Europe : le scandaleux profilage racial aux frontières

A French-language YouTube monologue (speaker: Jordan) criticizing racial profiling at European border controls. The speaker argues that border police operate on outdated assumptions (expecting ‘white’ phenotypes for European passports) and routinely subject non-white Europeans to longer, intrusive checks. He supports this with personal anecdotes at St Pancras/Eurostar, Orly/Charles de Gaulle and Pointe‑à‑Pitre (Guadeloupe), Amsterdam airport (complaint led to apology), and Swiss controls (Lausanne–Évian boat, Lausanne–Vevey train) where profiling is described as systematic. He contrasts this with reportedly low/no profiling at UK, US, and Irish controls and notes that automated passport-control machines reduce racial bias. The piece calls for enforcing rights, escalating complaints to supervisors, and ending unnecessary, country‑internal border practices.
Mes amis, bien le bonjour. L'un des dégâts qui a été commis par les woke sur nos sociétés, c'est le fait qu'il y a certains sujets qui sont devenus tabous, parce que c'est des sujets qui ont été utilisés pour diviser ou ont été ridiculisés. Par exemple, le racisme ou discrimination. Aujourd'hui, si quelqu'un parle de cela, on a l'impression qu'il est en train de tout faire pour diviser. Si, par exemple, je vous parle de discrimination subie en tant qu'Africain ou en tant qu'Algérien ou autre, eh bien, il y a des gens qui vont soupçonner de vouloir soit utiliser ça pour diviser, soit utiliser ça pour nier que d'autres personnes, y compris un homme blanc de 50 ans hétéro, ne peuvent pas être discriminés. D'accord ? Donc, ces sujets-là sont devenus plus ou moins tabou, comme ça. Soit on en parle de manière grotesque, comme on parle les WOC, soit on n'ose rien dire. J'aimerais vous parler d'un sujet, et je ne suis pas du tout dans l'intention, bien entendu, de diviser WOC, mais je vais vous dire un truc. Aujourd'hui, en 2023, dans chaque pays européen, ou dans la majorité de ceux-ci, il y a des millions de citoyens qui sont d'une origine étrangère, si on creuse dans leur arbre généalogique. Ça peut être, comme par exemple la France, ça peut être des millions de personnes. C'est des gens qui sont même nés dans le pays souvent, mais dans les parents ou les grands-parents ou les arrière-grands-parents viennent d'autres contrées. Ces gens ne sont pas un épiphénomène. Ce n'est pas quelque chose de rare ou d'inusité ou quelque chose qui surprend. C'est quelque chose qui fait partie aujourd'hui de la réalité. Il y a des gens qui disent que c'est mal. Il y a des gens qui disent que c'est bien. Il y a des gens qui disent qu'ils acceptent ça avec fatalisme. Mais au fond, au-delà des opinions des uns et des autres sur l'immigration et tout ça, il y a une réalité. Il y a cette réalité qui fait que ces gens existent. Maintenant, j'ai constaté un truc. J'ai constaté que dans la plupart des endroits, dans la plupart des administrations, dans la plupart des pays, Ce que je viens de vous écrire est complètement intégré dans les consciences et dans les pratiques. excepté chez la police des frontières. La police des frontières est toujours basée sur un projet de 1939 qui a réussi. La police des frontières va supposer, chaque fois qu'elle voit un passeport européen, va supposer que devant, on doit avoir un nom européen et on doit avoir quelqu'un blanc, blanc aux yeux bleus idéalement. Et que tous ceux qui sortent de ce schéma là, eh bien sont suspects et c'est bizarre. D'accord ? Alors qu'ils sont juste des millions. Et ça date pas d'hier en fait. Dernière fois, je vais en France, je voulais aller en Guadeloupe. Bon, je vous dis 2-3 trucs qui m'ont choqué quand j'étais en Guadeloupe. Première chose, j'arrive