Explosions au Liban : Effets sur la Sécurité Aérienne !

A French commentary warns that everyday devices in Lebanon, including pagers and iPhones, have been rigged to explode, potentially violating international humanitarian law. The speaker alleges state-level involvement and argues these booby-trapped devices may already be on civilian aircraft, creating an urgent aviation-security risk that regulators must address.
Questions this video answers
Proposed in 1996 and approved in 1998.
1954–1962.
Mes amis, bien le bonjour. Nouvelle escalade dans l'horreur, dans le conflit au Moyen-Orient, avec hier et aujourd'hui, des appareils d'usage courant, d'apparence inoffensive, ont commencé à exploser. Hier, c'était des pagers, qui sont des systèmes de communication par messagerie. Aujourd'hui, c'était des iPhones, des panneaux solaires. Demain, ce sera peut-être des ordinateurs portables ou autre chose. Mais en tout cas, Je ne suis pas là pour parler du conflit au Moyen-Orient. C'est un conflit éternel qui a existé depuis toujours, qui existera pour toujours. Mais aujourd'hui, j'aimerais vous parler de ce qui vient de se passer dans le contexte de son impact sur l'aviation. Et je n'ai aucun doute que les autorités aéronautiques européennes, américaines comme l'AFA ou autres, vont agir, vont bouger pour prendre des mesures. Je ne sais pas quelle apparence ces mesures prendraient, mais il y a clairement un impact sur la sécurité aérienne et c'est pour ça que je suis là. Alors, il faut savoir une chose, il y a dans le cadre du droit international humanitaire, ça c'est sous l'égide de l'ONU, il y a des accords qu'on appelle en anglais les CCW, CCW, en français c'est les CCAC, c'est des conventions sur les armes conventionnelles. C'est des conventions qui limitent l'emploi de certaines armes. On pense au départ, quand ça a été créé, on pense aux mines. J'ai habité à Genève pendant longtemps et ça m'est arrivé de manifester devant le siège de l'ONU, il y a une sorte de chaise, une chaise très grande en fait, je ne sais pas combien de mètres de haut elle fait, et elle a, cette chaise-là, elle a une jambe cassée. Cette jambe est cassée pour un petit peu symboliser, n'est-ce pas, les dégâts que font les mines antipersonnelles, souvent des années. après la fin d'un conflit. Quand j'étais enfant, quand j'étais plutôt ado en Algérie, j'étais au lycée et je me rappelle d'un gamin qui était parti en week-end avec sa famille. En montagne, ils ont trouvé une sorte de plaque en métal, un truc circulaire qui effleurait à peine. du sol, il était rouillé, n'est-ce pas ? Et puis, ils ont voulu savoir ce que c'était. Donc, ses enfants ont commencé à le déterrer et lui, en particulier, il utilisait une pierre et il a commencé à taper dessus pour le faire bouger. C'était une mine qui datait soit de la guerre d'Algérie, 1954-1962, soit potentiellement peut-être de la Deuxième Guerre mondiale, je ne sais pas. Probablement de la guerre d'Algérie. Elle a explosé. Il est venu plus tard au lycée, il n'avait plus de main. Donc pour vous dire, ce genre de mine, quand elle s'en distribuait de manière large, eh bien... ceux qui les ont lancés vont perdre le contrôle, tout simplement. Et on n'a pas de garantie qu'ils vont frapper des belligérants, des militaires ou des civils. Et on n'a même pas la garantie qu'ils seront désactivés même à la fin du conflit. Quoique, la fin du conflit, ce n'est pas une question que je me pose pour le Moyen-Orient parce que je crois que c'est un conflit qui est éternel, comme je vous l'ai dit précédemment dans la vidéo. Donc, les CCW, les accords, ou les CCAC, principalement, visent les mines. Néanmoins, On leur a rajouté des protocoles 2 et 3. Le protocole 2 a été proposé en 1996 et approuvé en 1998. Et lui, il interdit les pièges. il interdit les pièges principalement des objets d'usage courant, des objets d'apparence inoffensive. Je vous donne un exemple, je vais vous donner le lien d'ailleurs du protocole 2, c'est le protocole additionnel 2, il s'appelle comme ça. Et puis j'aimerais que vous vous intéressiez à l'article 7, juste pour vous dire dans quel contexte nous sommes en train de travailler. Il parle, n'est-ce pas, l'article 2 définit le piège, et l'article 7, lui, va parler de l'interdiction des pièges. Il va dire, par exemple, interdit dans les... de le placer sur les lieux d'inhumation, sur les lieux d'incinération ou des tombes, sur du matériel de transport, sur des jouets