
Monologue vidéo en français portant sur la question de l’accueil des migrants afghans en France et en Europe. L’orateur réfléchit aux limites réelles du choix national (rôle de l’UE), aux effets pratiques des politiques d’accueil (parcours comparés Syrie/Rwanda), et dérive vers une critique plus large des médias, de la désinformation et de la perte de confiance civique.
Bonjour mes amis bien le bonsoir surtout tous les jours je me dis plus tôt les vidéos plus tôt les vidéos là il est à peine 20h et déjà le ciel est gris il a été gris toute la journée en fait mais le soleil se couche de plus en plus tôt nous rentrons dans l'hiver cet hiver sera le plus long alors vous savez il y a des gens qui m'ont contacté pour me demander faut-il accepter des migrants afghans je vais vous dire un truc Aujourd'hui, moi je ne fais pas de la politique, donc j'ai peut-être plus de latitude pour m'exprimer sur ces sujets-là. Mais pour toute personne qui fait de la politique, s'exprimer sur cette question, rentrer en matière et tenter de répondre, que ce soit positivement ou que Dieu ne plaise, négativement, c'est un acte de s'abordage politique. En France, on ne peut plus faire de politique basée sur le rejet du migrant. Il faut prendre acte, il faut prendre acte. Je sais qu'on en a parlé pendant de longues années et tout ça, mais la réalité est que nous devons faire face à cette réalité très pragmatique. Celui qui a été très pragmatique sur la question, c'est Florian Philippot. On lui a posé la question. Devrions-nous accepter des migrants afghans ? Il a répondu quoi ? Il a répondu, et regardez, il y a une certaine habilité quand même dans la réponse. Peu importe ce qu'il pense. Je me doute de ce qu'il pense. Je connais son parcours. Mais la réponse, je l'ai trouvée extrêmement intéressante. Il a dit De toute façon, pourquoi en parler maintenant ? Ça sert à quoi ? Ça se décide où ? Ça se décide par l'Union Européenne ? Ça se décide par la CEDH ? La France n'a pas son mot à dire ? Si l'Union Européenne dit que X dizaines de milliers de migrants afghans seront acceptés, distribués sur tel ou tel pays européen, la France n'aura pas vraiment le choix. Elle devra juste accepter, puis c'est tout. Vous voyez le truc ? Donc, c'est vrai que de sa perspective, c'était intéressant parce que Il ne voulait pas rentrer dans ce débat stérile, parler de toute façon d'une position qui est virtuelle, qui n'existe pas. Est-ce que nous devrions refuser ou accepter ? Je veux dire, déjà, pour parler comme ceci, il faut déjà avoir la possibilité d'accepter ou de refuser. Autrement, ça n'a pas de sens. C'est parler dans le vide. Et en fait, parler dans le vide, et très souvent quand on parle dans le vide comme ceci, on va s'exposer tout simplement à des procès et on va se retrouver à se défendre d'intention, et ceci va faire perdre de l'énergie qui n'aurait même pas dû être dépensée au début. Ça ne sert à rien. Je vais vous dire quelque chose. Cette histoire me rappelle, il n'y a pas si longtemps, c'était... C'était quand ? Quelqu'un pourrait nous rappeler, peut-être, dans les commentaires. Était-ce vers 2016, 2017, mais à portée de mémoire d'homme. À portée de mémoire d'homme, il n'y a pas très longtemps. Il y a eu la fameuse crise des migrants syriens qui avait été déclenchée par des déclarations de Merkel qui a dit « ouvrons les frontières ». Et elle a eu une sorte de caravane qui s'est enrichie de migrants syriens, alors migrants syriens, entendons-nous bien, ce n'est pas une AOC non plus. Ça veut dire que quand on dit migrant syrien, on ne parle pas nécessairement comme on peut le croire, comme on pourrait le croire, de quelqu'un qui vient de Syrie, ça n'a rien à voir avec la Syrie. Un migrant syrien, c'est un migrant qui arrive dans un contexte et qui a une étiquette qui a été posée là par des politiques. Genre par exemple, Merkel dit nous acceptons des migrants syriens, donc elle va accepter, elle va ouvrir des possibilités d'asile, dites liées à la Syrie, et toute personne qui rentre sous ce cadre s'appelle migrant syrien, pourrait venir du Japon à la base, il serait toujours un migrant syrien. Donc, très important quand on discute, quand on discute de migrants afghans ou syriens ou autres, il faut toujours tenir compte de cela. Si on dit migrants afghans, on ne parle pas de quelqu'un qui vient d'Afghanistan nécessairement. Alors au départ, oui, au départ, on vous montrera, on l'a fait pour la