à la police des frontières, à la gare de Saint-Pancras, parce que je suis parti vers Paris au départ par train, par l'Eurostar. Les gens devant moi, ils passent, ils passent, ils passent. Ça prend à peu près 5 secondes par personne. J'arrive, moi. Il y a une flic qui prend mon passeport. scanne, prend, elle écoute, elle palpe, on dirait que je lui ai donné un billet de 500 euros. Elle regarde, j'ai mis 3 minutes. Elle était sûre et certaine que ce passeport est faux. Je veux dire, Parce que pour elle, si quelqu'un voit un passeport britannique avec un nom rebeu dessus, ce qui est un problème, c'est que c'est un fake. Pourtant, ce qui décide, ce n'est pas elle, ce n'est pas cette Joe Bard, ce qui décide, c'est la reine d'Angleterre. Si la reine d'Angleterre a décidé que je fais partie du Royaume-Uni, j'en fais partie. C'est mon pays, c'est mon droit. Je n'ai pas à être détranché, je n'ai pas à être racialement profilé par cette conne. D'accord ? Et je peux vous dire un truc. À cette vitesse-là, je ne suis pas très loin. La prochaine fois, on me fait un truc pareil, je la laisse faire et je demanderai de parler à son responsable et ça finira avec une lettre recommandée avec accusé de réception et la totale. Je l'ai fait une fois il y a quelques années, je l'ai fait aux Pays-Bas. Et j'ai fini avec le responsable de la police des frontières de l'aéroport d'Amsterdam me téléphoner s'excusant et me demandant s'il voulait les excuses par courrier. Et j'ai dit oui, je veux les excuses par courrier également. Il les a envoyées par courrier. D'accord ? Parce qu'il ne faut pas croire que à la police des frontières, il n'y a strictement aucun droit, qu'on est dans un no man's land et puis que chacun peut faire ce qu'il veut. Par rapport à quand j'étais en Guadeloupe, je vous ai dit un truc qui m'a choqué. Ça n'a peut-être rien à voir avec cette vidéo, mais ça m'a choqué quand même. Je vais en Guadeloupe, je suis à l'aéroport de Charles de Gaulle, d'Orly, Orly plutôt. On me donne ma carte de séjour, ma carte d'accès. Et on me dit oui, il va falloir passer la police des frontières. Mais quelles frontières ? Quelles frontières ? Je vais en France, je vais en Guadeloupe. Oui, il faut quand même passer par la police des frontières. Ah bon ? Au retour, pareil. Au retour, je suis à l'aéroport de Pointe-à-Pitre. La fille là, oui, votre passeport, machin, ils regardent et tout. Je veux dire, attendez, mais on joue à quoi, là ? C'est peut-être ma sensibilité britannique qui travaille là, mais si on crée des frontières entre l'Irlande du Nord, par exemple, et le reste du Royaume-Uni, je peux vous dire, ça serait la fin du monde. D'ailleurs, un des gros problèmes qu'il y a eu avec le Brexit, c'était la frontière entre l'Irlande du Nord et la République d'Irlande. C'est-à-dire que cette frontière-là devenait une frontière entre un endroit qui est dans l'UE, dans l'Union Européenne, et un endroit qui ne l'est pas. Et ça, ça aurait pu ouvrir des anciennes blessures, des anciens cauchemars, et puis précipiter toute la région dans le chaos. Ça a été un grand, grand problème. Je veux dire, il y a des gens, et je comprends, ils déplorent et disent, en Guadeloupe, par exemple, il y a des indépendantistes. Enfin, il y a des indépendantistes en Corse, il y en a dans le Jura, il y en a partout, je veux dire, tous les pays du monde ont leurs indépendantistes. Ce n'est pas nouveau, ça. Mais je trouve, personnellement, qu'on crée une scission, qu'on encourage l'indépendantisme quand on va créer une frontière à l'intérieur du même pays. Je veux dire, si je prends le TGV pour aller de Lyon à Paris, on ne va pas me demander un passeport. Pourquoi on demande un passeport de pointe à pitre à Paris ? Je veux dire, est-ce que la