait que dans les pays du tiers monde, l'humain est tout le temps là, avec ses qualités et ses défauts aussi, je suis d'accord. Mais parfois, ces défauts que vous voyez sont les défauts nécessaires pour les valeurs, pour les vertus qui viennent avec, des vertus humaines. Parce que l'humain, vous savez, moi je vais vous dire un truc, j'ai toujours cru cela. L'humain, il faut soit l'aimer, soit le tuer. Il n'y a pas le choix. Tu n'as rien entre les deux. D'accord ? J'ai choisi la première option. C'est un nouveau commandement. L'humain a ses imperfections. Il est comme ça. Et voilà, il n'est pas parfait. Mais dans le pays du tiers monde, je disais, tu as accès à l'humanité à tout moment, à tout endroit. Tu as accès à l'humanité et tu as accès à des gens qui eux aussi sont dans la même mer que toi, sont entraînés par les mêmes courants et aussi à leur niveau, cherchent à passer à guet et cherchent à trouver comment. Donc vous vous posez la même question et entre vous, qui évoluez en intérêts hostiles, qui évoluez parfois sur de la terre brûlée, va naître une sorte de... va être une sorte de cohésion, une sorte de sympathie, une sorte de compréhension naturelle sans que vous ayez besoin de parler. Même si vous prenez la tête de temps en temps. Mais en même temps, il y a cette solidarité. Quand tu arrives en Europe, le problème C'est que c'est extrêmement tiermendisé aujourd'hui, tiermendisé exprès, d'accord ? C'est détruit exprès, mais t'es enfermé avec des gens qui sont toujours là en train d'appliquer le règlement, t'es toujours des gens qui sont là en train de penser conformité, en train de vouloir filer droit dans un Titanic qui a coulé, c'est comme lorsque... Le Titanic, semble-t-il, il avait coulé. Le problème, c'est qu'on raconte beaucoup de choses sur ce navire. Il y a du vrai et du faux. Donc, je vous dis ça entre des pincettes, entre des crochets ou ce que vous voulez. Il y avait, semble-t-il, cependant que le Titanic coulait et qu'il y avait énormément de chambres et d'endroits et de coursives et d'allées qui étaient déjà où il y avait déjà un mètre cinquante d'eau. Eh bien, il y avait encore des gars qui étaient en train de dire. Ah non, non, toi, tu as un ticket troisième classe. Tu n'as pas le droit d'aller par là parce que là bas, c'est la business class. Tout ça, je veux dire, cette porte est fermée. On n'a pas le droit de l'ouvrir. Je veux dire, le Titanic est en train de couler. Il est parti. Il partira pour toujours et à jamais. Tout ça, la première, la deuxième, la troisième classe et énormément de gens qui sont dedans. Bon, finir à 4200 mètres, c'est terminé tout ça. Arrête avec tes histoires, arrête avec ton règlement antérieur. C'est chacun pour soi, juste essaye de fuir, essaye de partir toi aussi. Arrête d'embêter les gens, arrête d'être... Le problème c'est que ce qu'on a ici, en Occident, nous sommes en train de couler tous comme nous sommes, nous sommes en train de couler ensemble, et en même temps, on a des capots comme ça parmi nous qui sont là encore en train de penser règlement, encore en train de penser que nous sommes dans un système viable. Vous savez, Vivre dans un pays comme celui-ci, je vais vous dire un truc, c'est très difficile. Nous vivons sur une éponge humide, techniquement parlant. Nous vivons dans un pays où les maladies respiratoires sont très fréquentes, les maladies de la peau, tout ça, les rhumatismes. On vit vraiment dans un pays extrêmement humide, froid, on a 300... Ce que les gens ont en jour de soleil dans d'autres endroits, nous, nous l'avons en