
A French monologue warns young women against joining ISIS by describing how recruiters lure them online, calling recruits
Bonsoir mes amis. Alors voilà, il y a une amie qui m'a demandé de faire une vidéo au sujet de ces jeunes filles qui partent rejoindre les groupes terroristes. Tous les jours, il y en a qui s'illustrent par cela. On a même du mal à les empêcher. Il y en a qui arrivent à obtenir un passeport, voler de l'argent à leurs parents et puis monter dans le prochain voile pour la Turquie, où des réseaux s'occupent de les véhiculer vers le consommateur final. Donc, ce qui se passe, c'est que souvent ce sont des jeunes filles, on va dire, avec un background maghrébin, c'est pas immigration, première, deuxième, troisième génération. Et donc, tu vois, elles sont en ligne, n'est-ce pas ? Elles sont en ligne, prises en charge par des rabatteurs. C'est des rabatteurs qui sont là que pour cela. Ils savent leur dire les mots qui les caressent dans le sens du poil, si j'ose dire. Et voilà, je suis sûr qu'il te dit ma sœur. C'est bien parce que ma sœur, ça veut dire qu'on est en tout bien, tout honneur, qu'il n'y a pas d'arrière-pensée, tu comprends. Et de temps en temps, un petit Mashallah, ma sœur. Très joli hijab, ma sœur. Mashallah. D'accord. Tu vois, par une sorte d'atavisme au fond de toi, ce genre de moi arabe glissé comme ça te donne l'impression que tu es dans un terrain connu. C'est ça tes origines. Tu viens de là. D'accord. Par rapport à ces salauds de français islamophobes qui votent Front National. D'accord. Là, tout à coup, tu parles à ton frère. ton frère dans la religion, on se comprend. Alors, il faut que tu comprennes les choses. Moi aussi, je vais t'apprendre l'arabe, d'accord? Parce que je parle l'arabe, je vais t'en apprendre. Tu sais, j'ai appris l'arabe, une langue parmi les plus difficiles au monde. Et tu sais, on est en 2016, j'ai pas lu un truc censé dans cette langue. C'est pour ça que je suis devenu comme ça, d'ailleurs. Alors, je vais te raconter un truc. Je vais t'apprendre un mot, Fadla. Fadla, t'as déjà entendu ce mot? Je vais te l'apprendre. Alors, le mot Fadla, c'est quoi? Tu sais, Quand la nourriture reste le soir, par exemple la chorba au poulet, jège le poulet, on dit jège, chorba beu jège si tu veux, si tu veux qu'on te prenne pour une vraie, deux souches. Ce qui se passe, c'est que quand on la laisse passer la nuit parce qu'on oublie de la mettre au frigo, cette bouffe qui reste est souvent, mais reste un fond, il ne vaut même pas la peine qu'on se dérange pour conserver. Des fois, il y a même les gamins qui ont laissé tomber le pain dedans. Tu comprends ce que je veux dire ? C'est une dégueulasserie, personne ne le voudra. Alors cette nourriture, elle accède au statut de fadla. On dit fadla. Généralement, elle finit chez qui? Elle finit au chien, dans le chien, en toute piété. Donc voilà. Alors, ce que ton frère de Facebook, Masha'Allah, a oublié de te raconter, il a oublié de te raconter que tu vas être une fadla. Fadla, c'est toi. La bouffe qui reste, c'est toi. Et le chien, c'est qui? Le chien, c'est le sommalien. Sommaliens, tu sais pourquoi le Sommalien ? Parce que le Sommalien, c'est celui qui te sautera en dernier. Parce que... On t'a expliqué pour le prince charmant, n'est-ce pas ? Pour le djihadiste avec une belle barbe et un couteau, égorgeur qui décapite le mécréant, quoi qu'il sente un peu le sang humain séché. Celui-là, on t'a parlé. Puis toi, franchement, il brise tout fil et dents. Tu te l'es imaginé ? Tu te l'es imaginé sur son cheval blanc venir te prendre ? Mais on a oublié de te dire que tu n'es