Syrie également, au départ, les trois premiers jours ou la première semaine, on vous montrera des afghans qui sont en toute vraisemblance en Afghans. Mais au fur et à mesure que les jours passeront, vous allez voir qu'il y a de nombreuses personnes à travers le monde qui vont sentir qu'il y a une nouvelle voie qui s'est ouverte et qui vont vouloir s'intégrer dedans. et qui seront justement acceptés. Nous, on a eu des... Ici, au Royaume-Uni, on a eu... On a voulu accepter des mineurs syriens. Donc, le Grand Moffet avait décidé d'accepter des mineurs syriens. Et on a fini avec des gens qui étaient de l'Ouzbékistan, d'Iran, d'Afrique, et qui avaient, pour certains, la quarantaine. Alors, c'était un petit peu drôle de voir des gens ayant la quarantaine, des fois avec une petite calvitie naissante au milieu du crâne, s'habiller avec des habits comme ça, genre j'ai 15 ans, plaquer les cheveux sur la tête, et puis aller avec un cartable, avec des lycéens. C'était des images assez cocasses qui déjà à l'époque auraient pu nous renseigner sur l'égarement mental de la nation. Je pense qu'on n'a pas attendu, honnêtement, si vous regardez, on n'a pas attendu 2019 ou 2020, c'était quand déjà ? Je ne me rappelle même plus quand tout ce merdier a commencé, n'est-ce pas ? Mais il n'a pas fallu attendre ces événements-là que nous vivons présentement. pour savoir qu'on est dans des pays qui ont perdu la boule, qui ont déjà perdu la tête, c'est clair. Il y a une difficulté que j'ai, c'est pour ça que ça me fait sourire, parce que quand j'étais petit, j'ai toujours demandé autour de moi, à des adultes, comment on peut savoir qu'on est fou ? Et puis on me disait, oui, mais c'est quand tu t'écartes de la normalité. Et après, j'ai dit, mais qu'est-ce qui définit donc la normalité ? Et la réponse, je posais ça avec des des mots d'enfant, c'était des mots peut-être plus simples que ce que je suis en train d'utiliser en ce moment. Et on m'a dit, c'est très simple. Tu regardes, tu regardes la majorité, ce que fait la majorité. Et ça, généralement, ça te donne une bonne idée. Ça te donne une baseline, comme on dit en anglais. Ça donne une ligne moyenne comme ça de ce qui est la normalité. Et tout éloignement de cette normalité là devient en tout cas, d'après ce que les adultes m'expliquaient quand j'étais petit, devient un égarment et si cet égarment dépasse une certaine proportion, il rentre dans un domaine, dans un domaine dit pathologique. Voilà, c'est comme ça qu'on m'avait défini la folie. Aujourd'hui, aujourd'hui, moi je suis là comme ça, d'accord ? Je critique, je ne critique plus deux personnes ou trois personnes. Des fois je m'en prends à des pays entiers, tu comprends ? Si je regarde cette définition, le problème est en moi. Néanmoins, c'est une hypothèse. C'est une hypothèse que j'accepte volontiers. Elle est potentiellement défendable. Là, ce qu'on va avoir, donc je disais pour revenir à ma thématique, moi vous savez, j'ai eu de la chance quand j'ai passé mon bac, l'oral, alors j'ai eu une bonne note, je ne me rappelle plus combien c'était, il y avait quelques épreuves orales, j'ai eu une bonne note, c'était au-delà de 15, c'était je crois 17, 18, bon c'est un petit peu, bon c'est le bac c'est il y a longtemps, je veux dire c'est pas hier, mais J'ai eu de la chance de ne pas avoir fait un hors-sujet. J'ai dû me faire violence pour rester dans la thématique. En tout cas, toujours est-il, si je reviens à mon histoire, si je reviens à mon histoire de départ, je vais vous raconter que j'avais une amie qui était assistante sociale, donc qui travaillait avec des des réfugiés et tout ça. Et c'était à l'époque où il y avait eu ce que vous savez, au Rwanda, où il y a eu une grosse, grosse histoire au Rwanda, pour ceux qui s'en souviennent. Mais en fait, avant cette histoire qui s'est déclenchée de manière assez brutale, qui était deux présidents qui arrivaient à bord d'un jet. Il y a un type comme ça, avec un avec un Stinger tititititititititititititititititititititititititititititititititititititititititititititititititititititititititititititititititititititititititititititititititititititititititititititititititititititititititititititititititititititit L'avion, voilà quoi. Il n'y a pas de miracle. Stinger, on l'approche, un jet privé. La loi de la physique est faite pour ça. Donc, après, il y a eu une radio, mais on ne va pas partir sur le Radio Mille Collines, on ne va pas partir