jour de pluie. Nous avons des fois des étés où il fait froid, où il pleut, où on doit des fois allumer le chauffage en plein mois de juillet. D'accord ? C'est des pays par nature sont très difficiles à vivre. S'il n'y a rien qui fonctionne, ils peuvent être supportables. Écoute, pour te donner un cas extrême, tu sais, il y a une station, je ne sais pas comment elle s'appelle. Elle est vers le pôle sud géographique, je crois. Je crois qu'elle s'appelle la station Amundsen Scott ou un truc comme ça, du nom d'un explorateur qui a été jusque là bas. Je crois que c'est Amundsen Scott. Mais pour vous dire, C'est une station où il y a quelques dizaines de personnes qui passent, des fois, qui restent là-dedans toute l'année. Mais vous imaginez bien que les conditions sont tellement extrêmes qu'il faut que ça marche, il faut que les choses marchent, il faut que les choses soient fluides, il faut que chacun fasse son travail correctement pour que ça tienne la route. Quand nous arrivons, vous imaginez que si ça collapse, c'est une station comme à Minstenskot, imaginons qu'elle collapse. D'accord ? Qu'elle collapse sous le poids de la médiocrité des uns et des autres et qu'elle collapse, surtout sous le poids du vandalisme. Imaginons que les gens qui sont là-dedans, leur viendrait l'idée de vandaliser l'endroit. Vous savez ce qui va se passer ? Quand l'hiver polaire se terminera, et puis le premier cargo depuis des mois arrive, atterrit là-dessus sur de la glace, il va trouver quoi ? il va trouver que les gens sont gelés là-dedans. Il va trouver que c'est fini, que ça fait... Il y a une tragédie, il y a un drame qui les a frappés. Quelque chose s'est passé. Ils sont devenus fous, ils ont décidé de vandaliser l'endroit. D'accord ? Alors, ce que je veux vous dire, c'est qu'ici, on n'est pas à Munson Scott, on est d'accord. Mais vous comprenez la logique. On est dans un endroit, sur un terrain hostile, on est dans un endroit où il n'y a pas vraiment beaucoup de ressources naturelles, il n'y a pas beaucoup de soleil. la terre n'est pas très grande, on ne pourra jamais devenir le champion du monde de l'exportation des céréales ou des choses comme ça. Ce n'est pas quelque chose qui va arriver. Et en même temps, on est aujourd'hui en train de s'aborder le navire, en train de s'aborder le pays. Et aujourd'hui, ce n'est pas qu'on est en train, c'est qu'en grande partie, on a réussi. Sur beaucoup de secteurs, nous avons atteint, même sur certains endroits, la quintessence de ce qu'on peut détruire, où il n'y a presque plus rien à détruire. Et ça, malheureusement, dans le contexte dans lequel nous vivons, avec les personnes que nous avons qui ont perdu toute l'humanité, ça devient extrêmement dur. Vous voyez ce que je veux dire ? Franchement, si je n'avais pas de responsabilité familiale, je peux vous dire que demain matin, j'aurais été dans un avion pour je ne sais pas où, pour la Turquie ou le Maroc, peu importe, ou l'Algérie ou peu importe, dans un autre endroit, juste j'aurais été loin. Ça devient pour moi, Un défi de tous les jours. Vraiment, ça devient pour moi un défi de tous les jours. De supporter ces gens. Ce qu'on a aussi au Royaume-Uni, puisqu'on est en train de parler maintenant, je vais vous dire toute la vérité. Ce qu'on a aussi, on a beaucoup de gens qui ont le syndrome du capot. Je vais vous dire un truc. Tu les prends. Tu leur donnes un petit pouvoir. Dans l'heure, un pouvoir sur n'importe quoi, sur une place de parking, dans l'heure, un pouvoir sur une porte, sur un portail, sur... sur un bureau, sur un