d'enfants, sur des objets d'ustensiles culinaires, et puis à des objets de caractère indiscutablement religieux, n'est-ce pas ? Et on va avoir, à un moment donné, dans la linéa 2, il est interdit d'employer des pièges ou d'autres dispositifs qui ont l'apparence d'objets portatifs et inoffensifs. Mais qui sont en fait spécialement conçus et fabriqués pour contenir des matières explosives. Donc on est dans ce cadre. On a des objets qui sont d'usage courant, qui sont portatifs, ils sont d'apparence inoffensive et ils ont été conçus spécialement pour comporter des explosifs. C'est quoi le problème ? Le problème c'est qu'aujourd'hui, ça fait des mois semble-t-il, que probablement le Mossad distribue, Mossad c'est le service secret israélien, ils en ont plusieurs mais le Mossad est l'un d'eux, distribue, quand je dis distribue c'est pas qu'il donne gratuitement mais on va dire inonde le marché de cette région par des produits qui sont trafiqués, qui contiennent des explosifs. Donc c'est des pièges au sens de la convention. Le problème, c'est que certainement sur les milliers qui ont été distribués, eh bien il y en a qui ont déjà voyagé dans des avions civils. Forcément. Donc, on a aujourd'hui même des iPhones qui ont explosé. On imagine facilement que, par exemple, quelqu'un qui vit, je ne sais pas moi, à Paris ou à Londres, parte passer des vacances au Liban chez sa famille, il achète un iPhone là-bas, peut-être parce que c'est moins cher, avec la monnaie locale, il arrive avec en France, il le vend, il l'offre en cadeau, il se le fait voler, Il le perd, n'est-ce pas ? Et ce téléphone-là va circuler, changer de main plusieurs fois. Et puis peut-être qu'on va le retrouver sur un vol transatlantique. On va le retrouver n'importe où. Et il peut exploser. Donc déjà, si on lit la chose de manière probabilistique, il est certain que des appareils pleins d'explosifs ont déjà voyagé dans des vols internationaux. Voilà. Donc ça, c'est quelque chose qu'on ne peut pas... Je pense qu'il est très difficile de nier. Autre chose. Ces appareils, est-ce qu'ils ont tous explosé ? C'est-à-dire qu'hier, des pager ont explosé. Mais est-ce qu'ils ont tous explosé ? Peut-être pas. C'est quoi le système d'explosion ? Peut-être, est-ce que c'était un timer ? Est-ce qu'il y a un signal qu'ils reçoivent ? Si un pager était dans une cage de Faraday, si un pager n'avait pas de batterie, n'était pas chargé, il ne va peut-être pas exploser. mais peut-être qu'il explosera la prochaine fois qu'il sera utilisé. Et des objets de cette manière-là, de cette conception, de cette facture, peuvent exploser dans les mois, voire même dans les années qui viennent. Ils peuvent exploser à n'importe quel endroit, en tuant n'importe qui. Ça peut être un enfant qui joue avec, ça peut être des gens qui sont avec quelqu'un, qui le possèdent, qui sont autour de lui dans le bus ou qui sont à une chaîne de supermarché ou autre. On ne peut pas savoir. Et c'est pour ça que ces objets-là, ce genre de pièges, sont expressément interdits dans le droit international. C'est parce que, justement, ils sont, et c'est le sens de la convention, la CCW, c'est qu'ils frappent de manière indiscriminée. On ne peut pas dire que c'est en train de viser spécifiquement tel type d'individu ou tel type de béligéant ou autre. C'est très général, il n'y a pas vraiment de limite et il semblerait qu'ils en même... J'ai entendu parler d'une enfant de 10 ans qui a été tuée au Liban parce que justement, ces objets, une fois qu'ils commencent à sauter, ils peuvent être sur une table de cuisine familiale, le propriétaire légitime est peut-être en train de prendre sa douche, ou en train de dormir, ou il l'a fait tomber, un gamin l'a ramassé. On ne peut pas savoir. Et c'est encore une fois pour cette raison qu'ils sont interdits. Donc, qu'est-ce qu'on a ? On a cette situation. avec des dispositifs IR de type pager et aujourd'hui on a même des iPhones. Alors l'iPhone quand vous le regardez à l'intérieur, quand il est ouvert, il est plein comme un oeuf. Il n'y a pas vraiment beaucoup de place pour mettre quoi que ce soit. Mais la seule possibilité, je ne dis pas que c'est ce qui a été fait, mais je spécule parce que je ne vois pas d'autres options franchement. La plus grande pièce qu'il y a à l'intérieur d'un iPhone, c'est la batterie. Selon les iPhones, des fois, elle ressemble à un L, des fois, elle a une autre forme. Mais voilà, la batterie, c'est l'objet le