Guadeloupe, c'est la France ou pas ? Aussi simple que ça, c'est la question. Il faut arrêter cette contrôlite aiguë. Je veux dire, je comprends que les autorités veuillent faire leur travail, contrôler tout ça, mais je veux dire, en termes de contrôle, vous pouvez même allumer nos téléphones à distance, je veux dire, d'accord ? Vous avez accès aux bases de données, vous avez accès aux caméras, vous avez accès à tout. Vous voulez quoi ? Vous voulez des rayons X ? Vous voulez nos... Même nos fichiers médicaux, vous les avez. Vous voulez quoi encore ? Pourquoi cette obsession d'aller contrôler ? Pourquoi cette obsession d'ouvrir le passeport du contrôle ? On n'est plus à l'époque de l'URSS, on n'est plus à l'époque du mur, c'est fini tout ça. Rangez vos guérites, allez foutez le camp, allez ailleurs. Je veux dire, on a des gens qui viennent... Attendez, là je vais peut-être en parler. On a des gens qui viennent par la mer en masse, ramenés par des associations payées par ce euros et autres. Ils viennent sans passeport, sans billet, sans carte d'identité, sans rien. Ils racontent ce qu'ils veulent. Si ça se trouve, c'est des évadés de prison. Si ça se trouve, c'est des gens qui ont participé à des actes terroristes chez eux. On ne sait pas d'où ils viennent. On ne connaît même pas leur pays. On ne connaît pas leur nom. On ne connaît rien du tout d'eux. Et ils rentrent sans problème. Et là, tu me places une guérite avec un flic entre Pointe-à-Pitre et Orly. Mais ça ne va pas, non ? Mais vous êtes des malades, vous êtes des détraqués mentaux, ce n'est pas possible. Mais je veux dire, de la gueule de qui on se fout, là ? D'accord ? Donc ça, franchement, c'est un coup de gueule que j'avais envie de pousser. Mais bon, revenons à notre histoire. Tu prends le train, par exemple, et la France, je peux vous dire, nonobstant ce que j'ai dit, j'ai commencé par un cas français, par cette vicieuse qui regardait comme ça mon passeport pendant trois minutes, je peux vous dire un truc, la France n'est même pas le pire des pays par rapport à ça. Je vous donne un autre exemple. Tu prends le... Je ne prends plus, d'ailleurs, et je vais vous dire pourquoi. Je prenais, par exemple, le TGV entre Paris et la Suisse, Lausanne ou je ne sais pas. Je prends le TGV, je suis dans le TGV. Bon, à un moment donné, forcément, les Français vont monter. Bon, les Français montent, c'est très simple. Ils vont arriver à la porte. Mesdames et messieurs, contrôle d'identité, présentez vos passeports, machin. Bon, tout le monde, hein, voilà, tu as l'air de ce que tu es en train de faire. Tu prends ton passeport, tu lui passes, il regarde. Merci. Et il passe. Les Français, franchement, je vais vous dire un truc, ne sont même pas les pires. D'accord, on va trouver de temps en temps des comportements bizarres, mais c'est assez rare pour les Français. Il faut être juste. Les Suisses ? Alors les Suisses, c'est un peu comme les Allemands, tu vas tout de suite savoir qui ils vont contrôler. Eux, ils vont monter. Ils vont monter. Regardez comme ça, ils vont détrancher. Je peux te garantir. Tu vois ce que je veux dire ? Tu vois ce papier-là ? Ça, je l'appelle la borne colorio. On dirait qu'ils ont dans leur tête une borne de couleur de peau. Je peux te dire que s'il y a 50 personnes dans le wagon. S'il y a 3 noirs, ils vont contrôler les 3 noirs. S'il y a 3 noirs et 2 rebeus, ils vont contrôler les 3 noirs et les 2 rebeus. C'est tout. Ils sont chirurgicals. Toi, toi, toi, toi. Tu m'entends, passe pas. Je veux dire... Même sur le plan du policing, de la police, ça n'a strictement aucun sens. Parce que même quand tu regardes les personnes les plus recherchées par Interpol, il n'y a pas nécessairement de biais racial dedans. Quand tu regardes le