formulaire, sur un procès, sur un passage, sur n'importe quoi. Tu verras le zèle, tu verras le zèle dans leurs yeux, tu verras cet extase quand ils appliquent le règlement fourni par leur seigneur. Tu sais quoi ? Quelqu'un peut mourir devant eux. Il s'agira de vie ou de mort. Non, il doit appliquer son procès, son pouvoir, lui, il doit l'appliquer. De la folie. des gens, des gens vraiment... Et je deviens de plus en plus impassionné avec ce genre de personnes. Vous voyez ce que je veux dire ? Par exemple, il y a un truc que j'élimine et je ne dis plus bonjour maintenant, c'est fini. Je ne dis plus bonjour. Il y a... Il y a quelques voisins, par exemple, indiens ou autres, je leur dis bonjour, bonjour, salut, ils viennent vers moi, comment ça va ? Tout ça, on discute naturellement, normalement. C'est des tiers mondistes, eux aussi. L'indien est tiers mondiste. Il y a ici des Anglais ? Ils ont une attitude que tu ne trouveras pas chez les Américains, par exemple. Tu n'auras pas chez les Français une attitude comme ceci. Aujourd'hui, il peut te dire bonjour. Le lendemain, il passe. Commence à faire un truc comme ça. Il ne sait pas s'il fait semblant de t'avoir vu, de ne pas t'avoir vu. Même les Américains sont plus open, plus direct, plus sympa, plus ouverts que ça. Et ils sont bizarres comme ça. Maintenant, aujourd'hui, je ne dis plus bonjour. C'est bon. C'est bon. Casse-toi de ma vie. Disparais. Ne me parle pas. Ne me parle pas. Voilà, je suis un rebeu. Je n'aime pas le monde. Je suis comme ça aujourd'hui avec eux parce que franchement, j'en peux plus de cette hypocrisie. J'en ai ras-le-bol de l'hypocrisie. Aujourd'hui, je ne joue plus. J'ai l'impression que plus je vieillis, Plus ma patience est en train d'être doucement atteinte. Vous savez, j'ai peur de ce qui va m'arriver si je vis jusqu'à 70 ou 80 ans. J'ai l'impression que je vais être dans le propos beaucoup plus cru que je le suis maintenant. Il y a des barrières mentales que doucement je suis en train de perdre. Des barrières mentales de civilisation que je suis doucement en train de perdre. Vous voyez ce que je veux dire ? Voilà. Enfin, on se comprend. D'accord ? On se comprend, les amis. Je vous montre un truc. Regardez. Qu'il n'y a pas chez le tiremandiste. Ça, c'est la une du monde d'aujourd'hui. La une du monde de today, comme on dit. D'accord ? D'aujourd'hui. Climat. Alerte sur l'accélération du réchauffement. On est en train de se geler les couilles. Accélération du réchauffement. Alors l'accélération du réchauffement, il semblerait que les températures vont augmenter d'ici la fin de siècle. On pensait qu'elles allaient augmenter de 2,5°C. Elles vont augmenter de 2,9°C. Néanmoins, quand vous entendez certains des plébéiens qui sont en train d'être poussés vers la précarité alimentaire, précarité énergétique, précarité à tous les niveaux, Ils vont plus loin que la secte. Eux, c'est pas 2,5 degrés qu'ils voient. Ou 2,9. Eux, ils voient 20, ils voient 30. Ils disent, oui, Aldo, moi, je t'aime bien, mais bon, sur le climat... Tu sais, moi, j'étais enfant, je me rappelle... Je me rappelle, oui, il faisait... Il y en a qui disent que c'était beaucoup plus froid, d'autres qui diront qu'il faisait beaucoup plus chaud, peu importe. D'accord, ça change. Bon, paye tes taxes et tout, mais il va falloir un jour prendre des décisions très dures. Ben oui, écoute, je veux dire, ça, la secte est en train de te dire que t'es trop. Je veux dire, à un moment donné, il va falloir aller plus loin. Il va falloir, à un moment donné, faire des choses de grands