plus grand. Donc, on peut envisager un système, un téléphone où la batterie a été enlevée, remplacée par une batterie plus petite, par exemple, deux fois plus petite, donc avec deux fois moins de capacité. Mais l'espace gagné Par exemple, il y aurait du PETN dedans, qui est l'explosif classique des terroristes parce qu'il n'est pas détectable, comme par exemple le TNT. Le TNT, le N, c'est du trinitrotoluène, c'est du toluène, c'est un groupe aromatique avec des trois branches comme ça, avec des N et tout, j'ai pas envie de faire de la chimie de ça ce soir. Mais on se comprend, la partie azotée, le N, n'est-ce pas, Eh bien, celui-là, eh bien, il permet plus facilement la détection. Pareil pour la nitroglycérine et la dynamite. La dynamite vient de la nitroglycérine par ailleurs. Si vous regardez la formule, ça ressemble à un E comme ça. Vous avez un E, vous avez trois carbones, vous avez O, O, O, puis après vous avez le groupe nitrate. Donc c'est du... j'ai pas la formule chimique exacte en tête, mais vous la cherchez en ligne, la formule, la nitroglycérine, vous avez 3 carbones, je vous dis de tête, vous avez 3 carbones, vous avez 3 azotes, vous avez probablement... Allez, comme ça, à l'EU, je vous dirais combien d'oxygène ? On va l'avance 6. Je mettrai 6. Je mets 6. Et puis le reste est complété par l'hydrogène. Parce que le PETN, lui, n'est pas détectable. N'est-ce pas ? Et donc, c'est probablement ce qu'il y avait là-dedans. Sinon, durant les mois et les semaines que ces objets piégeants circulaient, à un moment donné, un checkpoint, il y aurait un chien, un appareil qui aurait détecté ça. Or le problème, c'est qu'aujourd'hui, ça a été fabriqué par un acteur étatique. et c'est bien fabriqué, et c'est indétectable, c'est puissant, et probablement, il y a plein de téléphones qui n'ont pas explosé, qui ont changé de main, tout ça, qui peuvent se retrouver aujourd'hui sur n'importe quel type d'avion, y compris des avions civils. Vous voyez l'embrouille, vous voyez la situation ? C'est là où on en est aujourd'hui, et c'est pour ça que ce genre, encore une fois, ce genre d'objets, ce genre de pièges sont interdits. On va voir un petit peu comment les autorités vont réagir. Mais je peux vous dire, c'est extrêmement, extrêmement inquiétant et je ne peux pas m'empêcher de réfléchir. Il serait passé quoi si, par exemple, l'un de ces appareils portés par quelqu'un qui ne sait pas que l'appareil est piégé, que l'appareil comporte des explosifs avait explosé dans, par exemple, je ne sais pas moi, un 747 ou un 777 ou un Airbus. à l'attitude de croisière. On aurait dit quoi par la suite ? On aurait trouvé quelqu'un, soit du Hezbollah, soit peut-être même pas, peut-être juste un Libanais qui l'a acheté second-hand, n'est-ce pas, dans un magasin ou autre. Et on aurait dit, ben voilà, c'était un attentat terroriste, un Libanais est monté, il est radicalisé, Il avait planqué de l'explosif dans son téléphone portable et il l'a fait sauter de cette manière là. Il a fait un trou dans l'avion et puis ça a fait des compressions d'explosifs. Vous voyez le genre de scénario ? C'est pour ça que très souvent, et c'est ce que vous voyez sur ce canal, toutes les histoires sont pilotées vraiment par des preuves. Il faut vraiment, vraiment des preuves. C'est comme le match 370. On n'a pas le droit de spéculer sur ces choses là si on n'a pas vraiment des preuves très solides sur la table. Parce que parfois, un train peut en cacher un autre, comme on dit. Voilà mes amis, merci d'avoir écouté jusque là. Observons la réaction des autorités aériennes, FAA, peut-être même cette nuit, peut-être demain. Regardons aussi ce que feront les Européens. Je ne sais pas, ça peut être soit l'interdiction, soit l'arrêt des vols vers certaines destinations au Moyen-Orient, soit ça peut être renforcement des mesures de sécurité, je ne sais pas. ça va devenir assez compliqué encore. Je sais que le vol aérien, personnellement, je commence à faire des croisières, je commence à léviter. Pas à cause des avions, mais à cause de l'inconfort, des aéroports, des interdictions, la liste croissante des interdictions et tout ça. Je préfère prendre un navire et puis me relaxer et voyager lentement. Et là, je pense qu'on ira encore vers une autre escalade dans la psychose. Merci mes amis d'avoir écouté jusque là et je vous mettrai à jour si jamais il y a du nouveau. A très bientôt.
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