sur le Rwanda non plus. Mais pour vous dire que c'était assez brutal ce qui est arrivé au Rwanda. Ça signifie que c'est un peu comme M. Lapalis. Dix minutes avant sa mort, il était toujours en vie. C'est pareil. Rwanda, une semaine avant les événements, il n'y avait pas les événements. Tout était normal. Je veux dire, regardez le Liban. Regardez le Liban, par exemple. Le Liban, il n'est pas normal aujourd'hui. Donc si demain, il se passe quelque chose, on dirait oui, mais bon, on a vu venir. Le Rwanda, je pense que peu de gens ont vu venir. C'était ça qui a surpris un peu de notre côté. Je veux dire, du côté, on va dire, de l'occidental moyen. Mais si ça se trouve, si tu étais sur place, tu aurais prévu le coup dix ans en avance. Mais bon. L'idée c'est que, je disais à cette amie, elle me racontait que avant le Rwanda, il y avait eu une histoire similaire, il y avait eu une tuerie, dans un autre pays africain. Je ne me rappelle plus lequel. Est-ce que c'était la République Centrafricaine ou le Congo ? Je ne sais plus. Un pays comme ça, où il y a des ethnies qui en sont arrivées aux mains et tout ça. Et donc je disais que les... Les demandeurs d'asile qui étaient donc sur place prétendaient tous venir de ce pays. Sauf qu'avec le temps, l'étude de leurs demandes traînant, ça commençait doucement à se calmer dans le pays d'où ils prétendaient venir. Ceci amoindrissait proportionnellement. au fur et à mesure que ce pays sortait des news, sortait des rapports d'amnestie internationale, où ces rapports, en tout cas, se faisant de plus en plus crancis, les potentialités d'une demande d'asile s'amenuisaient. Voilà. Donc, Les gens, dès que ça a commencé au Rwanda, ils sont tous revenus. Alors, généralement, ils croient qu'ils sont malins, ils croient qu'ils sont un seul à le faire. En fait, ils sont plein à le faire. Beaucoup sont arrivés, c'était littéralement une ruée comme ça vers l'administration pour dire, à propos, je crois que je me suis trompé sur ma demande. J'ai dit que je venais, je ne sais plus moi, du Congo ou je ne sais pas d'où. Aujourd'hui, je viens du Rwanda. Vous comprenez ? Donc, en fait, on va constater assez rapidement que l'Afghanistan est trop petit pour contenir tous les gens, tous les gens qui prétendent en venir. Donc, oui, c'est... Juste, on regarde et on subit, de toute façon. Moi, je ne suis plus... Regardez, si vous regardez mes vidéos il y a cinq ans, il y a dix ans ou autre, je suis peut-être un peu plus... Je n'étais plus motivé. J'avais une forme de foi. Je pensais pouvoir changer les choses. Puis doucement, j'ai glissé. Je disais il y a déjà quelques années que je me battais plus pour l'honneur qu'autre chose. Je ne me battais plus pour gagner. Je me battais pour l'honneur. Et aujourd'hui, je ne sais même plus pourquoi je me bats. Aujourd'hui, je suis juste là, je parle, je partage mon ressenti, je partage mon vécu et j'ai presque l'impression de n'avoir foi en rien. Vous savez le problème, je vais vous dire lequel. Aujourd'hui, on vit dans un monde de mensonges, honnêtement, on vit dans un monde de mensonges, on vit dans un monde de malhonnêteté et Il y a beaucoup de choses que vous allez entendre, auxquelles vous allez être exposés, qui sont fausses. Alors, bien sûr, on a le classique. On a le classique, les médias. On a le classique, surtout nous, notre camp, nous sommes très pronds. Nous, notre camp. Alors, notre camp, c'est quoi? Je dis notre camp. Vous savez, je le balance comme ça. Ça ne veut rien dire. Vous vous rendez compte? Ça ne veut rien dire. Je dis notre camp. Mais quel camp? Tu représentes qui? Tu représentes quoi? Ton camp, mais c'est qui ton camp? D'accord ? Parce que nous allons vers un monde où chacun pour soi et Dieu pour tous. C'est un petit peu comme le Titanic. Au bout d'un moment, au départ, c'était les femmes, les enfants et les riches d'abord. Et puis, non, non, c'est pas vrai. Ça n'a pas été fait comme ça. Je retire et j'efface. Mais en fait, je disais qu'au départ, n'est-ce pas, il y avait eu cette volonté de dire les femmes et les enfants d'abord. Puis au bout d'un moment, le capitaine Smith allait d'une personne à l'autre en leur disant « chacun pour soi ». Donc nous, je veux dire, l'histoire tu dis notre camp, alors qu'on est pratiquement à la veille d'être chacun pour soi. Alors, je disais que Je disais, si je remonte mes poupées russes, côté africain, l'africain a plein de poupées russes dans la