top des personnes les plus recherchées, tu n'as pas que des noirs et des arabes là-dedans. Tu peux avoir un criminel de guerre russe ou ukrainien. Tu peux avoir un trafiquant d'armes bulgare. Tu peux avoir... Mais puisqu'ils ont les cheveux blancs et les yeux bleus, on ne va pas les contrôler, c'est bon. On va contrôler juste l'euro noir et l'euro bleu. Et ça, en notre époque, franchement, ça commence à devenir beaucoup. Je peux comprendre que si, par exemple, j'avais un passeport japonais, écrit en caractère japonais, que je le donne, que ça fasse ticket. Parce que le Japon, comme il y a peu ou pas d'immigration chez eux, On peut se dire que c'est étrange. On peut, je ne dis pas qu'il faut le dire, mais on peut dire que c'est étrange. C'est vrai que c'est la première fois que je vois un nom asiatique, un phénotype non asiatique, et je vois un nom non asiatique, un nom arabe par exemple, sur un passeport japonais. C'est vrai que ça peut faire tiquer. mais avoir un nom arabe ou un nom indien ou un nom pakistanais sur un passeport anglais ou sur un passeport français ou sur un passeport allemand ou autre je veux dire il faut arrêter les gars c'est là c'est ça ça n'a plus de sens ça n'a plus de sens d'accord Le profilage racial, je peux vous dire, les pays où je ne l'ai pas vu, c'est les pays où il n'y a pas du tout, même pas un début de profilage racial, ça signifie qu'ils traitent les gens à égalité, souvent avec courtoisie et de manière très équilibrée. Pas de profilage racial au Royaume-Uni, il n'y a pas. D'ailleurs, quand tu arrives à Heathrow, par exemple, tu vas trouver chez la police des frontières, tu vas trouver énormément de gens différents. Tu peux trouver quelqu'un qui travaille pour le Border Force ou le Home Office, pour les frontières, et tu vas trouver qu'il s'encycle et qu'il porte son ceinturbon. Et en fait, tu peux trouver une femme voilée, tu peux trouver des gens de toute origine. Et le fait d'avoir des gens de toute origine à ces postes-là, moi, je trouve que c'est une bonne chose pour des gens comme nous. Pourquoi ? Au moins, tu ne trouves pas le gars... Quand par exemple, tu arrives à Amsterdam, tu arrives aux Pays-Bas, ils ont plein de... Ils ont plein de... Comment dirais-je ? Dans leur société, ils ont plein de gens différents, d'accord ? Ils ont une immigration de toutes sortes. Mais tu arrives à la police des frontières, si tu n'es pas blanc 1m90, ils te prennent pas, quoi. Et donc, on va tomber sur ces jeunes de 19 ans, t'as l'impression littéralement de parler à un SS, quoi. quand tu leur parles. Et ils peuvent se montrer très agressifs, ils peuvent se montrer même provocants. Moi la fois où j'ai porté plainte à l'aéroport d'Amsterdam, le gars était provocant, le gars lui-même cherchait la merde. Et je sentais qu'il était en train de me chercher pour justement provoquer, mais il a fini avec un blâme dans son dossier. Donc voilà, c'est ce qu'il faut faire avec ces gens, il ne faut pas s'énerver, il ne faut pas se prendre la tête, il faut directement aller à la hiérarchie, vous les laissez finir. Quand ils ont fini, je peux parler à votre responsable s'il vous plaît. Pourquoi ? Je suis juste un passager qui aimerait parler à votre responsable, c'est tout. Puis, vous l'appelez. D'accord, je suis là, j'attends. Il n'a pas le choix, vous savez, il n'a strictement pas le choix. Il est obligé d'appeler son responsable et à partir de là, vous le prenez plus haut. Si le responsable ne vous donne pas satisfaction, il faut savoir qu'il y a au-dessus, au-dessus, au-dessus. D'accord, donc il n'y a pas de limite. Je voulais vous dire un truc. Royaume-Uni, pas de profilage racial. Etats-Unis, zéro profilage racial. T'arrives aux Etats-Unis, tu peux trouver quelqu'un qui est