qu'une femme, que tu n'es qu'une femelle. Tu veux dire que tu ne vaux même pas un sandwich. Et les sandwiches, ça se partage. Et puis, Fadla Andonaki, on l'a donné aux Somaliens. Alors, le Somalien, lui, noir, il est le dernier qui passe. Il est le dernier qui passe parce qu'on le soupçonne d'avoir le SIDA, tu comprends ? On pense qu'il a le SIDA. Je veux dire, Maghrébin, tu sais, les Arabes, je ne l'apprends pas, extrêmement raciste envers les Noirs. Donc, lui, Lui, c'est celui qui te sautera en dernier. Il est maigre, il est un peu débile, et la nature, c'est pas de l'esparbec, mais la nature lui a mis tout là où tu sais, quoi. D'accord ? Tant qu'il a le sexe comme une demi-baguette de pain, n'est-ce pas ? Et celui-là, c'est lui qui te passe dessus en dernier. Tu sais, il y en a un qui m'a raconté. Il m'a écrit un email il y a longtemps, il m'a expliqué ces jeunes filles qui sont parties de France rejoindre qui tu sais. Tu sais quoi ? Il m'a dit qu'elle était dans une pièce, et même quand personne ne passait dessus, elle était violée par personne, elle avait les orifices ouverts, sur la nature, n'est-ce pas ? Tu vas te retrouver avec les intestins ouverts sur le monde, sur l'humanité, sur le vent. Et puis, bien sûr, quand il ne sera plus appétissant du tout, il sera fini, même le chien ne sera passé dessus, À ce moment-là, tu finiras égorgé derrière une haie de figue de barbarie. C'est ça ton sort, tu sais ? Alors, je t'explique. Je vais te dire un truc. Je vais te raconter, je vais t'expliquer comment ce monde est devenu de la merde. Parce que... T'inquiète pas, t'as pas besoin de réfléchir. Je réfléchis pour toi, tu comprends ? Je réfléchis pour toi. Je sais que... Déjà, à ce point-là, tu dois serrer les jambes. Mais... Écoute le reste. Je vais te dire un truc. Tu sais que moi, quelque part, moi j'ai rien à foutre que tu ailles chez des groupes terroristes, que tu ailles t'offrir aux groupes terroristes. Sincèrement, j'ai rien à cirer. Tu sais, c'est l'hôpital. Maintenant, je parlais à un père dont l'enfant a une maladie mortelle. Il est né avec un foie mal foutu. Il y a un enfant qui est dans une chambre, ils ont arrêté la chimio. Je ne pense pas qu'il va aller très loin. Tu comprends, je réserve ma sollicitude à ce genre de personnes, à ce genre de gens. Donc tu comprends, toi, un sombre conne, un bristophile qui parle avec des gens sur Facebook, qui veut aller se faire éclater par un régiment de tchétchènes, de somaliens et de je ne sais pas quoi, je vais te dire, je n'ai rien à foutre, tu comprends ? Je vais te dire même pire. Non, tu ne me crois pas, je vais te dire pire, je vais te dire pire. Je sais que tu ne réfléchis pas beaucoup, tu sais, je sais que s'il fallait de l'intelligence pour respirer, tu serais morte, tu t'aurais étouffé. J'ai réfléchi pour toi, t'inquiète pas. Le temps de cette vidéo, je réfléchis pour toi. Après, tu seras seul dans ce monde, dans ce monde extrêmement menaçant. Tu vas le sentir plus menaçant, peut-être. Je vais te dire un truc. Pourquoi j'ai rien à foutre de ta vie? Vraiment, moi qui suis là pour soi-disant t'empêcher d'aller t'offrir aux groupes terroristes. J'ai rien à foutre de ta vie. Bienvenue en 2016. C'est la modernité. Moi, c'est le futur. Je t'explique pourquoi. Parce que tu sais, Quand je vois ces gens qui vendent des gamines dans des cages, qui décapitent, qui massacrent en masse, qui détruisent les villes, là où ils passent, l'herbe ne repousse pas. Qui arrivent comme des sauterelles sur des pays, sur des communautés qui existent depuis des milliers d'années et qui les massacrent. Tu sais quoi ? Je