tête. Donc si je remonte un petit peu, je disais, nous notre camp, nous avons cette facilité de critiquer les médias dits aux ordres, dits subventionnés, dits les médias d'État, dits ce que vous voulez. Néanmoins, et là je ne fais pas me faire d'amis, je vais vous dire tout de suite, notre camp n'est pas toujours mieux. Il faut l'admettre, il faut l'admettre. Je n'ai pas besoin de vous sortir les histoires de cul, rappeler que machin, croyez au plan, Trump il va arrêter. Personnellement je n'ai jamais cru, mais moi je connais des gens de notre camp. qui croyaient dur comme fer, alors qu'ils racontaient des blagues. Probablement, quand vous écoutez ces gens-là, vous avez, vous pouvez de temps en temps sur une chaîne d'État française entendre une vérité. C'est fortuit. Quand une chaîne française vous raconte une vérité, ils le font par exprès. Des fois, ils le font par accident parce qu'ils ne savaient pas. Ils ne savaient pas. L'écureuil aveugle peut de temps en temps tomber sur une d'eux. Ça arrive. Donc, oui, ils peuvent dire une vérité. Par contre, ce camp-là, des fois, waouh ! Donc, c'est des gens qui peuvent... Alors, ce que je cherche à dire, et ça, c'est normalement une deuxième vidéo parce que ça n'a plus rien à voir avec ce que nous parlions, c'est que Votre tête peut exploser. Ta tête peut exploser. Pourquoi? Parce que tu vas suivre qui? Tu vas d'un côté, tu as la télé, tu as accès aux news, on va dire sponsorisé par l'État. D'accord, tu as accès à ces news là. Journaux, télé, ce que tu veux. Je ne sais pas. Qui lit le journal? Je crois que je n'ai pas vu. Je n'ai pas tenu un journal entre mes mains depuis hyper longtemps. Mais toujours est il que je disais. Et après, tu accèdes à Twitter, tu accèdes à YouTube, tu accèdes, c'est pas vraiment la décidence sur YouTube, mais bon, tu accèdes à d'autres plateformes dites de réinformation. Le problème, c'est que très souvent, ces plateformes là vont t'enfumer, vont t'enfumer tout autant, voire plus que les plateformes que tu fouillais. Voilà le problème. Vous voyez le problème ? Je mets le doigt dessus. Et c'est catastrophique. C'est vraiment catastrophique parce qu'on vit littéralement dans une époque de mensonge universel. Littéralement on en est là. Où il devient de plus en plus difficile de faire la différence entre le vrai ou le faux. des fois entre le bien et le mal, et ça c'est hyper grave sur le plan imaginant, imaginant que nous sommes mûs tous par une sorte de stack comme ça de valeurs, de croyances, de penchants, des fois il y a dedans de la spiritualité, de la religion, des croyances, des principes, ce que vous voulez, n'est-ce pas ? Vous savez de quoi je parle. Et en fait, Nous agissons toujours en notre inconscience, comme on dit, et nous voulons faire le bien, en tout cas ce que nous pensons être le bien à un moment donné. Tu fais comment quand tu vis dans un environnement de mensonge généralisé ? Tu n'arrives même plus à savoir il est où le bien ou il est où le mal. Mais honnêtement, je ne vous le cache pas. Ce n'est pas un sophisme que je suis en train de délivrer. Je vous assure qu'il y a des moments, sur des sujets et sur des choses des fois même importantes, je n'arrive plus à savoir où est le mal, où est le bien. Qui dit le vrai, qui ment. C'est grave, nous avons atteint un stade où littéralement nous sommes dans le poste biblique. Ça veut dire que pratiquement tout ce que nous connaissons, tout ce qui a tenu notre société depuis les dix commandements et vous arrivez, va s'écrouler. Toute notre échelle, toute notre échelle de valeurs, toutes ces échelles qui font de nous des humains ou pas, sans compromises. Ça veut dire qu'elles sont posées sur du sable mouvant. Elles sont posées sur un sol glissant, sur un sol de carrelage couvert de savon. Voyez le truc ? C'est moche, ça. C'est inquiétant. Néanmoins, on va continuer à nous battre, n'est-ce pas ? En pensant que l'obscurité n'existe pas. L'obscurité, c'est de l'absence de lumière. Quand il n'y a pas de lumière quelque part, c'est de l'obscurité. Il suffit d'un peu de lumière éloigner cette obscurité-là, parce qu'elle n'existe pas en tant que soi. Et voilà, en espérant des jours meilleurs et que la lumière se fasse. Mais à ce moment-là, en ce moment maintenant, on a un bon dos sur les yeux. Essayons de ne pas avoir un bon dos sur le corps. Ce sera déjà ça de gagner. À bientôt, mes amis.
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