d'origine asiatique, tu peux trouver un noir, tu peux trouver un blanc, tu peux trouver... Et ces gens, eux-mêmes, ont l'habitude, même dans leur propre vie personnelle, ont l'habitude de voir des personnes différentes. Donc ça les choque pas. Pas de profilage racial en Irlande. Là, zéro. Profilage racial, systématique en Suisse. Absolument systématique. D'ailleurs, la raison n°1 pour laquelle je visite pas la Suisse, c'est que j'étais tellement dégoûté par leur profilage racial que franchement, ça devenait juste trop. C'était vraiment beaucoup, beaucoup, beaucoup. Systématique. Je peux vous dire par exemple, je prenais le bateau, j'allais en France régulièrement, je prenais le bateau entre Lausanne et Evian. Je monte dans le bateau, j'ai des roues à eau, comme ça. Il y a des gens qui passent. Il y a deux flics qui sont debout, des douaniers typiquement, au port douchy. Ils sont debout là. Et puis les gens passent, le passeport ouvert, comme ça. Les gens passent comme ça, passeport ouvert. Je peux vous dire, ils passent tous, y compris s'il y a un renoi, un rebeu comme moi. Bon, tu passes de côté. Moi, j'arrive comme ça. Vas-y, passe de côté, c'est clair. Après, bon, fromage, la fouille, l'ordinateur, les téléphones, les machins. Et puis finalement je monte dans le bateau, toujours le dernier, parce que je vois tout le monde en train de m'attendre. Parce que voilà, c'est moi. Je suis désolé. Je peux vous dire, si je fais une fois par semaine ce voyage, une fois par semaine c'est la même chose. Je peux même le faire un jour avec une GoPro cachée, je peux vous montrer. Ça ne rate jamais. J'étais une fois dans le train, en plein jour, dans le train entre Lausanne et Vevey, j'allais à Vevey. Et puis rencontré quelqu'un. Cette personne m'attend à la gare. Je suis dans le train, c'est le jour, je suis bien habillé, tout est franc, tout est tranquille. Le train commence à ralentir à la gare de Vevey. Je vois des gens en verre police ferroviaire et je sais qu'ils cherchent du rebeu. Je le sais qu'ils cherchent du renoi ou du rebeu, je le sais. Vous savez, quand tu vis ça tout le temps, on n'en parle pas, on n'en parle peu. Vous me voyez rarement parler de ça. Mais le problème, c'est que c'est notre vie. On en fait presque un tabou. On n'a pas envie d'en parler. On a envie juste de tourner la page et de continuer. Mais au bout d'un moment, ça devient très, très pesant. Vous savez, ils arrivent derrière moi. Je les vois dans le reflet de la vitre. Je suis devant la porte. Je sais qu'ils vont, je sais qu'ils vont m'arrêter. Je descends, bien sûr, ils m'encerclent. Contrôle d'identité, bien sûr, ils ont détecté une tête de rebeu. Contrôle d'identité, Jordan ne passe pas, il regarde. Il regarde parce qu'il entend fouiller, fouiller comme ça dedans et regarder tous les angles, tout ça. Est-ce que c'était un faux ? Est-ce que c'était un machin ? OK. J'aurais été mieux traité en Suisse, j'aurais été sans papier. Je veux dire... Alors, je suis là. Après, mon téléphone portable, ils le veulent. Ils prennent mon téléphone portable, ils rentrent à un code. Ça leur affiche le numéro de série EMI du téléphone. Et ils font même un appel pour vérifier si mon téléphone portable n'est pas volé. D'accord, je veux dire, on essaye de trouver quelque chose. Trouve-moi quelque chose. Son passeport. Non, le passeport est carré. Est-ce qu'il est recherché? Non, il n'est pas recherché. Merde. Regarde son téléphone s'il est volé. Non, téléphone n'est pas volé. Demande-lui s'il a de l'argent. Regarde les billets qu'il a. Est-ce que c'est des faux? Non, ils sont vrais. Laisse-le partir. Laisse-le partir. Je veux dire, c'est comme ça. Et en fait, ça peut t'arriver. Tu sais, ça peut t'arriver trois fois par semaine. Donc, au