sacrifices pour sauver certains, pour ne pas sauver tout le monde. Il va falloir faire des coupes. C'est ça, c'est à ça que t'appelles. Mais t'inquiète pas. Elles vont faire toi un vieux, pauvre, effauché et ayant froid. Et si tu trouveras ta bouteille de cafard, tu seras content. D'accord? C'est ça le problème. C'est ça le problème chez l'occidentale. L'occidentale est jusqu'au boutiste. Moi, je vais te dire un truc. C'est pourquoi? C'est pourquoi tu ne peux pas ouvrir un camp de concentration en Algérie. C'est pourquoi? C'est pourquoi tu peux pas le faire? Parce qu'en Algérie, ils t'auraient tout volé déjà. Ils t'auraient volé le terrain, ils t'auraient volé le budget. L'administration t'aurait coincé les autorisations et tout. D'accord? C'est ça le problème. Ce qui fait que chez nous, en Afrique, t'as un moustachu qui arrive, il fait trois morts, d'accord ? On a un mandat, on est président s'il fait trois morts. Alors chez vous, les gars, je veux dire, vous êtes tellement organisés, meticuleux, que franchement, quand quelqu'un prend le contrôle de vos têtes ou de votre civilisation, waouh, les dégâts que vous pouvez faire, je veux dire, voilà quoi. Enfin, ce que je voulais dire, revenons à notre histoire. Je ne suis pas en train de me faire des amis. Vous savez, je vous dis, plus je vieillis, plus je suis en train de changer. Je suis en train de devenir différent sur beaucoup de choses. Enfin, regardez, je vous montre quelque chose. Je vous ai montré le monde. Là, je vous montre le télégraphe. OK. Télégraphe, journée sérieux, c'est ce qu'il dit. Ici, des gens très sérieux qui citent la banque d'Angleterre. Alors des gens hyper sérieux. Les politiciens, les politiques publiques net-zéro, comme c'est les politiques du carbone, net-zéro carbone, n'est-ce pas, sont en train de pousser l'inflation. Ce sont des politiques inflationnistes. Vous savez ce que ça veut dire, politique inflationniste ? C'est-à-dire qu'elle n'apporte aucune valeur, ça signifie qu'elle installe des intermédiaires. Pendant que nous sommes en train de couler, vous savez ce qu'il se passe, ce qui est classique de tous les coulages, c'est un proverbe algérien, quand le taureau tombe, il y a plein de couteaux qui arrivent. Chacun veut sa part, c'est normal. Donc comme l'Occident est en train de s'aborder son économie, que va-t-il se passer ? Il y a plein de gens qui veulent leur part. Et donc, ce qu'on voit comme inflation, ce sont des politiques qui sont placés au milieu d'une chaîne pour prélever de l'argent sans apporter aucune valeur. C'est juste des gens qui arrivent au milieu, qui dit je prends. Je te montre un exemple d'une politique inflationniste. L'article date du 22 novembre 2023. Donc d'aujourd'hui, des plans pour chauffer des millions de maisons avec l'hydrogène. L'hydrogène ? Tu vas le ramener d'où l'hydrogène ? Tu as une source d'hydrogène ? Vous savez, l'hydrogène est tellement réactif qu'il n'y a pas dans la nature de l'hydrogène libre, il n'y a pas de H2 dans l'hydrogène. Ça n'existe pas, ça. D'accord ? Il n'existe pas. L'hydrogène a l'état libre parce qu'il est très réactif. Tu regarderas dans la vie de tous les jours, les produits, plus ils sont réactifs, plus ils sont... attachés à d'autres éléments. Pourquoi ? Parce qu'ils ont réagi. Pourquoi ils ont réagi ? Parce qu'ils sont réactifs. Tu n'imagines pas qu'il va rester pendant des millions d'années à attendre comme ça, sagement, qu'on vienne le cueillir. Il est réactif, donc il a déjà eu l'opportunité de se marier avec quelqu'un et de faire des petits, des