vois que toi, tu as de la sympathie pour eux et que tu veux aller les rejoindre. Tu sais, je préfère que tu ailles les rejoindre. D'accord ? T'es qu'une femme. Je sais que tu ne vas pas tuer. Je sais que tu ne vas pas égorger. Je sais qu'on va juste te défoncer et t'égorger. Donc quelque part, moi, ça m'arrange. Tu comprends ce que je veux dire ? Moi, je préfère ça. D'accord ? Je préfère que tu te fasses tuer par des gens comme toi, par des monstres comme toi, que je te croise dans le bus ou dans la rue. D'accord ? Ou bien que tu... J'espère que ça n'arrivera pas, que tu fasses un enfant. qu'il se fasse sauter dans un buste en 20 ans. Parce que tu sais, je crois au concept de bonne et de mauvaise graine. C'était un monstre à l'intérieur. Si toutes ces images que ces terroristes diffusent ne t'ont pas touché ou au contraire t'ont donné envie de faire partie. Moi, je préfère que tu partes. Moi, je préfère que tu ailles. Vas-y, vas-y, fais-toi défoncer, vas-y. Donc voilà, pour moi, juste... Juste vas-y. Vas-y, ma petite. Vas-y. Alors... Tu dois te demander, peut-être que je suis en train de te raconter, peut-être que je suis en train de te faire peur. Mais non, je ne veux pas te faire peur, je veux que tu y ailles. Ça m'arrange que tu y ailles. Vas-y. Tu sais, il y a une Autrichienne, elle est partie avec sa soeur. Petite jolie Autrichienne, 16 ans. Elle a réussi à piquer le passeport de maman. Elle a piqué la carte de crédit de maman. et elle a écouté quelqu'un sur Facebook qui lui a promis un prince charmant et elle est partie. D'accord ? Alors bon, le premier qui se la tape, c'est le chef de la Katiba. C'est le chef, c'est lui qui base en premier, désolé. Mais après, il y a tous les amis, je veux dire, tu ne vas pas... Tu ne vas pas... Pardon, tu sais dans quelle société on est. Tu le sais, tu le sais, j'espère. Pardon, t'es qu'une femelle. Je veux dire, il ne va pas sauter une femelle devant les autres et puis les laisser comme ça. Je veux dire, quand il a fini avec toi, il va t'offrir aux autres. Et puis, le dernier, c'est qui? Le dernier, je t'en ai parlé. Mais quand le dernier passe, je veux dire, tu le sentiras plus. T'auras perdu le compte depuis longtemps. Alors, ces filles, c'est exactement ce qui leur est arrivé. Tu peux les googler, tu peux chercher. Elles sont perdues. Il y en a une disparoie. C'est plus qu'elle est devenue. Et l'autre, elle a cherché à fuir. Elle a cherché à repartir. Elle a regretté. Puis. Ils l'ont rattrapé, l'ont tué à coup de marteau. Quand j'ai appris ça, ça m'a fait ni chaud ni froid. Tu comprends? Je veux dire, je préfère qu'il la rattrape et qu'il la tue à coup de marteau. Qu'elle revienne ici nous faire la morale. Tu comprends ce que je veux dire? Mais en voilà quoi. Je ne vais pas faire traîner cette vidéo longtemps. Si tu ne crois pas, c'est ce que tu fais. Tu vois ma sœur, ma chère, là, tu vas suivre le gars sur sur Facebook. Le gars dans le travail de rabattre des connes comme toi. Tu l'écoutes. Tu y vas. Puis tu verras. Une fois que t'arriveras sur place, tu verras bien si... Tu verras bien si je t'ai raconté des conneries ou pas. Je veux dire, le risque, c'est quoi ? Tu mettras 3 mois à mourir et tu espèreras la mort. Bon, j'ai mon McDo qui est en train de refroidir. Je sais que j'aimerais bien parler plus longtemps, mais bon... Ta vie vaut pas... Vaut pas mon McDo froid. D'accord ? Donc, ça... En plus j'ai peur que si je parle trop longtemps tu oublies le début parce que t'es pas très fût-fût. J'ai acheté un sandwich au poulet. J'y déteste ça le poulet.
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