bout d'un moment, ça commence à devenir ça commence à devenir extrêmement, extrêmement lourd. Je peux te dire aujourd'hui un truc quand je voyage. Vous savez, moi, je n'aime pas les machines, d'accord ? Je n'aime pas les machines. Par exemple, quand je suis au supermarché, je préfère aller vers une caisse, pas aller à quelqu'un. Je n'aime pas à l'aéroport quand, par exemple, ils nous disent d'aller faire le check-in tout seul dans des bornes et après aller chercher une étiquette, la mettre et tout ça. Je veux dire, on fait quoi après ? On pilote l'avion, on prend des cours. Là, une seule exception que je fais, c'est machines pour passer la frontière. Franchement, Je bénis, que Dieu bénisse la personne qui a inventé ça. Parce que là, franchement, en termes de profilage racial, c'est zéro. Tu arrives, tu poses ton passeport. La machine, je sais, pour avoir travaillé dans ce genre de choses, que la machine, pendant ce temps-là, elle va interroger je ne sais pas combien de bases de données, elle va enregistrer, elle va scanner ton passeport, elle va faire plein de choses. Durant ces trois secondes, elle est capable de faire beaucoup, beaucoup de choses. Et après, qu'est-ce qu'elle fait ? Elle ouvre la porte, elle te laisse passer. Pas de race, pas de machin, pas de... Je suis à Charles de Gaulle, il y a un an. Et puis, ces machines étaient en panne, donc obligées de passer par la frontière humaine. Là, il y avait des guichets qui étaient peuplés pratiquement que de gens d'originaires d'Antilles. Ceux-là, soit ils n'ont pas les rebeux, soit ils ne nous ont jamais vu de leur pied, de leur vie, je ne sais pas. Je regarde. et je vois qu'ils font réellement du profilage racial pur à Charles de Gaulle. Je compte, je compte mentalement. Blanc 1, 2, 3. En fait, je commence à compter quand la personne donne le passeport. Dès que le flic tient le passeport, je déclenche le chrono. 1, 2, 3. Puis hop, 10 secondes, par exemple. Je compte 10. À 10, il passe. Parce qu'ils sont très prévisibles. Parce qu'ils répètent les mêmes gestes toute la journée. C'est vraiment une mécanique. Donc tu peux, à une seconde près, voir combien de temps ils vont mettre. Et après, noir, 20, 21, 22. Et puis après, tu vois que le renoi, passeport européen aussi, parce qu'on n'est que sur une file de passeport européen. Ça va prendre 3, 4 fois plus qu'un blanc. Moi j'arrive. Je lui donne le passeport. Bonjour. Il tient le passeport dans ma tête. 1, 2, 3, 60, après 70, 90, 91, 100, 102, 103. Il m'a rendu le passeport. D'accord ? Vous voyez ce que je veux dire ? Ça signifie, on en a ras-le-bol quelque part. Au bout d'un moment, t'en as ras-le-bol. Oui, je suis d'origine rebeu. Oui, je vis en Europe. Nous sommes des millions. Et nous ne sommes pas tous des terroristes. Nous ne sommes pas tous recherchés par Interpol et tout. Et puis, il y a des Blancs aussi qui font plein de saloperies également. Et puis, on en a ras-le-bol qu'aux frontières. On se croit que... On dirait vraiment qu'ils ont l'impression que... ils n'attendent que de la rien, littéralement. Pour dire les choses franchement, ils n'attendent que de la rien. T'es européen, t'es pas à rien, t'es suspect. A rien ou pas. Alors si t'es à rien, je contrôle ton passeport, je suis mine de le contrôler, je le pose comme ça, je te le rends. Ah, ça c'est pas à rien ça. Alors si c'est pas à rien, ça va prendre 10 fois plus de temps. Laissez-nous tranquilles au bout d'un moment. Faites votre travail, faites votre travail comme tout le monde, d'accord ? Faites-le bien, ok ? Et puis, foutez-nous la paix. Merci mes amis d'avoir écouté cette vidéo jusqu'ici et si vous avez des témoignages n'hésitez pas et on se voit dans une prochaine.
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