molécules. Tu prends l'or, par exemple. On le trouve comment, l'or, souvent ? L'or, bon, ça existe, les oxydes d'or et tout, c'est très difficile à obtenir, ça existe. Mais dans la nature, on le trouve comment, l'or ? On le trouve sous forme de pépite. Pourquoi on le trouve sous forme de pépite ? Parce qu'il est peu réactif. L'or, il est peu réactif, mais on le trouve sous forme de pépite. L'eau, chimiquement, ce n'est pas un élément qui réagit facilement. C'est pour ça qu'on en trouve des tonnes et des tonnes. Le sable, pareil. Le sable, bon, il ne réagit pas avec grand-chose. On peut faire réagir le sable, mais il faut de hautes températures et des conditions très extrêmes. C'est pour ça qu'on en trouve beaucoup à l'état libre. Les éléments réactifs. Tu prends le H2, par exemple. Il est tellement réactif, tu ne vas pas le trouver dans la nature comme ça. Il a déjà trouvé quelqu'un. Tu ne vas pas le trouver en forme de pépite ou en forme de gisement. Donc, l'hydrogène. il va falloir le produire. Et quand tu produis de l'hydrogène, tu sais quoi ? Pour chaque unité d'énergie d'hydrogène que tu as produit, tu as dépensé peut-être 5 ou 6 unités d'énergie pour le produire. Parce qu'il n'y a rien de parfait. Chaque fois qu'on produit quelque chose, on en perd au passage. En plus, il faut une robinetterie spéciale, des tuyauteries spéciales, des équipements spéciaux. Et pourquoi ? L'hydrogène, l'atome est tellement fin qu'il est capable de traverser une plaque en métal. On fait ça, on enferme de l'hydrogène dans un conteneur métallique fermé, il est capable de traverser le métal. Alors, pas toutes les épaisseurs, on est bien d'accord, mais une épaisseur fine de métal est capable de traverser, il passe à travers. Ce qui signifie que l'atome d'hydrogène est tellement fin qu'il voit le métal, il le voit comme ça, il le voit comme tu verrais un filet, et il passe à travers. D'accord ? Ça, on veut chauffer les maisons avec. OK, ce n'est pas grave, on va chauffer les maisons avec. Donc, quand la facture pour chauffer la maison reviendra à 25 000 euros par mois, qu'est-ce qu'on fera ? On chauffera que la maison du politicien, on chauffera que sa piscine, on chauffera que la niche de son chien. Voilà. Avec l'argent public. Et le public, il fait quoi ? Il y a une équation qui donne le nombre de cotisants par rapport au nombre de gens qui profitent de la cotisation. Si tu dois chauffer des maisons de politique et des niches de politique à 25 000 euros par mois, par exemple, combien de personnes doivent se priver de chauffage pour cotiser tous ensemble pour pouvoir chauffer cette maison là? Voilà, c'est comme ça. C'est pour ça que eux, ils seront dans le froid et dans la précarité énergétique. Et c'est pour ça que cette minorité, cette caste sera en train de profiter. Voilà, c'est tout. Enfin, mes amis, vous avez compris, j'aurais peut être pas dû faire cette vidéo en réalité. Franchement, Et j'aurais pas dû, mais j'aurais peut-être dû aussi la faire, j'en sais rien. Vous savez, j'en sais rien. Je suis remonté contre l'humanité entière, en fait. Je le réalise. Enfin. Merci, en tout cas, d'avoir écouté et d'avoir suivi jusqu'au bout ce. Ce monologue au fil des idées, au fil des sensations. Et on se voit dans une autre vidéo plus optimiste, j'espère. Tout ça, on ne peut pas faire pire que celle-là. Je veux dire, en termes de pessimisme, si on ne descend pas une palme, c'est qu'il y a un problème, quoi. Voilà, mes amis, je vous vois une autre fois. À très bientôt.
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